Ecrit le 18 jan 2014 à 11:14 par Durandal Léonidas dans Poing de vue
 
 

Jésus n’était pas une fiotte !

Jésus n'était pas une fiotte !Quand j’entends tous ces cathos féminisés et tous ces athées idiots qui croient connaître Jésus et qui en donnent une image doucereuse, j’ai envie de hurler. Avons-nous lu les mêmes textes ? Parlons-nous bien du même homme ? En fait, toutes ces personnes ont pris le Jésus qui les arrange et s’en sont servis pour leurs petites croyances personnelles. Si on revient aux textes, l’image qui se dégage de Jésus n’a rien à voir avec ça. Elle est très virile. Je ne me pencherai donc pas ici, sur tous les aspects pacificateurs de Jésus. Ils sont nombreux, mais cette image inconsciente, si elle est imprimée dans l’esprit de nombreuses personnes, est bien incomplète. Voici Jésus tel que notre époque ne veut surtout pas le voir, une image dont elle a pourtant tant besoin. Un Jésus masculin, pourfendeur des méchants et de leurs comportements, un violent prodigieux tel qu’on les aime quand ils servent le Bien.

Jésus le contradicteur

À chaque fois que ses contradicteurs essaient d’anticiper une parole convenue de la part Jésus, c’est tout l’inverse qui se produit. Jésus prend à contre-pied les disciples qui reprochent à cette femme de l’avoir enduit de parfum (Luc 7:36 et suite), il prend à contre-pied les pharisiens qui l’interrogent sur l’impôt (Marc 12:13 et suite), à contre-pied les Saducéens qui veulent le prendre au piège de son raisonnement sur la résurrection (Mat 12:23 à 33). Les exemples sont très nombreux. Quand on s’attend à ce qu’il frappe, il tend la joue (Mat 5:39). Quand on s’attend à ce qu’il se couche, il se lève avec vigueur. Jésus le dit lui-même (Jean 2:13-16) : les faux prophètes sont acclamés (Mat 7 15-20). Les vrais prophètes disent des phrases difficiles à entendre pour leurs contemporains et ils sont pourchassés et tués (Luc 11:47). Jésus accepte d’être pourchassé parce qu’il a décidé de s’opposer au mal et non de transiger docilement. Et si pour ce faire, il faut en mettre plein la tronche aux « hypocrites » et aux « insensés », Jésus ne recule pas.

Et l’insulte préférée de Jésus est…

8 « Hypocrites » ( Mat 6:2, 6:5, 6:16, 7:5, 15:7, Luc 6:42 12:56, 13:15)
3 « Génération mauvaise et adultère » (Mat 16:4, 12:39, 12:45)
2 « Engeance de vipères » (Mat 12:34, 23:33)
2 « Engeance incrédule et pervertie » (Mat 17:17, Marc 9:19)
2 « Satan » (Mat 16:23, Marc 8:32)
2 « Homme de peu de foi » (Mat 16:8, 14:31)
1 « Chiens porcs » (Mat 7:6)
1 « Faux prophètes » (Mat 7:15)
1 « Loups » (Mat 10:1)
1 « Fils du diable » (Jean 8:44)
1 « Gamins » (Luc 7:32)
1 « Insensé » (Luc 11:40, 12:20)
1 « Renard » (Luc 13:32)
1 « Brigands » (Luc 19:45)
1 « Sans intelligence » (Mat 15:16)
1 « Serviteur méchant » (Mat 18:32)
1 « Guides Aveugles » (Mat 23:16)
1 « « Aveugles » (Mat 23:19)
1 « Serpents » (Mat 23:33)
1 « Serviteur mauvais, paresseux » (Mat 25:26)
1 « Propre à rien » (Mat 25:30)
1 « Maudits » (Mat 25:41)

Voilà ce que j’appelle une belle diversité de langage. Si on voulait faire un travail complet, il faudrait approfondir l’Évangile de Jean dont le langage châtié, le plus éloigné de Jésus, recèle des déjà des artifices stylistiques qui nous cachent la vraie personnalité de notre héros. De même, les Évangiles de Luc et de Marc donnent moins de traits de caractère de Jésus, raison pour laquelle, on retrouve moins d’insultes dans ces deux Évangiles.

À noter qu’on pourrait actualiser les traductions pour les rendre un peu plus vivantes, de :

« Engeance de vipère » à « Langue de pute ».
« Loups » à « Rapaces »
« Génération mauvaise et adultère » à « Génération pourrie et cocufiante »
« Insensé » à « Débile profond »
« Renard » à « Filou »
« Brigands » à « Voleurs »
« Homme de peu de foi » à « Mécréant »
« Sans intelligence » à « Idiot » ou « borné »
« Engeance incrédule et pervertie » à « Fils de mécréant, fils de pute »
« Serpents » à « Pervers ».

Il est vrai que dans Mat 5:22, si quelqu’un insulte son frère, il doit être traduit devant un tribunal. Mais en fait, toutes les insultes ne sont pas l’objet d’une telle sentence. Étant donné le grand nombre d’insultes prononcé par Jésus, il faut comprendre autrement cette condamnation. En vérité, ce sont les fausses accusations qui L’excèdent. Celles qui sont prononcées injustement envers des personnes de bien, des « frères ». Telle est également la raison pour laquelle Jésus se lance dans des longues diatribes contre les pharisiens (Mat 23:1) : ceux qui commettent le mal doivent être remis à leur place, et pas toujours en douceur.

Le comportement préféré de Jésus : la colère

Le nettoyage du temple est particulièrement mémorable : celui-ci a dû véritablement marquer l’esprit des contemporains de Son époque puisqu’il est repris dans plusieurs Évangiles avec force descriptions et même comme un signe annonciateur de la venue du Messie depuis les temps anciens (Jean 2:13 et suite, Mat 21:12). Le « zèle pour sa maison » le dévore. Il renverse les tables, fait voler le fric, fouette les impies, et les chasse à coups de cordes liées. Les vendeurs de colombes ont droit à un traitement de faveur, ils sont un peu moins rudoyés (le Beau compense ici le mal).

Les profiteurs, les profanateurs au sens littéral du terme (ceux chez qui le sacré est absent), ne sont pas les seuls qui sont l’objet de son courroux. Jésus commande à la nature mais il ne dit pas des paroles du genre « Tendre Gaïa, notre terre mère, toi qui nous nourrit, notre gentille maman », non, certainement pas. Il crie, il menace, il demande de faire silence, il en impose (Mat:8, Marc 4:39, Luc 8:24), et les éléments ferment leur gueule. Et les disciples, en voyant cela, font dans leur froc.

Il faut dire que Jésus ne leur parle pas tendrement, ni à eux, ni aux autres. Rares sont les moments où Jésus est décrit comme calme, j’y reviendrai plus tard. Tant que son destin est entre ses mains, il s’écrie d’une voix forte (Jean 11:43), il enseigne avec autorité (Marc 1:12). Tant et si bien que les disciples finissent par craindre de l’interroger. Ils ont peur de paraître idiot à Ses yeux et de s’en prendre une bonne secouée (Marc 9:32). Jésus n’est pas commode. Même ses disciples ne le comprennent pas et en ont peur. Il faut dire qu’il n’expulse pas les démons et autres belzébouls en chantant du Chantal Goya. Quand il prend un type possédé entre ses mains, il le secoue vigoureusement (Marc 1:25), il crie sur l’esprit impur en le menaçant (Luc 4:35 et 41) et en lui commandant de sortir de ce corps si bien qu’il peut même en arriver à jeter un enfant à terre (Marc 9:20 à 25). Dans ces moments là, Jésus est régulièrement décrit comme étant dans une grande colère (Marc 1:41-43, Marc 3:5). Mais sa colère ne se dirige pas uniquement contre le démon, ou contre les éléments naturels, ou contre les pharisiens, mais contre tous les pécheurs (Mat 18:7), contre ses disciples (Mat 26:40) et dans de nombreuses paraboles où le « maître » se met en colère (Mat 22:7, Mat 22:13 Luc 14:21), contre ceux qui ne respectent pas ses préceptes. Jésus est si actif que le monde le croit même possédé (Marc 3:30)

Oui Jésus enseigne avec autorité (Marc 1:12) et cela implique un comportement autoritaire, n’en déplaise à notre France féminisée de 2014. Il veut faire respecter la Loi (Mat 5:17) et apprend à ses disciples à s’affirmer (« Que votre oui soit un oui, et votre non, un non », Mat 5:37), car les catholiques sont et doivent être le « sel de la terre » (Mat 5:13) et quand le sel ne sale plus, on le jette à la rue et on le piétine. Voilà d’ailleurs ce qui nous est arrivé l’année dernière dans notre lutte contre le mariage sodomite et lesbien. Nous avons été jetés à la rue après des années de compromission et croyant resaler le monde, nous avons été méprisés à cause de la faiblesse de nos convictions.

Il est vrai que ce comportement viril de Jésus ne l’empêche pas d’admirer les pécheurs repentis, les comportements humbles (Mat 15:28). Cependant, il ne faut pas oublier que le pardon de sa part intervient souvent après un coup de canon individuel (une sorte d’épreuve) même si c’est en contradiction avec son auditoire social et culpabilisateur (à mon avis, les mêmes pharisiens qui aujourd’hui nous traitent d’homophobes ou d’antisémites).

Promesses de punition, de mort par égorgement et d’enfer, excusez du peu

Jésus ne promet pas la vie éternelle pour tous, certainement pas. En enfer, nous serons privés de voir le visage de Dieu certes, mais pas seulement. Les âmes qui n’auront pas suivi l’Esprit Saint, Jésus ou Dieu seront brûlées (Jean 15:6), jetées dehors dans les ténèbres (Mat 25:30). En tant que catholiques, nous ne devons pas craindre ceux qui tuent le corps mais Celui qui a le pouvoir de jeter les âmes dans un feu éternel (Luc 12:5, Mat 25:41, Mat 29:33, Marc 9:47) et de condamner à une peine éternelle (Mat 25:46). Ce thème de la mort après la mort est repris souvent dans des paraboles. Le Maître de la vigne fait périr ceux qui ont tué son fils (Mat 21:41, Marc 12:9) quand Il n’ordonne pas que les opposants à la vraie foi soient égorgés à la fin des temps (Luc 19:27). Le croyant qui pratique le mal est irrémédiablement livré à une juste condamnation (Mat 18:34). Jésus est certainement amour, mais il est encore plus certainement justice. Il annonce une justice rétributive mais qui ne va pas dans le sens d’un amoindrissement de la peine, une justice plus que distributive où le pécheur sera payé au centuple pour son hypocrisie. On enlèvera à celui qui avait peu et on donnera à celui qui avait beaucoup (Marc 4:25). Les promesses de pleurs et de grincements de dents pour eux, sont nombreuses (Mat 8:12, 13:42, 22:13, 25:30, Luc 13:28). Les effets d’une condamnation par l’Église sont sans appel (Mat 21:44). Le traître sera assommé par le malheur (Mat 26:24), tout comme les pharisiens et les scribes hypocrites, avis aux amateurs. Le riche qui a ignoré le pauvre n’échappe pas à la sentence (Luc 16:23) et ce ne sont pas seulement des individus qui sont condamnés mais des villes entières qui peuvent l’être (Luc 10:12 à 15, Mat 11:20 à 24).

Certes les béatitudes, nous rappellent que nous sommes appelés au bonheur, chacun selon la grâce que nous avons reçue. Mais il y a un pendant aux béatitudes : le malheur de ceux qui auront triché avec Dieu (Luc 6:24 à 26, Luc 42:42). « Malheur ô vous qui vous écartez du chemin de la grâce », semble nous dire le texte.

Jésus en diviseur et non en pacificateur, en chef de guerre.

Tout d’abord, au lieu de tolérer mollement de voir se faire le mal autour de soi, Jésus considère qu’il vaut mieux aller voir son frère et lui demander d’arrêter de pécher (Mat 18:15). Dans nos communautés perdues et morcelées modernes, il nous semble incroyable de pouvoir en rajouter une couche et de nous permettre ne serait-ce que la pensée de ce genre d’intervention. On imagine aisément l’orgueil froissé du pratiquant moderne à l’écoute d’une telle parole. On imagine aussi aisément la lâcheté du croyant qui devrait aller voir son frère pour lui dire qu’il agit mal. Et pourtant. Comme le dit Jésus, Il n’est pas venu pour apporter la paix, mais le glaive (Mat 10:34), pour séparer les familles (Luc 12:51) et réprimander ceux qui pèchent (Luc 17:03). Pour mettre le bazar en résumé. Enfin plutôt pour faire unité autour de Lui contre ceux qui s’opposent à Lui, car celui qui n’est pas avec Lui est contre Lui (Mat 11:30 à 34). D’un côté malheur aux riches, aux repus (Luc 6:24 à 26), aux pharisiens de toutes sortes (Luc 42:42). De l’autre bienvenue à ceux qui demandent le pardon d’un cœur humble. Et pour bien faire comprendre son point de vue, Il n’exclut pas l’utilisation de métaphores guerrières : « Lorsqu’un homme est fort et bien armé, son palais est en sûreté » (Luc 11:21). On est loin du petit trou du cul soumis à la société, faible et imbu de lui-même tout à la fois, qu’on rencontre trop souvent dans nos célébrations mais plus encore dans les rues de nos villes.

Des phrases d’amour mal interprétées

Certes, Jésus nous demande de nous aimer les uns les autres, de faire aux autres ce qu’on voudrait qu’ils nous fassent et même d’aimer nos ennemis (Luc 6:35, Mat 5:44). Cela ne veut pas dire que nous devions nous armer de lâcheté. Aider les autres demande justement un effort, une prise de risque, et très souvent, un rejet. Aider les autres, ça peut être leur mettre une grosse tarte dans la tronche si c’est de cela dont ils ont besoin. C’est dire de mauvaises paroles si c’est cela dont ils ont besoin. Aider un autre, c’est parfois tuer quelqu’un pour protéger un tiers, oui, tuer s’il s’agit de protéger. Jésus nous dit : « Celui qui vit par le glaive périra par le glaive. » Mais il ne nous dit pas que nous ne devons pas utiliser le glaive ! (Mat 26:52) Nous mourrons de toute évidence, et le glaive est une façon comme une autre de mourir. Cette façon de mourir peut être noble s’il s’agit de protéger les siens par exemple, de se défendre en général. Plus encore, quand Jésus dit qu’il est venu apporter le glaive (Mat 10:34), ce n’est peut-être pas pour des prunes. Certes c’est une métaphore. Mais là encore, une métaphore guerrière. Or d’amour niais, j’en vois beaucoup, mais d’esprit guerrier dans nos communautés modernes, il me semble absent.

Jésus remet les femmes à leur place

Jésus ne s’en laisse pas compter. Quand une bonne femme se comporte bien, agit de manière humble et sait quelle est sa place, il la gratifie, il l’admire « Ô femme, grande est ta foi ! » (Mat 15:28). Cette fois là, Jésus croit pourtant qu’il a encore à faire à une de ces chialeuses provocatrices, qui ne songe qu’à sa tronche en venant demander que sa fille soit sauvée. Il la rabroue : « Il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » La femme, loin de s’en aller pleine de honte et d’orgueil, admet qu’elle a besoin de Jésus et qu’elle n’est pas grand chose. C’est à ce moment là que Jésus reconnaît sa grandeur. Le test est réussi. Il n’a pas à faire à une de ces mères incestueuses qui cherche à ce que le monde entier tourne autour d’elle. En montrant toute son humilité dans cette situation, en fait, elle s’est sauvée elle-même. Jésus sauvera donc sa fille. Ce passage est à rapprocher de cet autre récit où une femme qui a des pertes de sang touche le vêtement de Jésus en croyant qu’elle va être sauvée. Constatant qu’elle assume sa foi en Jésus, Il la sauve (Luc 8:48).

Jésus tient les femmes dans sa pogne. Il sait distinguer le bien et le mal chez elles. Imaginez cette autre scène. Une salope, une catin de la dernière espèce vient vers Jésus avec du parfum. Les apôtres et l’hôte ont envie de lui botter les fesses. Mais Jésus lui laisse une chance. Elle chiale à ses pieds. Quel est le péché qu’elle a commis ? Un avortement ? Un adultère ? Ca ne fait rien pour Jésus. Alors elle brise le flacon de parfum, à jamais perdu, son ancienne vie, sa peau de petite sainte en albâtre. Puis elle s’enduit les cheveux de l’élixir et masse les pieds de Jésus (Luc 7:36). Son odeur et la sienne se mélangent à jamais. Mais le traître ne voit pas cela, lui. À l’époque, ce genre de parfum vaut plusieurs milliers d’euros. Judas regrette l’argent perdu, qui dit-il, pourrait servir aux pauvres. Il voit avec le porte-monnaie au lieu de voir avec son coeur. Un de nos petits caniche moderne guidé par ses pulsions sexuelles, un autre de ces traîtres en puissance, y percevrait lui quelque charge érotique. Si la scène ne manque pas de sensualité, il ne faut pas louper l’essentiel : justement l’absence de référence à la sexualité dans ce texte, la distance de ce point de vue là que met Jésus entre elle et Lui, et pourtant l’amour de cette femme pour le fils de Dieu, et l’amour de Jésus pour cette femme qu’Il laisse faire. C’est un geste pur au milieu d’être impurs. Jésus, en tolérant toute la bassesse de cette femme lui permet de guérir. Il ne fait pas comme nos petits couillons d’hommes modernes qui voient dans toutes les femmes des saintes, et qui les enferment à jamais dans un rôle inhumain. Non, Jésus admet l’impureté de cette femme, avec ses règles, son sang impur, ses pouvoirs de sorcières, et il n’en a pas peur. Il l’aime telle qu’elle est, avec ses péchés, avec sa dégueulasserie intérieure, sa laideur de salope, ignorant sa beauté de femme fatale, pour se concentrer sur l’essentiel : sa petite flamme intérieure qui fait d’elle une pécheresse pardonnée, une femme complète en humanité.

Mais Jésus ne fait pas que pardonner les femmes, il sait aussi être compréhensif envers elles ou bien carrément leur faire comprendre quand elles sont à côté de la plaque. Quand Marie, sa mère, veut qu’Il fasse un miracle durant les noces de Cana (Jean 2:1 à 23), Il lui dit que son heure n’est pas venue, mais compréhensif, daigne tout de même l’exhausser. Il changera l’eau en vin. Là, il se montre compréhensif. Par contre, quand Il monte sa croix en haut de la colline parce qu’Il a été condamné à mort, et qu’Il se retrouve en face de ces espèces de chialeuses hypocrites chargées de signifier au monde que le mort va être regretté, là, Jésus adopte un tout autre discours. Le mort va ressuscité et Il n’en a que faire des chialeries. Il leur dit donc de se mêler de leurs oignons, et de pleurer sur elles-mêmes, parce qu’objectivement, c’est bien elles qui en ont le plus besoin (Luc 23:26 et suite).

Enfin la scène entre Marthe et Marie ses cousines, n’est pas non plus dénuée d’intérêt (Luc 10:38-42). Marthe fait comme toutes les femmes de ce monde. Elle a une passion pour le ménage et elle ne voudrait pas qu’il en soit dit. Elle se réfugie derrière ses obligations pour faire la maîtresse de maison. Marie, elle, écoute Jésus. Et bien entendu, quand elle voit que Marie ne l’envie même pas, qu’elle écoute son Homme, Marthe tente un coup de billard à trois bandes. Elle ne dit pas à Marie : « Espèce de fainéante, vas-tu faire mes quatre volontés au lieu d’écouter un homme parler ». Non, elle s’adresse à Jésus pour obliger sa sœur. Elle croit ainsi pouvoir manipuler Jésus. Mais Jésus n’est pas un caniche moderne marié en l’année de grâce 2014 et il répond quelque chose du genre : « Eh oh Marthe, rappelle-toi où est l’essentiel. Ton travail est important, mais l’essentiel, ce ne sont pas tes casseroles, ou ton petit pouvoir de femme, de mère. L’essentiel c’est la soumission à la parole de Dieu. Prends ça dans ta tronche et continue à boulonner au lieu de faire la mégère. Fais réellement don de ton travail à la communauté. » Jésus n’est pas tombé dans le panneau. Il a refusé que Marthe se serve de Lui ou de la tradition pour pouvoir échapper à ses responsabilités d’être humain. Il ne se fixe pas sur les paroles et les statuts, il voit avec le cœur.

Un Jésus silencieux n’est pas un Jésus féminisé

À la fin, Jésus parle moins devant ses juges, il admet, hoche de la tête, répète les accusations, presque machinalement (Marc 14:60 par exemple) Le silence de Jésus face à ses juges n’est pas un manque de courage bien au contraire. On imagine aisément une femme se rouler aux pieds de Pilate d’Hérode et compagnie pour demander grâce en pleurant. On imagine bien un homme féminisé essayer de se justifier : « Oui, mais j’ai dis que je reconstruirai le temple en trois jour, mais vous n’avez pas compris exactement ce que je voulais dire… ». Non, là encore, Jésus agit de manière virile : « Vous voulez me condamner, c’est votre pouvoir, vous en avez les moyens même si vous avez également les moyens de savoir qui Je suis réellement et quelles ont été Mes paroles exactes. Vous avez le choix. Dieu vous a fait libres. Je ne peux plus rien pour vous car « même si les morts se relevaient de leur tombe, ce n’est pas pour autant que vous vous mettriez à les croire » ». Jésus va donc rester debout jusqu’au bout, comme un homme. Quand le poids de la souffrance sera trop grand, Il tombera trois fois et se relèvera trois fois, comme un homme. Il chialera en s’adressant à son Père avant de mourir, comme un homme qui a peur mais qui va jusqu’au bout de Ses responsabilités. Il aura assumé jusqu’à la mort son essence divine malgré une part d’humanité forcément défaillante et qui, pourtant, devait le glorifier dans sa faiblesse. Jésus n’était pas insensible au monde et c’est là le grand mystère. Il a traversé toutes ces épreuves qui son notre lot d’être humain avec un cœur fait de chair. Il a connu les mêmes doutes que nous connaissons. C’est pour cela qu’Il parle à notre cœur si nous voulons bien le lui ouvrir, et qu’on peut dire qu’Il a racheté nos péchés, Lui, qui était pourtant 100% innocent à l’image d’un petit agneau juste né. Pire, Il a traversé toutes ces épreuves qui sont notre lot en sachant qu’Il aurait pu s’échapper, qu’il n’était pas du rôle d’un Dieu de subir cela, souffrant d’autant plus dans sa faiblesse qu’Il était le plus grand. Il n’y a jamais eu de sacrifice plus total que celui de Jésus, et il n’y en aura jamais.

Conclusion

Comment en sommes-nous arrivés collectivement à oublier la virilité de Jésus ? Comment avons-nous pu le désexuer à ce point dans nos églises, dans nos discours, dans nos catéchèses et en faire une petite femme ? Le mal vient de là dans notre France malade qui est à la pointe du « modernisme » mondial.

Jésus est tout aussi bien le Prince de la paix que le Prince de la guerre. Ces deux positions ne sont pas du tout contradictoires car qui veut la paix prépare la guerre. Ce dicton bien connu, faisant partie de la sagesse populaire, explique bien qu’il faut savoir opposer au mal une résistance si nous désirons qu’il n’emporte pas tout. Cela n’exclut pas le pardon. Mais sans opposition virile de notre part, comment pourrait-il y avoir pardon ? Pour qu’un pécheur puisse se repentir et gagner la paix, il faut que les limites aient été clairement tracées. Ce sont ces limites qui se sont effacées dernièrement dans notre monde devenu fou. Comme il l’a été de tout temps, le pécheur se condamne à une mort éternelle en vivant dans le péché. En cela, rien n’a changé : on le constate trop dans nos familles, dans la société,dans nos hôpitaux. Mais aujourd’hui, ce n’est pas seulement ce monde qui s’effondre, mais aussi notre Église qui est emportée avec. Ce mouvement de féminisation, nous l’avons laissé se développer, nous avons laissé un homme imparfait légiférer sur ce point et rendre tout retour en arrière quasi-impossible, un homme certainement totalement inféodé symboliquement à sa mère. Comme si un homme ne pouvait pas commettre une erreur, flatter ce mouvement si puissant contenu dans l’humanité qui est le culte de la mère, le confondre avec la Vérité, et en faire une loi de Dieu mal comprise. Notre Église occidentale s’affaisse et le reste de notre Église suivra si nous ne retrouvons pas le Jésus viril du commencement et si nous ne comprenons pas ce point essentiel qui a fondé notre histoire : dès le début, le pouvoir des femmes a été fort et a dû être contenu dans l’Église. Il ne l’est plus. Contre toute apparence, nous avons perdu ce juste équilibre entre hommes et femmes. Après un long travail de sape qui a duré plusieurs décennies, la féminisation totalitaire s’impose par la régression que constitue le culte à la déesse mère. D’ailleurs il ne sert à rien d’avoir des ministres du culte hommes si c’est pour les voir se comporter en femmes ou de manière immature. Ce faisant, ils ne font plus la volonté de Dieu mais de leurs mères. Et nos femmes peuvent alors user complètement de leur pouvoir totalitaire dans l’Église tandis que l’homosexualité et la pédophilie se développent chez les enfants de ces femmes qui veulent accéder à la prêtrise. Perverties, ces personnes qui auraient peut-être eu une vocation prêtre, n’ont jamais été éduquées en hommes pour le devenir. Ces mêmes femmes hystériques qui, après avoir fait couler le bateau de l’Église en en prenant sournoisement la barre, et nous en la leur laissant, abandonnent l’embarcation désormais qu’elle semble vide et peut-être vaut-il mieux. Des hommes sauront-ils prendre de nouveau leurs responsabilités en retrouvant l’image virile de Jésus, se l’approprier, compenser le pouvoir des femmes, et redevenir ces chevaliers de la Foi qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être ? Telle est une des questions à laquelle notre Église devra répondre dans les prochaines décennies.

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Durandal Léonidas