Mobilisation contre l’avortement en Irlande

Irlande. Une proposition de loi renversant la protection constitutionnelle accordée à l’enfant à naître et érigeant un délit d’entrave à l’avortement puni d’un an de prison va être discuté au Dáil Éireann jeudi 19 avril. À l’initiative, les Teachta Dála (membres de l’Oireachtas, le Parlement irlandais) Clare Daly (socialiste) et Mick Wallace (indépendant).

C’est la première fois qu’une proposition de loi proposant de légaliser l’avortement est déposée à la chambre basse. Si elle était votée, elle ferait de l’Irlande l’un des pays les plus permissifs au monde puisqu’autorisant l’avortement pendant les neuf mois de grossesse dans le cas où la vie de la femme est en danger et, surtout, si elle menace de se suicider !

Pire qu’au Royaume-Uni. Une proposition « encore pire » que la loi de 1967 sur l’avortement qui a permis la situation que l’on connaît outre-Manche, où l’avortement est autorisé les 24 premières semaines de grossesse, explique Bernadette Smyth, de l’organisation Precious Life. En effet, elle pourrait permettre à des médecins de pratiquer un avortements sans le consentement de la mère (cf. son article 6) et donne aux jeunes filles mineures le droit d’avorter sans autorisation parentale.

Aborder dans la rue ou conseiller une femme qui souhaite avorter, afin de la faire changer d’avis, serait, en outre, puni par des peines allant jusqu’à un an de prison et 2 000 livres d’amende. Le proposition forcerait aussi les médecins à évoquer la possibilité de l’avortement aux patientes enceintes qui les consultent et bafoue le droit à l’objection de conscience.

Liberticide. Vendredi après-midi, une centaine de personnes ont organisé un happening devant Leinster House, à l’appel de Youth Defence, du Life Institute et de Precious Life.

« Clare Daly et ses collègues ont été élus sur une plate-forme anti-austérité, ils n’ont aucun mandat pour tenter de faire avaler la pilule de l’avortement au peuple irlandais » a déclaré aux médias Niamh Uí Bhriain, porte-parole de Life Institute. Selon elle, « les femmes et les enfants méritent mieux que l’avortement ». Comme pour répondre à ceux qui invoquent la santé des femmes comme argument en faveur de la légalisation de l’avortement, Niamh Uí Bhriain a rappelé que, selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité maternelle irlandais était en 2007 et en 2010 le plus faible au monde.

Crédit photos : Laura Hutton/Photocall Ireland.

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2Commentaires

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  • domremy , 15 avril 2012 @ 13 h 01 min

    dans la permission a l avortement, il y a du bon et du mauvais;

    dans l époque actuelle où tout est permis, où l éducation est laissée a l abandon, une fille qui avorte plusieurs fois est tout de même traumatisée et est une charge financière;

    alors 1 fois ça va, mais aprés ça suffit,, il y a assez de façon de se proteger

  • Robert , 15 avril 2012 @ 15 h 24 min

    L’avortement est toujours une mauvaise solution et un traumatisme.
    L’argument financier ne suffit pas et n’est pas prioritaire.
    C’est à la mentalité contraceptive qu’il faut s’en prendre qui encourage à une sexualité irresponsable et précoce et crée des habitudes de facilité sexuelle et de déchargement de sa responsabilité morale derrière des produits, que ce soit chez les femmes comme chez les hommes. La femme sous contraceptif se met en situation, si elle se permet tout en se croyant à l’abri, d’avoir à avorter un jour une fois et peut être plusieurs.
    L’avortement n’est pas un acte médical, si l’enfant n’est pas viable ce n’est pas un avortement, la contraception n’est pas un médicament dans cet usage car la grossesse n’est pas une maladie.
    Marine Le Pen est d’une génération déformée par la mentalité contraceptive, mais elle a quand même dit et veut faire des choix qui sont les moins mauvais de tous les candidats.
    Dans le débat à Elle, elle a osé dire certaines vérités qui ne sont pas électoralement porteuses.
    Même NDA propose de soutenir le Planning Familial qui sont des fanatiques de l’avortement, de l’homosexualité et du gender.
    Il n’y a rien de bien dans la permission de l’avortement, mais pour en limiter les méfaits, nous devons faire avec le moindre mal, en politique pas en morale, et pas le moindre pire, Sarkozy contre Hollande, car tous deux partagent exactement la même idéologie abortive, Hollande voulant faire aujourd’hui ce que Sarkozy fera dans deux ans en douce.

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