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Ecrit le 30 juil 2012 à 11:13 par François Préval dans Identité
 
 

Le droit à naître gagne du terrain en Espagne et suscite la polémique

Une violente polémique enfle en Espagne suite au projet de loi gouvernemental du Parti Populaire de restreindre certaines conditions d’accès à l’avortement légal en Espagne. Plus précisément, le gouvernement souhaite modifier une loi votée en 2010 par le gouvernement socialiste de Zapatero autorisant les femmes à avorter jusqu’à 14 semaines en toute circonstance et jusqu’à 22 semaines en cas de « risque pour la vie et la santé » ou de « grave malformation du foetus » (cette dernière circonstance étant même sans limite de délai). Le ministre de la justice Alberto Ruiz-Gallardon a déclaré dimanche dernier qu’il ne comprenait pas « que l’on empêche un foetus de vivre en permettant l’avortement, pour le simple fait qu’il souffre de handicap ou de malformation » lors d’une interview au quotidien de droite La Razon. Il a également rappelé certains textes de l’ONU, notamment l’article 10 de la Convention des droits des personnes handicapées qui réaffirme la nécessité « d’adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir leurs droits aux personnes handicapées ». A l’inverser, Santiago Barambio, président de l’association des cliniques spécialisées dans l’IVG, Acai, et l’un des pères de la loi de 2010 sur l’avortement, affirme que « les Nations unies dans toutes les conférences internationales, toutes les agences sanitaires de l’ONU, l’Organisation mondiale de la Santé, le Conseil de l’Europe, disent de ne pas restreindre l’avortement ». « Ce que Gallardon veut, c’est interdire, de fait, l’avortement, dans la droite ligne de l’Irlande, la Pologne ou Malte » a-t-il ajouté. Les partisans de l’avortement de masse ont également rapproché cette décision de l’époque franquiste et dénoncé la main-mise de l’extrême-droite « ultra-catholique ». Une manifestation, réunissant environ une centaine de femmes avait eu lieu dimanche à Madrid. De leur côté, les défenseurs de l’enfant à naître donnent également de la voix. Interdire l’avortement pour malformation est « au contraire un pas en avant pour la protection des droits à la vie », affirme pour sa part à l’AFP Gador Joya, porte-parole de « Droit à vivre ».

Il semblerait donc que le point Godwin et la référence à des instances non nationales soient les seuls arguments des adversaires du droit à naître des enfants. En tous les cas, la droite espagnole, contrairement à son homologue française, ne désarme pas et reste courageuse dans la défense de ses valeurs fondamentales. La polémique et le débat concernant le droit à vivre des nouveau-nés devraient donc s’amplifier dans les prochains jours.

Voir aussi : http://www.ndf.fr/nos-breves/31-07-2012/espagne-une-nouvelle-loi-sur-lavortement-promise-avant-octobre#.UBfgy0esejg

 

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François Préval

 
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