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L’honneur des imbéciles

Tribune libre de Jacques de Guillebon* pour Nouvelles de France

Ça commence à suffire. Je refuse, et je suis loin d’être le seul, et nous sommes très nombreux, qu’une poignée de défenseurs autoproclamés de l’honneur du Christ prenne en otage ma foi et ma confession. Ce spectacle lamentable de jeunes gens dépourvus de libre-arbitre autant qu’incapables de la moindre réflexion esthétique, qui défilent, grognent et insultent, en sus d’être lassant, ridiculise généralement l’intelligence catholique que vingt siècles ont construite.

Je lis dans Nouvelles de France un admirable imbécile se réclamant de la « frange conservatrice » du monde catholique glorifier en ces termes la mort ignominieuse du Christ sur la Croix pour l’opposer à la merde de Castellucci : « Quand on voit un homme transpercé par une arme – une lance ou un revolver – on fronce les sourcils de douleur car on a attenté à sa vie. Quand on voit un homme couvert de sécrétions – salivaires, biliaires ou fécales – on se gausse car il se détériore lui-même ». On ne saurait trop conseiller à ce grand théologien d’inviter maintenant Jean-Luc Romero à participer à ses manifestations, et tous ceux qui sont certains comme lui qu’une vie dans laquelle on se chie dessus ne mérite pas d’être vécue.

Notre histrion, après avoir comparé sans rire une scène de théâtre au jubé des églises croit savoir qu’il lutte contre les « nouveaux iconoclastes ». Une fois encore, je conseille à ce porte-parole de la pensée catholique conservatrice de reconsulter ses notes sur l’histoire des hérésies. Il saura alors que la querelle des images est née justement de cathares de son acabit que leur contact trop prolongé avec l’islam avait convaincus du risque de profanation de la divinité par la représentation. Le soutien apporté à son entreprise par divers groupuscules islamistes ou antisionistes est dans ces circonstances parfaitement fortuit.

Ces moutons déguisés en loups vont hurler toute la sainte journée à la christianophobie, au blasphème et au sacrilège, comme s’ils appartenaient à la première religion monothéiste venue. Par leurs moyens, leurs méthodes et particulièrement par leur discours, ils détruisent précisément ce qu’ils entendent défendre : la spécificité du Salut apporté par le Christ, l’entier génie du christianisme.

Ils parlent de sacré et de profanation, mais ils ne savent pas que le sacré a été entièrement reformulé par la révolution chrétienne ; mais ils ne savent pas que notre temple qui a été reconstruit en trois jours n’est pas celui des nations ni celui des Juifs ; mais ils ne savent pas qu’il n’y a de sacré que le corps et le sang réels du Christ ; mais ils ne savent pas que le clochard qu’ils viennent d’enjamber dans la rue sans le voir, qui végète dans sa pourriture, est exactement l’image du Christ, mille fois plus loin que la reproduction théâtrale d’un Salvator Mundi d’Antonello de Messine : mais ils ne savent pas combien de gouttes de sang du Christ ont été versées pour eux, pour chacune de leurs saloperies, et qu’il est en agonie jusqu’à la fin du monde.

Et ils ne disent pas surtout ce qui fait le fond de leur mobilisation, qui est cette jouissance de se réinventer comme peuple par la grâce d’un bouc-émissaire bienvenu qu’ils lynchent de concert. Et ils ne disent pas surtout que comme leurs nouveaux amis musulmans, ils lient tout ça dans une bonne gerbe politique, nationale-catholique dont l’histoire, de l’Espagne à l’Argentine, du Chili au Portugal nous a montré les fruits mirifiques, des fruits douteux comme le fond de la couche du père de la pièce de Castellucci.

Où est-elle votre beauté ? Quelle est la dernière grande pièce que votre frange conservatrice du catholicisme ait donnée au monde ?

Pour preuve, j’en veux les propos consternants de l’avocat de l’Agrif que j’ouïs à la télévision : « Nous nous battons contre le racisme anti-catholique ». Je ne savais que le jour où un saint prêtre, versant sur mon front les eaux baptismales, m’avait fait fils de Dieu, il m’avait aussi fait entrer dans une race nouvelle qui, après les noirs, les juifs, les roms et les aborigènes, aurait droit aussi à son tour à des lois mémorielles et à une réparation de la part du monde. Je ne savais pas que j’étais entré dans les classifications de la modernité où c’est la guerre de tous contre tous pour la reconnaissance.

J’entends encore sur une radio un solennel imbécile dont la pratique religieuse est sans doute comparable à ma pratique du triathlon décerner des brevets de résistance et de collaboration. Je l’entends injurier des mères de famille qui n’ont d’autre tort que de ne pas partager l’avis de la masse catholique-conservatrice de circonstance. J’entends ces fameux catholiques comme Bernanos les entendait pendant la Guerre d’Espagne clamer que qui n’est pas avec eux est contre eux. Je les entends brandir leur épée comme Pierre pour couper l’oreille de Malchus. Je les entendrai aussi demain renier leur foi dans une salle de marché pour quelques dollars de plus.

Avant que le coq ait chanté trois fois, ces dignes héritiers de Montalembert et de Veuillot qui, conspirant chaque jour pour rétablir la liberté d’expression, comme ils disent, la refusent à un homme de théâtre qui ne leur a rien fait, avant que le coq ait chanté trois fois, ils auront renié Rome sur Vatican II, la liberté de conscience et la destination universelle des biens.

Quand le vrai matin rouge sang de la persécution aura levé, je ne les verrai pas du côté du peuple, de ceux qui souffrent vraiment, des pauvres, ni des barbares : je les verrai comme d’habitude dans le Parti de l’Ordre, celui qui bannit et anathématise, pour garder la race pure. Je les verrai défendre leurs biens comme ils défendent déjà aujourd’hui une image du Christ comme leur propriété.

J’entends des curés parisiens enfants du semi-païen Maurras donner des leçons de beauté : mais dites-moi où est-elle votre beauté ? Quelle est la dernière grande pièce que votre frange conservatrice du catholicisme ait donnée au monde ? Je ne me souviens pas vous avoir vus quand, dans le même Théâtre de la Ville, Olivier Py a recréé le Soulier de Satin. Je ne me souviens pas vous avoir entendu crier à la cathophilie à cette époque.

Mais dites-moi encore, le Christ est-il mort plutôt pour un homme qui se chie dessus ou pour un tableau italien du XIVème siècle ? Mais dites-moi, l’amour infini que le peintre a employé dans son tableau était-il destiné à satisfaire les murs de vos demeures bourgeoises ou à vous faire considérer la souffrance de n’importe lequel de votre prochain comme celle du Sauveur ?

J’entends encore votre mauvaise foi de nantis, de pharisiens, repousser avec hauteur les propos de Romeo Castellucci sur le fond christique de sa pièce : je vous entends repousser le Samaritain, repousser l’officier romain. Qui sait s’il n’y a pas plus de foi chez lui que dans tout Israël ?

Mais tout cela, vous ne voudrez jamais l’entendre parce qu’au fond, cela vous dépiterait qu’il n’y ait pas de christianophobie et que l’on vous traite comme tout le monde.

Alors, vous continuerez de tracer vos petits cercles magiques qui définissent le monde des purs et celui des impurs ; vous continuerez de vous faire passer pour des martyrs à la petite semaine, sans craindre de faire servir à votre cause les véritables souffrances des chrétiens persécutés du bout du monde ; vous continuerez votre entreprise obsidionale car qui, sinon vous, mérite d’être sauvé ? Vous continuerez de défendre un honneur qui n’est pas celui du Christ, qui est seulement l’honneur des imbéciles.

*Jacques de Guillebon est écrivain, essayiste et journaliste.

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69 Réponses à "L’honneur des imbéciles"

  1. Côme Prévigny dit :

    Je me félicite bien de voir que vous êtes dans l’incapacité la plus totale d’exprimer une pensée posée et mesurée. Vous ne répondez en rien aux arguments. Ce n’est qu’un amas d’insultes qui démontre la grande faiblesse de votre argumentation : « L’honneur des imbéciles » ; « admirable imbécile » ; « histrion » ; « moutons déguisés en loups » ; « solennel imbécile ». Ce sont aussi des clichés qui rappellent les petites étiquettes du Père de La Morandais. Je vous remercie d’une telle réplique qui me fait gagner un temps certain.

    Côme Prévigny

  2. Jean-Pierre dit :

    En effet, Jacques de Guillebon, le bobo parisien tendance catho dans le vent avec sa mèche rebelle (rassurez-vous il n’y a que ça de rebelle chez lui) et estampillé « vu à la télé » (j’ai regardé sa médiocre prestation d’essayiste incompris qui ne trouve plus ses mots dans l’émission de Frédéric Tadéi), n’aborde ni de près ni de loin le fond de l’affaire : avez-vous remarqué qu’à AUCUN MOMENT il n’évoque la scandaleuse profanation que de prétendus artistes ratés et obsédés par la merde réitèrent tous les soirs dans la capitale ? Edifiant !
    Guillebon (qu’il va nous falloir renommer Guillemauvais) ne connaît qu’un seul mot : « imbécile », en substantif comme en adjectif (il cherche ses mots le littérateur en herbe), à toutes les sauces. Question d’expérience personnelle peut-être… Pour son information, lui qui aime donner des leçons moralisatrices aux autres, je lui envoie ce passage de l’évangile selon saint Matthieu : « Eh bien, moi je vous déclare : tout homme qui se met en colère contre son frère mérite de comparaître devant le juge ; celui qui dit à son frère : “Imbécile ! ” mérite d’être jugé par le Conseil supérieur ; celui qui lui dit : “Idiot ! ” mérite d’être jeté dans le feu de l’enfer » (Chapitre V, verset 22). Voilà pour le mot « imbécile » tellement chéri par Jacquot.
    Un peu de mesure et de délicatesse aurait servi le débat, mais ces cathos bourgeois (dans le sens bernanosien) version laïcisme militant et compréhension du blasphème (comme dame Picard) ne veulent pas du débat, ils veulent écraser de leur souverain et haineux mépris une réaction catholique saine, généreuse et vaillante qui les dépasse totalement, qui heurte de plein fouet leur douillet confort d’intellectuels autoproclamés ayant fait la paix avec le monde et ses pompes. En vain, comme ils semblent l’avoir inconsciemment pressenti…

    • JG dit :

      Si Jean-Pierre, l’homme qui après avoir dit du mal de son prochain cite l’Evangile contre lui-même, avait lu Bernanos, il aurait compris quel sens il est donné ici au mot imbécile. Mais il est dit que l’inculture des catholiques sera sans borne.

      • Jean-Pierre dit :

        Bernanos, qui se réclamait de la tradition française, catholique et royale, que vous conspuez parce qu’elle sent le populo sous-diplômé selon vous, dénonçait avec violence la capitulation des « chrétiens dégénérés » qui font leur génuflexion devant le monde moderne et ses idoles (comme l’art contemporain scatologique et blasphématoire par exemple). Vous êtes ces « chrétiens dégénérés ».

  3. Scribe dit :

    Si je reprends, cher Monsieur, votre défnition, je suis ce petit imbécile, ce pharisien qui repousse NSJC. Vos excès linguistiques en faveur de la scatoplilie vous discréditent déjà. Votre absence de raisonnement itou. Car je ne vois dans vos propos qu’amalgames qui serviront ceux qui nous qualifient déjà de fondamentalistes. Mais cela vous importe peu, car dans le fond, tout ce qui est traditionaliste vous indispose. Nul ne doute qu »une telle pièce dénocée par l’ »Eglise qui est en france » recevrait votre « précieux » concours (précieux car l’outrecuidance de vos propos les déconsidère, comme à l’accoutumée).

    Bref Monsieur, « Beaucoup de bruit pour rien ».

  4. Peronito dit :

    Devant tant de charité chrétienne dans vos échanges, on reste ébahi!

  5. Nathalie dit :

    Je ne vois pas l’intérêt de cet article, ni ce qu’il apporte de plus de constructif aux évènements dont il est question.
    La fascination personnelle des uns et des autres pour l’abjection, vraiment, je me passe d’en connaître les détails, idem pour toutes paraphilies possibles et imaginables.
    Mais la société est faite ainsi, à présent : on s’expose, on s’exhibe dans les moindre détails, surtout les plus repoussants. Ca fait le « buzz ». Et l’auteur de cet article n’aurait pas voulu être en reste.

  6. jean duma dit :

    C’est très gentil tout çà, mais il faut se purger stylistiquement et fondamentalement de Bloy (beaucoup) et de Bernanos (un peu), qu’il faut ramener dans leur temps, celui d’un monde catho dont il fallait freiner les ardeurs. Leur fascination du mal et leurs imprécations sont finalement très proches de celle suscitées par cette sinistre histoire -de Civitas à Plunkett-.
    Aujourd »hui, qu’importent trois clampins s’agitant devant un théâtre, et quinze bloggers excités ? L’urgence n’est-elle pas ailleurs, d’aller allumer le feu au coeur de nos contemporains, de pousser la vérité qui se reconnaît par elle-même si elle est d’abord priée et non récitée et pensée.
    Concrètement, et par exemple culturel, pourquoi le silence écclésial sur Tree Of Life, si prophétique ? Pourquoi une absence de discours sur l’extraordinaire vie à accueillir ?
    Bref, battons nous pour nos richesses et non par posture finalement réactionnaire !

  7. cathodebase dit :

    Au fait, cet Olivier Py que vous portez aux nues, ne s’etait il pas réjoui naguère des bombardements de la Yougoslavie par l’OTAN et n’avait il pas trainé le dramaturge Peter Handke dans la boue? cette référence décrédibilise votre discours (et puis qu’avez vous contre Maurras?)

  8. Xavier Roupette dit :

    Attention, nos valeureux soldats de Fecit et du Forum Catholique montent au créneau. Ca va saigner. Ils vont se charger des « coquins et de copains ». Au passage, monsieur de Guillebon, sachez que selon une nouvelle théorie de complot, vous seriez indirectement payé par Castellucci et ses amis. Ajoutons à cela qu’à chaque message posté ici, ils vont le copier/coller soigneusement pour leurs amis de forum. C’est attendrissant, ce besoin de communiquer.

  9. Xavier Roupette dit :

    Oui, c’est sûr, Serge Lama est une référence. On va avoir quoi, bientôt? « Musulmanes » de Michel Sardou, pour justifier l’islamisation de la France?

  10. JG dit :

    Komdab, mais c’est bien sûr ! C’est le complot judéo-marxiste qui est là derrière ! Diantre, on n’y avait pas pensé.

  11. Marie dit :

    Je ne fais pas partie des manifestants mais je suis profondément choquée par les vidéos du spectacle vues sur le net. Je ne suis pas traditionnaliste.Comme, en plus, je n’ai pas la culture de Mr de Guillebon, j’apprends à travers ce texte,que « je suis incapable de réflexion esthétique ».
    Pour moi, savoir que l’état subventionne une telle pièce avec l’argent de mes impôts me scandalise! Ah oui, c’est vrai! Je n’ai pas fait de longues études, je suis donc ‘incapable de réflexion esthétique » et de comprendre cette pièce…
    Il y a vraiment un fossé entre les « grands « de ce monde et les « petits »!

  12. Votre papier est d’une grande faiblesse. Vous mélangez tout, sans nuance, et vous vous complaisez dans la confusion et des références contradictoires qui, in fine, vous déversent. C’est ainsi qu’on peut lire une référence à Bernanos, fieffé réactionnaire catholique, qui a peu à voir avec votre logorrhée lénifiante et qui s’attache à crier avec les loups au moment où les Chrétiens devraient plus que jamais s’unir contre la violence qui les menace. C’est ainsi que vous demandez avec suffisance que l’on révise nos cours d’histoire tandis qu’on vous voit débiter une erreur historique consternante ; ainsi peut-on lire : « Il saura alors que la querelle des images est née justement de cathares de son acabit que leur contact trop prolongé avec l’islam avait convaincus du risque de profanation de la divinité par la représentation. » Apprenez donc ceci que l’iconoclasme n’est ni un produit cathare (qui n’a jamais été inquiété par cette question d’ailleurs…), ni une exclusivité musulmane, puisque l’interdiction de la représentation du divin est un héritage du judaïsme et du platonisme. Ajoutons à cela que la véritable « querelle des images » est celle de l’histoire byzantine s’étendant de 726 à 843, sous l’instigation des empereurs et à une époque où l’islam ne menaçait pas encore Byzance. Traiteriez-vous les Orthodoxes de « cathares » ? Pas très tolérant. Enfin, vous invoquez des passages évangéliques pour accuser gravement les Catholiques qui ont encore le courage de lutter contre le blasphème. Car oui, selon la théologique catholique, cette pièce en est une ; c’est l’évidence même. Alors bien à vous de comparer ces Catholiques aux pharisiens ou à Pierre reniant trois fois le Christ avant sa Passion. Moi, je vous comparerai à Judas, trahissant le Christ en le livrant à ceux qui n’ont de cesse de l’outrager.

    « Celui donc qui me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. »
    Matthieu, 10, 32-33

  13. Stephane dit :

    ‎ » L’intellectuel est si souvent imbécile que nous devrions toujours le tenir pour tel jusqu’à ce qu’il .nous ait prouvé le contraire . Bernanos.

  14. Augustin remi dit :

    Monsieur,

    Les insultes que vous proférez envers ceux qui ont eu le courage de défendre l’honneur du Christ , vous déshonorent! Quel catholique vraiment fervent pourrait accépter que l’on souille par des excréments le visage du christ sauveur? Quel hypocrisie que de feindre une intention bienveillante chez l’auteur de cette pièce? En fait vous trouvez normal que l’on renouvelle les crachats , et les injures infligées au Christ durant sa passion! Vous niez le blasphème ,au nom d’une liberté d’expression, mais vous voulez priver les catholiques de montrer leur juste indignation ! Vous parlez de reniement … Mais qui renie dans les faits? N’est-ce pas un reniement que de laisser salir ainsi l’image du sauveur?

  15. Dupont veronique dit :

    Faisant partie de ceux, sans doute assez nombreux, qui peinent a y voir clair dans cette triste, et bientôt hélas ridicule affaire, je lis donc les avis de ceux, journalistes et prêtres, qui en ont un. Pour la plupart ils sont clairs et fermes dans leurs arguments mais restent courtois vis a vis de leurs frères chrétiens qui ne les partagent pas. Sauf M de Guillebon qui sous prétexte d’éteindre l’incendie jette de l’huile sur un feu proprement infernal et insulte en vrac des personnes aux motivations et aux engagements très variés. Il me semble avoir entendu que l’on nous reconnaîtra a l’amour que nous avons les uns pour les autres. Et bien…….il y a du boulot ! Après cette diatribe a la fois suffisante et insuffisante, je ne sais toujours pas si il fallait manifester ou non mais je crois que, pourtant lectrice de la NEF, je vais plutôt m abonner a Pif Gadget. Au moins, je saurai a qui et a quoi j’ai affaire.

  16. Xavier L dit :

    Chers amis, car vous êtes mes amis puisque 
    Nous avons tous reçus le même baptême, je ne suis pas un habitué des blogs mais je me permets de réagir à vos échanges. Sur le sujet de la pièce incriminée d’abord il est clair qu’elle est scandaleuse et qu’elle doit donc être combattue. 
    Il est est clair aussi que les moyens utilisés pour la combattre sont discutables car en premier lieu, par le buzz provoqué, ils font la publicité de cette pièce. Le débat suscité par les protestations attisera la curiosité malsaine et un succès sans doute inattendu en découlera. Et de manière très factuelle le résultat provoqué sera exactement l’inverse de celui recherché. 
    Mais de façon plus profonde je pense que répondre à la violence par la violence est une erreur. Cela consiste à utiliser les armes du démon pour lutter contre le démon. Je pense que dans le monde Violent ou nous vivons, il faut répandre une autre nouvelle: la bonne nouvelle, celle de la bonté, de la douceur. De telle sorte qu’en voyant des disciples si bon et si doux on voudra s’attacher au maître. Je pense que les semences du verbe déposés en chaque homme permettront de reconnaitre la Vérité qui est une. Enfin j’aime imaginer l’église comme un jardin ou le travail des chrétiens consiste a faire pousser des fleurs plutôt que comme une forteresse assiégée ou les chrétiens seraient des combattants. Question de point de vue. 
    Je ne doute évidemment pas de la sincérité des manifestants et je dois reconnaitre qu’ils force mon admiration par leur courage. Mais voilà la sincérité n’est pas la vérité. Que Dieu de miséricorde nous donne la sagesse de reconnaitre ce que nous devons faire et la force de l’accomplir.

    • Guillem Nantais dit :

      Totalement d’accord avec vous et en ce sens avec la thèse de Jacques qui là encore démontre sa pertinence et sa vision qui manque tant aux catholiques communautairistes quels qu’ils soient !

  17. Stephane dit :

    C’est bien reconnu que tout les tradis ont des tableaux du 15 eme siecle chez eux, le tradis ne sont pas plus nantis que vous je rencontre pas mal de gens dans les chapelles qui n’ont pas des supers situations moi le premier, je n’habite pas le 16 eme ni Versailles , votre lettre est risible et grotesque .

  18. Thibaud dit :

    Excellent article qui botte fraternellement les fesses de quelques excités. Quand aux commentaires de ceux-ci ils sont bien pauvres et laissent pantois quand à la compréhension par leurs auteurs de l’article qu’ils viennent de lire. Il ne me semble pourtant pas que Jacques de Guillebon fassent leur procès d’excommunication, mais seulement qu’il essaye de les rendre un peu moins con ! Il fait donc acte de charité et offre un autre visage du catholicisme que des jeunes jetant des œufs et de l’huile de vidange sur des amateurs de spectacles scatologiques. La connerie est certainement dans les deux parties de cette farce, d’un côté quelques « intellectuels » cherchant à faire les expériences les plus originales histoire d’irrigué leurs dîner de quelques discutions autour de la valeur artistique de la merde en allant de Manzoni à Castellucci, de l’autre une petite bande de catholiques qui n’ayant rien compris et ne cherchant pas à comprendre cette pièce ont décidé de déversé leur fiel contre la pièce, « l’artiste », les spectateurs, les comédiens, le théâtre, le conseil de Paris qui alloue les subventions, les évêques qui ont dénoncé leur action et tous les catholiques qui ne les soutiennent pas. Bien entendu « l’art » contemporain peut laissé souvent pantois mais l’histoire se chargera bien vite de réduire au silence tout ce qui ne relève pas de l’art ou bien réuniront-ils ces « œuvres » dans un musée à drôlerie où les générations futures pourront se gausser de l’époque qui produisit tant de merde, en somme rien de bien méchant. Quand aux catholiques qui ont levé leurs étendards pour mené une croisade contre des gens qui ne peuvent être qu’interloqué par leur action, ils donnent une piètre image du catholicisme. Au lieu de vouloir rétablir la censure, il est dommage que ces catholiques qui s’indigne contre une pièce certes nauséabonde par l’odeur qu’elle dégage, dévoient le message de l’église catholique en parodiant ainsi la plus stupide inquisition. L’affaire des caricatures de Mahomet à pu mettre dans la tête des quelques instigateurs de cette affaire la nécessité pour les catholiques de pouvoir pousser eux aussi leur petit cris de colère. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir la proportion d’ »indignés » catholiques qui étaient présent à l’époque lors des manifestations de soutien à Charlie Hebdo au nom de la liberté d’expression ou qui simplement paradaient fièrement avec leur numéro de Charlie Hebdo. Je me rappel en tout cas qu’à l’exception de quelques-uns les mêmes « milieux » politico-religieux qui s’indigne aujourd’hui s’amusaient de voir ces caricatures dans la presse et exprimaient leur peur de la montée de l’Islamisme à travers cette affaire. Faut-il donc penser que la « justice » qu’ils réclament aujourd’hui est à deux vitesses et que leur revendication est de voir la France reconnaître le catholicisme comme religion d’état, purgé de tous les agnostiques, athées, juifs, musulmans, et autres parias. Que plutôt que convertir il faut exclure et que plutôt qu’agir il faut réagir, se positionné, faire un coup d’éclat, un coup de com’… Les églises de France et leurs cimetières sont régulièrement profanés, des chrétiens dans le monde sont massacrés pour leur qualité de chrétien, les lois en France vont depuis des années contre les convictions chrétiennes (droit de la famille, avortement, euthanasie, « bio-éthique », etc.) alors si il y a dans la pièce de Castellucci un message antichrétien il est bien peu de chose face à tous ces maux et il y certainement des choses bien plus intelligentes à faire pour les résorbés que de s’attaquer à quelques vieilles barbes dont vous ne ferez qu’entériné un peu plus leur défiance à l’égard de l’église. Le militantisme catholique cela s’appel la conversion, si vous voulez faire de la politique faite en mais véritablement en faisant changer les choses plutôt que de jeter l’anathème dessus. Engagez vous en politique si vous souhaitez en faire, allez convertir les foules si vous le souhaitez, mais de grâce ne faites pas le mélange des genres, car cela donne, comme dans cette affaire, une cacophonie qui risque d’être plus préjudiciable que bénéfique aux causes que vous entendez défendre.

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      @Stephane. Ce que vous appelez un « excellent article » n’est en réalité qu’un tissu d’insultes que vous osez appeler « fraternelles » mais que je trouve particulièrement indécentes quand il s’agirait, au contraire, de faire front commun contre Castellucci et sa pièce. Vous préférez vous en prendre à vos frères militants. Soit. Libre à vous d’être un rampant. Et si vous jugez nos « commentaires » « bien pauvres », relisez-les donc. Il suffit de prendre celui de Sacrorum Antistitum un peu plus haut : il souligne que ce papier de « journaliste » est un amoncellement de contre-sens littéraires (sur Bernanos), de contre-sens historiques (sur l’iconoclasme) et même de contre-sens doctrinaux ! Merci pour votre « charité », merci de bien vouloir nous « rendre un peu moins con (sic) » ! Venant d’un homme de votre élégance, ça nous touche, surtout que vous vous glorifiez que cet article nous offre « un autre visage du catholicisme que des jeunes jetant des œufs et de l’huile de vidange sur des amateurs de spectacles scatologiques ». Outre l’amalgame grossier et la généralisation vulgaire dignes d’un La Morandais (seulement deux personnes ont été impliquées par ces actions que vous mentionnez sur des centaines de jeunes catholiques priants et chantants), je note que votre « autre visage » n’est pas jeune, mais « vieux », n’est pas « ardent », mais « lénifiant », et qu’il est surtout insultant (« la connerie » étant aussi, selon vous, du côté de l’avenir du catholicisme) … Quant aux évêques ils sont bien plus partagés que vous ne le laissez entendre. Mgr Centène, Mgr Aillet, Mgr Aubertin n’ont pas la même approche que Mgr Vingt-Trois ou Mgr Podvin, apprenez-le, apprenez que si ceux-ci nous ont dénoncés, ceux-là nous ont soutenus voire encouragés !

  19. JG dit :

    Sacrorum Antistitium, vous feriez vraiment mieux de retourner à chère études plutôt de que vous croire autorisé à donner des leçons d’histoire sur Internet. Pour Bernanos, premier point, je vous enjoins de lire Les Grands cimetières sous la lune, vous y verrez si c’est un « fieffé réactionnaire » comme vous voudriez qu’il soit.
    Deuxième point, à propos de l’iconoclasme : vous n’avez pas compris qu’ici le terme cathare était employé comme un générique. Comme un nom commun. Premier degré quand tu nous tiens. Ensuite, pour la querelle des images, ce n’est pas une question de menace de l’islam sur Byzance, c’est une question de perméabilité de l’un à l’autre. Mais il est vrai que vous êtes sans doute du genre à n’envisager l’histoire que sous un mode de choc des civilisations. Demandez à saint Jean Damascène, grand défenseur de l’icône, s’il n’y avait pas de musulmans aux alentours de l’Empire à cette époque. Enfin, le platonisme n’a absolument rien à voir là-dedans. Merci de votre attention.

    • Cousin Guillem Nantais dit :

      Tout mon soutien Jacques et félicitations pour cet article….vous developpez parfaitement ce que je ressentais sans réussir à l’exprimer…

      Egalement bien illustrer par Xavier L. plus haut : « Enfin j’aime imaginer l’église comme un jardin ou le travail des chrétiens consiste a faire pousser des fleurs plutôt que comme une forteresse assiégée ou les chrétiens seraient des combattants. Question de point de vue.  »

      Tout est dit !

  20. Quelle est la position de JG dit :

    …au sujet du Motu Proprio ? je serais bien curieux de savoir…

  21. henri dit :

    Jacques de Guillebon pratique à tout bout de champ le procès d’intention . Des maladresses certes, des propos fou furieux d’un directeur de Radio ne justifie pas ce jeu de massacre à propos de gens sincèrement bouleversés parce qu’il leur parait sacrilège, et voir abimer l’image du Christ.
    Il semble bien que la pièce traite de la déchéance face à la mort d’un vieillard assisté par un fils impuissant devant une image du Christ qui est mise à mal.
    Qu’un ’abbé Grosjean comme celle d e Myriam Picard tourne autour de la compassion mise nue selon eux dans cette pièce et tous deux ne voient là rien de blasphématoire , est leur droit ;
    Et si tout le problème était là, du mauvais usage de la compassion. On a envie de répondre à l’aimable Myriam Picard en particulier et à l’abbé Grosjean N’est pas Tarkovski, Dostoïevski, qui veut, (et on peut aussi songer au peintre Mathias Grünewald qui représente dans son célèbre retable d’Issenheim une passion du Christ particulièrement éprouvante. ( Contrebalancé par une Résurrection magnifique … )
    Dostoïevski quand il nous plonge dans les abimes du cœur humain et de notre misère, de nos doutes n’est jamais scatologique, et Ivan qui décline fiévreusement son athéisme face à un Dieu qui laisserait un pauvre enfant être désarticulé et broyé par les chiens d’un Barine fou et pervers, ne nous jette pas à la figure ce spectacle insoutenable. Même Stavroguine, le héros sulfureux des « Démons » raconte sans emphase le jour où il a souillé par peur jeu pervers l’enfance et n’y trouve pas motif à jouissance grandiloquente, lui qui se sait entrainé dans un désespoir sans fond,
    Myriam Picard évoque « Job sur son tas de fumier ». On pourrait lui répondre que Job non plus au fond de sa déchéance ne s’y repait pas, mais crie vers Dieu sans se souiller.
    Le nœud du problème : il peut y avoir un appel en creux de Dieu dans le pire des blasphèmes et le doute peut saisir r le chrétien le plus enraciné dans sa foi ,( pensons à la peinture saisissante de réalisme de Grünewald sur la crucifixion, et à celle d’Holbein sur un une mise au tombeau du Christ qui pourrai t faire perdre la foi , tellement le choc est rude avoue Dostoïevski dan son Journal et dans l »Idiot » ) …mais le sacrilège ; l e mépris du sacré, de ce qui reste dignité indestructible à l’homme, au Christ dans les pires moments de son existence est totalement destructeur nihiliste et nous avons en tant que chrétien, mais même honnête homme agnostique, athée, musulman, que sais-je encore.
    Comment protester? Je en sais pas mais protester , contre ce qui est l’image dégradée de ce qui nous tient à cœur, et que ce n’est en rien exercer une police de la pensée.
    Je crois que le fond du problème est que les chrétiens ont parfois une fausse image de la compassion, soumis à la perte de repères d e notre époque. Myriam Picard qui milite à Riposte laïque devrait connaitre les ravages d’une compassion, quasi institutionnelle aujourd’hui, sur les problèmes des violences urbaines, qui de fait justifie les agresseurs et oublie les victimes, Il ya un usage de la compassion très faussé, qui n’est en rien chrétien, aujourd’hui, qui renvoie au pécheur, que nous sommes, à sa propre abjection, comme un manteau de gloire, au lieu de l’en délivrer. Par exemple, ce père dans pièce n’est pas abject dans sa décomposition physique, qui nous guette tous, mais là où il semble l’être selon les comptes rendus objectifs, c’est dans la complaisance complice de l’auteurs qui renvoie bien à une des pires tentations d e notre temps, dans un sacrilège nihiliste qui s’infiltre pas à pas.
    Et il ya une vraie compassion celle qui nous sauve de notre détresse ,, essuie toute larme , soulage par offrande, celle de mère Térésa par exemple, et une compassion perverse, , celle qui justifie l’euthanasie par exemple ou d’autres atteintes à la vie. ?) De quel droit ?
    Il semble bien que dans cette pièce, enrobée d’une complaisance où même des chrétiens sincères semblent s’être laissés piéger, n’est qu’une démission de nous même et n’est en rien sacrificielle, mais devient malgré nous sacrilège.

  22. JPA dit :

    « Ce spectacle lamentable de jeunes gens dépourvus de libre-arbitre autant qu’incapables de la moindre réflexion esthétique, qui défilent, grognent et insultent, en sus d’être lassant, ridiculise généralement l’intelligence catholique que vingt siècles ont construite. »

    C’est somme toute la même grosse ficelle qui avait été utilisée par les véritables intégristes de l’affaire du Piss Christ. Je parle bien entendu des grands-prêtres de l’art comptant pour rien, déchirant leurs vêtements dès qu’on ose toucher à la médiocrité de leurs prestations: ceux qui ne comprennent pas leur génie sont traités de minables dénués d’intelligence et d’éducation artistique.

    On comprend aisément la démarche lorsqu’elle émane de quelques personnes intéressées au business lié à ces réalisations.

    Mais lorsque le donneur de leçons est un JG, cela touche à l’insignifiance, au mieux au parasitisme. Surtout lorsque l’auteur croit s’élever en jouant au bébé-Bernanos (c’est tellement convenu dans ce genre de papier: on pouvait prévoir la référence avant même de lire l’article).
    Allez: il a eu son quart d’heure de célébrité. Heureusement qu’il touche à sa fin!

  23. Jacques de Guillebon, je vous enjoins, quant à moi, à relire Bernanos dans son ensemble, car il n’est pas seulement l’auteur des « Grands cimetières » – lesquels, au demeurant, sont aussi une critique acerbe de la modernité, celle-là même que vous semblez célébrer puisque vous défendez la pièce de Castellucci. D’ailleurs, dès la première page des Grands Cimetières sous la lune se trouve affirmée cette déchéance de l’homme moderne : le « véritable imbécile » ne produit que des « grossières et parfois admirables ébauches d’animalité » nous dit Bernanos…

    D’autre part, vous n’avez en effet pas beaucoup fréquenté les cours d’histoire car sinon vous sauriez qu’il s’agit d’être rigoureux dans les termes et ne pas se perdre dans le jugement de valeur quand on en parle. Parler donc de « cathares » pour désigner les Byzantins du VIIIe siècle – à une époque donc où ils n’existaient pas – est simplement confusion et faiblesse historique. Quand on monte sur ses grands chevaux pour instruire les autres d’histoire, il convient de le faire sérieusement, et ne pas faire de la littérature.

    Enfin, il est amusant que vous m’accusiez de « choc de civilisations » (théorie fausse et mensongère) alors que c’est vous-même qui avez présenté cette « perméabilité » entre l’orthodoxie et l’islam sous les aspects d’une « contamination », puisque vous les affublez du nom de  »cathares ». Certes, l’islam était aux portes de l’Empire mais était encore loin de menacer Byzance : c’est dire que les Byzantins pouvaient penser cette interdiction sans influence extérieure et c’est bien Léon III personnellement qui entama la querelle. La référence au platonisme était donc pertinente : elle montrait qu’on pouvait penser l’iconoclasme de manière totalement philosophique et en l’absence d’influence extérieure. Car oui, comme la chronologie n’est pas votre fort, je vous rappelle que l’islam n’existait pas à l’époque de l’Académie.

  24. Stephane dit :

    Oui Tancrede j’avais compris. J de guillebon fait des articles lui-meme a la Nef journal né dans la mouvance traditionaliste qui soutient chaque annees le pelé de Chartres ou il y des jeunes qui semblent le révulser particulièrement, journal qui par le passé a soutenu Lepen pourquoi fait t’il la fine bouche ? rassurez vous j’espère que La vie va vous ouvrir ses portes

  25. Sébastien dit :

    Bravo, excellente tribune ! C’est dur d’être aimé par des cons, pour parodier Charlie Hebdo.

  26. QuentinTdL dit :

    Une réponse éclairée et mesurée à la tempête d’indignation bon teint contre la pièce de Castellucci. Le catholique ne peut pas être plus anti-évangélique que lorsqu’il adopte les poses de ses adversaires et se complaît dans le militantisme, qui n’est que le nom moderne du pharisaïsme.

    Il faudra encore endurer et souffrir cette époque obscure, pour parvenir à Dieu. Les colères contre les saltimbanques et les caricaturistes de Charlie Hebdo, ne sont que les tristes reflets de l’impuissance générale. Car pendant ce temps grandit le nombre des déshérités et des misérables.

  27. FP dit :

    Très bonne correction fraternelle de JG, même si l’aspect esthétique m’échappe un peu… Ce que je vois, pour avoir vécu dans un pays musulman et pour bien connaître la psychologie musulmane, c’est que les catholiques ne doivent absolument pas tomber dans le mimétisme musulman : regardez aujourd’hui l’incendie criminel de Charlie Hebdo. Les médias en feront leur choux gras : islam, christianisme même combat, sans faire évidemment une différence de degré. et demain, ne nous étonnons pas qu’au nom de la laïcité, soient interdites des processions catholiques, pélérinages et autres…Vous l’aurez cherché, à force de mettre vos grosses pattes politiques sur notre Foi qui est bien éloignée de vos petits calculs de boutiquiers politicards.

  28. Antoine dit :

    Tiens? un catho honteux favorable à la pastorale de l’enfouissement.

    Mais ces manifestations que vous accusez de bêtise et taxez de mauvais christianisme, peut-être sont-elles simplement l’expression spontanée d’un vase plein d’antichristinaisme ambiant qui déborde d’un dernière goute de Piss/Shit Christ.
    Si les pasteurs parisiens ne défendent pas plus ouvertement la foi des chrétiens, ceux qui pratiquent, dans leur jeunesse spontanée le font eux-mêmes, par ras-le-bol.
    Ce n’est pas l’image d’un visage du XVIeme siècle qu’on macule d’ignominies, ni le Christ qui se fiche bien de nos petits théatreux qui masquent mal leur insultes sous le justificatif de « mal-être existentiel ». Non, c’est tout simplement le visage des chrétien qu’on insulte, à longueur de journée.
    Nos bons esprits gênés aux entournures ne devraient-ils pas plutôt élargir le débat au traitement qui est fait de la foi chrétienne dans notre pays (95% des profanations sont nos églises et cimetières) plutôt que de condamner l’indignation des croyants?
    Et si on écoutait nos frères dans la Foi et leur douleur avant de lancer l’anathème?
    Allez voir comment les catholiques aux Etats-Unis défendent leur foi.

    • QuentinTdL dit :

      Mais les catholiques ne constituent pas une race, un groupe identitaire, une minorité dont les droits sont bafoués. Croire cela, c’est se laisser contaminer par le laïcisme des démocraties modernes. Ce qui menace le christianisme aujourd’hui, ce ne sont pas les « infidèles », mais l’embourgeoisement des chrétiens. Révoltons-nous, oui, contre notre propre impuissance, notre propre habitude.

      Ne portons pas le Christ comme un étendard exclusif dont nous serions les seuls dépositaires. Mais attachons-nous à le chercher vraiment. Notre pays est fatigué, non pas par quelques pièces de théâtres insignifiantes, ou par quelques feuilles de choux, mais par la manière ordinaire que nous avons de vivre loin du vrai, du beau et du bon.

  29. Ralph dit :

    Le vrai débat n’est pas de savoir si cette pièce est ou pas un blasphème. La vraie question est de savoir s’il faut attaquer la pièce, s’il faut demander l’interdiction des blasphèmes.
    Veut-on vivre dans une théocratie ? Je prefere l’exces de liberté à l’exces de censure. Mieux vaut une société où tout le monde peut rire de tout, et attaquer tout le monde (Dieudonné sur la Shoah, Charlie Hebdo sur Mahomet, Castellucci sur le Christ etc…) que l’inverse.
    La pièce est offensante pour le Christ ? Oui, surement, et alors ? Veut on sauver l’âme de Castelluci malgré lui ?
    Ne pas aller à la messe le dimanche, par exemple, est aussi une offense à Dieu. Veut-on obliger tous nos compatriotes à se rendre à l’office chaque dimanche ?

  30. L’étonnant dans cette affaire n’est pas la réaction, l’étonnant est qu’il a fallu attendre si longtemps pour qu’elle arrive.

  31. Maroun dit :

    Je ne suis pas traditionaliste, et je ne suis pas dépourvu de libre-arbitre… Pourtant je suis choqué qu’on salisse le Christ pareillement!
    Mr Jacques de Guillebon, vous m’insultez profondément par cet article, et vous insultez tous ceux qui aiment Dieu!

    Les Musulmans seront ils bientôt les seuls à défendre l’honneur de Dieu ? Ne nous étonnons donc pas si Dieu livre la France à l’Islam! Cela sera une bénédiction!

    Croyez le ou pas, les musulmans aiment leur Dieu plus que vous, « Mr Jacques de Guillebon »… vous devriez penser à vous convertir…

    • QuentinTdL dit :

      Je ne vois pas en quoi cramer les locaux d’un journal ou empêcher une représentation théâtrale défend l’honneur de Dieu. Au contraire, commettre de telles imbécilité au nom de Dieu est une hypocrisie. Ce sont des contre témoignages qui déshonorent leurs auteurs.

      Dieu n’a pas besoin qu’on le défende, mais il veut qu’on l’aime. Et ce n’est pas montrer son amour du Christ que de le porter en étendard de nos batailles identitaires.

  32. FP dit :

    « Les Musulmans seront ils bientôt les seuls à défendre l’honneur de Dieu ? »
    « Croyez le ou pas, les musulmans aiment leur Dieu plus que vous »

    Mais oui, mais oui, Allah ouAkbar !
    Et voilez vos femmes aussi !
    Cathos tradis = Musulmans, on vous l’avait bien dit.

  33. Walktsin dit :

    Protégez au très sage gardien la RACE élue de Jésus Christ ! Oui c’est une race nouvelle monsieur !!!

  34. Pierre Gabarra dit :

    Certains lecteurs qualifient cet article de « très bonne correction fraternelle » et de « réponse éclairée »… Il n’y transparaît pourtant guère, objectivement, de charité fraternelle ni beaucoup de lumière. C’est une bien curieuse « réponse », tout de même, que de critiquer ce que l’on estime être de la violence par un tel débordement d’invectives et de méchancetés. Il n’est pas moins paradoxal d’invoquer l’absence de titre de ses adversaires à défendre l’honneur du Christ et de s’octroyer sans vergogne le redoutable droit de juger de l’authenticité de leur foi ou de préjuger de ce que sera leur fidélité « quand le vrai matin rouge sang de la persécution aura levé ». Faut-il, pour donner corps à la critique de ce que l’on juge être une démesure, verser dans une démesure plus folle encore, où tout s’entrechoque, dans un reflux bruyant de colère et de jugements à l’emporte-pièce ? Je comprends que l’on puisse être en désaccord avec ces manifestations – bien des arguments peuvent étayer une telle réserve – mais j’ai peine à saisir qu’on puisse se croire en droit de l’exprimer en de tels termes.

  35. Hugues Pragout dit :

    Cher monsieur,

    Trouvant que les catholiques « traditionnels » (pléonasme : comment peut-on être catholique en rejetant la Tradition, un des trois piliers de l’Eglise avec les Saintes Ecritures et le Magistère) manquent souvent de rondeur, la défense de la Vérité (qui est admirable de leur part) leur faisant malheureusement oublier parfois la charité, je suis abasourdi de lire la violence de vos propos. Etre persuadé de tout comprendre et d’être seul à avoir la foi, tandis que les autres qui pensent différemment (et qui se prennent les coups, au sens propres) sont des demeurés profonds faux catholiques n’est pas une marque de grande nuance.
    De la mesure donc, et ne soyez pas plus ayatollah que ceux que vous vilipendez, chez qui se trouvent nombre de personnes admirables, quand bien même elles seraient parfois maladroites.
    Bien à vous

  36. Henri dit :

    Jacques de Guillebon s’indigne que l’on parle d’un antiracisme chrétien , bref qu’on montre qu e les chrétiens en tant que tels sont persécutés, qu’ils soient catholiques, coptes , ou évangélistes;
    Un chrétiens selon sa conception angélique et vindicative ! n’aurait pas droit à être défendu contre une dérision de sa foi, puisqu’il n’est d’’aucune race ‘; Bien sûr être enfant de Dieu est une grande joie qui ne se réduit à aucune race au sens classique
    Mais enfin si je suis enseignant et si je vois si un de mes élèves tourner dérision les musulmans, les catholiques, parce que cette dérision est à la mode, ou les juifs ou à ce qui les tient au cœur, je le remets vertement à sa place et l’oblige à faire repentance, non parce que je suis catholique , mais parce qu’en tant qu’enseignant t je ne puis tolérer une telle atteinte à la paix de la classe au nom tout simplement de mon devoir d’Etat, qui es aussi mon devoir de chrétien .
    Attention seul le Christ peut ne pas répondre à la violence injuste et tendre la joue gauche, pour la renvoyer à l’agresseur, mais nous ne faisons pas d e l’angélisme ( à moins de faire la bête ! ) et la légitime défense est aussi une vertu chrétienne, car laisser la persécution se développer sans interpeller les persécuteurs est de la lâcheté pure et simple. Ce que n’ont pas fait les Carmélites de Compiègne, qui ont bien dit à leurs accusateurs de la révolution. Pourquoi vous nous persécutez pour nous mettre à mort. Parce que vous êtes catholiques aurait répondu Fouquier Tinville ; Si à ce moment de juillet 1794 catholique n’est pas un groupe, une race élue, alors je suis Madame Soleil et votre argumentation hargneuse tombe à plat comme une posture dévoilée.
    Si Jacques de Guillebon pouvait méditer leur sacrifice mieux raconté par Bush et Gertrud von le Fort que par Bernanos qu’il récite à sens unique . Maintenant que le Christ soit en agonie jusqu’à la fin du monde comme dit Bernanos, c’est vrai, mais si cette agonie vient de nos péchés, vous n’êtes pas Jacques de Guillebon chargé de les distribuer ou alors attention au retour de bâton !

  37. Stéphane Forez dit :

    J’ai vingt et un ans et j’ai participé à la quasi totalité des rassemblements devant le théâtre de la Ville.
    Cet article de M. de Guillebon m’atteint douloureusement, me peine profondément. Il me fait mal, inutilement car, tout en retournant le texte dans tous les sens, je ne saisi toujours pas le propos de son auteur. Où veut-il en venir ? Que veut-il démontrer ? Mystère. Il injurie, cela je l’ai bien compris. Il m’injurie moi, ce qui n’ai pas si grave que ça, mais il injurie aussi des copains, des amis admirables qui se sont mobilisés eux-aussi contre ce qu’ils ont ressentis comme une injure contre le Christ (souiller de m**de un tableau le représentant, dans une pièce dont la version originale présente la fameuse scène des grenades, dans une pièce dont Roméo Castellucci, à Avignon, a revendiqué l’aspect blasphématoire).

    M. de Guillebon se meut dans le procès d’intention. Il refuse de voir la sincérité, l’enthousiasme chrétien, la flamme de tous mes amis qui ont participé à ces actions. Non, ce ne sont que des imbéciles.
    Il affirme que nous avons « insulté » des gens. Nous n’avons jamais insulté personne. Certes, nous avons sifflé les spectateurs à la sortie, mais sans méchanceté aucune, je vous en réponds. En revanche, ce que ne semble pas savoir M. de Guillebon, c’est que nous avons prié pour ces mêmes spectateurs et pour M. Castellucci.

    Il faudrait un temps fou pour décortiquer chaque phrase de M. de Guillebon, noter son aspect gratuitement insultant, ses erreurs, ses jugements péremptoires. Il faut noter la suffisance et l’arrogance du ton.

    Je ne partage pas les positions de Mme. Picard, ni celles de l’abbé Grogean concernant la pièce. Mais j’admets sans problème leur sincérité, et la pureté de leur intention. Mais j’admets leurs positions, et je salue la capacité de ces catholiques à débattre avec un sens aigu de la charité fraternelle et dans le respect le plus délicat des ceux qui ne partagent pas leur point de vue. Je déplore en revanche les injures blessantes dont ces personnes ont été l’objet de la part de certains catholiques.

    Loin d’apaiser ces tensions, M. de Guillebon, que je n’ai pas l’honneur de connaître, et dont j’apprends aujourd’hui le nom, jette gratuitement de l’huile sur le feu, et se giffle lui-même en frappant les catholiques coupables de « définir le monde des purs et celui des impurs ».

    Il est bien difficile, pour le coup, d’admettre la pureté des intentions de ce journaliste catholique. Je prie pour vous, malgré cet article blessant et insultant. Et je déplore que toute cette affaire commence à partir en eau de boudin, entre les insultes de M. de Lesquen et celles de M. de Guillebon (deux personnes que la noblesse du nom devrait préserver de ce genre de débordement). Ce n’est pas du tout ce que nous avons voulu lorsque, armé d’un sincère amour du Christ, nous avons voulu publiquement réparer ce qui nous semble plus que jamais être une profanation et un blasphème de fait (quelque soit l’intention de départ de M. Castellucci).

  38. IV.17 Le Maître dit: «Quand vous rencontrez un homme vertueux, cherchez à l’égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de vertu, examinez vos propres manquements.»

  39. Sophie dit :

    Je propose de faire une prochaine pièce où les héros feront pipi et caca sur le compas et l’équerre des Francs-Maçons puisque c’est de l’Art et qu’on a le droit de le faire sur le visage du Christ et qu’on est des fondamentalistes si ça nous choque. Ensuite cette pièce sera conclue par un autre héros christique qui fera pipi et caca sur le drapeau de la France. Puisque la pièce qui conchie le visage du Fils de Dieu est une pièce de théâtre « christique » sur la rédemption, la compassion et l’Amour mais que je ne l’avais pas compris parce que je ne suis pas assez intelligente et pas assez esthète surtout, maintenant j’ai tout compris enfin, je suis sauvée et donc pourquoi ce metteur en scène avec l’aide aussi de M. Ribes, du Théâtre du Rond Point, de la Ville, du 104 et de partout ailleurs ne font pas l’Episode 2 de cette même pièce où ils pourront poursuivre leur propos ? Par exemple ils pourraient aussi tremper le drapeau français dans l’urine et jeter du caca et des grenades sur le visage du buste de Marianne au bonnet phrygien ? Cela va être un super spectacle et on viendra tous les voir en criant à leur génie. A bon entendeur, salut !

  40. Pierre Gabarra dit :

    Votre article a le grand mérite de poser deux questions qui me paraissent essentielles et qu’auraient dû se poser calmement avant d’agir les incitateurs de ces manifestations.

    La première, qui, pour un peu, finirait par paraître indifférente dans ce brouhaha, est celle du contenu même de la pièce vilipendée – que, pour ma part, je n’ai pas vue. Que dit-elle ? Que met-elle en scène, qu’entend exprimer son auteur ? Il y a tant de manières d’interroger sincèrement Dieu, jusque dans la révolte du cœur, que ces interrogations, à elles seules, devraient inciter tout chrétien à la plus grande prudence. Il faut être bien jeune pour ne pas le percevoir encore, et c’est peut-être là, à lire les témoignages de spectateurs catholiques que vous citez, l’une des clés de tant de malentendus. Il est vrai que le volontarisme et l’esprit de géométrie de certains clercs n’est pas fait pour les dissiper.

    La seconde, plus générale, est celle de la légitimité même de telles manifestations.

    Votre article évoque sur ce point l’autorité des évêques, qui la nient. Cet argument devrait clore le débat. Je n’en suis malheureusement pas sûr. Il serait plus pertinent si cette négation émanait d’un épiscopat ordinairement courageux en matière politique et moins suspect de préventions constantes à l’égard de groupes qu’il assimile, depuis quarante ans, avec une mauvaise foi parfois patente, à de simples fanatiques d’extrême-droite, au mépris de leurs convictions voire de leurs droits. Je me souviens ainsi d’un temps, qui n’est pas si lointain, où ce même épiscopat, quoique différemment composé, désavouait les manifestations contre l’avortement que ces mêmes groupes, en son absence, avaient seuls le courage d’organiser. L’épiscopat français a suffisamment contribué à l’effacement de la visibilité sociale du catholicisme pour que ses interventions présentes soient reçues cum grano salis. Il en est ainsi particulièrement des propos par lesquels Mgr Vingt-Trois s’autorise à traiter publiquement « d’idiots » des jeunes qui, certes, se trompent peut-être, mais qui s’engagent avec une conviction et un enthousiasme, avouons-le, qu’on aimerait bien trouver dans ses interventions sur des sujets plus brûlants.

    Cependant, l’essentiel, à mes yeux, n’est pas là. Il est dans la référence de telles actions à l’Evangile, et en particulier à la Passion, comme l’a bien relevé Mgr Aupetit, que vous citez. C’est là, plus que le souci de l’efficacité ou de l’inefficacité de la manifestation, une autre clé nécessaire de l’interprétation des événements. Sur ce point, je rejoins le fond de la critique de M. de Guillemon, qui évoque, si je la comprends bien, un contresens sur le mystère de la Passion du Christ. Dans les multiples apparitions dont l’Eglise a été gratifiée, il est souvent, sinon constamment, appelé à la réparation, en union à cette Passion, pour le pardon et le salut des pécheurs. On ne voit pas, me semble-t-il, qu’il y soit jamais question d’actions telles que les manifestations dont nous parlons, dont il est légitime de se demander si elles ne procèdent pas davantage, inconsciemment, d’une recherche de soi plutôt que d’une recherche de Dieu.

  41. F.A dit :

    Encore un payé grassement à « écrire » … … … entre autre dans la Nef, …, …, …, … … … !!! !!! !!!
    Pourtant d’habitude ce qu’il écrit est mieux ??? ??? ???

  42. FP dit :

    @FA : « Grassement », c’est à voir.
    En revanche, votre dysorthographie à vous vous condamne à ne pas écrire, même gratuitement.
    Il vaut mieux être assureur ou employé de banque

  43. remi astruc dit :

    Sidérantes réponses de Guillebon : il dit à tout le monde d’aller faire des études alors qu’il n’a pas un seul diplôme. Il fait des contresens à chaque phrase. On sent l’inculture du bonhomme qui a lu trois choses dans sa vie pour n’en retenir que deux, qu’il frotte l’une contre l’autre afin d’en extraire un résidu. Ce résidu c’est son petit bout d’opinion minable et ultra-relative. Guillebon s’agite en croyant que quelques mots, toujours les mêmes, parviendront à faire oublier qu’il ne sait pas penser. Ses « livres », où il établit des liens entre la contraception et la mort des truites saumonées, le prouvent suffisamment. C’est un gros garçon complexé qui fait sa petite colère dans son coin puis écrit ses haines incohérentes comme s’il voulait prévenir une éjaculation précoce.

    • Pigalle dit :

      Ledit Astruc a l’air plein de récriminations à l’endroit de Guillebon : sans doute encore un frustré qui ne sait pas écrire, qui n’a rien à dire et qui se venge sur les auteurs qu’il n’atteindra jamais.

  44. Claire dit :

    Je rêve : J. de Guillebon traîte tout bonnement et simplement les manifestants d’imbécile et tout ça avec une grande charité Chrétienne!!!!!! Qui nous fait une leçon de moral là?
    J’aimais bcp la nef et les articles de Jacques de Guillebon mais je trouve qu’il y a tant de haine dans ces propos que j’en suis très déçues.

    Je suis allée à la manifestation contre la pièce de théatre et pourtant je ne suis pas traditionnaliste. En ouvrant le 20 minutes le lendemain de la manifestation et en voyant que l’on nous traitaît de fondamentaliste Chrétiens je ne pensais pas que monsieur de guillebon ferait aussi le jeu de tous ces bobos de gauche qui traitent les manifestants d’integristes et de fachos.
    Et même si je suis tout à fait d’accord pour dire que le Christ est mort aussi pour un viellard en couche est-ce que cela justifie le fait de mettre de la merde sur le portrait du Christ et que des enfants balancent des grenades sur le visage du Christ. Pourquoi l’auteur a-t-il supprimé cette scène : il cherche justement l’ambiguité et la provocation.
    Peut-on tout accepter dans l’art : là est la question. L’art doit élever et non rabaisser: ce doit être un reflet de la beauté du ciel.
    Voici d’ailleurs un très beau discours de Benoit XVI sur la beauté.(la beauté sauvera le monde comme disait Dostoïevski):
    « Chers artistes, vous savez bien que l’expérience du beau, du beau authentique, ni éphémère ni superficiel, n’est pas quelque chose d’accessoire ou de secondaire dans la recherche du sens et du bonheur, parce que cette expérience n’éloigne pas de la réalité, mais, au contraire, amène à une confrontation serrée avec le vécu quotidien, pour le libérer de l’obscurité et le transfigurer, pour le rendre lumineux, beau.

    En effet une fonction essentielle de la vraie beauté, déjà indiquée par Platon, est de donner à l’homme une « secousse » salutaire qui le fait sortir de lui-même, l’arrache à la résignation, à l’arrangement du quotidien, le fait souffrir aussi, comme un dard qui le blesse, mais qui le « réveille » justement ainsi, en lui ouvrant à nouveau les yeux du cœur et de l’esprit, en lui donnant des ailes, en le poussant vers le haut.

    L’expression de Dostoïevski que je vais citer est certes hardie et paradoxale, mais elle fait réfléchir : « L’humanité peut vivre – dit-il – sans science ou sans pain ; il n’y a que sans la beauté qu’elle ne pourrait plus vivre, car il n’y aurait plus rien à faire au monde. Tout le secret est là, toute l’histoire est là. » Le peintre Georges Braque lui fait écho : « L’art est fait pour troubler, la science rassure. » La beauté frappe, mais c’est justement ainsi qu’elle rappelle l’homme à son destin ultime, le remet en marche, le remplit d’une nouvelle espérance, lui donne le courage de vivre complètement le don unique de la vie. Évidemment, la recherche de la beauté dont je parle ne consiste en aucun cas en une fuite dans l’irrationnel ou dans le simple esthétisme. »

    Et monsieur de Guillebon que pensez-vous de la peinture Piss christ? Justifierez-vous aussi cette peinture comme cette religieuse qui disait qu’on y comprenait mieux la souffrance du Christ en le voyant plongé dans l’urine.

    Alors oui vraiment ce combat est un combat pour le respect du beau, du bien, du vrai n’en déplaise à Monsieur de Guillebon!!!! Défendons le beau et le sacré.!!!!! Messieurs les bobos Il y a tant de misère dans le monde : de grâce laissez-nous encore le beau et le respect de ce qui est grand.!!!

  45. Nono dit :

    Le spectacle de Castellucci est d’un ennui mortel. Déjà vues ces fausses provocations soit disant eschatologiques mais vraiment scatologiques, chez Arrabal et tant d’autres.
    La vraie beauté est dans la rue. Ces manifestations sont sublimes. Je reste subjugué à chaque fois que j’entends les chants chrétiens, que je vois ces gens s’agenouiller pour défendre leur foi face à des CRS décontenancés. Ces happenings traditionalistes sont le seul moment où l’on peut parler d »esthétique ».
    Je lis que Monsieur de Guillebon écrit dans l’Action française, visiblement nous sommes assez loin de la ligne éditoriale…

  46. Il serait bon de rappeler que ce sont des catholiques de toute tendance qui sont venus manifester devant le Théâtre de la ville, dont Frigide Barjot.
    Et pas seulement des « tradis » ou des mêêêchants lefèbvristes.
    Une erreur souvent faite quant à Bernanos est de croire qu’il y aurait un Bernanos d’avant « les grands cimetières » et d’après ce livre, qu’il aurait viré sa cuti en somme dans un grand syncrétisme politique. Je rappelle que dans le livre, Bernanos en a autant après les phalanges de l’ordre noir qu’après les socialistes ou les anarchistes, il s’agit pour l’écrivain de parler de Liberté avant tout, quitte à en perdre quelques relations mondaines qui auraient pu être opportunes pour sa carrière..
    Quelques années plus tard, en 1948, un journaliste américain lui fait la réflexion :
    « Mais enfin, maintenant, vous êtes de gauche donc ? »
    Tempête et fureur de Bernanos qui l’envoie promener et lui rappelle qu’il reste catholique et monarchiste, et contre l’expression démocratique moderne.
    Une question subsidiaire est : « Peut-on faire le grand écart indéfiniment en essayant de réunir des hommes et des femmes de bonne volonté et de sensibilité différente voire opposée ? ». Oui, bien sûr, mais ça ne dure qu’un temps car au bout d’un moment, l’un ou l’autre arrivera à un butoir et sera confronté à des choix le poussant à des compromis qui avec sa Foi qui avec ses idéaux.
    Bernanos, il est délicat d’essayer d’ailleurs de le classer, de se réclamer de lui sans que ce ne soit difficile, car il n’est pas réductible à un ou deux slogans.

  47. Il est aussi question de « révolution chrétienne » dans un commentaire. Ce serait confondre la Foi avec une idéologie de gouvernement ce qu’elle n’est pas, ne sera jamais, que ce soit dans un sens ou dans l’autre d’ailleurs. La Foi chrétienne, ce que dit le Christ dans l’Évangile, ne constitue pas une sorte de théorie globalisante comme il y en a eu depuis quelques siècles en Europe. Fabrice Hadjaj en a très bien parlé avec Jean-Claude Guillebaud dans un entretien aux Bernardins en résumant les choses ainsi : « Ni technocratie, ni théocratie ».
    La Foi est là pour faire prendre conscience aux personnes de leur humanité réelle.
    Ces jeunes et moins jeunes devant le Théâtre de la Ville ne réagissent pas en intellectualisant, mais avec leurs tripes. Alors oui bien sûr, il y eut pire comme blasphèmes dans l’histoire, et oui, quelques uns de ces jeunes ont été instrumentalisés, à commencer par le ministre de l’intérieur à qui cela permet de dire, « vous voyez que je ne suis pas d’extrème droite j’envoie les flics contre ses méchants fachos contre la liberté culturelle ».
    Ils servent aussi le dessein de l’auteur et de son public, car cela permet que l’on parle à foison du pensum prétentieux et soporifique de Castellucci, ou si l’on creuse un peu on trouve surtout des lieux communs maintes fois râbachés sur la foi chrétienne, son auteur sombrant dans le ridicule en sombrant dans le messianisme culturel en sortant sur son blog : » pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».
    On peut y voir tout ce que l’on veut dans cette oeuvrette, mais enfin, si l’on a besoin de tout ce salmigondis bobo pour comprendre ce qu’est la pauvreté et la faiblesse de chaque homme, alors qu’il est plus simple pour un chrétien de prier devant la croix dans une église ou ailleurs, il y a de quoi se poser des questions.
    Ces jeunes chrétiens devant le Théâtre de la ville pour rappeler Bernanos, justement, et ce malgré leurs maladresses, mais qui n’en fait pas preuve, n’ont pas le « coeur sec et les tripes molles ».
    On pourrait dire aussi que les chrétiens, par leurs comportements, sont souvent aussi tout aussi insultants envers leur foi. Certes, mais ce serait aussi mal comprendre ce qu’est la foi chrétienne qui implique aussi de prendre conscience de sa propre faiblesse, de sa propre pauvreté intérieure ainsi que l’indique le chant « Ego sum pauper » ou tout les « Ecce Homo » peints par divers artistes chrétiens.
    En lisant l’Évangile on le voit bien, les apôtres eux-mêmes sont pour la plupart des « pauvres types » : ils sont lâches, vaniteux, ont tous un passé peu net, si on les considère froidement. Je ne parle même pas de Marie de Magdala, une ancienne putain, ou de Mathieu, ancien publicain et traficoteur, sans oublier Nicodème le pharisien, qui a tellement la trouille du « qu’en dira-t-on » qu’il vient trouver le Christ la nuit.
    Et pourtant, dans leurs maladresses, malgré toutes leur petitesse, le Christ les aime, le plus maladroit d’entre eux Pierre, qui réagit souvent avec ses tripes, après la Transfiguration, où il dit n’importe quoi, et à d’autres moments.
    Face à Jésus, à l’inverse, les pharisiens essaient de comprendre, gràce à leur grande connaissance de la Bible, ils auraient du selon la logique strictement humaine être les premiers à comprendre ce que disait le Christ. Et pourtant, jusqu’au bout, ils n’y voient goutte et ne comprennent rien à rien.

  48. Gnup dit :

    « un admirable imbécile se réclamant de la « frange conservatrice » du monde catholique »

    A mon avis, vous faites de l’auto-flagellation en tapant sur le milieu dont vous venez sans en être jamais sorti. Croyez-vous vraiment que les autres catholiques apprécient ce spectable scatophilique? Mais non! Mais comme ils sont peu organisés, ils subissent en courbant le dos, et en voyant avec consternation que quelques «  »intellectuels » « catholiques » auto-proclamés ne saisissent pas l’occasion – même pas de les défendre – mais de les consoler.

    Croyez-vous vraiment que, par exemple, un immigré catholique asiatique trouve un interet quelconque à cette cochonnerie? Avez-vous le sentiment de parler pour lui? Croyez-vous que Castellucci pour montrer sa cochonnerie aux Philippines, au Cameroun ou en Argentine?

    Essayez de vous representer que devant ces affiches passent des gens qui rentrent de l’enterrement d’un proche, et au lieu de régler vos comptes avec un milieu que vous n’aimez pas (Vous en avez le droit même si c’est le votre), représentez vous que c’est là l’occasion de défendre la veuve et l’orphelin. Certes la « frange conservatrice » le fait peut-être maladroitement – mais elle le fait.

    « Votre mauvaise foi de nantis » : Cette expression trahit le fait que vous ne frequentez pas de catholiques moyens ou pauvres. Je vous assure que beaucoup d’entre eux aimeraient bien foutre le feu au théatre en question: Ce qui les en empeche est la peur que des gens comme vous viennent temoigner contre eux: En quelque sorte, Judas dénonce Saint-Pierre pour plaire à Malchus, et par peur des Romains.

  49. Gnup dit :

    Pour FP

     » Ce que je vois, pour avoir vécu dans un pays musulman et pour bien connaître la psychologie musulmane, c’est que les catholiques ne doivent absolument pas tomber dans le mimétisme musulman »

    Si les Papes avaient été aussi « pacifiques », il y aurait quelques milliers de chrétiens dans le monde. Le Christianisme n’a pas progressé avec de lâches excuses de « fidèles » qui détournent le regard quand les églises brûlent.

  50. Gnup dit :

    @Thibaud

    « Excellent article qui botte fraternellement les fesses de quelques excités. »

    Vous refusez l’usage de la violence contre les pieces de Castelucci, mais les chretiens qui vont protester, ceux-la vous voulez bien leur botter les fesses et les traitant d’excités ?? La peur et la lachete ne vous donnent pas le droit d’attaquer ceux qui pensent ( a tort) que vous etes de leur camp.

    Mais de quel droit les bourgeois (ou rejetons de familles a particules) catholiques francais veulent toujours donner des lecons de morale aux gens normaux ? Pitie, Mr de Guillebon, embrassez une autre religion, donnez libre cours au modernisme qui est en vous, mais fichez donc la paix a ceux qui veulent defendre – vraiment defendre – l’Eglise de Jesus-Christ; Nous n’avons pas besoin de votre autorite morale, merci.

  51. Titan dit :

    Jacques (de Guillebon), je ne suis pas d’accord avec toi :

    - Tu prêtes à ces cathos des intentions qu’ils n’ont pas. Cela s’appelle un « procès d’intention ». Crois-tu vraiment que leurs intentions est de parader avec une fierté dévoyée ? Au risque de se faire arrêter par la police et d’être moqué par la presse ? Ne crois-tu pas qu’il y a quelque chose de l’ordre de la Foi qui s’est exprimé, peut-être avec des imperfections bien humaines ? Mais l’offense est publique donc le témoignage doit être public, avec l’esprit de pardon et de charité enseigné dans les Evangiles. Sauf rares exceptions, ces cathos ont respecté cet esprit.

    - En fait, j’ai l’impression que tu as peur de la contrainte morale. Et ça c’est très embêtant. Car Dieu lui-même nous contraint moralement à faire le bien. Certes, une contrainte bienveillante mais réelle : avec ses commandements, son « vas et ne pèche plus », etc. Les premiers chrétiens ont imposé aux autres par leurs martyrs PUBLICS une contrainte morale qui s’est soldée par la christianisation de l’Occident. De nos jours, les méthodes sont différentes mais le principe est le même. L’arène est aujourd’hui « médiatique » et le lynchage se fait par des mots. Tant mieux. Mais si les acteurs et directeurs de théâtre ne sentent aucune résistance vraiment contraignante, ils continueront de se moquer des cathos ; et ils se sentiront encouragés par nos regards fuyants.

    - Alors évidemment, il faut manifester avec l’esprit de paix, sans violence « PHYSIQUE ». Mais on est dans une guerre « MORALE » entre libertaires et cathos et il n’est pas question de se cacher !
    A Toulouse, le mercredi 16 novembre, on a vu la violence des quolibets lancés par les « défenseurs » des Droits de l’Homme ; elle a fait honte aux valeurs républicaines. Le stoïcisme des cathos qui n’ont pas bougé (face aux insultes, doigts levés et seins à l’air) est révélateur de leur retenue et leur courage. Regarde les vidéos sur les manifs de Toulouse, elles sont édifiantes. Jacques, as-tu pensé à ceux qui pourraient se convertir au catholicisme parce qu’ils auront été touchés de voir une telle différence d’attitude et une telle manif DANS LA RUE ??

    - Bien sûr que les 2 crétins qui ont un soir balancé des oeufs et de l’huile, c’est toujours trop. Bien sûr que les quelques uns qui se sont lâchés sur leurs mails violents aux directeurs de théâtres ont fauté. Mais l’homme est ainsi fait qu’il subira toute sa vie les conséquences du péché originel. Ne t’attardes pas là-dessus, tu passes à côté de l’essentiel qui est de porter un autre message que celui d’un amour superficiel. Le péché originel est là et seule une Foi qui engage notre être le plus profond peut nous en délivrer. Le reste est du vent.

    - La Croix est signe de contradiction. Elle révoltera certains et sauvera d’autres. Faut-il « adoucir » la Croix pour qu’elle révolte moins de monde ? Si on fait cela, on en sauvera moins, car les hommes n’y trouveront plus d’intérêt. C’est le drame de l’Eglise depuis quelques dizaines d’années qui a voulu « se rapprocher » du monde en « commerçant » avec son esprit et ses discours centrés sur l’Homme.

    - Il faut lire les récits de conversions pour comprendre que c’est justement par une Foi convaincue, par une solennité publique, par un discours « engageant » que les pires athées se convertissent. Je vous conseille le livre stupéfiant « Je me suis converti à St Nicolas du Chardonnet » pour le découvrir. Il pourrait servir de base à la « nouvelle évangélisation » dont on parle tant.

    - Il me semble qu’ »on ne peut servir deux maîtres ; il faut choisir entre le Christ et l’esprit du monde ». Civitas a clairement choisi. Et toi ?

  52. ArtistLyric dit :

    Quand il n’y a plus Dieu il n y a plus d’Homme! Quand il n’y a plus d’Homme il n’y a plus d’Art!

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