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Ecrit le 24 sept 2012 à 7:59 par Eric Martin dans Economie/entreprises
 
 

Quand l’UE finance le développement de pays riches concurrents

La moitié de l’aide européenne au développement est distribuée à des nations riches ou en passe de le devenir. Par exemple, l’argent du contribuable européen sert à la promotion touristique d’un parc national islandais et d’une série télévisée pro-UE en Turquie. 1,8 million d’euros ont également récemment été distribués à la Barbade (40e PIB par habitant du monde, devant le Portugal ou la Pologne) pour construire un hôtel et un complexe de loisirs où 200 jeunes seront formés chaque année en « gestion de l’hospitalité »

Si, en France, une telle gabegie n’émeut pas la classe politique, des députés anglais tirent la sonnette d’alarme et se demandent pourquoi l’aide britannique à l’international (bientôt 0,7% de leur PIB et dont 15% va au programme d’aide européenne au développement) est distribuée à des pays comme le Brésil – dont le PIB vient de dépasser celui du Royaume-Uni, à l’Islande – qui doit 2,3 milliards de livres à la Perfide Albion depuis la crise bancaire de 2008 ou encore à l’Argentine, membre du G20 qui n’a jamais cessé de revendiquer les Îles Malouines.

Une « farce » qui consiste à financer un laboratoire de police scientifique, un centre de langues ou à payer pour soutenir le secteur financier de la Barbade, une île où les femmes vivent en moyenne 80 ans et où le taux d’alphabétisation dépasse les 99% !

Cité par le Daily Mail, le député conservateur Dominic Raab juge « ridicule que le contribuable britannique dépense près d’un milliard de livres, donc une proportion importante de l’aide internationale, en faveur de pays intermédiaires ». Il accuse l’Union européenne de « mauvaise administration » des fonds destinés en théorie à des pays pauvres et même de « fraude ».

Comme d’autres collègues, il n’accepte pas que son pays finance le développement de la Chine, nation que le Département du développement international du Royaume-Uni a cessé d’aider il y a un an. Car Bruxelles prend en charge là-bas 22 projets pour un total qui dépasse les 35 millions d’euros alors que le Soleil levant compte plus de 150 milliardaires !

Les élus anglais britanniques pointent aussi du doigt la Turquie, +8,5% de croissance en 2011 (la deuxième meilleure croissance du globe), qui a reçu 775 millions d’euros d’aides la même année, en vue de son adhésion (même pas souhaitée, 84% des Français interrogés par l’Ifop pour Le Figaro en septembre 2012 y sont hostiles).

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Eric Martin

 
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