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Ecrit le 23 fév 2014 à 10:10 par Eric Martin dans Article
 
 

Au diable les fictions et les loisirs, évadons-nous dans la (passionnante) réalité !

Au diable les fictions et les loisirs, évadons-nous dans la (passionnante) réalité !Ces histoires sont de plus en plus courantes, ainsi que l’a montré le magazine « 66 Minutes » dimanche 16 février dernier sur M6. Celle de Norman, ce jeune chroniqueur humoristique, dont les vidéos vues des millions de fois chaque mois sur YouTube lui permettraient de gagner la bagatelle de 8 000 euros par mois. Celle d’Anne-Laure, fondatrice d’Adenorah, un blog de mode très en vue. Ou encore celle de Margaux, qui anime avec le site de critiques culinaires Amasauce. Il est venu le temps de faire le job de ses rêves, et de ne plus seulement en rêver, comme nos parents et grands-parents.

Méritocratie. En effet, comme l’explique Norman, se lancer sur Internet nécessite « juste » une bonne dose de talent et une idée nouvelle, un concept novateur. Les relations sociales ou les moyens financiers importent peu. L’internaute juge et, s’il aime, il partage sur les réseaux sociaux et initie le cercle vertueux. Les intermédiaires qui pouvaient censurer (TV, radios, majors, etc.) ont été ou sont en passe d’être remplacés par des intermédiaires passifs (sauf peut-être sur le plan des idées). C’est ainsi que Soral et Dieudonné ont pu démultiplier leur audience grâce à YouTube, intermédiaire encore passif sur le plan idéologique malgré les pressions du Gouvernement français, bien que le caractère « touchy » de leur propos ne soit plus à démontrer.

Au pire, l’entrepreneur du web qui se plante ne perd rien, à part son temps et dans certains cas quelques dizaines d’euros (hébergement, caméra, etc. qui peuvent être recyclés dans un nouveau projet). De quoi réconcilier les Français avec l’entreprise et, peut-être, démultiplier le nombre de micro-entreprises, vous savez, celles qui investissent, embauchent ou au moins travaillent avec des fournisseurs locaux. Un monde de petites entreprises, de marchés ultra-atomisés, où tout le monde ou presque serait entrepreneurs, flexibles, libres et responsables, où la démagogie socialiste ne prendrait plus… Le rêve, sauf pour l’oligarchie qui nous veut dépendants/assistés, déracinés et aliénés !

Nous touchons alors un point important : la réalité a rattrapé la fiction ou la simulation. Dans le passé, vous rêviez de monter votre boîte et jouiez des nuits entières à Business Tycoon II sur votre PC ? Vous étiez accro à Sim City 3000 et aux Sims ? Vous louiez le niveau de réalisme de ces simulations ? Ne perdez plus de temps dessus, créez votre entreprise, présentez-vous aux élections (des tas de petites communes manquent de candidat, de grandes de candidats sérieux ET audacieux) et mariez-vous pour fonder une famille ! Dans un monde où, grâce aux évolutions technologiques, tout (re)devient possible, y compris le réenracinement, de nouvelles questions se posent : les loisirs individuels, désormais moins passionnants que la réalité, ne vont-ils voir leur place réduite, notamment auprès d’une population qui réfléchit, remet en cause, exerce son sens critique, au grand dam de l’oligarchie, trop heureuse de nous occuper avec ? Continuer à « jouer » à haute dose ne sera-t-il pas bientôt le signe d’un manque d’audace dans la vie ? Monter sa boîte sera-t-il un jour autant synonyme d’immaturité que de maturité ? Etc.

Arrêter de perdre son temps. Pour ma part, je n’arrive plus à lire de romans : les temps que nous vivons, les combats métapolitiques, eschatologiques que nous menons chacun à notre niveau me semblent bien plus passionnants que n’importe quelle fiction, Comédie humaine incluse. Pour la même raison, mais sans doute aussi à cause de la médiocrité de l’offre, je ne vais plus au cinéma. Je n’arrive plus à jouer au Monopoly, préférant de loi monter une entreprise et « jouer » avec de vrais billets. Bon, l’avantage du Monopoly par rapport à la France de 2013, c’est que vous ne payez pas d’impôts.

Si vous réfléchissez bien, l’entreprise est partout : professionnelle, familiale, spirituelle. Elle est à mon avis essentielle à l’accomplissement de l’homme avec un grand « h ». Profitons du fait qu’elle n’a jamais été aussi simple grâce à Internet, pas encore trop parasité par l’État et par l’oligarchie mondialiste et lançons-nous, chacun dans nos domaines de prédilection ! Évadons-nous de cette matrice dépressive que tient l’oligarchie, évadons-nous dans la réalité ! Droguons-nous à la réalité, devenons-y accro, l’allergie à toute les idéologies suivra bientôt. Et pour bien commencer, éteignez la tablette sur laquelle vous lisez cette tribune, ne la reprenez que pour avancer dans la vie (trouver son conjoint pour la vie sur un site de rencontre, créer une boîte, etc.) et allez vous promener avec vos proches ou prier le Bon Dieu de vous aider à trouver votre voie. Bon dimanche !

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Eric Martin

 
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