Briser le tabou de l’homosexualité
Dans son dernier ouvrage, L’homosexualité en vérité, briser enfin le tabou, Philippe Ariño répond sous forme de questions-réponses à un des enjeux sociétaux actuels qui soulèvent le plus de passions : la question de l’homosexualité, et a fortiori celle du mariage et de l’adoption par des personnes de même sexe. Une analyse brillante et concise qui explore en profondeur les racines de ces revendications, en se recentrant sur la réalité de l’homosexualité. Analyse.
La grande originalité de ce micro-essai accessible à tous est la déconcertante simplicité de la vérité qui se cache derrière ces questions, mais qui est cependant gravement méconnue voire camouflée par les media et les esprits, bien plus animés par leur passions et les idéologies que par une recherche de bon sens. Le problème est ici traité avec douceur et fermeté, et sa complexité n’est pas altérée par des raccourcis idéologiques. Le chemin emprunté est clairement celui du Réel, et se caractérise par l’acceptation de la réalité comme elle est, sans utopie, couplée à une recherche de plénitude et de don de soi. Ce Réel dont on parle n’est pas à confondre avec le fait, la possibilité concrète ou la situation : on pourrait le définir comme une dynamique réparatrice du désordre inéluctable des choses (appelé entropie en sciences). C’est une dynamique humanisante, qui tend vers la plénitude de l’être.
Cette succession de réponses clefs est articulée en trois grands chapitres. Le premier concerne la nature de l’homosexualité et son sens, le second apporte une aide sur la façon de réagir face à ce problème, et le troisième creuse plus profondément le second en l’ancrant dans le Christ et l’enseignement de l’Église.
Très vite, l’auteur met les choses au clair, rappelant que « la seule chose qui existe dans l’homosexualité, c’est le désir homosexuel. Il est une donnée physiologique indéniable, qui s’impose à l’individu qui la ressent sans qu’il l’ait a priori choisie. » En effet, « ‘l’espèce homosexuelle’, elle, n’existe pas. Le monde ne se divise pas, comme on essaie de nous le faire croire aujourd’hui,entre ‘les homos’ d’un côté et ‘les hétéros’ de l’autre; il ne se partage qu’entre hommes et femmes (la seule division fondatrice de la vie humaine, c’est la différence des sexes). On n’est jamais pleinement homosexuel. On ne se réduit pas à son orientation sexuelle du moment, même durable: la sexualité est un chemin évolutif et complexe (…). » Le couple homosexuel n’est donc pas la donnée sur laquelle il faut se pencher, car elle est beaucoup trop réductrice : voilà pourquoi le débat doit être recentré sur le désir homosexuel.
Après avoir défini de façon claire et précise ce qu’est le désir homosexuel, Philippe Ariño analyse ses caractéristiques, qu’il divise en sept catégories :
1) Désir homosexuel en tant que désir de viol, voire signe d’un viol réel : le désir du viol étant lié à une sexualité blessée, à un effondrement identitaire peut conduire à une certaine recherche de violence. La haine de soi-même (de son propre sexe biologique), ou du moins la non-acceptation de soi-même caractéristique de l’homosexualité est d’ailleurs homophobe, par stricte définition.
2) Désir homosexuel en tant que signe d’éloignement du Réel : la différence entre la simple réalité des couples homosexuels et ce que Philippe Ariño appelle « le réel humanisant » est démontrée. Ce « réel humanisant », c’est cette dynamique du respect des différences qui structurent la vie (différence des espaces, des sexes, des générations, et entre l’humain et le divin).
3) Désir homosexuel en tant que peur d’être unique : l’étude de nombreuses œuvres liées à l’homosexualité (par leur auteurs, leurs publics…) effectuée (pas dans L’homosexualité en vérité, briser enfin le tabou) par Philippe Ariño montre que, bien souvent, « le désir homosexuel est un désir fusionnel de division » (l’exemple de frères jumeaux illustre cela, car ils forment une paire divisée mais fusionnelle), impliquant une existence par le couple, et non par l’individu en tant que tel : la nuance est de taille !
4) Désir homosexuel en tant que désir d’être objet : cette configuration du « devenir objet » est très présente dans la fantasmagorie et dans les discours des personnes homosexuelles.
5) Désir homosexuel en tant que désir de se prendre pour Dieu : l’éloignement du Réel et le refus de s’accepter finit par l’affirmation de soi comme Tout-Autre, comme Dieu.
6) Désir homosexuel en tant que fusion, exact jumeau (en bassesse et en violence) du désir hétérosexuel, mais différent du désir femme-homme aimant et du désir entre célibataire consacré et Dieu. Ce passage est sûrement l’un des plus importants du livre. Philippe Ariño démonte complètement la notion commune d’hétérosexualité, en la replaçant dans sa réalité historique. On y découvre que le sens originel d’ « hétérosexuel » était équivalent à celui de « bisexuel » aujourd’hui, le glissement de sens s’étant subtilement opéré depuis la fin du XIXe siècle. Il cite Jonathan Katz, auteur d’un essai sur la question : « On attribuait à ces hétérosexuels une disposition mentale appelée ‘hermaphrodisme psychique’. Les hétérosexuels éprouvaient une prétendue attirance érotique masculine pour les femmes et féminine pour les hommes. Ils ressentaient périodiquement du désir pour les deux sexes. » En définitive, homosexualité et hétérosexualité sont tous deux une absence de désir exclusif envers le sexe opposé. Face à ces deux écueils idéologiques jumeaux mais que la dialectique contemporaine érige en oppositions constitutives de la sexualité, Philippe Ariño propose la notion de couple « homme-femme aimant », et de ce fait donne une direction entièrement nouvelle au débat actuel, une direction loin des oppositions idéologiques.
7) Désir homosexuel en tant qu’haine de soi, désir idolâtre (pour et contre lui-même) intrinsèquement homophobe : Philippe Ariño démystifie ce qu’est en réalité l’homophobie, « en réalité une haine de soi (‘homo’ en grec, signifie ‘même’; et ‘phobie’ renvoie à la ‘peur’ ou à la ‘haine’) applicable aussi bien aux personnes qui refoulent leur désir homosexuel (…) qu’aux personnes homosexuelles dites ‘assumées’, qui pensent naïvement qu’une fois qu’elles ont fait leur coming out et sont bien accueillies par leurs proches, sont totalement à l’abri de la haine de soi et de la haine à l’égard de leurs semblables d’orientation sexuelle. » Plus loin, il écrit : « l’homophobie est l’autre nom du désir homosexuel, car le désir homosexuel est intrinsèquement homophobe ; il dit une haine de soi qui s’est mutée en ‘orgueil’, en ‘identité’ et en ‘amour’, pour se cacher à elle-même son ‘horreur’. » À cette homophobie oubliée s’en ajoute une autre : celle de « la société qui se dit ‘non-homosexuelle et gay friendly‘ (…) Cette société qui rêverait d’imposer mollement à l’Humanité sa vision désincarnée, hédoniste, relativiste et désenchantée de l’Amour (…), qui nous oblige tacitement à deux choses : être bisexuels en actes (…) et ‘amoureux’ dans les discours. (…) Cela s’appelle tout bonnement l’homophobie de la bisexualité asexualisante. » Il en profite pour dénoncer l’homophobie de l’idéologie du Genre et du Queer, « car elle tente de faire barrage à la reconnaissance du désir homosexuel. » Il conclut par un appel : « Il est urgent qu’on ouvre les yeux d’une part sur la haine de soi que traduit le désir homosexuel, et d’autre part sur le fait que cette haine de soi dit les violences que s’infligent entre eux les femmes et les hommes, et que les êtres humains imposent à Dieu, toutes ces divisions qui ont fait qu’après, les personnes homosexuelles ne se sont pas acceptées et aimées elles-mêmes. »
Nous rappelons que cette analyse du désir homosexuel n’est pas celle de l’être homosexuel. L’être n’est pas maître de ce désir, aussi il est normal, si l’on est une personne homosexuelle, de ne pas forcément retrouver sa personnalité dans ces sept points. Ils concernent le désir homosexuel, mais ne s’expriment certainement pas aussi clairement dans la personnalité quotidienne.
La deuxième partie se concentre sur la question : « que faire ? ». Un des points intéressant est la comparaison entre la relation homosexuelle et la relation femme-homme, dont il se dégage quatre caractéristiques : les couples homosexuels sont moins solides, moins ancrés dans le Réel (la différence des sexes), moins ouverts à la vie car structurellement non-procréatifs, et… moins enthousiastes, signe d’un manque de plénitude dans leur relation.
Sur la question du mariage entre personnes de même sexe, Philippe Ariño considère qu’il n’est par définition pas réel puisque sans filiation biologique possible, rappelant donc que tout cela relève du fantasme. On ne peut être contre un fantasme, mais on peut être contre le projet de loi (c’est le cas de Philippe Ariño) qui l’érige en pseudo-réalité humanisante, réalisant alors une grave tromperie envers l’ensemble des citoyens.
Ceux qui légifèrent s’apprêtent à inscrire un droit dont ils ignorent les causes profondes et les conséquences qu’il apportera, uniquement parce qu’ils ne connaissent pas ce qu’est vraiment le désir homosexuel. Philippe Ariño donne aussi aux opposants à ce projet de loi le conseil de se concentrer sur des arguments centrés sur la réalité du désir et des actes homosexuel, au lieu de s’engouffrer dans les conséquences sociales et amoureuses de ceux-ci. Il faut commencer par parler « des limites du couple homosexuel, du caractère non-procréatif de la conjugalité homosexuelle, de la réalité et de la nature violente du désir homosexuel. »
Selon Philippe Ariño, si la loi passe en 2013, elle ne produira qu’une « révolution d’opérette », « une mascarade supplémentaire dans la course effrénée aux droits et à l’ ‘Égalité’ qu’on impose démagogiquement aux personnes homosexuelles pour mieux les enfermer dans le silence et qu’elles ne puissent plus se plaindre la bouche pleine. Dans les faits et en désir, une loi pareille ne modifiera en rien leur réalité, leur quotidien (…); et l’autorisation à ‘se marier’ n’apportera pas plus d’amour dans les couples homosexuels qu’avant. »
La dernière partie est en continuité avec la seconde, apportant la lumière de la Foi en Dieu, et par l’exemple du Christ, qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6), Philippe Ariño propose une voie de sainteté aux personnes ressentant le désir homosexuel, en cohérence avec le caractère christique du recentrage sur le Réel, en dehors des rails des idéologies, par définition liberticides. L’empirisme métaphysique qu’offre le mystère de l’Incarnation est en effet le meilleur exemple de voie à suivre, et ce en toute chose : c’est l’unique « réelologie », face à la multiplicité des oppositions dialectiques, le marxisme en tête, dont on a pu et on peut encore voir les résultats désastreux aujourd’hui.
Un excellent petit ouvrage pour être au clair avec la question de l’homosexualité, à lire d’urgence!
Mots-clefs :"mariage" homosexuel, adoption, Athanase Ducayla, fantasme, homophobie, Homosexualité, homosexuels, Jonathan Katz, mariage, Philippe Ariño, revendications homosexuelles, sexualité













































Editeur : France catholique
Non merci
Cher Jeff,
qu’est-ce qui vous choque dans le fait que l’éditeur soit rattaché à France Catholique ? Revenez dans le réel et parcourez la France, que voyez-vous ? Des clochers… Oui la France fut, est et sera toujours une terre de culture catholique. Quel est le problème ? Ne tombez pas dans l’idéologie qui déracine, jugez l’arbre á ses fruits plutôt que de critiquer son enracinement, vous verrez alors combien il vaut mieux être enraciné pour atteindre le ciel. Un arbre qui n’a pas de racines meurt, ne donne pas de fruit et n’atteint jamais le ciel, cela s’appelle le post-modernisme…
Athanase
Cher Alex,
je ne pense pas que le but de Philippe Ariño soit de devenir millionnaire grâce à ce livre (en tout cas certainement pas grâce à votre égoïsme), mais de diffuser la vérité.
Mon « résumé » scolaire comme vous dîtes de façon si idéologique, en indique long sur le fait que vous n’avez toujours pas compris que la vérité transcende ceux qui la proclame, au point qu’ils se retrouvent sur une même convergence: voilà ce qui pour vous est « scolaire ». L’imbécilité ne tue pas, heureusement.
Athanase
Bref : tout ceci ne constitue pas un nid douillet où déposer un enfant.
Jeff,
Chercher le prétexte de l’éditeur pour refuser le sujet, c’est pas très intellectuellement sérieux, non?
Merci Athanase. Tout simplement. C’est bon d’avoir été compris.
Philippe Ariño
Monsieur Arino,
Etant moi-même homosexuel et catholique (en tout cas j’essaie, et je ne suis pas encore complètement « out », d’où l’anonymat de mon commentaire que je vous prie d’excuser), je suis de très près ce que vous dites à ce sujet. Votre approche est intéressante. Je n’ai pas lu vos livres, mais je suis allé sur votre blog à plusieurs reprises.
Si le résumé ci-dessus est comme vous le dites fidèle au contenu de votre livre, permettez-moi de vous faire part d’un certain effroi. D’abord, mais ça je suis sûr que vous en êtes conscient, vous êtes en train de servir de caution à des gens qui défendent des idées relatives à l’homosexualité qui sont extrêmement dégradantes, pleines de préjugés et tout simplement haineuses, pour ne pas dire stupides. Vous faites tout pour que cela continue, vous abritant derrière votre propre homosexualité. Mais cette dernière ne vous donne à mon avis pas le droit de dire n’importe quoi. Imaginez un seul instant qu’un ado de 16-17 ans, en plein questionnement sur son orientation sexuelle et un peu affolé par ce qu’il craint de réaliser, tombe sur votre livre. Vous rendez-vous compte de l’effet que cela risque de provoquer?
Encore diriez-vous la vérité, on pourrait le comprendre. Mais j’avoue que là je ne comprends pas du tout ce qui vous a pris, ni ce que vous cherchez. A être pleinement accepté parmi la communauté des catholiques conservateurs (dans laquelle j’ai grandi et que je ne renie pas du tout)? Faut-il donc que vous donniez une aussi terrible interprétation de vos « penchants » pour cela?
Je ne sais pas quelles sont vos qualifications pour porter de telles analyses psychanalitiques de l’homosexualité. J’ai vu que vous étiez professeur d’espagnol… Mais à la limite peu importe. Permettez-moi toutefois de vous dire que je n’ai aucune haine de moi, pas plus d’orgueil qu’un autre, que je n’ai aucune envie d’être violé, ni de fusionner avec qui que ce soit au risque de perdre mon identité, que je ne suis pas attiré par des alter egos, et que je n’ai ni l’envie de devenir un objet, ni de faire de la personne aimée un objet.
Je précise que jusqu’à aujourd’hui je suis ce qu’il est convenu d’appeler continent. Je précise aussi que je suis opposé au mariage et à l’adoption par des couples de même sexe, mais certainement pas pour les raisons que vous écrivez. Etes-vous sûr de ne pas vous haïr vous-même pour écrire de telles choses? Si tel est le cas, plutôt que de haïr ce qui vous définit et qui ne fait de mal à personne, pourquoi ne pas chercher à le comprendre sans tomber dans de telles caricatures de psychanalyse grossières?
Je serai désormais très prudent avant d’accorder du crédit à ce que j’entendrai de vous, désormais. Et je regrette que vous vous soyez vautré (n’y voyez aucune insulte) dans un tel discours.
Pour conclure, une question me taraude depuis que je vous lis et vous écoute : ne confondriez-vous pas homosexuel et gay? Si vous ne faites pas cette confusion, pourriez-vous me dire selon vous quelle est la différence entre le fait d’être homosexuel et le fait d’être gay? Comme je vous le disais, je suis moi-même homosexuel, mais pas gay. Pouvez-vous le comprendre?
Je peux le comprendre, cher Anonyme, mais je ne le justifie pas pour autant. On voit que vous vous en prenez davantage à vos propres fantasmes et procès d’intentions qu’à ce que j’ai écrit : il ne suffit pas de feuilleter pour comprendre la pensée d’un auteur, et vos propos rentrent parfois en directe contradiction avec ce que j’ai écrit dans mon livre. Je doute même, vu la fin de votre message, que vous ayez vraiment lu mon site, et surtout la partie où j’écris ceci :
« Certains individus gay ou lesbiens, de plus en plus nombreux (et de plus en plus bobos aussi…) tentent de sauvegarder leur utopie d’amour homosexuel et leur croyance en la beauté de l’homosexualité en valorisant les « exceptions d’amour » que leurs couples seraient, en n’attribuant les travers du désir homosexuel qu’aux êtres soi-disant débauchés du « ghetto gay », qu’à Internet, qu’au « milieu », en diabolisant la génitalité et « le sexe homo » (comme ils disent) au profit de la beauté de « l’homophilie » et de « l’homo-sensibilité » (ils n’aiment pas, d’ailleurs, le terme « homosexuel », car il y a « sexuel » dedans, ni le terme « gay » parce qu’il y a l’idée de « foire aux bestiaux contemporaine » derrière : ils tiennent à se définir comme « homo-sensibles », « homophiles »), en fustigeant toutes les manifestations de visibilité homosexuelle (Gay Pride, médiatisation, lois sociales sur l’homosexualité, tout type de débat collectif sur le désir homosexuel, etc.). Selon eux, l’invisibilité, la pudeur, la gratuité, la discrétion, la sincérité, l’intimité, l’amitié amoureuse, le spirituel, rachèteraient in extremis le désir homosexuel et lui redonneraient ses lettres de noblesse. La mise en pratique des actes homosexuels et du couple homosexuel se justifierait dans la poésie angéliste, dans la mise en scène de désintéressement et d’amour platonique, limite religieux (« Si j’aime mon copain, c’est pas que pour le cul : c’est pour sa personne, c’est parce que c’est lui. On ne couche pas nécessairement ensemble, vous savez ? Le sexe prend une part mineure dans notre relation. Nous sommes homo-sensibles, mais nous ne nous réduisons pas à notre tendance sexuelle ni à nos ébats sexuels, sensuels. C’est bien plus chaste que ça… C’est bien plus silencieux, plus sobre, plus sacré… »). Ça semble beau, dit comme ça. Mais quelle bande d’hypocrites ! »
Le débat s’arrête donc là, Anonyme. Désolé. Je ne peux pas lire (avec la patience et la non-révolte requises pour une lecture intelligente) à votre place.
Maintenant, comme le temps me manque, je vais arrêter de réagir sur cette page. Ce sera mon dernier message. Je ne vois pas l’intérêt de me battre contre la volonté de ceux qui refusent par principe de lire mon livre, mais qui tiennent paradoxalement à en parler quand même.
Philippe Ariño
Apparemment j’ai lancé un peu trop d’attaques dans mon message, ce qui vous a apparemment braqué. Aussi je vous prie de m’en excuser, ce n’était pas mon intention. En fait je cherche surtout à comprendre, car ce que vous dites ne correspond pas du tout à ce que je vis. C’est vrai que je devrais peut-être vous lire plus, mais si je n’ai pas lu l’entièreté de votre blog (évidemment), je pense en avoir lu suffisamment pour comprendre justement comment vous pensez. Idem en vous écoutant. Et pour l’article ci-dessus, vous lui donnez vous-même votre approbation en remerciant l’auteur de vous avoir compris, donc je m’y fie, normal. Or il se trouve qu’encore une fois vos propos n’illustrent en aucune façon ce que je vis, ni ce que vivent d’autres personnes dans notre situation avec lesquelles j’ai pu échanger.
C’est pour cela que j’aimerais savoir quelle est votre légitimité à nous faire part de ce genre d’analyses psychanalytiques, en dehors du fait que vous soyez vous-même homo. Je me permets d’insister sur ce dernier point. Si j’achète votre livre, est-ce que j’achète le livre de quelqu’un qui s’y connait réellement en psychologie, psychanalyse ou psychiatrie? Car contrairement à ce que vous dites je ne refuse pas de le lire par principe, mais si le résumé est conforme, je n’en vois pas trop l’utilité, et surtout je veux savoir si j’achète un livre susceptible d’être crédible ou pas, donc écrit par quelqu’un qui a une légitimité objective. Il ne suffit pas de décréter être crédible pour l’être, il faut à un moment donné, surtout quand on développe des idées aussi radicales, justifier de cette crédibilité. Sinon vous faites du Caroline Fourest (je plaisante, rassurez-vous).
Bon je sais que vous ne me répondrez pas, mais je vais détailler un peu. Pourriez-vous tout de même m’envoyer le lien vers l’article que vous me citez? J’aimerais avoir la partie qui démontre selon vous l’hypocrisie que vous sembler dénoncer. Sincèrement, je suis intéressé par votre argumentation, et je suis sûr que vous allez un peu plus loin que la simple utilisation de l’ironie un tantinet méprisante à l’égard de ces comportements!
Par ailleurs je vous rejoins tout à fait sur le fait que le monde ne doit en aucun cas être divisé entre les homos d’un côté, les hétéros de l’autre. Seule la distinction homme-femme est valable, d’où mon opposition au mariage et à l’adoption. Sur ce point-là nous sommes d’accord, mais ça n’implique pas de délégitimer l’homosexualité, car je pense que nous sommes tous conscients que les relations entre personnes de même sexe ne peuvent déboucher sur la vie. Mais ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas ouvertes à la vie qu’elles lui sont fermées. Pour qu’il y ait fermeture, il faut un acte délibéré visant à empêcher une conséquence possible de survenir. C’est ce qui arrive quand un couple homme-femme utilise le préservatif. En revanche dans le cas d’un couple homme-homme, il n’y a pas fermeture à la vie puisque précisément elle n’est pas possible. C’est un peu comme de dire que la prêtrise ou le célibat consacré ferme à la vie, c’est un pur syllogisme.
Vous avez l’air d’avoir un profond mépris pour ce discours, mais je vais vous le tenir quand même : il existe des couples homos qui durent des décennies, voire toute une vie. C’est une réalité. Et précisément ces couples tiennent alors même qu’il n’y a ni mariage, ni enfants pour aider à traverser les périodes difficiles, auxquelles s’ajoutent par ailleurs l’éventuel rejet dont ils font l’objet. Ils ne peuvent compter que sur la force de leur engagement réciproque, et ça tient. Pensez-vous que les couples hétéros ne tiennent que parce qu’ils s’aiment mieux? Ne pensez-vous pas que la pression sociale (en tout cas chez les cathos) qui condamne le divorce, la priorité donnée aux enfants ou la procédure compliquée du divorce sont autant de facteurs exogènes qui aident la relation à tenir, et dont sont privés (à juste titre) les couples entre personnes de même sexe? Par ailleurs la fertilité d’une relation ne se mesure-t-elle qu’au nombre d’enfants qui en sont issus?
Le choix de la continence est tout à fait respectable. C’est probablement le plus dur à suivre. Mais je conteste l’idée qu’il soit le seul légitime, et surtout je conteste le fait qu’il donnerait le droit que vous prenez de dénigrer à ce point ceux qui essaient une autre voie, et qui oui, parfois, y arrivent, ne vous en déplaise. C’est un fait.
Voilà, je pense avoir évité les procès d’intention, et je vous renouvelle mes excuses si vous vous êtes senti injustement attaqué par mon premier message, j’ai peut-être réagi un peu trop à chaud. Je ne vois pas le rapport avec mes soi-disant fantasmes cela dit (j’ose espérer que vous ne faites pas référence au fait que je vous dise que je n’ai aucune envie de viol ni d’objétisation ou encore de haine de moi…).
Si je puis me permettre, je vous suggère d’acheter le livre (10 € ce n’est pas grand chose) pour bien connaître la pensée de Philippe. On ne peut limiter un livre à son résumé interprété (personnellement j’y ai vu une résonance avec ma pensée « réelologique », ce qui m’ a poussé à écrire une critique), sachant qu’en cohérence avec moi-même je ne peux qu’admettre qu’un résumé est déjà une démarche naturellement idéologique (on ne peut de toute façon pas échapper à l’idéologie, qui est le fondement du péché originel). L’ensemble du livre aborde beaucoup de questions pratiques, dont il serait dommage de se passer, et qui sont les plus concrètes.
D’autre part pour ce qui est de la psychanalyse, c’est un champ relativement mal connu dans l’esprit des gens, et il ne faut pas le prendre au pied de la lettre (la violence d’un désir profond n’implique pas forcément une violence consciente). Mais il faut savoir qu’un sujet a besoin d’un autre pour percevoir ce qui ne va pas dans son inconscient. La psychanalyse jungienne, qui enrichit fortement sa soeur aînée freudienne nécessite notamment une grande expérience des symboles, ce que tout le monde n’a pas.
Je dirais qu’il est presque normal que vous ne vous reconnaissiez pas dans la pensée de Philippe, cela nécessite un très gros travail sur soi-même, qui a besoin d’être accompagné, ou du moins longuement médité à la lumière d’expériences partagées comme celle qui est dans ce livre.
Je pense sincèrement que la voie qu’empreinte Philippe est la seule réellement humanisante, mais elle est aussi la plus dure. Simone Weil disait bien que la seule voie qui réalise l’impossible est celle de la Croix…
Pourquoi se procurer ce livre ? Vous en faites un (long, très long) résumé, en mode scolaire. C’est malin, j’ai l’impression de l’avoir déjà lu. Vous ne rendez pas service à son auteur, ça c’est sûr.
Que se passe-t-il dans les commentaires ici? Faut-il nécessairement qu’ils soient désagréables pour être validés? Est-ce que NDF est un salon de grincheux ?
Bon, en tous les cas, Alex, je pense non seulement qu’Athanase, par sa critique, me rend un grand service : celui de résumer le livre comme il l’a senti, et de ne pas en dévoiler tous les secrets. Après, encore faut-il avoir lu vraiment mon livre au lieu de grommeler dans son coin sans chercher à comprendre.
Philippe Ariño
Non, la preuve, les vôtres sont publiés. En fait, NDF.fr, de par son caractère libéral-conservateur, a pour objectif (et pratique) de censurer le moins possible et a posteriori quand l’intervenant n’en est pas à son premier commentaire (pour le premier, la modération se fait a priori). Cela permet malheureusement de constater que beaucoup sur la toile ne font rien d’autre que de chercher la petite bête (cf. le nom de l’éditeur) ou de critiquer. C’est dommage mais je crois que c’est la nature humaine…
Cher Alex,
je ne pense pas que le but de Philippe Ariño soit de devenir millionnaire grâce à ce livre (en
tout cas certainement pas grâce à votre égoïsme), mais de diffuser la vérité.
Mon « résumé » scolaire comme vous dîtes de façon si idéologique, en indique long sur le
fait que vous n’avez toujours pas compris que la vérité transcende ceux qui la proclament, au
point qu’ils se retrouvent sur une même convergence: voilà ce qui pour vous est « scolaire ».
L’imbécilité ne tue pas, heureusement.
Athanase
Vos commentaires me donnent encore plus envie de lire ce livre, d’ailleurs je l’ai déjà commandé : merci Athanase…..et Jeff (et Philippe, mais cela va sans dire !)
Merci Athanase pour ce résumé éclairé et éclairant.
J’espère qu’il permettra à tous ceux qui réagissent par impulsion calquée sur la mode consensuelle démoralisante, aux politiques, aux personnes qui se cherchent, aux indécis quant aux sujets traités tels que le mariage homosexuel et l’adoption par ces couples, de se positionner de façon plus ancrée dans la réalité, plutôt que dans le phantasme.
Bravo Athanase et merci Philippe.
Merci Athanase pour ce résumé éclairé et éclairant.
J’espère qu’il permettra à tous ceux qui réagissent par impulsion calquée sur la mode consensuelle démoralisante, aux politiques, aux personnes qui se cherchent, aux indécis quant aux sujets traités tels que le mariage de personnes homosexuelles et l’adoption par ces couples, de se positionner de façon plus ancrée dans la réalité, plutôt que dans le fantasme.
Bravo Athanase et merci Philippe.
Tout ça m’a l’air terriblement fumeux… Aussi fumeux que les encycliques de Jean-Paul II comparées à celles de Pie IX…
Le jargon psychanalitico-sociologico-métaphysico-pipotronesque (http://www.pipotron.free.fr) de l’article et de la majorité des citations du livre semble promettre le pire de ce qu’on fait dans le genre intellichiant…
…et j’admire l’exaltation Amie5978 à qui un tel gloubi-boulga indigeste et fuligineux « donne envie »… Elle a commandé le livre, qu’elle commande un stock d’aspirine aussi (mais pas de somnifère, ça fera double-emploi)
Ce n’est pas parce que votre intelligence humaniste déconnectée du réel et abreuvée de médiocrité intellectuelle conformiste ne comprend pas ce qui est dit que ce n’est pas la réalité.
Avancer sans vergogne que les encycliques de JP II sont fumeuses par rapport à celles de Pie IX relève de l’absence de maturité la plus évidente. Vous êtes content de pouvoir vous vanter de vos dernières lectures superficielles sans doute, mais cela ne prend pas. On ne voit déjà pas le rapport…
Ne méprisez pas l’avis des autres, et cessez l’onanisme au profit du travail réel et conséquent, qui vous permettra d’aligner quelques remarques pertinentes. Vous êtes ridicule.
Inutile de vous vexer comme un poux, la prose indigeste que vous étalez dans votre article est une véritable caricature, et quiconque ayant été nourri par la langue et la pensée des auteurs classiques et parvenant au bout de votre pensum amphigourique vous déniera tout droit à décerner des brevets de ridicule, si ce n’est en tant que maître incontesté en la matière.
Descendez du tabouret de mandarin en carton sur lequel vous essayez vainement de vous hisser à grand renfort « d’empirisme métaphysique » et autres « réelologie face à la multiplicité des oppositions dialectiques », avec moi, je vous le répète, le pipotron ne fonctionne pas, j’ai l’esprit trop solide et – les lectures trop approfondies
– pour que votre tentative de poudre aux yeux puisse me faire la moindre illusion une demi-seconde.
Du reste, vous vous êtes jugé vous-même : « Avancer sans vergogne que les encycliques de JP II sont fumeuses par rapport à celles de Pie IX relève de l’absence de maturité la plus évidente. »
La cause est entendue. Lisez Mgr Lefbvre plutôt que Philippe Ariño, ça vous fera du bien.
Il est dommage que NdF ouvre ainsi ses colonnes au premier pingouin venu, simplement au nom de l’hostilité au mariage gay… C’est assurément toujours une saine opinion, mais hélas insuffisante à pallier tout ce qui vous manque par ailleurs. Dans la famille Ducayla, sans le moindre doute, je préfèrais Zoé…
Bonsoir, l’intellectuel…
Vous êtes agaçant. De ce que je discerne de votre pensée, c’est qu’elle n’a aucune vie. Désolé. Pourquoi ? Parce que vous avez une vision très idéologique de tout ce qu’on pourra vous dire.
Exemple: lorsque je dis : « Avancer sans vergogne que les encycliques de JP II sont fumeuses par rapport à celles de Pie IX relève de l’absence de maturité la plus évidente. »
Vous me répondez:
« La cause est entendue. Lisez Mgr Lefbvre plutôt que Philippe Ariño, ça vous fera du bien. »
Non, la cause n’est pas entendue, ça c’est votre vision dialectique opposant systématiquement des binarités qui vous le fait dire. Je ne dis pas que Mgr Lefebvre a tort, JP II non plus. Revenez dans le réel, chaque homme est imparfait, même le Pape, même Mgr Lefebvre. Alors dire que l’un est fumeux par rapport à l’autre, c’est un raccourci un peu trop rapide. Si vous êtes sédévacantiste évidemment, il va être difficile de s’accorder…
Je vous explique ma démarche : j’essaye le plus possible de prendre l’exemple du Christ, et donc de ne pas tomber dans l’idéologie. Pour cela il faut percevoir le mouvement vivant de la pensée (les connexions neuronales sont nécessaires à la pensée et sont par excellence la complexité du réel). Le mouvement vivant des mots est ce que poursuit la poésie, donc pourquoi ne pas avoir une réflexion poétique ?
Je trouve que vous êtes beaucoup trop rationaliste et académique dans votre approche de la pensée, faîtes un peu de biologie et vous apprendrez qu’électricité et neurones ne sont pas des choses opposées, mais entrelacées.
L’empirisme est une idéologie, en tant que partie extraite du réel, façonnée par des volontés humaines. De même la métaphysique, car elle est une analyse, qui passe par définition dans la pensée, et qui est formulée par le langage (conceptualisation du réel par excellence). Relier les deux c’est tenter de réaliser cet oxymore impossible; c’est tenter d’annuler (ou plutôt de dépasser par un saut quantique) les deux idéologies a priori opposées, en transformant cette opposition dialectique en pensée du réel. C’est exactement ce que fait le Christ, en tant que lien entre les hommes, les idées, entre l’invisible et le visible, entre le Ciel et la Terre, sur la Croix.
Je n’invente rien mais pourtant ça n’a pas l’air de vous plaire, relisez les Evangiles au lieu de comparer des écrits satellites.
De plus, certaines personnes ici ne considèrent pas ce que je raconte comme étant un verbiage amphigourique, alors soit vous êtes l’unique interpréteur qui a raison et je vous en félicite (je devrais vous appeler Dieu le Père), soit il faudrait peut-être remettre en question vos aptitudes, et surtout la notion de pensée vivante et complexe (sens étymologique).
Vous savez mais vous ne connaissez pas. Comprenez-vous la nuance ? Le savoir est une accumulation de concepts, la connaissance une incarnation de l’esprit dans la complexité du réel: c’est l’union entre notre être et le réel. Le savoir est facile, un ordinateur sait. La connaissance nécessite la Croix, parce que l’entropie interdit absolument la connaissance, si la Grâce n’est pas là comme force extérieure afin de réduire cette entropie.
Sortez un peu de vos « classiques » et parcourez les merveilles de la science et de la poésie, vous découvrirez beaucoup de choses, si tenté que vous en ayez l’humilité. Déjà il faut commencer par (re)lire la Bible, d’une manière vivante : utilisez les 4 niveaux d’exégèses.
A bon entendeur, salut !
Si je puis me permettre, je vous suggère d’acheter le livre (10 € ce n’est pas grand chose) pour bien connaître la pensée de Philippe. On ne peut limiter un livre à son résumé interprété (personnellement j’y ai vu une résonance avec ma pensée « réelologique », ce qui m’ a poussé à écrire une critique), sachant qu’en cohérence avec moi-même je ne peux qu’admettre qu’un résumé est déjà une démarche naturellement idéologique (on ne peut de toute façon pas échapper à l’idéologie, qui est le fondement du péché originel). L’ensemble du livre aborde beaucoup de questions pratiques, dont il serait dommage de se passer, et qui sont les plus concrètes.
D’autre part pour ce qui est de la psychanalyse, c’est un champ relativement mal connu dans l’esprit des gens, et il ne faut pas le prendre au pied de la lettre (la violence d’un désir profond n’implique pas forcément une violence consciente). Mais il faut savoir qu’un sujet a besoin d’un autre pour percevoir ce qui ne va pas dans son inconscient. La psychanalyse jungienne, qui enrichit fortement sa soeur aînée freudienne nécessite notamment une grande expérience des symboles, ce que tout le monde n’a pas.
Je dirais qu’il est presque normal que vous ne vous reconnaissiez pas dans la pensée de Philippe, cela nécessite un très gros travail sur soi-même, qui a besoin d’être accompagné, ou du moins longuement médité à la lumière d’expériences partagées comme celle qui est dans ce livre.
Je pense sincèrement que la voie qu’empreinte Philippe est la seule réellement humanisante, mais elle est aussi la plus dure. Simone Weil disait bien que la seule voie qui réalise l’impossible est celle de la Croix…
Monsieur,
Je vais vous répondre ici, sinon les colonnes vont devenir vraiment très étroites!
Merci pour votre réponse. Le renseignement sur le prix est intéressant, je pense que je vais acheter ce livre. Surtout s’il constitue une synthèse de sa fameuse pensée.
Je constate toutefois que vous ne me répondez pas sur les qualifications de Philippe Arino pour livrer une analyse psychologique ou psychanalytique de l’homosexualité, qualifications autres que sa propre expérience. Or j’estime (mais je me trompe peut-être) que quand on tient des propos aussi radicaux (ce qui est bien entendu son droit), il faut pouvoir se le permettre. Si j’insiste autant sur cette question des qualifications, c’est que l’on peut avoir l’impression que monsieur Arino cherche à généraliser à l’ensemble des personnes homos son incapacité à avoir des relations stables solides et construites; incapacité dont il parle lui-même, je ne lui fais pas là de procès d’intention. Et c’est un exemple parmi beaucoup d’autres, tant ses idées sont étonnantes. Et on a tous la tentation d’universaliser son propre psychisme, et surtout ses propres névroses. Névroses dont beaucoup d’homos ne manquent d’ailleurs pas, mais toute la question réside dans le fait de savoir si ces névroses viennent d’une homosexualité non assumée ou de l’homosexualité elle-même, quelle que soit la façon dont elle est perçue.
D’ailleurs le titre du livre peut prêter à confusion, car « L’homosexualité en vérité » n’indique en rien le raisonnement qui va être proposé. Honnêtement, sans vouloir être catastrophiste, je crains le schéma où un ado homo achète le livre pour mieux connaître l’homosexualité (comme le livre amène à le penser) et qui se prenne en pleine figure des propos qu’il n’a pas forcément les épaules pour encaisser. Si j’avais lu ça à 16 ans, je ne vois pas ce que ça m’aurait apporté de bien, au contraire. Il me semble donc que le titre aurait dû être plus explicite.
Par ailleurs j’entends votre argument sur le travail sur soi à faire, mais je conteste l’idée qu’il débouche forcément sur la continence. Mais ça c’est un débat trop long et complexe pour l’avoir ici. En revanche il peut être dangereux de faire passer l’idée qu’un travail sur soi doit mener en toutes circonstances et pour tous les individus à une seule et même attitude, un seul et même comportement. Le but du travail sur soi est d’être en paix avec soi-même et avec les autres, pas de se mettre dans la tête qu’on veut se faire violer, qu’on se hait, ou je ne sais quoi. Cela honnêtement j’ai assez hâte de voir comment Philippe Arino l’argumente, surtout le lien, applicable à tous les homos selon lui, entre l’homosexualité et le désir de viol (lien non-causal, peu importe, le fait est que je n’ai jamais entendu ni ressenti un truc pareil, je ne sais vraiment pas d’où ça sort; pour la haine de soi, elle est généralement issue d’une non-acceptation de on homosexualité, surtout après s’entendre dire des discours pareils…).
A la limite j’espère avoir l’occasion de rencontrer monsieur Arino pour en parler avec lui.
Mais en tous les cas, le mépris affiché envers le discours tenu par des personnes qui essaient tant bien que mal, envers et contre tout ( et tous), de construire quelque chose de solide et de bon, me semble injustifié. Il est même grossier. Si monsieur Arino n’a jamais eu la chance de vivre ça, je le regrette pour lui, ou plutôt j’en suis heureux car il a ainsi trouvé la voie qui lui correspond, mais il pourrait se montrer un peu plus respectueux envers ceux qui eux y arrivent.
Il n’y a pas de plus grande violence verbale (et de plus grande injustice) que de s’entendre dire qu’on ne peut pas aimer, ou qu’on aime mal. Le fait est qu’on ne peut pas aimer en vérité les femmes, c’est comme ça, et on ne va pas se forcer en leur mentant pour entrer dans un cadre. Si on ne peut pas non plus aimer les hommes, alors on ne peut de fait aimer personne. Ce n’est pas ma vision de l’Humain, et je ne pense pas que ce soit la vision chrétienne que de devoir une seule et unique façon d’aimer quand on est homos : le célibat continent. Et tout le monde n’est pas appelée à une relation exclusive avec le Christ. Une relation forte et intime oui, exclusive pas toujours.
Pour conclure sur votre dernier paragraphe, et ça rejoint un peu tout ce que je viens de dire, le terme d’humanisant, au demeurant indéfinissable, doit à mon sens renvoyer vers le coeur du message chrétient : l’Amour. Parfois l’amour ne prend pas la forme que l’on attend. Pour certains c’est une relation particulière avec le Christ (célibat consacré ou continent), pour d’autres le mariage, pour d’autres encore une autre voie. Chacun devant suivre la sienne. Car si la sincérité n’entraîne pas forcément la vérité, la vérité requiert la sincérité.
Merci encore pour votre réponse.
Merci pour votre message. Tout ce que vous dîtes est très intéressant, et je ne suis pas en mesure de répondre à toute vos questions. Il est vrai que je ne sais pas comment cela se vit, puisque je suis exclusivement attiré par la gent féminine. Je comprends votre douleur et j’en suis attristé.
Pour ce qui est des qualifications de Philippe Arino sur la psychanalyse, je pense qu’il a pas mal lu Freud et ses héritiers, mais son idée principale est vraiment de revenir autant que cela se peut au Réel. Nous savons, en tant que chrétiens, que cela n’est pas possible sans la Grâce, et encore moins absolument sur la Terre.
Lorsqu’il parle de haine de soi, ce n’est pas au niveau de l’être, mais au niveau du désir. Il est clair qu’un désir portant vers le même sexe est un désir qui hait le corps dans lequel il s’exprime, puisqu’il n’assume pas sa physiologie, et la nécessaire prise en compte de la complémentarité des sexes. Tout cela gagnerait à être plus clair, c’est pourquoi je crois que ce livre nécessite absolument une méditation personnelle. Vous verrez en le lisant.
Votre attirance pour les hommes n’a rien d’une haine de soi, mais le désir profond lui, en est une. Le désir n’est pas l’être dans lequel il s’exprime, c’est pourquoi toute personne homosexuelle est bien entendue victime de cette attirance, et doit faire avec. Philippe attaque durement le désir, mais pas l’être dans lequel il s’exprime, c’est un point clef et assez subtil du livre. La sainteté d’une personne homosexuelle est par conséquent beaucoup plus grande que celle d’une personne sans ce désir. Comment « guérir » de ce désir ? La question demeure ouverte. La psychanalyse peut apporter des solutions, la Grâce sûrement… Mais il me parait dangereux d’assumer son homosexualité en la vivant en couple. En même temps cela parait insoutenable… Vous pouvez vous plonger dans l’oeuvre de Jung, qui est d’une profondeur inégalée, et qui apporte beaucoup de clef à la connaissance de soi : c’est déjà un chemin qui prend toute une vie.
Vous parlez d’une autre voie, mais, et cela est très douloureux de s’en apercevoir, je crois qu’il n’y en a pas d’autre que celle de l’abandon à la Grâce, la confiance entière en Dieu. Cela parait insurmontable, mais petit à petit on y arrive, en offrant ces blessures à Dieu. Nous sommes tous appelés dans cette voie là, même les couples mariés : l’abandon total à la Grâce.
Je ne suis pas expert sur la question, mais contactez Philippe (après avoir lu son livre et l’avoir bien médité bien sûr) et je pense qu’il acceptera de vous rencontrer, c’est quelqu’un qui est très ouvert.
Je vous souhaite une bonne continuation et sachez que je vous porte dans mes prières.
Athanase
Monsieur,
Peut-être n’ai-je pas été assez clair sur ce point, mais en ce qui me concerne je vais très bien! Je vous remercie pour votre sollicitude, mais je vous dis très cordialement que je n’en ai pas besoin! Je suis bien dans mes baskets, heureux et épanoui, surtout depuis que j’ai pendant plusieurs mois mené un travail intérieur pour déterminer ce que j’étais, ce qu’il y avait d’éventuellement mal là-dedans (je n’ai pas trouvé grand chose, et ce n’est pas faute d’avoir cherché!), et ce qu’il y avait d’éventuellement bien (là j’ai trouvé un certain nombre de choses).
Donc si vous croyez que je suis en douleur, rassurez-vous, pas du tout! Mes messages sont plutôt guidés par une certaine révolte face au discours de Philippe Arino sur l’homosexualité, un discours que j’estime, pour ce que j’en connais, en grande partie infondé. Mais je vais me procurer cet ouvrage, le lire, et tâcher, s’il est d’accord, de rencontrer l’auteur pour en parler. Qu’il sache qu’en ce qui me concerne, je ne cherche que la vérité et le bonheur, les deux étant évidemment intimement liés!
Sachez que contrairement à ce que vous semblez sincèrement (mais Philippe Arino vous dira que vérité et sincérité doivent être distinguées!) croire, l’homosexualité n’est pas en soi cause de souffrance. C’est sa mauvaise acceptation qui l’est, que ce soit par soi-même ou par l’entourage.
Vous savez, dans le fond, je pense au Christ. Roi des rois, Fils de Dieu (on fait difficilement mieux en termes d’ascendance), il est arrivé à poil, dans une mangeoire au milieu des bêtes, et a passé les 33 ans de sa vie vêtu d’une toge toute simple. Pourquoi? Parce que la vraie grandeur n’est pas celle de l’apparat, donc celle de la norme pour la norme. Plus largement, Il a été le porteur d’un message d’amour incompris par les siens, qui l’ont condamné à la Croix pour s’être selon eux insurgé contre la loi juive, alors même qu’il voulait au contraire la réaliser. Parfois je trouve qu’il y a un parallèle avec notre situation de marginaux dans l’Eglise, que ce soit homosexuels ou autres. Nous ne voulons qu’aimer et être aimés. Nous n’exigeons de personne qu’il vive exactement comme nous, nous voulons juste suivre la voie qui est la nôtre, en Vérité, et au nom de l’Amour. M. Arino semble dénigrer profondément ce genre d’aspirations, et je le regrette. Mais vraiment, souvenez-vous que le Christ a été condamné à la Passion par les siens, alors même qu’il ne voulait les contraindre à rien, mais au contraire leur proposer de s’aimer vraiment, par-delà les lois et les préjugés. Nous ne demandons rien d’autre, même si je sais que cela prendra du temps avant que ce soit compris.
Tout le monde ne doit pas être homo. Tout le monde ne doit pas être prêtre. Tout le monde ne doit pas avoir 8 enfants. Les choses sont ainsi faites que si chacun suit la voie qui lui correspond, elles s’équilibrent. Ces voies sont différentes d’un individu à l’autre, mais elles ont toutes en commun d’être tournées vers l’Amour. M. Arino ne semble pas croire cela possible dans le cadre d’une relation entre personnes de même sexe, je le regrette, mais c’est son droit. L’occasion se présentera j’espère d’en parler.
Si des homos nous lisent, ce qui compte est qu’ils s’acceptent. Ils ne font de mal à personne. Et ils ne doivent pas se vautrer dans des comportements consuméristes et chimériques, mais bien chercher, s’ils s’y sentent appelés, à construire quelque chose d’exclusif avec quelqu’un, quelque chose de fondé sur un engagement et un respect mutuel. C’est possible!!! Ne multipliez pas les partenaires au nom de je ne sais quelle fausse liberté. N’ayez pour éventuel partenaire que la personne avec qui quelque chose peut être construite. Cette personne peut être rencontrée tard, ou pas du tout, mais il ne faut pas combler l’éventuel manque par des expériences vaines. Le but n’est pas le sexe, c’est l’amour!
Nous ne souffrons pas pour ce que nous sommes, nous souffrons (enfin certains, pas moi, de nouveau, ou en tout cas plus maintenant!) d’être incompris et rejetés. Mais rendons grâce à l’Eglise de nous faire approcher, de très loin, mais approcher quand même, la vie du Christ, une vie de rejet de la majorité des siens, mais de la compréhension de certains. Ils sont été persécutés pour cela, par les leurs, mais se sont vus promis le Royaume de Dieu. Car ce qui compte ce n’est pas la norme, c’est l’Amour.
A bientôt surement.
Homo pacsé et heureux, je me retrouve bien dans vos propos.
@ Anonyme (désolé)
Je serais curieux de lire ici vos réflexions après avoir lu le livre de Philippe Ariño.
C’est la tarte à la crème que nous partageons volontiers.
Mais c’est bien sûr, l’amour, l’attachement.
Le débat qui court ne concerne pas l’ »homosexualité » en soi (en réalité homo-érotisme, sexualité => différence des sexes) , aujourd’hui socialement bien acceptée et institutionnellement très promue (subventions, éducation, médias, élus, etc…).
Le débat porte sur le ciment de notre civilisation et de notre société, ce qui constitue la cellule de base de nos institutions (la dernière encore un peu solide) : le mariage dit gay. Il ne faut pas biaiser avec la vérité d’un débat sociétal aussi fondamental et grave. Il faut cesser l’artifice et la propagande. Il faut revenir à la vérité du réel qui s’impose et doit s’imposer, sous peine de folie (lâchage du lien au réel).
Le mariage gay n’a pas de sens et menace tout simplement toute notre institution sociale et culturelle.
Il menace et là, les français réagiront je crois aussi fortement que pour l’école libre en 82, il menace l’équilibre de l’enfant abandonné à une telle structure où une paire de mêmes veulent jouer au couple de la différence sexuée, fondement de l’humanité.
Rien contre l’homosexualité, tout contre la subversion de l’altérité dans le mariage.
Cordialement
Le bien commun et la loi naturelle sont évacués sans complexe. L’affectivité centrée sur soi la remplace.
Désolé, mais si la « norme » peut être sujette à caution, les préoccupations que quelques centaines ou milliers de personnes à un moment donné, il y a vingt ans ils revendiquaient le droit à la licence homosexuelle, ne peuvent prétendre faire disparaître ce qui a fondé la civilisation, celles qui ont valorisé l’homosexualité ont disparu, défendu le faible et protégé les enfants.
C’est cela la réalité et pas vos états d’âmes et vos attentes, aussi respectables soient-elles.
Il est clair que la différence des sexes s’impose d’elle-même comme réelle, avec bien entendu les exceptions qui la confirment, elles créent un malaise.
Pour se marier et faire couple il faut un homme (mâle, masculin) et une femme (femelle, féminin) c’est la loi du réel qui s’est imposé à la culture, et non l’inverse (illusion, fantasme, folie).
Pour faire une famille il faut une mère, un père et un (des) enfant(s), là aussi l’exception ne peut que confirmer la règle, et par définition l’exception n’est jamais appelée à faire règle (aporie).
L’enfant a le droit inviolable et sacré d’être accueilli au monde par une mère (femme) et un père (homme), les exceptions accidentelles existent et confirment aussi la règle.
Imposer une paire d’homo-érotiques (dits homosexuels) comme cellule d’accueil et d’éducation à un enfant est une très mauvaise chose pour lui, mauvais destin (identité ?).
Ce serait une déloyauté sociale d’autoriser cette aberration, à l’égard de l’enfant.
Ce serait aussi encore abaisser, une fois de plus et par lâcheté, ce qui reste d’institutions fondatrices et donc de repaires en France… Ils fondent comme peau de chagrin sous la tenace aigreur et haine sociale des socialistes et gauchistes associés auxquels s’adjoignent parfois, hélas, des politiciens démagogues de droite…
Espérons un retour de conscience dans tous ces esprits qui s’égarent.
Thierry_hille@orange.fr
03 12 12
A noter qu’il est loin de moi d’atteindre l’épine irritative de qui que ce soit !
Le Mariage Homosexuel : un problème ?….
Bonjour à tous,
Les socialo-marxistes enfument les Français comme les militaires avisés montant à l’assaut sur le champ de bataille, salve de fumigènes après salve, ballet bien réglé, progression précautionneuse et protection maximale afin d’éviter les coups directs au but de l’adversaire Très bien c’est leur métier ! Ils sont rôdés…
…ils enfument ces socialistes la société Française avec les problèmes de société particulièrement difficiles : ils devraient commencer par l’économie, mais là ils sont mauvais et gauches …comme ailleurs malheureusement …et les liberto-fortdroitistes-bonapartistes en goguette de l’UMP- divers droite dérivante ne sont guère meilleurs .Ils l’ont amplement montré ces 15 dernières années !
Nul doute que depuis Giscard 74 la société a bien avancé sur ces problématiques : pilule, avortement, procréation médicalement assistée, indépendance juridique totale de la jeune fille-femme-épouse-mère-travailleuse … etc…
Vu depuis 2012 c’est pas mal .
En il ne me viendrait pas raisonnablement à l’idée de contester le fond de cet attirail juridique indispensable pour une société qui se veut tolérante et progressiste… enfin qui se prétend… !
Reste l’égalité homme-femme ?….sur tous les plans ! Et là ce n’est pas gagné : la loi ne suffit pas, il faut changer complètement ce qui est profondément imbriqué dans les neurones- inconscient collectif et les pratiques au jour le jour !
Quant au mariage homosexuel :
-Je n’y dis mot : j’y consens à peine en vérité ! je trouve que cela ne me va pas…mais je respecte trop « la liberté raisonnable des autres afin qu’en retour ils sachent respecter la mienne, raisonnablement ! »
-je suis véritablement paralysé : comment répondre à tant de douleur déployée depuis tant de siècles ?…et ne pas faire d’erreurs regrettables !
-Quant à la procréation assistée et l’adoption in extenso je suis confondu …mais j’y consentirai …j’abdique … car je ne vois comment faire autrement .
-Le milieu homosexuel : je l’ai abordé 12 ans consécutifs par l« l’accueil, hébergement, l’écoute attentive… et la réponse inventive ….dit-on chez les pros du socio-éducatif ????!!!! « « et … par l’essai de réparation des dégâts sur la personnalité physique et/ou psychique , les cortèges fumeux de l’alcool, drogue, sida, hépatite …seringues, prévention des risques …et le dialogue constructif.. et le parcours par contrat social en réévaluation permanente …..la réadaptation-réinsertion- socio-professionnelle à petits pas en internats de petite taille ou appartements relais …l’air libre enfin …en appartement… indépendant …avec la maîtrise de ses faibles moyens « ….J’y fus cadre de direction et fonctionnel à la fois comme dans beaucoup d’établissements
Ce « microcosme » m’a toujours dérangé vivement par sa violence intrinsèque tous azimuts – latente ou tristement habituelle – qui renaît indéfiniment à chaque soubresaut sociétal ou des individus eux mêmes..Et des soubresauts il y en a dans leur vie de tous les jours …>>>>.Mais je sais que les plus mûrs intellectuellement s’échappent de plus en plus de cette emprise .Cela évoluera donc
L’équilibre est difficile .et ….le risque, à mon sens, est là : les minorités dérapent assez facilement sans l’aide bienveillante de quiconque ! Après recadrer est délicat sinon impossible …Y est-on prêts ?….
J’identifie ceux qui doutent, pour ne pas dire plus : et ici je me fais avocat du diable :
Ils se font violence pour être objectifs car la liberté des uns ne doit pas empiéter sur la liberté des autres …C’est un principe Républicain…
Notre société rencontre une difficulté indéniable lorsqu’une » minorité en mal être « demande à être « incluse par le mariage « qui est une institution vénérable mais en totale perte de vitesse » , et c’est là peut être que réside le problème .
-quels sont les risques à 5-20ans ? :
- une gaypride permanente dans les mairies de la République le samedi après-midi ?…j’en doute
- un phénomène de dévoiement et de mercantilisme anormal de l’adoption des enfants par les couples masculins et féminins ( mères porteuses payantes en réseau , rapt d’enfants, recherche folle en Ssie ou en Amérique du Sud d’enfants en bas âge, etc…) Je ne sais
La société stigmatise très naturellement ses marginaux depuis qu’elle existe : ils représentent une gêne irritante pour le corps social voire pour beaucoup une peur prégnante à l’excès… et elle ne se gêne pas pour l’exprimer en toutes formes et en toutes circonstances
-le développement « naturel de la théorie du Gender « qui semble nier l’évident des recherches scientifiques sur l’évolution, nos édiles UMP ont cru intelligent de s’engouffrer dans la brêche : honte à eux
- Les homosexuels sont – aujourd’hui encore – des QUASI-MARGINAUX- dont la vie est terriblement marquée par le regard – assez peu amène à vrai dire – que nous leur portons en général …et qu’ils subissent de plein fouet ne pouvant qu’esquiver à peine …La société a fait des progrès mais pas encore suffisamment ..et le mariage ne leur amènera probablement que bien peu la « normalité » qu’ils sont en droit de réclamer d’ailleurs.
Leur vie est chamboulée horriblement à l’adolescence lors de la révélation de leur différence insigne : et ça marque ! et définitivement …
Les psychiatres-psychanalystes sollicités s’attaquent à très rude partie quand il s’agit de soigner les dégâts sur la psyché de nombre de ces personnes !…
François Hollande a promis en campagne électorale : aura-t-il une majorité assez forte sur le sujet : les homosexuels font partie des troupes électorales des socialo-marxistes.?…
Le PACS ne devrait-t- pas suffire ?… encore …mais l’adoption n’est pas possible par le couple homosexuel mais uniquement par les membres de ce couple, individuellement .
Et c’est là l’enjeu final !…Intégrer la normalité sociétale !… A tout prix ?…
Mais certains de nos voisins ont déjà croqué la pomme
Que faire ?…
-Heureusement l’Eglise a des clercs qui tiennent la route et ils sont nombreux…probablement pas tout à fait assez nombreux …et ce ne sont pas des imposteurs ni des imprécateurs comme nombre et nombre qui s’exposent tant …dans l’institution
Dieu trinitaire les soutient chaque minute en étant contre leur épaule miséricordieux et attentif
….comme il le fait pour tous les hommes qui sont à son écoute …et même ceux qui ne le sont pas d’ailleurs. Il interviendra quand Il l’estimera nécessaire. Il l’a déjà fait à plusieurs reprises me semble-t-il …
-Et « à ce moment M « l’Eglise sera de nouveau en marche accélérée – car les « desseins de Dieu sont impénétrables » et « il est tout puissant, sans faiblir, mais dans la puissance énorme de l’amour »…………. Un oubli faramineux de nombre d’hommes dans l’église …qui n’y croient pas ?…… qui n’y croient plus ? !…les pauvres …Croient-ils encore au Corpus Christi ?….
Le pauvre Jeanvingtrois parisien essaie de défendre sa caste mise à mal en point, provisoirement , dans cette affaire …en marchand du temple …il ne rechigne pas…c’est un habitué …mais il n’est pas bon et ici » la fonction ne crée pas l’organe » et de loin … Jean XXIII, lui, s’y lança amplement avec Vatican II, bien que vieillard »
C’est un Catho profondément croyant qui vous le dit ! Et je suis en pleine confiance pour cela …
Bien à vous