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Ecrit le 5 août 2014 à 9:03 par Olivier Bault dans Histoire de comprendre
 
 

L’Ukraine en guerre : témoignage ukrainien, témoignage chrétien

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Source : prayforukraine.wordpress.com

« À chaque fois qu’on me pose des questions sur la guerre qui se déroule en Ukraine, j’explique d’abord que je prends partie car ne peux pas être objectif. Je suis du côté de l’Ukraine. Ce que je vais dire sera donc très subjectif. Je dis sincèrement ce que je pense de mon point de vue personnel. Les événements actuels m’incitent à une réflexion sur moi-même. Pour moi, la question fondamentale, c’est ‘Comment être chrétien en guerre », commence mon ami Andriy.

Andriy Shkrabyuk est un Ukrainien de Lviv, marié et père de trois filles de huit mois à 10 ans, Agafia, Marta et Halchka. Chrétien orthodoxe participant également à la vie de l’Église gréco-catholique et de l’Église apostolique arménienne avec les chœurs qu’il dirige, spécialiste des chants liturgiques orthodoxes qu’il enseigne à l’Université catholique de Lviv, de langue natale ukrainienne, Andriy maîtrise aussi parfaitement le russe. Il parle très bien le polonais, la langue utilisée pour son témoignage que je retranscris ici, et connaît encore cinq autres langues. J’ai rencontré Andriy lors de vacances passées en Pologne avec le mouvement catholique Communion et Libération, des vacances auxquelles Andriy avait été invité par un prêtre du mouvement en Pologne, son ami. Voici le témoignage d’Andriy sur les événements en Ukraine :

 

Je suis chrétien, j’aime Jésus Christ et je le le considère comme mon Sauveur. Je traite réellement sérieusement le message du Christ transmis à son Église, mais je sens que cette guerre est juste. C’est de cette perspective que je parle. De tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces j’essaye d’être chrétien car c’est ce qui me sauve, ce qui me fait vivre.

Chrétien, je ne peux pas me couper du destin de mon peuple. Je suis aujourd’hui en vacances en Pologne et je ressens ce pays comme un autre monde. Les gens ici ne se rendent pas compte du prix de la paix dont ils jouissent. C’est comme l’air qu’on respire. On n’y pense pas. La paix nous paraît être une chose naturelle.

Une indépendance de façade depuis 1991

J’aimerais très fort revenir à la situation d’avant la guerre, avant le Maïdan. Car je fais des choses qui me paraissent très importantes dans mon Église. Je traduis des textes liturgiques, j’adapte la musique liturgique du Moyen Âge et de la Renaissance aux nouvelles interprétations, pour qu’elle ne soit pas perdue. Et cela me paraissait être une mission, une vocation essentielle dans ma vie. Aujourd’hui, je n’ai plus la paix nécessaire à mon travail. Il n’y a plus dans mon pays cette sensation de « légèreté de l’être » dans laquelle nous vivions depuis le début des années 90. Nous n’avions jamais traité vraiment sérieusement notre État ukrainien. Lorsque j’ai participé à notre première révolution, pacifique, à la fin des années 80 et au début des années 90, au moment de la chute de l’Union soviétique, j’avais 18-20 ans. Il me semblait alors que nous avions obtenu l’indépendance mais que ce n’était peut-être pas tout à fait l’indépendance dont nous avions rêvé. L’indépendance obtenue par l’Ukraine en 1991 n’était pas la même indépendance que celle obtenue par exemple par la Pologne après les négociations de la « Table ronde » qui ont mis fin au pouvoir communiste. Pour nous la Pologne aujourd’hui, du point de vue politique, culturel et économique, c’est la planète Mars.

En 1991, nous n’avons pas eu en Ukraine de Leszek Balcerowicz[1], nous n’avons pas eu notre Lech Walesa, nous n’avons pas eu de réformes douloureuses mais nécessaires. Nous voyons aujourd’hui que la Pologne a pris plusieurs décennies d’avance sur l’Ukraine. En Ukraine, nous avons hérité d’un État extrêmement corrompu né d’un compromis entre une nomenklatura communiste toute-puissante, qui est restée partout aux places qu’elle occupait, et qui a échangé son emprise idéologique contre des actifs économiques concrets. Des avantages matériels variés liés au fait qu’ils étaient déjà les directeurs

Pendant la révolution du Maïdan, les statues du criminel contre l'Humanité Lénine ont été abattues par la population dans plusieurs villes d'Ukraine.

Pendant la révolution du Maïdan, les statues du criminel contre l’Humanité Lénine ont été abattues par la population dans plusieurs villes d’Ukraine.

« rouges » des grandes entreprises d’État, notamment dans l’est et le sud du pays. Les secrétaires du parti communiste de l’Union soviétique sont devenus les représentants du président dans leurs régions respectives. Seules les enseignes ont changé, pas l’essence de l’exercice du pouvoir en Ukraine. La situation pour les Ukrainiens de base a même empiré et pendant ces 23 ans qui se sont écoulés depuis 1991, nous avons en réalité continué de vivre dans la République socialiste soviétique d’Ukraine. Si cette République socialiste soviétique d’Ukraine a déclaré son indépendance à un moment donné de son histoire, c’est uniquement parce que la nomenklatura communiste qui la gouvernait a considéré que ce serait à son avantage. Cette nomenklatura s’est contentée de reprendre quelques demandes des rares dissidents de l’époque : elle leur a concédé un drapeau et des armoiries. Il a été plus difficile de tomber d’accord sur notre hymne national, « Chtche ne vmerla Ukraïna » (« L’Ukraine n’est pas encore morte »), et pendant 5 ans l’hymne ukrainien n’avait qu’une musique, pas de paroles.

La dure réalité post-soviétique

Nous vivions donc dans une réalité typiquement post-soviétique, même si cette réalité variait d’une région à l’autre. L’Ukraine occidentale a toujours été plus tournée vers l’Europe du fait de sa situation géographique. D’Ukraine occidentale, il a toujours été plus facile de traverser les frontières avec l’Europe centrale et occidentale, de trouver un consulat et d’obtenir un visa pour aller travailler avec de meilleurs salaires. Ma sœur, par exemple, est partie deux fois travailler au noir en Italie. En ce qui me concerne j’ai beaucoup de chance, une chance rare dans mon pays, d’être un intellectuel et d’avoir un poste stable à l’Université gréco-catholique de Lviv qui me permet de faire vivre ma famille en faisant ce que j’aime faire. Outre l’enseignement des chants liturgiques orthodoxes, je dirige deux chœurs, dont un à la cathédrale arménienne. En Ukraine, de nombreuses familles sont brisées à cause du départ d’un des conjoints parti travailler à l’étranger pour faire vivre les siens. Avec l’argent gagné à l’étranger, les gens se construisent des maisons dans les villages mais il n’y a souvent plus de famille unie pour y habiter.

Avant les événements actuels, je m’étais toujours tenu éloigné la politique même si je n’ai jamais été apolitique. J’ai toujours considéré le vote aux élections comme un devoir sacré. Je me suis toujours tenu plus ou moins au courant de ce qui se passait. Néanmoins, je ne me suis jamais intéressé aux détails des multiples scandales de corruption exposés dans les médias. Chez nous, la corruption était tellement répandue et les scandales tellement énormes que cela n’avait aucun sens d’en chercher les tenants et les aboutissants.

Toutefois, la situation a changé. Je ne peux plus être indifférent. Je ne peux plus me tenir éloigné de la politique. Car une lueur d’espoir est soudain apparue. La première lueur d’espoir, c’était il y a dix ans, en 2004, avec la Révolution Orange qui a éclaté sur fonds d’élection présidentielle falsifiée par le président Koutchma et Ianoukovytch, alors premier ministre. Comme disent mes amis, c’était le premier cri poussé par la démocratie ukrainienne naissante. Je me suis alors rendu compte qu’il y avait beaucoup de gens comme moi, des gens qui travaillaient en serrant les dents, qui espéraient que leur travail porterait ses fruits au bout de quelques décennies, et qui préféraient une Ukraine corrompue jusqu’à la moelle que pas d’Ukraine du tout. Des gens qui espéraient que peut-être leurs petits-enfants ou leurs arrières petits-enfants hériteraient d’une Ukraine meilleure.

Les répressions brutales ont transformé de simples manifestations en révolution.

Que s’est-il passé avec le Maïdan ? Personne ne songeait au départ à renverser le président Ianoukovytch, ce n’était pas le but des premières manifestations. C’était d’ailleurs Ianoukovytch lui-même, sous la pression des oligarques qui l’avaient porté au pouvoir et qui le soutenaient, qui avait souhaité négocier un accord d’association avec l’Union européenne puis qui y avait renoncé.

Attention, le fait que les gens agitaient des drapeaux européens ne veut pas dire que nous sommes naïfs, que nous ne savons pas que l’Union européenne, c’est aussi de la bureaucratie et beaucoup de problèmes. Nous le savons bien. Nous savions aussi très bien que l’accord d’association ne voulait pas dire que l’Ukraine rejoindrait l’UE. Partout dans la presse, on citait la Turquie et la Palestine qui ont des accords d’association depuis très longtemps sans perspective d’adhésion. Le soulèvement du Maïdan, c’était un soulèvement pour des valeurs, pour ces valeurs qui ont été autrefois à la base de la création de la Communauté européenne. Les Ukrainiens ne rêvaient pas d’une amélioration hypothétique de leur niveau de vie si l’Ukraine se rapprochait de l’Union européenne, mais ils espéraient qu’avec ce rapprochement l’Ukraine allait changer, qu’elle ne pourrait plus à terme conserver un tel niveau de corruption.

La langue parlée par les gens ne jouait aucun rôle au Maïdan. L’Ukraine est un pays bilingue. C’est un pays où plus de la moitié des habitants parlent le russe chez eux. Le Maïdan était en réalité plus russophone qu’ukrainophone. Nous étions là pour défendre notre vie. Sous Ianoukovytch, de nombreux petits entrepreneurs se sont vu confisquer leur business. Ces gens-là espéraient que l’accord d’association allait générer une pression sur le régime, l’obligeant à changer. Il ne s’agissait pas pour les Ukrainiens d’une révolution mais d’une évolution. Je n’arrive pas à comprendre la stratégie de répression brutale de Ianoukovytch qui a transformé cette évolution en révolution. Viktor Ianoukovytch voulait peut-être transformer son pouvoir à l’image de ce qui se passe en Biélorussie ou au Kazakhstan, car depuis l’indépendance décrétée par la nomenklatura communiste en 1991, l’Ukraine n’a jamais été totalitaire comme ces deux pays. La liberté d’expression y a toujours été plus grande. Peut-être cela est-il dû à la diversité de l’Ukraine, à ses différentes Églises par exemple. Ces différences ne permettaient sans doute pas de supprimer la liberté d’expression. Ianoukovytch semble avoir voulu changer cette situation. On a pu le voir avec les lois draconiennes adoptées en toute illégalité par le Parlement le 16 janvier 2014. Sans doute notre président était-il aussi sous la pression de Poutine.

Une forte présence de la langue et de la culture russe dans toute l’Ukraine, pas uniquement à l’est

Moi, ce que j’ai vu, c’est qu’il y a énormément de gens en Ukraine qui veulent que les choses changent. J’ai vu aussi une grande fraternité entre Ukrainiens. En tant qu’ukrainophone de Galicie, j’avais toujours eu une certaine réserve vis-à-vis de mes compatriotes russophones, même si j’aime beaucoup la langue russe. Or avec le Maïdan je me suis aperçu que les Ukrainiens russophones eux aussi sont majoritairement des patriotes comme moi. J’ai été agréablement surpris notamment par l’attitude patriotique des étudiants russophones à Lviv, qui viennent de toutes les régions d’Ukraine, de Kiev, de Kharkiv, de Donetsk et d’ailleurs. Je me suis alors dit qu’en Irlande peu de gens parlent le gaëlique et que ce n’est pas parce que la majorité des Irlandais parlent anglais chez eux qu’ils voudraient que leur pays rejoigne à nouveau le Royaume-Uni. Sous Poutine, la propagande du régime russe a toujours présenté l’Ukraine comme un pays divisé en deux, avec huit régions, y compris la Crimée, qui seraient à la fois entièrement russophones et tournées vers la Russie. Et si cette image est fausse, ce sont malgré tout des régions où la Russie a toujours développé sa présence.

Même à Lviv, d’ailleurs, il n’y a que trois librairies où l’on peut trouver les grands classiques de la littérature traduits en ukrainiens, contre une dizaines de librairies russophones. Dans ma ville où la grande majorité des gens parlent ukrainien, les chauffeurs de taxi et de bus mettent des radios russophones avec de la musique russe. La présence culturelle russe est en fait très forte partout en Ukraine, pas uniquement dans les régions orientales.

Et ce n’est pas qu’une présence culturelle. Dans le domaine militaire, Ianoukovytch avait mis des citoyens russes aux postes clés du ministère de la Défense. En Crimée, l’Ukraine s’est retrouvée complètement sans défense. Il a fallu se reconstituer une armée en très peu de temps et c’est un miracle qu’on soit arrivé au résultat actuel. Ce sont d’ailleurs toutes les structures de l’État qui sont en cours de reconstruction tellement elles étaient rongées par la corruption. Et la nouveauté, c’est que c’est la société civile qui a pris les choses en main. J’ai moi-même changé d’attitude par rapport à notre armée. Je pensais toujours que l’armée, ce sont des gens qui servent à tuer, et j’avais un certain mépris pour cette institution. Aujourd’hui je me rends bien compte que pour exister un pays doit avoir une armée. J’ai appris aujourd’hui à apprécier et à estimer nos soldats. Mes enfants leur envoient des dessins. Nos soldats qui se battent pour notre pays mettent souvent des dessins et des lettres d’enfants sous leur gilet pare-balles.

Patriotisme ukrainien, y compris chez les russophones

Fort heureusement, il s’est avéré que malgré la domination culturelle russe, les Ukrainiens russophones ne veulent pas pour la plupart rejoindre la Russie. Même en Crimée, si un référendum sur l’avenir de la région avait été organisé dans des conditions normales sous la supervision d’organisations internationales, en laissant du temps pour en débattre et sans la présence de militaires et de militants nationalistes venus de Russie, le résultat aurait sans doute été différent. « Je défendrai l’arme à la main [dans ma ville d’Odessa] le musée Pouchkine contre Poutine », a écrit un intellectuel ukrainien russophone à Odessa. Est-ce du nationalisme ? Non, c’est du patriotisme et le patriotisme est une bonne chose. C’est le contraire de l’individualisme égoïste. Je le répète, la plupart des Ukrainiens russophones de l’est se sentent ukrainiens et ne veulent pas rejoindre la Russie, et c’est ce qui est venu contrecarrer les plans de Poutine qui pensait le contraire.

L’annexion de la Crimée par la Russie a en fait profondément indigné une grande partie des russophones d’Ukraine. Leur monde s’est effondré. Ils avaient toujours cru que les Russes étaient un peuple frère. Il y a beaucoup de mariages mixtes et les liens économiques étaient très forts. Aujourd’hui, l’Ukrainien russophone entend à la télévision russe que la junte de Kiev assassine dans la rue les gens qui parlent russe. Cet Ukrainien russophone sort de chez lui et voit que c’est faux. Il constate même le contraire. Il voit que les bandits qui ont pris le pouvoir dans les régions de l’est exécutent les gens qui opposent la moindre résistance. Savez-vous comment ils ont appelé leur milice dans leur république populaire autoproclamée de Donetsk et de Louhansk ? Ils appellent leur milice NKVD [comme la police politique stalinienne responsable de plusieurs millions de morts, ndlr] et ils en sont fiers !

 L’Ukraine peut gagner cette guerre.

Je vais dire une chose qui peut paraître terrible, mais je ne veux pas d’une paix à tout prix. Je considère qu’une paix à tout prix serait une défaite pour l’Ukraine et conduirait tôt ou tard à une guerre encore pire que celle-ci. C’est difficile de dire de telles choses en tant que chrétien, mais je trouve que ce serait une erreur de revenir au cessez-le-feu décrété unilatéralement par l’Ukraine en juin, un cessez-le-feu dont les séparatistes ont profité pour s’armer et se renforcer.

Le plus difficile pour nous, c’est de lutter contre la guerre médiatique que conduit la Russie contre nous. Nous n’avons pas, nous Ukrainiens, de médias comme ceux dont dispose la Russie pour alimenter les Ukrainiens russophones et le monde de sa propagande mensongère.

Par ailleurs, la guerre étant localisée dans une partie de l’est du pays, il nous faut aussi mettre en œuvre très rapidement des réformes pour une nouvelle qualité de la vie et des relations dans notre État. Des réformes réussies pourront avoir un impact encore plus puissant que les armes.

La guerre hybride menée par la Russie est d’ors et déjà un échec. Les Ukrainiens qui ont goûté au pouvoir des séparatistes, y compris la majorité de ceux qui les soutenaient au départ, sont terrifiés par leur comportement. C’était visible à Marioupol que les séparatistes ont occupé. Les habitants ont vu comment les séparatistes torturent et tuent non seulement les gens qui affichent des velléités pro-ukrainiennes, mais aussi les chefs d’entreprise qui ne veulent pas se laisser rançonner ou les simples habitants qui refusent de céder leur voiture aux groupes de séparatistes ou même tout leur argent à la « République populaire de Donetsk ». Les séparatistes sont de vulgaires bandits et leur régime rappelle le communisme de guerre sous Lénine. Maintenant que l’armée ukrainienne a repris le contrôle de Marioupol, plus personne ne songe à manifester avec des drapeaux russes. Les habitants s’identifient à l’Ukraine et veulent vivre en paix.

Nous ne sommes pas en train de perdre la guerre, bien au contraire. Si Poutine intensifie les livraisons d’armements aux séparatistes, c’est parce qu’il voit que le territoire qu’ils occupent se rétrécit, que les forces ukrainiennes continuent leur avancée malgré les énormes carences de notre armée.

Ce qui me fait le plus mal, c’est de savoir que 80 % des Russes soutiennent l’agression de Poutine contre mon pays. Je prie Dieu pour qu’Il ouvre les yeux et les cœurs de mes frères russes et pour qu’Il nous préserve de perdre notre humanité dans cette guerre pour l’Ukraine.

 

 

 

Du même auteur :

Ni la révolution pro-européenne que veulent voir les médias occidentaux, ni le coup d’État fasciste décrit par les médias russes, mais un réveil chrétien (3 mars 2014)

La révolution qui dérange (19 février 2014)

Pour Dawid Wildstein, journaliste qui a passé 28 jours avec les manifestants, les Ukrainiens ne veulent pas rejoindre l’UE mais se débarrasser du système post-soviétique (31 janvier 2014)

Manifestations en Ukraine : un point de vue ukrainien (5 décembre 2013)

 

 

[1] L’artisan de la « thérapie de choc » qui a permis le passage rapide à l’économie de marché au début des années 90 en Pologne, avec néanmoins un coût social important.

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Olivier Bault

 
Traducteur d'anglais, d'espagnol et de polonais installé à Varsovie. Correspondant du journal Présent et contributeur régulier aux Nouvelles de France.