Ecrit le 11 avr 2012 à 10:11 par Eric Martin dans Nos brèves
 
 

Richard Descoings, une mort gay

Tribune libre de Guy Millière

La mort d’un homme est toujours une chose triste (je fais des exceptions pour des êtres tels que Mohamed Merah, Oussama Ben Laden et Saddam Hussein, bien sûr). Parfois cette mort est porteuse d’une terrible logique qu’il n’est pas possible d’ignorer. Avec la mort de Richard Descoings à New York, on a assisté à un étalage d’ignorance volontaire consternant. A lire la presse française, on aurait pu penser que Richard Descoings était un grand réformateur de Sciences Po dans la direction de la tolérance et de l’ouverture. Et on aurait pu penser que sa mort était inexplicable.

Richard Descoings a, en réalité, introduit à Sciences Po le politiquement correct à doses intensives. Il y a fait entrer la « discrimination positive », qui est l’envers de la méritocratie, puisqu’elle vient récompenser davantage l’origine sociale ou ethnique que le mérite personnel. Il y a supprimé l’épreuve de culture générale, autre signe de nivèlement par le bas. Il y a fait pénétrer davantage encore le relativisme, et y a installé l’enseignement, entre autres, de la théorie du genre, destinée à redéfinir le sexe comme étant non pas biologique, mais l’effet d’une « construction sociale » imposée dont il s’agit de se « libérer » (découle de cette « théorie » une mise sur le même plan de la parentalité et de l’homoparentalité, des familles homosexuelles et des familles hétérosexuelles ou bisexuelles ; l’objectif des défenseurs de la théorie du genre étant de détruire l’ordre social occidental existant, considéré comme « oppresseur »).

Joignant les gestes à la parole, Richard Descoing a, par ailleurs, fait du prosélytisme homosexuel à Sciences Po (il se proclamait « premier pédé de sciences po ») et s’est affirmé gay, jusqu’à une période récente. Il fréquentait les établissements gay de Paris et du reste du monde, et pouvait y danser nu sur les tables, comme le notait un article du Point en 2006 (http://www.lepoint.fr/). Il ne détestait pas les soirées ressemblant à celles qu’affectionnait Dominique Strauss-Kahn, avec des hommes occupant le rôle des femmes. Disons que des pratiques dites « à risque » impliquent des risques, comme leur nom l’indique.

La police new-yorkaise a constaté un grand désordre dans la chambre de Richard Descoings, la présence de grandes quantités d’alcool, et de substances diverses. Elle a constaté que l’ordinateur de Richard Descoings, jeté par la fenêtre, était resté ouvert sur plusieurs pages de sites de rencontres gay, certaines tarifées. Elle recherche deux hommes jeunes qui ont quitté la chambre avec précipitation le matin du décès de Richard Descoings.

La presse américaine (cf. par exemple, http://www.nypost.com/gay_hookup_link_in_scholar_hotel) note, de surcroît, que Richard Descoings était marié, que la première personne à être venue reconnaître le corps de Richard Descoings a été Guillaume Pepy, qui dirige la Sncf, et que, dit-elle, en termes élégants, Richard Descoings et Guillaume Pepy ont longtemps partagé le même numéro de téléphone. Elle note que sur des blogs d’élèves de Sciences Po, on appelait Guillaume Pepy le « mari » de Richard Descoings. Elle note que le « mari » de Richard Descoings est venu reconnaître le corps et a accueilli un peu plus tard l’épouse de Richard Descoings.

Quelques mois après l’affaire du Sofitel, cela constitue l’affaire du Michelangelo, et cela donne à la France, outre Atlantique, une certaine réputation.

Les Français n’ont eu droit qu’à la version officielle. On ne cesse de leur vanter les vertus de la vie gay. Alors qu’une occasion de parler de ces vertus se présente, on laisse passer l’occasion. C’est regrettable.

Lors de la prochaine gay pride, j’espère que les organisateurs sauront rendre justice à un homme qui a incarné la fierté homosexuelle, et dire toute la vérité. L’ignorance volontaire disséminé sur le sujet viendrait-elle d’une attitude homophobe des grands médias ? Comment le croire ?

> Cette tribune a d’abord été publiée mardi sur Dreuz.info.

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Eric Martin