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Les catholiques ardents : dissidence et ultramontanisme

Tribune libre et contre-révolutionnaire

« T’es plutôt du style abbé Beauvais ou abbé Pierre-Hervé Grosjean ?
— Plutôt Xavier Beauvais, déjà à cause du ‘X’, c’est rassurant. C’est une croix. Celle du calvaire j’entends, pas celle de la Légion d’honneur. Et puis Saint-Louis, c’était Louis IX ; il y a eu aussi Charles X, c’était un bon roi je crois ; et les papes Pie IX, saint Pie X, Pie XI et Pie XII, c’était quand même de la haute voltige. Et puis, quand j’essaie de m’imaginer saint Bernard de ClairvauX prêchant la deuxième croisade, je pense à Xavier Beauvais. »

L’actualité sulfureuse du mois dernier a mis sur le devant de la scène deux figures du monde ecclésiastique que tout oppose : l’abbé Xavier Beauvais, curé de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris (Ve), et l’abbé Pierre-Hervé Grosjean du diocèse de Versailles.

L’actualité du blasphème — du Piss Christ de l’été dernier au Golgota picnic de l’hiver prochain — aurait dû réunir les catholiques derrière une même bannière, et pourquoi pas ces deux abbés (rires). Ce fut exactement l’inverse qui se produisit : la pièce de Roméo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, exaspéra les divergences latentes entre les « tradis » et les « moderneux », c’est-à-dire entre ceux, d’une part, pour qui l’ambiguïté du message trahissait les intentions perfides de l’auteur (la meilleure arme du diable n’est-elle pas de faire croire qu’il n’existe pas ?) et ceux, d’autre part, qui, pour tout un tas de raisons, ont prétendu « mieux comprendre » la pièce en y voyant un quelconque message caché ou subtil… qui n’existe pas.

Disons-le tout de suite, ces derniers sont tombés dans le panneau de la libre interprétation personnelle, un peu comme des protestants lisant la Bible, c’est-à-dire en fonction de ce qu’ils veulent y trouver selon leurs intérêts du moment, ou, s’ils sont naïfs, à cause de leur crédulité. Plus soupçonneux en revanche sont, et plus lucides, ceux qui ont vu que cette pièce avait quelque chose de salaud et de malsain puisqu’elle a visiblement changé de contenu au cours de ses diverses représentations et varié en fonction de l’actualité (tantôt c’est la scène des enfants lapidant le visage du Christ qui est supprimée, tantôt ce sont les effluves de matière fécale qui le sont). Une pièce donc volontairement obscure, susceptible de mille interprétations personnelles et par conséquent de désaccords tout aussi nombreux. 

On distinguera donc en conséquence l’abbé Xavier Beauvais de l’abbé Pierre-Hervé Grosjean et sur le plan politique l’Institut Civitas (Alain Escada, François-Xavier Peron, etc.) du Parti Chrétien-Démocrate (Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson).

L’abbé Grosjean et Christine Boutin sont les produits typiques d’un christianisme vague et concupiscent, démocratique et laïque, docile et lénifiant, voire relativiste et libéral ; bref, ils flirtent avec l’hérésie moderniste brocardée par les papes depuis au moins Pie IX et ne prennent la parole que pour dénoncer la fierté, l’ardeur, le militantisme et l’amour de la vérité d’une jeunesse, d’une communauté et d’un clergé résolument catholiques. Les uns rampent dans le silence, tout vautrés qu’ils sont dans la compromission avec le monde moderne libéral, financier, amoral, immoral, avorteur, inhumain, athée ; les autres refusent de se laisser glisser sur cette pente, par charité, par amour, par esprit de sacrifice.

Tout catholique doit aujourd’hui se dire qu’il sera jugé sur ses actes. De ses actes dépendra son salut. Et cette vérité première rend obsolète un certain nombres d’arguments qui ont pu être avancés pour blâmer l’activisme des jeunes catholiques traditionnels. J’en dénonce deux : l’un qui consiste à dire qu’une croix ou qu’une image ne sont rien dans les mains d’un athée et l’autre, encore plus fumeux, qui consiste à vouloir un contraste total entre ce que devrait être le catholique et ce qu’est le musulman (dans une opposition absolue où ils ne se rejoindraient sur aucun point et où le catholique devrait « changer » pour n’être pas être assimilable au musulman).

  • Premièrement, une croix, à plus forte raison un crucifix, une représentation pieuse du Christ vrai homme et vrai Dieu, ça n’est pas « rien » ; dira-t-on que le drapeau tricolore n’est rien ? Non. C’est trois bouts de tissu, certes, mais c’est avant tout un symbole de ralliement, représentation ultime de l’Unité du peuple français, comme un crucifix, comme le visage du Fils de Dieu sont des symboles du peuple chrétien. Les souiller, c’est souiller tous ceux qui s’y reconnaissent. Torchez-vous avec le drapeau tricolore ou le drapeau d’Israël, ce qui n’est pas totalement absurde comme exemple puisqu’il y a eu un concours de photographie organisé par la Fnac à Marseille il y a plusieurs mois dont le lauréat, « l’artiste », fut récompensé pour sa photographie d’un homme (disons typé), le drapeau bleu-blanc-rouge entre les fesses. Et dans ce cas que se passe-t-il ? Vous verrez les mêmes qui nous disent « fanatisés », les Boutin, les Grosjean, les Delanoë, les Mitterrand, s’offusquer immédiatement de l’affront, et, que je sache, aucun média, personne n’ira les traiter de « sans-culottes intégristes », de « fondamentalistes laïcs », de « républicains obscurantistes », de « démocrates embrigadés », de « franc-maçons fanatiques ».
Alors de grâce, les lois de la République, épargnez-les nous, et laissez-nous plutôt obéir aux Lois de Dieu.
  • Deuxièmement, au sujet de l’obsession de certains de se distinguer intégralement des musulmans. J’imagine qu’il doit y avoir là-dessous quelque sionisme chrétien. Mais je ne comprends pas l’argument. Si les musulmans marchent, comme nous, sur leurs pieds, devrions-nous changer de démarche de peur d’être assimilés à eux ? Il y a là un raisonnement qui pue le protestantisme et qui a pour logique finale la dissolution insensible des religions dans la superstructure oppressive de la laïcité. Je renverrais donc à l’excellent Joseph de Maistre qui disait dans Sur le protestantisme :

« Le mahométisme, le paganisme même auraient fait politiquement moins de mal, s’ils s’étaient substitués au christianisme avec leur espèce de dogmes et de foi. Car ce sont des religions, et le protestantisme n’en est point une. »

Et en effet, demandons-nous simplement de quelle nature fut la manifestation du 29 octobre. Réponse : de nature religieuse. Dans le cortège des manifestants, on a certes vu beaucoup de chrétiens et parmi eux surtout des catholiques. Mais plus généralement ? Profil type : jeune et tradi. Quelles traditions ? Religieuses : on a vu des musulmans ; aucun protestant. Il y avait, bien sûr, bien d’autres profils à cette manifestation : personnes de tous âges et de toutes paroisses, le traditionalisme parisien est complexe et pluriel, l’ardeur est aussi bien à Saint-Nicolas-du-Chardonnet qu’à Saint-Eugène, Saint-Paul, et chez les très conciliaires paroissiens de Saint-Léon, etc. Mais il est important de souligner que la jeunesse y a joué un grand rôle.

Ces jeunes catholiques de tradition, contrairement à ce qui a souvent été dit, ne sont pas des béotiens insensibles à toute forme d’art. Au contraire, ils se font une trop haute opinion de l’art pour accepter qu’on en appelle à ce noble terme pour parler de la pièce de Castellucci ou de la photo de Serrano. Les catholiques connaissent la richesse que le canon, avec sa batterie de règles strictes, est susceptible d’engendrer, un canon simultanément castrateur et séminal ; dans les limites définies par les grandes Poétiques, l’artiste est invité à se transcender pour dire quelque chose avec les formes pour le dire. Cette impression de carcan libère paradoxalement les forces les plus vivaces de la liberté.

« In der Beschränkung zeigt sich erst der Meister,
Und das Gesetz nur kann uns Freiheit geben » (Goethe)

Or, l’affaire Castellucci a suscité un débat autour de l’art, de ses libertés, de ses limites éventuelles.

Mais le statut de l’art a changé. Nous datons cette rupture du milieu du XIXe siècle. La logique mercantile avait alors commencé à contaminer le domaine de l’art, réputé inestimable. Cette contamination est parallèle au triomphe de la bourgeoisie et à la marchandisation du monde : toutes les réalités, jusqu’aux réalités sacrées, devinrent des valeurs marchandes, comme les arts — a priori irréductibles à une valeur monétaire — ou comme les hommes traités en animaux de trait par l’industrialisation en marche.
C’est dans ce contexte que l’art reçut une valeur nouvelle — marchande — qui se substitua à sa valeur éternelle —esthétique et éthique — ; cette sécularisation de l’art — la culture est désormais un marché — a aussi pour conséquence de faire entrer la notion de « progrès » dans l’art. On s’imagine l’art sur un plan d’équivalence avec la science : l’art d’aujourd’hui dépasserait l’art d’hier.

Ces trois « artistes (sic) contemporains » que sont Andres Serrano, Romeo Castellucci et Rodrigo Garcia, sans aucun talent artistique et à des années-lumières de nos vrais génies, savent pertinemment que la mort les emportant n’épargnera pas non plus leur nom et leurs œuvres, condamnés à périr et à brûler avec eux dans l’oubli le plus total et la solitude éternelle de leurs cris. Pas sûr non plus qu’ils conquièrent en enfer une quelconque notoriété.

Ils ont du moins su, ici-bas, organiser leur renommée en faisant éclater le scandale ; renommée évidemment volatile : ils ont peut-être une actualité aujourd’hui, une clientèle bobo prête à les enrichir, demain ils seront plus vieux qu’Homère et plus inconnus qu’un pécore mort dans l’indifférence d’une épidémie.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : un artiste véritable n’a pas besoin de scandale pour qu’on se souvienne de lui pendant des siècles ; son œuvre s’impose d’elle-même, par ses propres forces, et elle n’a pas besoin qu’on lui fasse de publicité.

Comme disait quelque part George Steiner avec ironie, on voit que les Grecs, étrangers au Plexiglas, aux métaux légers, à la simulation holographique et au calcul sur ordinateur qui permettent à un architecte moderne de conceptualiser et de réaliser (grâce aux progrès conjoints de la science et de la technique) des projets impensables pour un Vitruve ou un Palladio, on voit bien, disons-nous, que les Grecs étaient arriérés, ignares, que la modernité providentielle du progrès à laquelle ils n’accordaient aucun crédit leur était inconnue. Je rajouterais du reste qu’on voit bien de combien le Centre Georges Pompidou surclasse en beauté le Parthénon de l’Acropole, et de combien Romeo Castellucci avec sa pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu met minable Eschyle avec ses pauvres Perses ou Racine avec sa lamentable Phèdre.
Castellucci fait partie de ces « artistes contemporains » (paradoxe) partisans du « nouveau à tout prix », car il sait qu’en imitateur il ne fera jamais mieux que tous ceux qui l’ont précédé. Pas d’Antigone nouvelle en vue, ni de Moderne Alcibiade. Alors du nouveau. Mais comme tout a déjà été dit, il ne reste plus qu’à aller tourner dans la croupe de l’humanité son bâton de metteur en scène pour en faire sortir un maximum d’immondices. La merde, c’est le prix de l’originalité, et ça fait parler. Voilà la nouveauté de l’artiste contemporain. Et le bobo de s’extasier et d’en redemander. Le bobo tient du coprophage quand il « parle art ».

Il y a aujourd’hui, dans le monde contemporain, une partie des catholiques qui est demeurée fidèle, envers et contre tout, à la Tradition et à l’Eglise catholique, et qui a pris le risque de s’engager sur une ligne de crête d’où deux gouffres la menacent: celui du ralliement total à Rome d’une part ; celui du schisme définitif d’autre part. Il s’agit de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Ce qui fait sa grandeur, c’est quelle maintient le cap, malgré les sollicitations des sédévacantistes et malgré les séductions du modernisme: elle ne transige pas, elle ne voit que Dieu. Elle reste donc doctrinalement et canoniquement légale et légitime: elle fait de la doctrine des saints Pères de l’Église la pierre de touche de son excellence intellectuelle, et elle reconnaît par ailleurs tous les papes de l’Église, sous la tutelle desquels elle se reconnaît de jureDe facto, elle s’en écarte par sa liberté de parole.

Il y a bien une dissidence catholique, mais elle n’est pas vraiment à chercher du côté du schisme (sauf pour Mgr Vingt-Trois, très hostile à la Fraternité). Ces catholiques sont en dissidence vis-à-vis des avatars du monde moderne en général et du régime sous lequel nous vivons en particulier.

Tancrède, membre rédacteur de la gazette catholique en ligne Le Rouge & le Noir, pour Nouvelles de France.

Dans: Culture, La une, Nos brèves, Poing de vue, Religion

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32 Réponses à "Les catholiques ardents : dissidence et ultramontanisme"

  1. S. dit :

    pour une fois qu’on défend les tradis !

  2. Syllabus dit :

    Extraordinaire ^^

  3. Il est agréable de lire un tel article, excellent par ailleurs, sur Nouvelles de France : une importante frange de ses lecteurs est maintenant, je pense, mieux représentée. Saluons donc le site pour avoir enfin permis de s’exprimer des idées aussi justes et aussi fortes. Saluons également l’auteur, pour sa plume et son audace.

    Je pense en effet que cet article est plus pertinent que beaucoup d’autres sur le même sujet en ce qu’il va au fond des choses : c’est qu’il s’agit moins de savoir s’il faut combattre le blasphème – tout catholique de bon sens sait qu’il faut le combattre – que de saisir réellement le processus dont cette affaire est le symptôme. Et ce processus, c’est la décomposition de l’Art, cet art dont la parodie contemporaine nous en donne à voir le cadavre. Il n’y en effet plus aucun esthétisme dans l’art contemporain : tout y est soumis à la radicale subjectivité si bien que les délires les plus malsains sont applaudis et loués par de dupes ignares. Ceux qui dénoncent ces abjections « artistique » sont en réalité les plus grands amis de l’Art : ils savent que son nom est trop beau pour être assigné à des productions sans valeurs qui, à faible frais, sèment l’outrage et le scandale. Mais il ne s’agit pas de ce scandale romantique qui renversait les salles de théâtre et faisait de l’art une dispute savante : oseriez-vous comparer les scandales d’Hernani ou du Sacre du Printemps à ces « œuvres » scatophiles ? Ces premières œuvres ont fait scandale parce qu’elles étaient un dépassement de la doxa artistique ; ces dernières œuvres sont au contraire de purs produits de la doxa artistique contemporaine et elles sont représentées devant une assistance docile qui avale tout ce qu’on lui sert. La subversion n’est pas du côté de Castelluci : ses adeptes applaudissent les policiers lorsqu’ils viennent déroger les manifestants catholiques. La subversion est de notre côté : partout nous apportons le glaive, et devenons ainsi l’ultime contradiction (je vous renvoie, à ce sujet, à l’article du R&N, http://www.lerougeetlenoir.org/les-contemplatives/la-paix-du-christ-et-la-paix-du-monde )
    Bravo donc à Tancrède, pour nous avoir rappelé tout cela.

  4. MARIE MONFORT dit :

    TOUT CE QUI N EST PAS CHRETIEN EST BARBARE ET INCARNE LA HAINE DE L AUTRE

    • Syllabus dit :

      Id est? C’est pas clair. Sont aussi chrétiens les protestants et je ne sache pas qu’ils fussent nos alliés objectifs. Et vos conceptions sur la haine de l autre ne sont pas claires. En quoi répondez-vous à cet article?

  5. Jean-Pierre dit :

    A propos de l’affaire Castelluchie : Monsieur Toulza prend arti CONTRE la pièce de théâtre et désavoue sa fille Myriam Picard !!! http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/11/toute-l%C5%93uvre-de-castellucci-porte-la-marque-dune-d%C3%A9sesp%C3%A9rance-irr%C3%A9pressible.html#more

  6. Myriam Picard dit :

    Votre degré de réflexion me frappe de plus en plus, Jean-Pierre, décidément…

    • Westermann dit :

      Oh Mimi voyons, ça arrive, n’enragez pas tant. C’est vrai que ça n’est pas banal pour une CPE de se faire taper sur les doigts, mais prenez-le bien, comme un signe, et puis il y a pire, on vous a pas mise sur un bûcher non plus. Dieu jugera. Et puis dites, se dire catholique et défendre en même temps la laïcité, c’est franchement pire comme posture que d’être un extrémiste islamiste antichrétien. Au moins sa position aura le mérite d’être claire : la vôtre détruit l’église de l’intérieur.

  7. Robert dit :

    Je suis étonné que pas un n’aie encore choisi Dieu pour pseudonyme.
    Tant en sont à pontifier et dogmatiser qu’il ne faut pas se gêner.
    C’est le problème de l’esprit de secte. On se tient chaud, on reste entre nous, attention la consanguinité (non je rigole!), on juge de tout sans complexe à commencer par nos évêques, le pape quand il n’est pas d’accord avec nous. Ils oublient simplement une petite chose, c’est que notre société est post-chrétienne depuis un moment et que vos fulminations, ou plutôt les fulminations de votre cher clergé que ressassez fidèlement sans vous poser de questions, ne touchent au mieux qu’une minorité parmi les catholiques alors que vous prétendez l’imposer à tous les citoyens de notre société.
    Un prospecteur qui fait une étude de marché comme ça, il peut déjà préparer sa sortie.
    Je souris quand je pense à ceux qui se précipiteront pour soutenir Riposte Laïque contre les emprises de l’Islam sur notre société, mais qui, quand ça les arrange, confondent laïcité et laïcisme.
    Comme disait Péguy à propos de Kant et son idéalisme politique;
    « Ils ont les mains propres, mais ils n’ont pas de mains. »
    « Heureux les esprits simplistes car la complexité des choses ne les atteint pas! »
    Celle-là, elle est de moi.
    Seigneur, protégez-nous de nos amis!

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      Robert, je vais sans doute vous décevoir.

      Contrairement à ce que vous semblez penser, nous arrivons à faire la différence entre l’Islam en tant que tel, et les motifs pour lesquels certains combattent l’Islam.

      Certains le combattent en invoquant les mêmes arguments qui ont permis de précipiter l’Eglise dans « l’ère post-chrétienne » comme vous dites.

      Et cela, nous ne l’ignorons pas. Alors Riposte laïque, sachez-le, ne sera jamais un allié, même objectif.

  8. Avatar de Tancrède Tancrède dit :

    Ça prouve d’ailleurs, ROBEEEEERT, que vous n’avez pas lu l’article.

  9. Myriam Picard dit :

    @Westermann: je n’enrage pas, cher Monsieur, je me contente d’exprimer mon admiration devant les propos de l’ami Jean-Pierre.
    @Tancrède: personne ne vous force à vous « allier » à Riposte Laïque, rassurez-vous, les hordes de RL ont autre chose qu’à faire qu’à forcer de courageux internautes tancrédiens à travailler avec eux ;-)

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      Chère madame, je répondais à Robert l’Illustrissime, qui nous accusait d’être incohérents. Je lui montrais simplement que nous ne nous étions jamais leurrés sur ce qui définit en propre RL (racisme et nationalisme avec le cache-sexe bien commode de la religion catholique) et que nous ne nous étions jamais sentis embarqués sur leur navire.

  10. Robert dit :

    Tancrède,
    C’est votre affaire.
    Je sais qu’à la FSSPX, vous avez « tout fourni » y compris un cerveau forrmaté.
    Mais comme vous acceptez le soutien de catholiques dont vous jugez les options hétérodoxes en dehors de cet engagement commun, il existe des sujets de société sur lesquels des gens différents voire opposés peuvent s’associer contre un adversaire commun ou pour un bien commun.
    Dans ce dernier cas, je pense précisément à l’avortement.
    Mais ça, quand on vous dissuade d’aller à une manifestation pro-vie parce que vous risquez d’y rencontrer des non-tradis voire pire des « ralliés » sauf si vous pouvez y déployer votre banderole politique à l’encontre des consignes de l’organisation, je comprends que ça puisse vous échapper.
    C’est plus facile quand les choses sont simples, binaires.

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      Je rêve ? Vous êtes complètement taré, Robert. D’où sortez-vous que mon cerveau, je l’ai « offert » à la FSSPX. Je n’y suis pas né, et ma famille n’en était pas. Calmez-vous un peu. D’où sortez-vous que je n’étais pas à la manifestation pro-vie ? J’y étais, et Saint-Nicolas-du-Chardonnet y était. Qui va prier devant les centres d’avortement, Robert ? Ça n’est pas vous, Robert.

      Vous jugez.

      Et vous jugez mal.

  11. Robert dit :

    Tancrède,
    Qu’est-ce que je n’aurais pas lu?
    Les vieilles théories poussiéreuses, pour rester poli, du XIXe siècle qui sillonnent cet article que j’aurais mis directement à la poubelle si un élève me l’avais proposé avec zéro pour manque d’imagination?
    Je connais, trop bien pour les avoir lus et relus quand je grenouillais chez vous, mais ça date un peu et le monde a changé depuis. Vous savez qu’on est au XXIe siècle?

    Vous ne comprenez pas que vous êtes prévisibles et que vos propos sentent la poussière!
    Enfin, certains à la FSSPX qui s’arc-boutent pour refuser les négociations avec Rome, doivent bien se réjouir de votre enthousiasme juvénile.
    Profiter de la générosité de la jeunesse pour leur vendre une idéologie cléricale, c’est le plus attristant dans l’histoire.
    Le cléricalisme, voilà l’ennemi!

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      Merci professeur Robert et vive le modernisme !

      Mes vieilles théories poussiéreuses ne sont ni « miennes » car elles sont catholiques, ni « poussiéreuses », car elles sont éternelles, ni de simples « théories », car ce sont des vérités révélées.

      Mais j’apprécie beaucoup vos petites citations d’habitude, tachez de ne pas les oublier la prochaine fois !

  12. Robert dit :

    Tancrède,
    Je parle de certaines marches auxquelles le clergé des prieurés dissuadait ses ouailles de participer . Tant mieux si ça a changé.
    Je n’ai pas dit « offert » mais « fourni » dans les écoles, paroisses et formations militantes. C’était mon humour, mais vous n’avez pas compris!
    Quand à manifester devant les centres d’avortement, j’allais dedans et pas devant alors que vous n’étiez peut-être pas encore né. Ce qui nous a coûté cher et nous interdit aujourd’hui légalement de recommencer au risque de voir sauter les condamnations avec sursis.
    Je n’ai jugé personne, je dis simplement ce que je sais des comportements de ceux qui nous donnent des leçons ici. Parce qu’ils sont prévisibles et formatés, je le redis.

  13. Robert dit :

    Tancrède,
    Un conseil, prenez un bon bol de lait, n’oubliez pas votre prière et allez vous coucher.
    Visiblement, la contradiction et la fatigue, ça vous tape sur les nerfs.
    Un bon repos réparera tout ça!
    Sans rancune et bonne nuit, camarade!

  14. Avatar de Tancrède Tancrède dit :

    Savez-vous seulement par où je suis passé et où j’étudie actuellement ? Pas par les écoles de la Fraternité, ne vous en déplaise. Peut-être même ce qui vous semblerait incarner la vérité et l’idéal républicain en matière d’éducation.

    Mais j’aime beaucoup votre humour.

  15. Avatar de Tancrède Tancrède dit :

    Robert,
    Un conseil, prenez une bonne dose de coke, n’oubliez pas de vous laver les dents et allez vous toucher.
    Visiblement, la contradiction et la fatigue, ça vous tape sur les nerfs.
    Un bon repos réparera tout ça!
    Sans rancune et bonne nuit, camarade!

  16. Myriam Picard dit :

    @Tancrède: dire à Robert qu’il n’était pas aux manifestations pour la vie est à mourir de rire. Vraiment. Qu’en savez-vous? Moi je ne dirais pas que vous n’y étiez pas, je n’en sais rien. En revanche, et c’est vérifiable, cher Monsieur, j’ai moi-même animé la marche pour la vie il y a environ cinq ans. Et j’en suis très fière, et je le referais si on me le demandait. Parce que – et ce sera mon coup de gueule de la soirée – il y a plus de 200 000 vies qui se font éliminer tous les ans à votre porte, dans nos hôpitaux, et, bizarrement, on n’a jamais réussi à bouger autant de monde, pendant plus d’un mois, tous les soirs ou presque, pour la cause de la vie. C’est quoi, votre hiérarchie de valeur? Rodrigo Garcia (un type bourré de pathologies mentales à qui vous faites une pub GRATUITE) ou des enfants qui ne verront JAMAIS le jour? Et ne me venez pas me parler de Riposte Laïque sur ce sujet, ils connaissent mes positions, je les ai rendues publiques EN LEUR SEIN même.

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      Madame Picard, relisez un peu ce qui a été dit : c’est Robert lui-même qui vient de dire que je n’étais pas à ces manifestations. Je n’ai jamais dit qu’il n’y venait pas ! Votre sens de l’écoute des autres est douteux … si vous avez écouté Castellucci avec le même sérieux, pas étonnant que vous ayez pu comprendre le contraire de ce qu’il voulait dire.

      Car je le répète : je n’ai pas dit qu’il ne venait pas à ces manifestations. Trouvez donc le passage où je dis ça. Ce que je disais en revanche, c’est que contrairement à ce qu’il dit, la Fraternité sacerdotale et nos prêtres sont très impliqués dans ce domaine (Robert dit qu’il ne nous a jamais vus), et qu’ils sont présents devant les centres d’avortement, à genoux, à l’extérieur comme à l’intérieur.

      Mais Robert ne les voit pas.

      Je respecte ses combats, qui sont les nôtres. Mais je déplore qu’il ne reconnaisse pas que la FSSPX y prend activement part.

      • Montcalm dit :

        Tancrède, j’ai beaucoup hésité à vous envoyer ce commentaire sur votre tribune, car je ne suis pas du genre à polémiquer pour polémiquer (passion louable, mais chronophage et peu charitable), ni à poursuivre mes frères en Christ d’une haine irrationnelle parce qu’ils sont de l’autre bout du banc de messe que moi.
        Je vous reproche cependant une ambiguïté dans votre propos, qui n’est votre apanage, mais celui du camp de la « dissidence » qui a mené le combat contre Castellucci, et en premier lieu de l’Institut Civitas.

        Plutôt que d’annoncer clairement la couleur, et assumer ce qu’il est, un mouvement militant lié à la FSSPX et à la droite du FN (Alexandre Simonnot, Carl Lang), Civitas prétend parler au nom de tous les catholiques, et même de tous les chrétiens (sous son slogan contre la « christianophobie »). Or, ce n’est pas le cas, puisque l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, s’est désolidarisé du mouvement.
        Certains peuvent mettre en cause « l’orthodoxie » de Mgr Vingt-Trois (sur quelles preuves ? et au nom de quoi ?), mais en tant que président de la Conférence épiscopale, c’est lui qui a l’autorité pour parler au nom des catholiques, et non Civitas.
        Si l’on se refuse à suivre la ligne des évêques, on se situe effectivement dans la dissidence. Ou le schisme. Car, malgré toutes les qualités de la FSSPX que vous énumérez, et qui rappellent à juste titre pourquoi le pape tient à rétablir la pleine communion avec elle, cette Fraternité se situe bel et bien hors de l’Eglise. A ce stade, votre ambiguïté se change en erreur lorsque vous affirmez qu’elle ne s’écarte de Rome que « par sa liberté de parole ».

        Je me permets de vous renvoyer à la lettre de Mgr Fernando Capalla, évêque de Danao (Philippines) adressé à la FSSPX locale: « Vous ne pouvez exercer légitimement votre sacerdoce sur le territoire de notre diocèse. Et la raison, que peut-être vous avez omis d’expliquer à notre peuple, est la grave erreur de votre Fraternité contre l’autorité du Pape et Vatican II, une infraction grave et un crime contre l’unité de l’Eglise, un malheureux schisme. Aucun raisonnement comme ‘l’état de nécessité’, le ‘salut des âmes’, l’appel au peuple ou la parabole du bon Samaritain ne peut vous conférer une quelconque juridiction ordinaire; seul l’évêque local le peut. »

        Enfin, vous opposez avec violence le christianisme « vague, démocratique et laïque, voire relativiste et libéral » de l’abbé Grosjean et de Mme Boutin au christianisme avec celui que l’Institut Civitas et l’abbé Beauvais incarneraient.
        Je vous défends de ces accusations grossières. Un des ministères de l’abbé Grosjean est précisément de donner aux chrétiens les moyens pour peser dans la société et mener de véritables combats utiles et décisifs (et non des gesticulations contre-productives).

        Et très sincèrement, je préfère mettre ma confiance dans un prêtre fidèle au Saint-Père plutôt que dans un ecclésiastique qui donne un officier nazi belge en exemple aux jeunes.

  17. Robert dit :

    Tancrède,
    Pourquoi me faites-vous tenir des propos que je n’ai pas tenus?
    Commencez par relire ce que j’ai écrit car visiblement vous confondez et ignorez ce dont je parle.
    Il y a un certain nombre d’années, la FSSPX décourageait ses ouailles de venir à certaines manifestations.
    Ai-je donné plus de précisions?
    Ou ai-je dit que je ne vous avais jamais vu? Cela devient lassant à force cette lecture partiale et malveillante de mes propos.
    Ou ai-je dit que vous aviez forcément été dans ces écoles?
    J’ai aussi parlé des formations intellectuelles qui peuvent se pratiquer dans les paroisses, durant les retraites ou les camps d’été.
    Je ne porte de jugement sur personne contrairement à ce que vous dites. Je respecte et même partage en partie vos combats, mais je ne supporte pas, et le mot est faible, qu’on se permette de sonder les coeurs et les reins et administrer les leçons de morale tout en se réclamant de la foi catholique.
    D’où l’ensemble de mes réactions.
    Si vous n’avez pas compris que je pratique l’ironie, fondée toutefois sur des faits précis comme l’affaire des manifs dont on dissuadait les fidèles, mais c’est vrai que cela remonte déjà à loin, c’est que vraiment vous vous prenez trop au sérieux.
    À propos des centres d’avortement, il n’y a plus de prières à l’intérieur depuis la loi Neïertz votée justement pour nous, ou vous empêcher d’y retourner. C’était juste une précision.
    Quand à ça;
    « Robert,
    Un conseil, prenez une bonne dose de coke, n’oubliez pas de vous laver les dents et allez vous toucher. » je ne vous en tiens même pas rigueur.
    Comme je l’ai dit, la fatigue et la contrariété, ça pousse parfois à des excès.

    Quand aux concours de qualités, je m’excuse de m’y être laissé prendre. J’aurais du laisser ça à d’autres.
    Je n’ai rien à prouver ni de leçons à recevoir de personne, sinon Dieu et ma conscience.

  18. Maroun dit :

    J’ai beaucoup aimé l’article!

    Mais je trouve les commentaires nuls, c’est triste de voir des chrétiens divisés… J’en envie presque nos amis musulmans, eux au moins se soutiennent quoi qu’il arrive, raison ou pas! ils sont comme une grande famille, pas nous…

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      Car au sein de l’Eglise catholique, il y en a qui agissent contre elles tout en se réclamant d’elle. Je veux parler d’un homme comme Mgr Vingt-Trois. Archevêque et cardinal de Paris, ses titres lui assurent une audience considérable et il jouit d’une grande autorité. Et il le sait. Et il en profite pour semer la zizanie dans l’Eglise, critiquer Rome, critiquer la FSSPX.

      De fait, il a du pouvoir. Mais il n’y a pas d’équivalent à Monseigneur XXIII dans l’Islam, parce que dans cette religion, il n’y a que des musulmans. Mais hélas, dans la religion catholique, il y a beaucoup de mécréants, de parasites, qui ont infiltré sa hiérarchie, et qui conspirent à la faire déprimer de l’intérieur.

  19. Avatar de Tancrède Tancrède dit :

    Montcalm,

    Merci pour votre commentaire auquel je vais essayer de répondre.

    SUR L’ACCUSATION D’AMBIGUÏTÉ
    Il n’y a pas d’ambiguïté. J’ai clairement distingué dans la tribune les plans religieux et politique. Ce que je dis, c’est que la Foi blessée des catholiques traditionnels en général a réuni une diversité incroyable de personnes. Dans cette diversité, je distingue un motif religieux et un motif de mobilisation ; deux motifs clairement distincts, donc.
    1)° Des prêtres, accompagnés de nombreux fidèles, ont fait acte de présence pour réparer par la prière l’affront subi par le Christ.
    2)° Des laïcs catholiques et non-catholiques étaient quant à eux présent pour dénoncer la facilité qui consiste à s’en prendre au Christ et qui traduit un mépris des Chrétiens.
    Autrement dit, la haine du Christ d’une part, et la haine des Chrétiens d’autre part a suscité deux motifs distincts de mobilisation :
    1)° Pour la réparation du blasphème.
    2)° Pour la dénonciation de l’anti-christianisme.

    A ce titre je cite la FSSPX d’une part et Civitas d’autre part, comme ceux qui ont le plus communiqué sur cette affaire en fonction de leurs motifs de mobilisation. J’aurais tout aussi bien pu citer la FSSP, l’IBP ou certains prêtres du diocèse de Paris : mais ils étaient moins nombreux. J’aurais pu citer l’élu qui est venu nous rendre visite, les « radicaux » de gauche, les amoureux de l’UMP, du MPF, du RF ou du FN, mais bon, là encore, ils n’étaient pas officiellement mobilisés et ils étaient moins nombreux. Je me félicite de l’engouement suscité, et je félicite surtout les supérieurs de la FSSPX et la direction de Civitas pour avoir clairement engagé l’ensemble de leur communauté et de leur institut dans cette affaire. Là, nous le voyons, ils se rejoignent tout en n’étant pas venus ensemble : je déplore donc, comme l’abbé de Cacqueray, que ce ne soit pas l’archevêque de Paris qui ait pris la tête de la manifestation comme représentant de l’autorité religieuse.

    Vous dénoncez ensuite l’ambiguïté de ma tribune, et vous sous-entendez que je me dérobe à dire que FSSPX+Civitas=FN. Ce genre de raisonnement m’agace beaucoup, je ne vous le cache pas, parce qu’il ne fait que reprendre les poncifs et autres éléments de langage qui passent en boucle sur les chaînes de télévision, de radio et sur les grands médias en général. En tant que fidèle de Nouvelles de France, vous auriez déjà dû vous informer de ce qu’il en est réellement. Mais le bon sens suffit à vous répondre : pensez-vous qu’à Notre-Dame-de-Paris on ne retrouve pas quelques militants du Front national ? Pensez-vous que dans les églises les plus liturgiquement décadentes on n’en retrouve pas non plus ? Le Front est d’ailleurs un mouvement purement républicain, très adepte de la laïcité et des combats de Tasin à Riposte Laïque. L’Eglise saint-Nicolas-du-Chardonnet quant à elle n’est pas un réservoir du Front national ou de la droite extrême, ne vous en déplaise. Je ne saurais que trop vous encourager à faire une sociologie des églises. Vous découvririez ainsi avec stupéfaction qu’il y a une foule d’islamophobes à Notre-Dame, des légions de racistes à Saint-Eugène et que, indépendamment des communautés qui y officient, Saint-Nicolas vous semblera assez sympathique. Pourquoi ? Parce que les racistes et les islamophobes patentés et purs et durs sont très attachés à la couverture que leur fournit la religion catholique et l’autorité spirituelle de Rome pour dissimuler leur racisme ; dans ce contexte la Fraternité saint Pie X ne leur suffit pas car elle n’a pas l’aura qu’ils recherchent avant toute chose. Certaines questions comme le voile mériteraient d’être posées aux catholiques de tradition.

    Saint-Nicolas n’est pas un lieu où l’on fait de la politique. Combien de fidèles fuient les mondanités du parvis ? Il y en a tellement. La messe est là et elle suffit ; quand elle est dite, le parvis redevient ce qu’il était pour beaucoup d’entre nous, à savoir un simple lieu de passage de l’église à la rue.

    SUR L’AUTORITÉ SUPPOSÉE DU CARDINAL-ARCHEVÊQUE DE PARIS ANDRÉ XXIII
    Sur André Vingt-Trois, que voulez-vous que je vous dise ? Nous n’avons aucun compte à lui rendre. Ça n’est ni un des quatre évêques de la FSSPX, ni le pape. Dans vos propos surgit déjà le gallicanisme, vieille hérésie nationale qu’incarne l’archevêque de Paris. D’ailleurs je ne mets pas en cause l’orthodoxie de 23 : il n’a simplement jamais été orthodoxe ; il est dans une attitude de défiance permanente à l’égard du Saint-Père le Pape en personne ; il est résolument le chef de file d’une église nationale gallicane moderniste et impie ; à la Curie, il est de source sûre violemment détesté, quoiqu’il soit soutenu par quelques cardinaux francs-maçons. Quant à sa vie mondaine et à ses discours, mon Dieu quelle misère … Sa vie, son oeuvre, conspirent à la destruction de l’Eglise : écoutez ses sermons, ses interventions, vous n’y entendrez jamais parler de « Dieu », de « Vierge Marie », même à Lourdes, de « Christ », etc.

    Pour vous convaincre de l’obstruction systématique de « ce chien muet » (c’est comme ça que la Bible nomme les prélats qui jouent en faveur de l’opinion du vulgaire), je vous soumets trois articles:
    Quand Vingt-Trois vient à Lourdes, voici les mots qu’il emploie statistiquement le plus et le moins (voire 0 fois) :
    1) http://denismerlin.blogspot.com/2011/11/petit-jeu-statistique-propos-du.html
    Quand Vingt-Trois semble plus éloigné de Rome que Mgr Lefebvre :
    2) http://www.perepiscopus.org/opposition-au-pape/parvis-des-gentils-tensions-entre-rome-et-paris
    3) http://www.perepiscopus.org/opposition-au-pape/faceaucardinalvingt-troislepapeneselaissepasfaire

    Conclusion : André Vingt-Trois est un « chien muet » qui n’a aucune légitimité à parler au nom des catholiques, car s’il le fait, il embarque de force les catholiques de France dans un bateau qui navigue sous un autre pavillon que le pavillon du Vatican et qui surtout navigue contre le Vatican. Je préfère être dans un autre bateau et sous un pavillon toujours étranger mais dans un bateau qui a toujours navigué avec Rome pendant deux millénaires : Rome s’est un peu écartée du cap qu’est la Vérité pendant quelques années, et aujourd’hui nous naviguons presque avec elle. La CEF et Vingt-Trois sont quant à eux sur un vaisseau-fantôme battant drapeau noir et pratiquant une politique de la canonnière perpétuelle. Ils tirent à boulet rouge sur la FSSPX comme sur Rome.

    N’y a-t-il pas là matière à s’interroger ? Où est le schisme, dans les faits, et pas seulement pour l’opinion ? Je reconnais avoir été un peu dur avec l’abbé Grosjean. En effet il y a pire. Gaillot, La Morandais ou Nourrichard nous en offrent suffisamment d’exemples dans le genre. Pourtant, eux, ils sont en « pleine communion » avec l’Eglise. C’est marrant, n’est-ce pas ?

  20. Xavier Roupette dit :

    « des mécréants, des parasites »…Franchement, Tancrède, il me semble que vous pouvez mieux faire….Tout cela est navrant…Et ce n’est pas parce que Mgr Nourrichard se comporte de façon écoeurante que cela vous donne la légitimité d’être vomitif. Mais ne vous inquiétez pas, ça passera, ça s’appelle l’adolescence intellectuelle…. ;-)

    • Avatar de Tancrède Tancrède dit :

      « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. »
      (Apocalypse 3:16).

      TLF dixit :
      Mécréant : qui a une religion autre que la religion chrétienne (considérée comme seule vraie).

      > Quand on considère que la religion catholique n’est pas la vraie religion, on est un mécréant.
      > Il y a donc beaucoup de mécréants dans l’Eglise.

      Parasite : qui vit, prospère aux dépens d’une autre personne ou d’un groupe de personnes.

      > Quand on est investit du sacerdoce comme Mgr Vingt-Trois, Mgr Nourrichard, l’abbé de La Morandais et qu’on jouit de tous les privilèges de sa fonction, et qu’on concourt en même temps à perdre les âmes dont on a la charge au lieu d’assurer leur salut, ça s’appelle du parasitisme.

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