Tribune libre de Myriam Picard* pour Nouvelles de France
Il paraît que je ne suis pas une « bonne catholique ». Parce que je ne suis pas partie, un chapelet dans une main, dans l’autre une bouteille d’huile de vidange et dans mon sac une douzaine d’œufs, crier mon indignation, devant le Théâtre de la Ville, à Paris, à propos de la pièce « Sur le concept du Visage du Fils de Dieu ». Emettant des critiques sur la façon dont s’était déroulée la manifestation en question, j’ai en effet eu droit à l’hollandesque insulte de « catholicité molle », saupoudrée d’accusation de bisounourserie et panachée d’un soupçon de méfiance quant à mon courage apparemment inexistant. Il faudrait donc, pour être un VRAI catholique, en béton armé, du genre à siéger à la droite du Père, interrompre un spectacle crétin à coups d’Ave Maria, faire venir des pompiers au cas où, accrochée à un balcon du théâtre, je choierais, et me faire embarquer par des CRS. Ce serait selon diverses sources non seulement faire preuve de virilité, mais encore d’amour à l’égard du Christ. On m’a rappelé Saint Louis, Jeanne d’Arc, les premiers martyrs chrétiens. On m’a demandé si ça ne me ferait rien de piétiner une croix. On m’a même demandé pourquoi je ne voulais pas « défendre l’honneur du Christ », comme si l’on parlait d’une jeune fille injustement accusée d’être volage. Comme si le Christ n’était pas Dieu, et, accessoirement parlant, au-dessus de toute accusation, comme s’il avait besoin de nos petits bras musclés pour le défendre au tribunal des hommes. Comme s’il n’était pas assez grand et puissant pour se défendre lui-même. Comme si on défendait « l’honneur du Christ » avec des œufs et des bouteilles d’encre.
Baptisée catholique, il me semblait par ailleurs n’avoir jamais lu, où que ce soit, qu’une représentation du Christ, de la Vierge Marie, de Saint Paul ou du Petit Poucet ETAIT le Christ, la Vierge Marie, Saint Paul ou le Petit Poucet. J’ai vérifié : j’avais raison, et ma mémoire de catholique bisounours ne défaillait pas. Quand donc je lis partout que le visage du Christ a été barbouillé d’excréments, je dis stop. Cessons-là l’imposture. Le Christ n’était physiquement pas présent dans cette image. Je n’adore aucune image du Christ, je l’adore, Lui. Point. Et je doute qu’Il soit honoré par la succession de jets d’excréments et d’œufs qui a lieu au Théâtre de la Ville. Car, oui, il faudrait aussi en revenir à la méthode. La fin justifie-t-elle les moyens ? Et le fait que la mairie de Paris subventionne grassement une œuvre (à qui le comportement crétin de certains manifestants a fait plus de pub que n’importe quelle tribune de Libé) qui prônerait la haine du Christ cautionne-t-il l’attitude irresponsable aux yeux de l’Evangile et de l’Eglise, de certains des manifestants qui ont plus fait pour la haine envers les catholiques que pour leur intérêt ?
J’écris « qui prônerait » parce que je n’ai pas vu ce spectacle, et que le communiqué de Romeo Castellucci non seulement donne une toute autre interprétation de la scénographie, mais semble dire, en outre, que ce n’est pas le visage du Christ qui serait ainsi souillé : « Les excréments dont le vieux père incontinent se souille ne sont que la métaphore du martyre humain comme condition ultime et réelle. Le visage du Christ illumine tout ceci par la puissance de son regard et interroge chaque spectateur en profondeur. C’est ce regard qui dérange et met à nu ; certainement pas la couleur marron dont l’artifice évident représente les matières fécales. En même temps – et je dois le dire avec clarté – il est complètement faux qu’on salisse le visage du Christ avec les excréments dans le spectacle.Ceux qui ont assisté à la représentation ont pu voir la coulée finale d’un voile d’encre noir, descendant sur le tableau tel un suaire nocturne. »
En quoi, donc, le fait de sauter sur une scène de théâtre avec une banderole, de filer un coup de pied puis de réciter un Ave Maria, en quoi le fait de balancer des œufs et de l’huile de vidange tout en récitant le chapelet montre-t-il la grandeur du sacrifice du Christ, de son amour pour nous, et la beauté de l’Eglise ? En quoi cela pousse-t-il les spectateurs, qui étaient présents ce jour-là, à lire l’Evangile, à écouter Benoît XVI, à s’interroger sur le sens de leur existence ? Qu’ont-ils vu ? Des jeunes interrompre un spectacle auquel ils assistaient et dont on peut se douter qu’ils y allaient parce que le sujet les alléchait dans le mauvais sens. On peut être sûrs qu’ils seront désormais un peu plus anti-chrétiens. Et on peut également être à peu près certains que les manifestants, qui ont eu l’occasion d’exprimer leur colère et leur souffrance, se sentent aujourd’hui beaucoup mieux. Mais il y a d’autres moyens pour ça : comme pulvériser une douzaine d’assiettes.
Rappelons-nous ce mot du curé de campagne de Bernanos [1] : « Vous pourriez lui montrer le poing, lui cracher au visage, le fouetter de verges et finalement le clouer sur une croix, qu’importe ? Cela est déjà fait. » Il y a donc, ce me semble, dans cette pièce de théâtre comme dans les réactions qu’elle suscite, une double colère, une double rage : ceux qui ne supportent pas de ne pas pouvoir crucifier vraiment le Christ et son message de vérité et d’amour inconditionnel, et se livrent donc à la mise en scène de leur douleur et de leur péché ; et ceux qui ne supportent pas que leur foi soit non seulement peu partagée, mais en plus moquée, défigurée, salie, ceux qui, en un mot, veulent un Christ non seulement jamais moqué, mais adulé, mais roi sur terre.
Vivant dans le monde, nous n’en sommes pourtant pas. Fils de Dieu, je vois mal comment nous pourrions être parfaitement à l’aise ici-bas. En tant que catholiques, il me semble donc de notre devoir de ne surtout pas tomber dans une crispation identitaire idiote et inutile, voire dangereuse. Le Christ n’est pas la propriété d’une poignée de petits jeunes (peut-être animés des meilleures intentions pour certains). Il s’est livré totalement et définitivement. Il ne distribue pas de nihil obstat. Il nous donne la liberté de l’aimer, de le haïr, de le choisir, de le renier. Et nous, petits nervis hystériques, voudrions combattre cette liberté divine ? Oui, il a accepté d’être couvert de crachats, giflé, torturé, cloué sur une croix, et nous n’avons toujours pas compris ? Et nous voudrions, de ce brûlant mystère, passer à une popote sociétale bien lisse et bien bourgeoise ? Je me battrai personnellement pour vivre dans un pays qui autorise chacun d’entre nous à croire, à ne pas croire, à aimer le Christ ou à le haïr ; je ne me battrai jamais pour qu’on empêche qui que ce soit d’exprimer avec ou sans talent, sa détestation du christianisme mais je tâcherai de combattre son argumentation, d’arrache-plume. Si demain ton voisin crache sur une croix, en quoi le fait de cracher sur lui élèvera le monde ?
Rappelons-le, comme Benoît XVI la dit aux JMJ derniers : le christianisme n’est pas une idéologie. Ce n’est pas un système que nous défendons. Et si c’est ainsi que nous voyons les choses, alors soyons objectifs : un des manifestants m’a dit n’avoir pas vu la pièce, seulement « des photos, de courtes vidéos et des témoignages ». Il est lamentable de mener si grand tapage autour d’une pièce qui n’a pas été vue : et cela ressemble furieusement à l’attitude de nombreux journalistes qui, cet été encore, jouèrent aux monteurs de faux pour mieux falsifier la réalité des JMJ.
Soyons totalement cohérents : si nous refusons que nos impôts financent ce type de spectacle, dans ce cas-là soyons de « vrais bons catholiques », allons au bout des choses, et ne payons plus nos impôts, en rendant publique la raison de notre indignation. C’est là que le bât blesse. Manifester, encourir une garde à vue qui nous vaudra le respect d’une poignée d’autres « vrais bons catholiques », éventuellement risquer une condamnation et une petite amende, c’est encore admissible et acceptable. Mais ne pas payer nos impôts, dame, mon ami, on se ferait saisir, et avec une majoration en plus. Soyons héroïques, donc, payons des paquets d’œufs ET nos impôts.
On m’a rétorqué que cela demandait du courage, de s’opposer ainsi aux forces de l’ordre et au mépris du public. Comme c’est pitoyable… Grande habituée des manifestations, je sais parfaitement qu’un certain nombre de petits jeunes (et notamment de l’AF, dont je me permets de rappeler qu’ils profitèrent souvent des marches pour la vie pour tracter pour leur chapelle) adorent ce type d’événements, qui leur permet, roulant des mécaniques, de jouer les héros et les victimes en un seul temps. Je fais néanmoins la distinction entre ces petits soldats de plomb et ceux qui se contentèrent de prier devant le théâtre du Châtelet, même si je déplore qu’ils n’aient pas réagi pour empêcher les autres de faire leur numéro.
La réponse à une époque qui nous offre un vide spirituel absolu, un art (?) indigeste et un avenir très sombre n’est certainement pas une crispation identitaire stupide. Etre catholique, c’est porter un message de vérité, pas le drapeau d’une communauté. On nous bassine avec la pédophilie des clercs, le Pape et le préservatif, les Croisades, etc ? Répliquons par la vérité, encore et toujours, que ce soit dans nos journaux, dans nos écoles, à la cantine de nos entreprises ou dans la file d’attente d’un cinéma. Mais répondre à un spectacle de théâtre par un désordre publique mêlant prières, violences et comportement d’enfants de dix ans, c’est irresponsable et outrageant pour ceux qui savent, eux, où quand et comment le Christ est vraiment outragé : ceux de Mossoul et de Bagdad, ceux du Caire et de Chine, ceux qui paient de leur vie leur amour du Christ.
Certains facebookers, interrogés sur la phrase qui terminait une lettre qu’une des manifestants a fait circuler sur le net, et où l’on disait que le Christ était « souillé par des porcs », réagirent d’une façon qui me fit frémir : « Il faut t’agenouiller, que dis-je t’aplatir face contre terre et surtout ne pas prononcer le mot de « porc » devant des « personnages qui ne se conduisent pas comme des porcs ». Franchement des gens qui commettent des immondices et en jettent à la face de Notre Seigneur, c’est tellement élégant et spirituel ! Voyons, ne comprends-tu pas qu’il faut baiser leurs mains et leurs pieds ? Ce doit être cela être bon Chrétien. Ce que tu peux être malhonnête et de mauvaise foi, toi alors !!! lol ! » Alors voilà où nous en sommes arrivés et réduits ? A ce mélange de bondieuserie bête, d’agressivité de caniche et de loi du Talion ? Et refuser ce type d’attitude serait courber le dos et manquer de courage ?
Quant à la manifestation contre la christianophobie qui aura lieu samedi 29 octobre, je la trouve contre-productive et absurde. Pourquoi pas une marche contre Satan ou le péché, tant que nous y sommes ? Et qu’est-ce que c’est que cette attitude victimaire ? Avons-nous oublié que le serviteur n’est pas plus grand que son maître, qu’il est normal, profondément normal, qu’aujourd’hui plus qu’hier nous soyons systématiquement caricaturés et moqués ? Et n’est-ce pas plutôt ce ridicule dont on nous couvre qui nous agace ? Avons-nous oublié que nous n’avons rien à craindre de la critique, de l’insulte et de la persécution ? Qu’elles sont au contraire les signes que plus que jamais notre foi est objet de scandale ? Imagine-t-on les premiers chrétiens ou Bernanos manifestant contre la christianophobie, comme n’importe quel groupe social se communautarisant ? Luttons intelligemment et courageusement pour l’amour du Christ, opposons des exemples à des contre-exemples, la vérité au mensonge, l’amour au rejet, le courage à la lâcheté : mais ne réduisons pas le sacrifice du Christ à une « cause » qui devrait être défendue comme la survie des bébés phoques ou la défense de l’enseignement privé. Ce que recherchent nos « adversaires », c’est précisément à faire de nous des gens comme les autres, à nous faire participer de cet esprit détestable, à nous transformer en groupe social pleurnichard et revendicateur.
J’ai enfin envie de m’adresser aux premiers et vrais responsables de cette histoire : tous les « artistes », « enseignants », « journalistes », « hommes politiques » et idéologues divers et variés qui ont fait de la condamnation systématique de l’Eglise et du christianisme leur jogging verbal quotidien.
Vous ignorez systématiquement vos devoirs envers la vérité. Vous profitez de vos positions pour répandre, dans les journaux, à la télévision ou dans les cerveaux des enfants, des mensonges rendus d’autant plus implacables que les catholiques ne disposent pas de tribunes médiatiques et politiques aussi considérables.
Vous criez aujourd’hui à l’intégrisme et au fanatisme, vous parlez de fatwa culturelle, vous vous prenez pour des champions de la subversion alors que jamais vous n’auriez été capables d’encourager un spectacle de ce genre qui prendrait pour cible Mahomet ou Bouddha. Le catholique est forcément suspect, forcément dangereux, forcément crétin, et forcément… mou. Aujourd’hui que quelques-uns manifestent, mal, à mon avis, leur lassitude et leur souffrance de voir leurs prêtres systématiquement soupçonnés de pédophilie, le pape nécessairement obscurantiste, le message chrétien en matière de sexualité déformé et ridiculisé, vous nous refaites le numéro de l’hypocondriaque hurlant à cause d’un courant d’air. Si certains catholiques éprouvent aujourd’hui le besoin de se replier sur eux-mêmes plutôt que d’aller librement et paisiblement dans le monde, s’ils répliquent de plus en plus vertement à vos attaques, c’est en vertu d’un réflexe évident : le chien qui mord a été souvent battu et affamé.
Vous avez privé les catholiques de leur voix au chapitre. Vous dédaignez l’Eglise pour ensuite vous saisir de ses symboles afin de mieux les ridiculiser. Tout est bon pour combler votre absence de curiosité, d’honnêteté, d’imagination et de rigueur : aussi bien une religieuse pour une pub Benetton, qu’un pape pour une tribune agressive ou que l’Inquisition, pour un cours en Sorbonne, Inquisition dont vous faites un Birkenau. Un prêtre viole un enfant, et vous voilà condamnant tous les clercs. Je le redis, sans la moindre hésitation : vous êtes responsables et coupables. Il faudrait être un saint pour résister à tant de bêtise, tant de mauvaise foi, tant d’abus de pouvoirs, tant d’attaques et tant d’agressivité. Vous découvrez aujourd’hui que nous ne le sommes pas, et tant mieux pour vous, car cela apporte de l’eau à votre moulin qui bat de l’aile.
Interrogez-vous, une fois, une seule fois ? Pourquoi nous haïssez-vous tant ? Est-ce en raison de nos péchés ou parce que ce message d’Amour est décidément trop grand pour être acceptable ? Ne sont-ce pas vos propres doutes, vos propres angoisses, que vous essayez d’éliminer en même temps que la voix de l’Eglise que vous tachez, par tous les moyens, d’étouffer ou de déformer ?
Il serait terriblement temps que vous fassiez preuve d’humilité : des millions de gens, dans le monde entier, ont pendant des siècles combattu ce Christ mort sur une croix par amour pour chacun de vous. Y sont-ils arrivés ? Non.
[1] Merci à Sébastien Lapaque de m’avoir rafraîchi la mémoire.
*Myriam Picard est journaliste et membre du Comité de rédaction de Riposte Laïque.
Lire aussi :
> Plus de 140 jeunes catholiques « indignés » arrêtés mardi soir
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Rien à rajouter, merci pour cet article.
à tout accepter, on finit par accepter l’inacceptable !
« La France tombera bien bas » – Marthe Robin
En effet, je partage pleinement votre propos. Merci.
Plutôt que de se pouiller sur des aléas douteux, ne serait-il pas plutôt judicieux de regarder et soutenir ce qui mérite de l’être ?
Vous dites : « La réponse à une époque qui nous offre un vide spirituel absolu, un art (?) indigeste et un avenir très sombre n’est certainement pas une crispation identitaire stupide ». Oui, … mais non : l’époque offre un nombre incroyable de pierres d’attente (cf St Augustin), que l’on voit partout et que tout le monde attend de voir éclairé.
Exemple (mon dada du moment) : l’excellentissime Tree Of Life (4 fois ce WE), pas vraiment soutenu par les cathos (sauf qqs uns : http://ab2t.blogspot.com/2011/05/la-palme-dor-mais-cest-catho.html, si on peut juste écouter ce qui est dit ; http://luc1249.wordpress.com/2011/10/12/12-octobre-sortie-de-tree-of-life-en-dvd/). Et tant d’autres perches tendues !
Si, pour chaque mot de cette douteuse polémique (dont, au final, on se fiche pas mal), on faisait l’équivalent à éclairer notre époque sur ses sujets, cela aurait avancé !
2 Questions TGV à Myriam Picard !
1 / Mais pourquoi donc la scène évoquée ci-dessous par Daniel Hamiche sur cette page http://www.christianophobie.fr/ a-t-elle été supprimée ?
” Je note que le metteur en scène et la direction du Théâtre de Paris ont décidé de supprimer une scène particulièrement odieuse : celle où l’on voyait des enfants jeter des grenades en plastique contre le portrait du Christ en fond de scène. Tiens, tiens ? D.H.”
Des catholiques perturbent la deuxième représentation du spectacle caca-christianophobe « Sur le concept du visage du fils de Dieu »
2 Dans toute votre argumentation chère Myriam Picard, n’y aurait-il pas comme une grave omission, celle de la Résurrection du Christ, preuve historique de Sa Divinité, de Fils de Dieu, Seconde Personne du Mystère de la Très Sainte Trinité ?
Extrait de
Sur le concept de la trahison du visage du Fils de Dieu par la CEF, par obéissance au pacte républicain, en présence et sous les auspices de l’Etre Suprême ?
http://cril17.info/
Voir aussi :
Excellentissime question du jour posée par Myriam Picard de Riposte Laïque ou provocation ?
Dieu, dans le mystère de la Très Sainte Trinité ? …
Bravo, merci, cela fait du bien ! On ferait mieux d’évangéliser par le coeur plutôt que de manifester son ras-le-bol.
Oui, et bien c’est ce que j’ai fait à Chatelet avec une amie, et on a eu de très belles discussions avec tout un tas de gens pas spécialement cathos. Ah évidemment, l’évangélisation de rue dans le quartier n’était pas très très bien vue et on était étroitement surveillé, mais ça n’a rien empêché. Il n’y avait pas que des lanceurs d’œufs (et même, ils étaient tellement minoritaires que je ne les ai pas vu). Je pense qu’on peut saisir ces occasions pour les retourner en quelque chose de positif. Cela demande d’une part de garder son calme en toute circonstance (pas facile) et d’autre part de considérer toujours son interlocuteur comme un enfant aimé du Seigneur… Et témoignage vécu sur place : quand on leur crie « Jésus vous aime », les gens peuvent pas s’empêcher de sourire !!! Comme si c’était plus fort qu’eux…
« Et témoignage vécu sur place : quand on leur crie « Jésus vous aime », les gens peuvent pas s’empêcher de sourire !!! Comme si c’était plus fort qu’eux… »
Un alcoolique bourré qui crie des conneries fait aussi sourire beaucoup de gens, de façon incontrôlable… Y voir un signe de quoi que ce soit est un peu hâtif.
Faudra lui expliquer le sens de « blasphème » et d’ »honneur », à cette demoiselle, pour lui faire comprendre que peut blasphémer et porter atteinte à l’honneur d’une personne sans sa présence physique…
DIEU VOMI LES TIEDES!
Merci Myriam pour cet article très bien écrit. Je trouve dommage que tu sois tombée sur des critiques tranchées quant à ton positionnement par rapport à cette affaire. Mais de la même manière, il est dommage que soit dénoncée l’autre position. Tu soulignes le fait que l’on ne t’a pas acceptée dans ton choix et ce que tu penses, mais pourquoi faire la même chose?
Personne n’est obligé de venir, la manifestation ne convient pas à tous les caractères je le reconnais sans problème. En revanche, on aurait souhaité au moins un soutien de pensée et de prière. C’est incroyable comme ce genre d’occasion n’offre même pas la possibilité aux catholiques d’être unis. Bien sûr que l’on a pas jeté des excréments sur le Christ en personne, mais ca c’est ce qu’on se dit en tant que catho pour être rassuré (et parce que nous avons la chance de croire en la présence réelle dans l’Eucharistie), sauf que pour les non-croyants, une image du Christ leur suffit largement pour Le baffouer… Si l’on transcrit sur un plan purement humain, serait-ce condamnable d’avoir une réaction si la photo d’un de nos parents était dégueulassée volontairement? Et en plus s’il est décédé en se prenant une balle à notre place par exemple?
Il faut arrêter avec cette rumeur que des excréments seraient jetés sur la représentation de la figure du Christ pendant cette pièce!!! Ce n’est absolument pas le cas, et cela suffit à décrédibiliser totalement les manifestants qui ne s’appuie que sur ce mythe pour justifier leurs cris au blasphème. Allez voir la pièce avant de critiquer dans le vide!
Ce texte et notamment son intitulé est d’une incroyable hypocrisie: l’auteur adopte une position victimaire « on m’a dit que j’étais une mauvaise catholique de ne pas être aller au théâtre du Châtelet » alors que celle-ci avait posté comme statut Facebook: « Très énervée de voir par l’initiative crétine de petits jeunes en mal d’héroïsme qui se sont pris pour les sauveurs du Christ alors qu’ils l’ont allègrement blessé par leur attitude au théâtre du Châtelet. Ca n’est pas courageux, ni intelligent, ni chevaleresque, ni chrétien. Et c’est infamant pour nos martyres chrétiens, bien réels eux. » Alors, qui a traité les autres de mauvais catholiques? Que de mensonges et de mauvaise foi…
FX, pas sûr que ce soit très élégant d’aller chercher sur FB tout ce qui est dit. Il s’agit d’un réseau social, certes, mais bon, on n’est pas obligé d’y dénoncer tout ce qu’il s’y passe.
Sinon, oui, on peut avoir des réserves sur le mouvement de protestation, on peut aussi se dire que ce n’est pas plus grave que ça. Qu’on peut laisser les gamins y aller sans que l’Eglise ne soit en danger.
Parce que de toute façon, on se prendra plein de choses dans la tête, alors que ce soit de cette manière ou d’une autre, peu importe, il y aura toujours quelque chose à nous reprocher que ce soit ce type de manifs, ou les propos inventés du pape sur la capote…
Non, cher FX, non, je n’adopte pas une posture victimaire.
Quiconque ayant un tant soit peu de sensibilité (littéraire) verrait que le premier paragraphe est IRONIQUE. Quant à mon statut, je l’assume complètement dès lors que l’on rentre dans une logique (cf.les communiqués de Civitas) qui fait passer toutes les personnes agissant dans le sens de cette manifestation comme « les défenseurs de l’honneur du Christ ». Pour le reste, vous devez faire partie de mes amis facebook, pour avoir ainsi accès à mes statuts, et je m’honore donc de votre exigence morale: vous me jugez d’une profonde hypocrisie: j’espère donc que votre dégoût vous poussera très prochainement à me retirer de votre liste d’amis;sur ce, cher FX, bien amicalement, bien évangéliquement et bien ironiquement vôtre, je vous salue.
L’article est excellent, nuance un peu les grossièretés que l’on pouvait entendre de part et d’autre, et réussit à apaiser tout en remettant les choses au clair.
Merci.
Ma réponse : http://intinerarium.wordpress.com/2011/10/26/reponse-a-myriam-picard-les-catholiques-sont-de-ce-monde/
Cher Tchekfou, ce débat mériterait que vous et moi puissions le mener longuement et face à face. Je regrette que mon articule m’ait valu le qualificatif de « ton pédant journalistique de base » de votre part. Mais ceci mis de côté, je le redis, nous ne sommes pas d’accord: du moins, avez vous, le débat semble-t-il, au vu de votre article partir dans une réflexion un peu plus approfondie que de nombreuses stupidités lues ici et là. Je relirai votre billet plus longuement, en prenant réellement le temps de peser chacun de vos mots, et en espérant que j’y arriverais, mettant dans un coin mon « ton pédant de base.
Chère Myriam, je vous trouve bien vindicative quand vous exprimez avec talent ce que l’on peut ressentir légitimement face à certains excès. Je ne peux participer à ces manifestations du fond de ma province mais des personnes de ma propre famille étaient présentes avec des intentions pacifiques, sans oeufs durs ni huile de vidange;mais déterminées à exprimer leurs convictions respectueusement et fermement comme d’ailleurs elles en ont le droit. Je regrette que vous n’ayez vu que des excités. Bien sûr, DIeu est au dessus de tout cela, et toute manifestation chrétienne peut être taxée d’hypocrisie, faire l’objet de débordements, etc, mais il est important qu’un témoignage soit donné. Nous ne sommes pas de purs esprits, chacun agit selon son appel, le vôtre n’est évidemment pas de manifester. Aux dires des manifestants, des passants et même des policiers ont exprimés leur sympathie. Je préfère que des jeunes se retrouvent au coude à coude dans ce cadre plutôt que dans un bar, tout le monde ne peut jouer dans votre cour.
Le ton n’est pas pédant, non, le fond comme la forme sont entraînants. Pour jouer donc au posteur de commentaires désobligeants, donc, ne me restent que deux points :
. pourquoi forcément devoir se torturer le cerveau pour trouver à tout prix une interprétation quasi mystique aux phantasmes scatologiques d’un auto-proclamé artiste en mal d’inspiration? Est-ce que cela ne risque pas d’abonder dans le sens des excités en face, qui se verront confirmée leur idée que ceux qui choisissent de ne pas réagir chercheraient à tout prix des excuses à tout et n’importe quoi ?
Ne peut-on dire seulement : « c’est nul, laid, idiot, mais je refuse de répondre à la provocation »?
. »le chien qui mord a été souvent battu et affamé. » : en fait, non, très souvent aussi c’est un chien qui n’a pas été suffisamment remis à sa place et qu’on a laissé développer ses prérogatives sans limites.
(ce n’est pas complètement une remarque exprès pour le seul plaisir de faire une remarque : en fait, dans le cas présent, ne pourrait-on pas en tirer une métaphore supplémentaire, les médias et le public complaisant qui ne supportent plus la moindre remise en question parce qu’ils n’y ont jamais été confrontés, et les manifestants qui ne supportent plus la remise en question non plus parce qu’ils y ont trop été confrontés ?)
» Il paraît que je ne suis pas une « bonne catholique ». Parce que je ne suis pas partie, un chapelet dans une main, dans l’autre une bouteille d’huile de vidange et dans mon sac une douzaine d’œufs, crier mon indignation . »
=> Je ne sais pas ce que vous êtes exactement, mais en vous lisant, je sais au moins cela : la connerie et la malhonnêteté vous habite.
» Baptisée catholique, il me semblait par ailleurs n’avoir jamais lu, où que ce soit, qu’une représentation du Christ, de la Vierge Marie, de Saint Paul ou du Petit Poucet ETAIT le Christ »
=> Et vous croyez que vous effacerez la force du symbolisme avec votre grossière feinte de néandertalienne ? Le fait de catégoriser supprime-t-il le contact avec le réel et les principes qui régissent notre monde ? Bon, j’arrête là, ce texte dégouline de stupidités. Ca pue l’intellectualisme et la mauvaise Foi. Même la plus petite société n’accepterait jamais que l’on salisse son logo avec de la merde. Dans notre monde, presque tout action de communication est du marketing. Aussi, cet aveuglement, cette posture qui consiste à nier les principes naturels, à nier le principe de réalité ou la force du symbolisme, ça porte un nom : la folie. Cette folie est encore à la portée de la petite bourgeoisie comme vous, mais plus pour longtemps chère enfant. L’époque est au retour du réel. Accrochez-vous au pinceau, vos voisins ont besoin de l’échafaud.
Juste en passant, derrière les écrans d’ordinateur, il y a des personnes qui ne méritent ni le mépris ni l’insulte. Et qui sont aussi des frères et sœurs en Christ. Je me suis faite moi-même rappeler à l’ordre sur facebook tout à l’heure ; on a vite fait de déshumaniser son interlocuteur sur internet. Cela dit en toute sympathie.
Un véritable discours de lâche !!! !!! !!!
Pensez-vous que le Christ fut lâche de se laisser arrêter sans résistance par ceux qui l’ont ensuite crucifié ?
S’Il a interdit à Pierre de le défendre en les frappant de son épée il y a 2000 ans, je ne crois pas que ce soit parce qu’il comptait sur nous pour leur jeter des oeufs pourris aujourd’hui.
Au lieu de répondre par plus de violence, répondons par plus de sainteté. Si vous pensez que ça, c’est de la lâcheté, c’est que vous n’avez pas compris ce qu’est la sainteté.
Soulignons au passage que l’article ne condamne pas ceux qui ont choisi de simplement prier pacifiquement face à l’événement. Il montre en revanche à quel point l’agitation stérile de quelques excités ayant besoin de se défouler est contre-productive. Prenons garde en effet de ne pas confondre « servir le Christ » avec « servir notre amour-propre blessé ».
Cordialement.
Moi si, bien qu’ayant apprécié l’esprit de cet article rafraîchissant, inspiré et bien écrit, j’émettrai juste une réserve, à mon sens importante, qui rejoins d’ailleurs le commentaire méchant, plus bas, de « V », sur la force du symbolisme iconographique.
Si vous aviez compris par exemple le sens profond de la tradition iconographique de l’Orthodoxie chrétienne, vous n’auriez jamais affirmé « qu’une représentation du Christ, …[n'] ETAIT [pas] le Christ ». Une image sainte en effet, ou d’ailleurs même une simple photo profane, faisant apparaître des visages humains, rendent leurs personnes mystérieusement et incontestablement présentes… Pourquoi alors ici Myriam votre déni (idot) de cette élémentaire réalité ?
Car derrière la matérialité de la fresque géante du « Visage du Fils de Dieu » – et en utilisant des enfants de surcroît avec des grenades ! – c’est Jésus-Christ lui-même qu’on atteint, quelques soient les intentions artistiques de l’auteur.
Pour le reste, les éléments de votre argumentation me conviennent parfaitement. Merci.
Petite précision : mon commentaire ci-dessus était en réponse au premier de Fikmonskov. D’où les mots décalés : « Moi si… » et aussi « le commentaire plus bas… »
Excusez ainsi mon erreur de manipulation. Merci
Si je peux me permettre d’abonder dans le sens du susnommé Manu.G, et bien que ça soit un brin perturbant d’avoir l’air de partager l’avis du sus-susnommé « V » dont le propos est l’équivalent verbal de ce qu’il reproche à d’autres d’avoir jeté à la face du Christ :
Oui, on peut se sentir et se dire attristé et blessé de la réaction d’une bande d’énervés qui ne citent Jésus et son honneur bafoué que comme prétexte à une mentalité de reconquête nationaliste point très chrétienne ;
Mais, non, on ne peut pas faire comme si s’en prendre à une image représentant Jésus ou la Vierge Marie était aussi anodin qu’à une peinture quelconque : c’est un peu le principe de l’art sacré, justement, que ces peintures ou ces objets nous permettent un lien plus vif avec la personne représentée ; puisque nous sommes des humains, des êtres de chair, et non de purs esprits ;
C’est d’ailleurs le principe pas seulement de l’art sacré : pourquoi gardons-nous des photos et des souvenirs de nos proches, si une peluche Casimir ou n’importe quel bout de bois ferait aussi bien l’affaire ?
Le fait de s’en prendre à ces images est donc, réellement, une volonté plus ou moins assumée de s’en prendre à ce qu’ils représentent, on peut difficilement le nier. Il y a là réellement volonté mauvaise, volonté de salir, de dominer et de posséder la personne représentée.
Bonjour,
d’abord, bravo et merci pour cet article. J’en ai lu pas mal sur le sujet, c’est bien de se faire une opinion. La lecture des commentaires est, euh… enrichissante aussi.
Ceci dit, je veux quand meme dire que j’ai été choquée de voir les insultes et mots durs qui ont pu s’échanger, ici ou ailleurs sur la toile. Franchement, je crois que c’est le plus dur: j’ai mal de voir mon Dieu trainé dans la boue, enfin dans la merde plutôt, mais encore plus de voir ses enfants s’écharper entre eux. Ca vire à la bataille rangée, les pour, les contre…. faisons attention a ce que l’on dit, a ce que l’on fait, restons modérés dans nos paroles…restons unis en Christ, tout simplement
J’ai lu l’article de votre blog. En dehors d’un désaccord sur l’action des jeunes devant Chatelet (bon, j’y étais, je n’ai pas jeté d’œufs pourris ni frais et ne fréquentant pas ce genre de manifestants je n’en ai pas vu non plus), il y a un petit clin d’œil qui m’a fait rigoler et qui mériterait une analyse plus poussée : « avant c’était tradi ou chacha, maintenant c’est fervent ou ramolli ». Aha, et que fait-on quand on est chacha-fervent et qu’on s’oppose de ce fait à un tradi-ramolli, que dans sa famille on a des tradis-fervents et parmi ses potes des chachas-ramollis, sans compter les chadis-ramolents et les trachas-fervollis… Qu’est ce qu’on fait hein ? Une belle salade de fruits. Et demain c’est Beyrouth chez les cathos du village gaulois. « Ne nous insultez pas, on le fait déjà pour vous ». Donc en conclusion, lacathodelhosto, et malgré le désaccord de base, on en arrive au même constat… Triste constat.
La salade est jolie effectivement, quand a moi je peux avaler 3 dolipranes
. Qu’est ce qu’on fait, dites vous? Et bien on n’oublie pas que tous ces mots ne sont que des adjectifs entourant le mot « catholique ». Et donc sont moins importants que notre foi partagée, c’est cette dernière qui nous rassemble au plus profond de nous-même. Le constat est triste, c’est clair. Il ne tient qu’à chacun d’entre nous d’en tirer les conséquences. Le but étant tout simplement de construire la civilisation de l’Amour… au boulot!
@Mme Picard:
Donc pour vous c’était anodin quand à une certaine époque les membres du Ku Klux Klan s’entrainaient au tir sur des cibles figurant délibérément un Noir? Et donc pour vous la répression par les autorités de ce type de comportement s’apparentait à une réaction disproportionnée et à côté de la plaque, qui procédait d’une méprise?
Merci Myriam pour cet article clairvoyant, qui nous remet à notre place, nous, catholiques aux nerfs à fleur de peau qui trop souvent perdons de vue l’essentiel. Le Christ nous avait pourtant mis en garde :
A Pierre : « Remets ton glaive au fourreau ; car toux ceux qui prennent le glaive périront par le glaive. » (Mt 26, 51-52)
A Pilate : « Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici. » (Jn 18:36)
L’Union Royaliste Bretagne a répondu à cet article ici : http://unionroyalistebvm.over-blog.com/article-de-la-saine-reaction-face-aux-affronts-87390425.html
C’est très bien écrit et le raisonnement est très approfondi et compréhensible mais…. de mon coté je vois plutot les choses comme ça: le but de ces « manifestations » est simplement de MONTRER une opposition, un non accord pacifique mais ferme, ce qui a été fait la plupart du temps et par la large majorité des participants pour que l’auteur de la pièce y réfléchisse a deux fois avant d’offenser Dieu et notre Foi. Puis une présence, pas pour les autres mais pour le Christ. C’est un déplacement à faire, un effort pour aller prier en public afin de RÉPARER les offenses faites par ces « artistes ». Voila après dans toute manifestation il y a des bavures, des gens qui n’ont pas bien compris le but de la manifestation, personne n’est parfait et ce n’est pas eux que l’on doit condamner: il vaut mieux préférer les défauts de ses amis que les qualités de ses ennemis. De toute façon, la manifestation, on sait bien qu’elle est, dans la grande majorité des cas, inefficace, c’est un leurre démocratique. Par exemple celles qui se passent devant le théâtre de la ville n’empêcheront pas le retrait des spectacles. Les personnes qui y sont le savent. Le but n’est donc pas offensif. On se montre et on répare ( sans sortir de glaive bien entendu)._ Franchement , sur scène, l’image du Christ est salie et déshonorée et celui qui écrit ce texte condamne les personnes qui sont là pour soutenir Notre Seigneur dans l’offense qu’il reçoit. (une de plus d’accord mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire). J’avoue j’ai du mal à rejoindre ses positions.
de quoi une journaliste de riposte LAÏQUE se mêle t-elle?
Madame,j’étais à côté de vous tout à l’heure et sachez que je ne puis vous comprendre. Sortez un peu de votre bulle de sophismes (mais cela vous est-il possible). Ceci dit sans aigruer aucune, j’étais le charmant jeune homme en chemise rose… Si je ne ne pensais pas qu’il était inutile de discuter avec vous, je vous proposerais volontier de reprendre la discussion que vous aviez avec mon voisin, mais je crains que vous ne soyez par trop súre d’avoir raison. Pour vous rassurer sur la bêtise de ceux qui pensent qu’il faut agir quand on un tableau représentant le visage du Christ ( puisqu »apparement nous n’aviins pas compris qu’il s’agissait d’un tableau et non du Christ lui même ballots que nous étions), je suis élève fonctionnaire stagiaire dans une grandeecole de notre chère république. VDVRVF.
Je n’avais pas vu mais d’accord sur presque tout avec la réponse proposée par l’union royaliste de Bretagne.
Un prochain papier sortira avec mon analyse de la pièce, cher Pharamond. Et ce sera plein de sophismes, juste pour vous (humour humour humour):)
@catho natio: c’est vrai, quoi, depuis quand un membre de Riposte Laïque n’aurait-il pas le droit de s’intéresser à ce type de sujets? depuis quand une catholique a-t-elle le droit de s’exprimer sur une actualité qui la concerne? C’est tout à fait honteux, cher Monsieur, et je déplore comme vous qu’on laisse quelqu’un comme moi s’exprimer sur Nouvelles de France. Mais, que voulez-vous, je ne peux pas m’en empêcher: ce doit être parce que la recherche de la vérité se trouve en chacun de nous, aussi bien chez « catho natio » que chez Myriam Picard. Amicalement!
Dénoncer les « très vilains cathos pas gentils qui ne savent pas manifester pacifiquement » est très facile ; on se donne le beau rôle en regardant les choses de loin et en se disant que là, vraiment, ils exagèrent… Vous pointez du doigt avec talent la suprême hypocrisie de ces « artistes » et autres provocateurs qui boutent le feu aux poudres et vont ensuite jouer les cockers plaintifs… Il aurait été nécessaire de ne pas oublier l’énorme responsabilité de la hiérarchie ecclésiastique qui nous montre, par la vigueur et la rapidité de sa réponse, par les moyens déployés pour dénoncer la provocation à la haine, y compris juridiquement, par le soutien apporté aux fidèles blessés par le spectacle odieux donné dans ce théâtre, la valeur de la foi, c’est-à-dire proche du zéro. Ces évêques sont la honte du catholicisme, et leur silence complice, dissimulé derrière une pseudo-condamnation faite du bout des lèvres par un organisme plus proche de l’amicale des boulistes que de la succession des Apôtres oblige, puisqu’ils se taisent, les simples chrétiens à aller là où leurs pasteurs ont peur de se rendre. Honte à ces lâches qui préfèrent condamner doctement, derrière un micro, les faiblesses de ceux qu’ils doivent sanctifier et édifier par l’héroïcité de leur vie. Où sont-ils, leurs miracles ? Où est-elle, leur voix portant la doctrine du divin Pasteur insulté pour lequel ils ont soi-disant donné leur vie ? Où est-elle, la chaleur de leur charité ?
Rien, du vide, du néant.
« Je vous le dis, si mes disciples se taisent, les pierres crieront » Luc, 19,40.
« la patience à supporter les offenses qui s’adressent à nous, c’est de la vertu ; mais rester insensibles à celles qui s’adressent à Dieu, c’est le comble de l’impiété » – St Jean Chrysostome (sans doute un « mauvais catholique »).
Les jeunes qui manifestent ne défendent pas une image ou une représentation mais le Christ qui est insulté par cette mise en scène soi-disant artistique.
Il ne faut pas confondre tolérance et permissivisme. La preuve que cette mise en scène est insultante est qu’elle suscite également des réactions de personnes non catholiques.
Que diriez-vous si l’on mettait votre image à la place de celle choisie pour cette pièce, trouveriez vous que votre personne n’en est pas insultée ?
Pour ce qui est de « répandre des mensonges », les chrétiens se débrouillent pas mal non plus. Par exemple, Adam et Eve n’ont pas réellement existé. Il en découle que le péché originel n’est pas le fruit du libre-arbitre humain. Il en découle que la Chute n’a pas lieu d’être. Il en découle que le Christ n’a pas à sauver l’humanité. Il en découle que le christianisme ne tient pas debout. Quand donc cette vérité sera-t-elle dite ?
Merci pour votre article et ananlyse. Je n’ai pas vu la pièce mais j’ai vu plusieurs vidéos et lu plusieurs commentaires.c’est sûr que je n’ai pas intérêt à me retrouver en garde à vu mais je crois que même si c’est donné de l’importance à des gens remplis de haine, je vais manifester lorsque sortira la prochaine immondice golgota etc..j’avoue ne plus supporter les attaques incessantes à l’encontre du christ. J’en ai juste assez, j’en ai marre que l’on tape toujours sur ma foi.Je n’oblige personne à croire, je respecte la religion de chacun, alors que chacun respecte ma foi et que plus personne ne touche au Christ. Je sais qu’il n’a pas besoin de moi pour le défendre, mais justement, je crois que si, je crois qu’il attend de moi que je dise: NON! je ne suis pas d’accord et ça suffit.
criektte
Communiqué de M° François Souchon, avocat des jeunes manifestants interpelés
Le 30 octobre 2011
Après l’Affaire d’OUTREAU, l’affaire d’outrés ?
« Mais surtout, j’ai pu constater que tout était mis en œuvre pour priver intégralement mes clients des droits de la défense les plus essentiels et les plus fondamentaux. »
En ma qualité d’avocat, j’ai été appelé à assumer la défense de ces catholiques de toutes générations et de tous milieux, qui depuis quelques jours ont manifesté par un courage sans précédent leur indignation face à une des injures publiques la plus grave faite à l’image au combien sacrée et chère au cœur de tout chrétien.
En effet, depuis quelques jours, se joue au théâtre de la ville à Paris une pièce dont le thème est un vieillard déféquant sur scène pendant plus d’une heure, un second acteur jouant son fils venant lui essuyer les fesses à intervalles réguliers. Les excréments sont ensuite utilisés pour recouvrir et badigeonner un portrait géant du Christ.
Cette « œuvre » destinée à une caste bourgeoise d’initiés privilégiés est subventionnée par les fonds publics, en pleine période de crise, lorsque tant de gens, auxquels nos hommes politiques ventripotents imposent une politique d’austérité, peinent à joindre les deux bouts, y compris ces catholiques dont les impôts sont utilisés pour les injurier gravement dans ce qu’ils ont de plus cher, pour la seule et unique satisfaction des quelques amis du multimilliardaire Pierre BERGE, mécène du « festival d’automne » organisé conjointement par la mairie de Paris et le Ministère de l’inculture.
Pour avoir simplement et sans violence osé s’en indigner, ces catholiques ont fait l’objet d’une véritable rafle généralisée, par cars entiers de police, avant de subir un acharnement judiciaire particulièrement aberrant.
Dans les faits, si quelques jets d’œufs ou d’huile ont agrémenté les premières représentations, la très large majorité de mes clients n’a en réalité strictement rien fait d’autre que de se lever de leur siège dans le théâtre pour siffler ou manifester leur désapprobation par des mots simples, sans injures ni grossièretés. Certains autres se sont contentés d’une prière.
Un tarif de groupe leur a été appliqué à tous, sans distinguer les simples « siffleurs » des lanceurs d’oeufs : atteinte à la liberté d’expression, violence avec arme et dégradation de biens… !
Pire encore, de simples spectateurs non catholiques et sans aucun rapport avec cette action contestataire, des personnes qui venaient au théâtre pour se détendre ont été arrêtés pour avoir quitté leur fauteuil, souhaitant rentrer chez eux parce que la pièce les ennuyait.
Ainsi tous ceux qui ne partagent pas le goût de Monsieur le Maire de Paris et de Monsieur le Ministre pour les matières fécales sont passibles de poursuites pénales et de détention !!!
Mais surtout, j’ai pu constater que tout était mis en œuvre pour priver intégralement mes clients des droits de la défense les plus essentiels et les plus fondamentaux.
Le Code pénal et le Code de Procédure Pénale ont tout simplement fait l’objet d’une suppression spéciale pour ces catholiques.
Deux nuits de suite, je suis passé de commissariat en commissariat pour assister mes clients placés en garde à vue. Alors que je me présentais au poste du Vème arrondissement de Paris, muni de ma carte professionnelle, il m’a tout simplement été interdit de voir mes clients et de leur parler après que le policier de l’accueil ait passé un coup de téléphone… !
Il a été signifié à mes clients qu’ayant été arrêtés à Paris, ils n’avaient pas le droit de désigner pour leur défense un avocat du barreau de Chartres : premier mensonge.
Il leur a ensuite été signifié que le même avocat ne pouvait défendre à la fois plusieurs des personnes impliquées dans l’affaire : second mensonge.
L’on a tenté de faire signer à mes clients un procès-verbal signifiant la fin de leur garde à vue de 24 H, alors qu’ils en étaient déjà à leur 32ème heure de garde à vue !
Et des telles manœuvres se sont répétées et multipliées durant toute la procédure.
Si dans les autres commissariats les entretiens se sont mieux passées, les officiers de police judiciaire, censés être maîtres de la décision de placer ou non un citoyen en garde à vue, m’ont confié que ce pouvoir leur avait été ôté dans cette affaire précise et qu’ils avaient subi eux-mêmes d’extraordinaires pressions venant « de très haut ».
D’autres policiers se sont dits révoltés que les maigres moyens dont ils disposent soient mobilisés dans une affaire aussi absurde et ont même déclaré ouvertement aux personnes placées en garde à vue leur sympathie à l’égard de leur cause.
Alors qu’on me laissait entendre que mes clients seraient libérés sous peu après leur arrestation, les policiers me confiaient qu’ils avaient finalement reçu de « nouvelles instructions » pour que la garde à vue soit prolongée au maximum !
Il semble donc que la mairie de Paris et le Ministère de l’ inculture aient donné leurs « instructions » et leurs ordres à tous les intervenants de la chaîne judiciaire, interférant ainsi pour leur propre compte dans l’enquête, ce qui est parfaitement illégal et constitue un remarquable abus de pouvoir.
Certains ont été placés en garde à vue au milieu d’individus retenus pour une agression au couteau. Ces individus étaient libérés quelques heures après leur arrestation, alors que l’on signifiait à mes clients une prolongation de leur détention, soit de nouveau 24 heures en cellule, à raison d’ « instructions spéciales »…
48 heures de garde à vue pour avoir sifflé dans un théâtre !!!
J’ai vu de jeunes filles à peine sorties de l’adolescence, menottées et le regard brisé…pour avoir dit une prière.
Ces catholiques ont ensuite été déférés devant « le Juge des Libertés et de la Détention ».
Je me suis présenté à l’audience pour 19 d’entre eux avec l’intention de plaider l’absence de mesures contraignantes.
Le juge a commencé l’audience en énonçant la décision…qu’il avait déjà prise sans même avoir jugé. Il m’a été purement et simplement interdit de plaider ! Le juge me signifiant que sa décision – déjà prise avant l’audience – ne saurait être contestée tant sur le principe que sur le fondement.
Avec le plus grand sérieux, ce magistrat invoquait « une conspiration contre la liberté d’expression », seul instant de cette tragique histoire où il m’a fallu retenir un fou rire.
Accusant mes clients d’entrée en force dans le théâtre (alors qu’ils avaient acheté leur place), ce juge les accusait d’atteinte à la liberté d’expression avant de leur expliquer, toujours avec le plus grand sérieux, que « la liberté ne doit pas nuire à autrui »… !
Sauf aux catholiques apparemment.
En une seule et même audience, ce juge a rendu une sentence générale applicable à toutes ces fournées de malheureux, sans se pencher à aucun moment sur les faits ni les actes, exerçant sa fonction de la manière des plus industrielles, visiblement très empressé de satisfaire un ministre ou un maire pour le bon avancement de sa carrière.
Mes clients ont donc tous été placés sous contrôle judiciaire, le magistrat leur expliquant que s’ils s’avisaient de rencontrer de nouveau leurs compagnons d’infortune ou de s’approcher du théâtre, ils seraient placés en détention jusqu’au procès… !
Enfin il leur rappelait que leur comportement – dont il ignorait tout – pouvait être sanctionné par trois ans de prison. Rien que ça. Heureusement le ridicule ne tue pas, sans quoi un magistrat nous aurait déjà quitté.
Après l’Affaire d’OUTREAU, l’affaire d’outrés ?
En résumé, pour avoir simplement sifflé ou prié dans un théâtre exposant des excréments sur le visage de leur Père, dans une mise en scène payée avec leurs impôts en période de crise, ces catholiques ont été arrêtés, maintenus en garde à vue durant 48 h, menottés, condamnés sans jugement, traités comme des chiens, des trafiquants de drogue ou des terroristes, privés de leur droit à une défense, isolés de leur avocat et placés sous contrôle judiciaire.
En toute humilité je dois avouer que je ne m’attendais pas à une telle ampleur dans la violation des droits de la défense les plus élémentaires, sans parler de la justice sur le fond.
La nausée m’est montée.
Malgré tout je garde l’espoir que devant le Tribunal Correctionnel devant lequel ces malheureux sont convoqués, la justice sera rendue par de véritables magistrats, droits, intègres, impartiaux et indépendants
Merci pour ce témoignage !
L’état de droit est de plus en plus bafoué pour les Chrétiens. Évidemment les média n’en parlent pas… Il ne faut pas s’en étonner. Nous n’appartenons pas à ce monde, même si le Christ nous y envoie : «Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde» (Jean 17:16)
Il est toujours triste de constater que les « bons cathos » (ou peut-être sont-ce les autres?) sont toujours ceux qui s’en prennent le plus violemment (car la violence verbale de cet article vaut bien quelques œufs jetés, blague de potache s’il en fut!) à leur frères chrétiens afin de se dédouaner, privilégiant le maigre intérêt d’une bonne communication aux grandes certitudes qui doivent animés tout chrétien
« Il en est peu d’entre nous qui n’aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière. » Bernanos.
@Myriam Picard,
Je parle de vous sur le forum de Forsane Alizza. Je vous invite à venir m’y répondre :
http://www.forsane-alizza.com/toute-lactualite/rassemblement-aujourdhui-a-paris-objectif-defendre-lhonneur-de-notre-prophete-issa-jesus-la-paix-sur-lui-19697/comment-page-2#comment-39087
Je suis athée jusqu’au bout des ongles, et je dois avouer que je n’avais jamais entendu un catholique parler aussi intelligemment de la situation: enfin! On aimerait entendre ça plus souvent. Je souscris à chaque ligne de ce beau texte, merci.
Picard démission !!!
Et que pensez-vous de la position d’Yves Daoudal, que vous admirez tant?
Tant pis si je suis en décalage avec
« mon camp ». D’ailleurs je n’ai jamais
été dans un « camp ». Lorsque j’ai
expliqué que le discours inaugural de la
nouvelle présidente du Front national ne
correspondait pas à ce qu’était pour moi
le Front national, certains m’ont dit que
je devais quand même rester dans le
parti et continuer de le soutenir. Pour certains
le parti prime. Pour moi ce qui prime
ce sont mes convictions, et la vérité.
Voici donc une pièce de théâtre d’un
auteur à la mode chez les intellos. Elle a
déjà été jouée en Avignon, mais aussi
dans des pays comme l’Italie (pays de
l’auteur), l’Espagne, la Pologne… Dans
ces pays catholiques, elle n’a pas suscité
la moindre polémique.
Je ne sais pas quelle version a été
jouée dans ces pays. Quoi qu’il en soit la
version parisienne n’est pas celle d’Avignon
(mais elle éclaire celle d’Avignon,
surtout si l’on tient compte des propos de
l’auteur).
Le christianisme
a peut-être un sens
J’ai été frappé par le témoignage de
Myriam Picard, qui décrit très longuement
la pièce, et écrit ensuite:
A la sortie du théâtre, j’ai discuté avec
deux femmes, une athée et une juive agnostique.
Les deux étaient troublées, les deux
m’ont dit avoir trouvé la pièce profondément
chrétienne. Juste avant le spectacle, j’avais
interrogé un trentenaire qui m’avouait venir
voir la pièce pour la deuxième fois : férocement
athée depuis des années, il avait « reçu
un choc » une première fois et pris
conscience que « le christianisme, en fait,
ça a peut-être un sens ». Il voulait vérifier
cette impression, courageusement, car elle
ébranlait des années de combat forcené
contre la foi.
Sans doute est-il inutile désormais de
raconter la pièce, d’autant que l’obsession
scatologique de l’auteur ne rend pas
la chose facile, et qu’elle doit avoir un aspect
immonde. Voici ce qu’écrit encore
Myriam Picard:
Castellucci aurait gagné à plus de pudeur:
nul n’est besoin de montrer trop pour arriver
à l’essentiel. Cette exagération scatologique
est à mon sens le vrai problème de cette
pièce, et le signe d’une époque qui par ailleurs
déteste pourtant férocement la maladie,
le handicap, et confine la mort à des chambres
d’hôpitaux froides et solitaires. Nul
n’était besoin de montrer ce vieillard nu. Je
le redis : Castelluci n’est pas Tarkovsky ni
Claudel, il est sans nul doute pollué par les
travers scéniques d’un certain théâtre
contemporain. Mais il a au moins ce grand
mérite de penser que la vie n’est pas nécessairement
absurde et qu’il y a une question et un
sens. Il ose, dans une société atrocement matérialiste,
imposer ce visage du Christ du
début à la fin de la pièce, il ose le maintenir
alors même qu’un des personnages cherche à
détruire sa représentation, il ose matérialiser
l’idée que Dieu demeure. L’accuser de nihilisme
est totalement mensonger.
Car ici il convient d’insister sur ce qui
se passe sur la scène après les scènes
d’incontinence du père. Les lumières
s’éteignent. Le fils va vers le gigantesque
visage du Christ qui par contraste devient
plus lumineux, l’embrasse, et s’en va.
Alors le portrait du Christ va se déformer,
suinter d’un liquide sans doute fécal, puis
se déchirer, et sous les déchirures et les
souillures apparaît l’inscription « You are
my Shepherd » (tu es mon berger). Au
bout d’un moment le mot « not » s’insère:
tu n’es pas mon berger. Mais il ne
devient pas aussi lumineux que les autres
mots. Et finalement, en surimpression,
revient le visage du Christ d’Antonello
de Messine, intact.
La Passion
Si à la fin de la pièce le visage du
Christ apparaît de nouveau, intact, il est
difficile de ne pas voir que sa destruction
est l’image de la Passion, suivie de la résurrection.
Et le reste de la pièce, nonobstant
l’obsession scatologique, est
une parabole sentie de la condition humaine,
car nous sommes en effet tous
dans la merde, et nous tachons tout ce
que nous touchons, sous le regard de
Dieu, qui nous attend, qui attend même
nos blasphèmes, ou nos doutes, mais
qui est là, qui reste là, même quand nous
avons tout démoli, et qui nous attend toujours.
La pièce est finalement à l’image de
notre époque, qui se complaît dans la déchéance
et dans l’ordure, mais, à l’image
de son auteur, elle oscille entre la foi et le
doute.
Romeo Castellucci a déclaré que voir
sa pièce comme blasphématoire et christianophobe
était un « malentendu épouvantable
», car « il est bien évident
qu’il s’agit d’une métaphore »:
Je mets en place une stratégie spirituelle,
un piège, qui consiste à commencer par une
scène hyperréaliste pour arriver à la métaphysique.
Il faut passer par cette matière, par
cette porte étroite, pour aller vers une autre
dimension. C’est une matière théologique :
même la merde a été créée par Dieu, il faut
l’accepter sinon on reste dans une dimension
unidimensionnelle de Dieu. A partir de cette
situation hyperréaliste, le spectacle devient
peu à peu une métaphore de la perte de substance,
de la perte de soi, qui est à mettre en
parallèle avec la condition du Christ, qui a accepté
de se vider de sa substance divine pour
intégrer la condition humaine jusqu’au bout -
y compris la merde…
Le visage du Fils de Dieu a modelé
celui de l’ homme
Je crois que s’il avait fait une pièce
blasphématoire et christianophobe, il
l’aurait revendiqué, et il aurait alors été
encore mieux considéré dans l’intelligentsia.
Or ce qu’il dit dans ses interviews
montrent un homme sincère. Dans son
interview au Monde, il dit ceci qui est tout
à fait remarquable:
« J’ai toujours été fasciné par
l’image du Christ, par le mystère de
cette beauté, par cet « Ecce homo » qui
fait de Jésus un homme. Le visage du
fils de Dieu, à travers l’histoire de la
peinture, a modelé celui de l’homme.
L’invention du visage par la peinture,
c’est le Christ. »
Romeo Castellucci dit aussi qu’il lit
beaucoup la Bible. « You are my Shepherd
» fait référence au psaume 22. Il
est étonnant de constater que le « visage
» de Dieu est un « concept » très
répandu dans les psaumes, alors que le
Seigneur Dieu n’a pas de visage avant
d’avoir celui de son Fils. Et dans le
psaume 21, le psaume de la Passion,
celui qui commence par « Mon Dieu,
mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné
», le Fils de Dieu dit à propos de
son Père: « Il n’a pas détourné sa face
de moi, et quand j’ai crié vers lui il m’a
exaucé. »
« Sur le concept du visage du Fils de Dieu »
De ce tableau d’Antonello de Messine, tout le bas est
coupé. Il ne reste que le visage du Christ qui occupe
tout le fond de la scène et qui affirme, d’un bout à l’autre,
sa Présence.
Le point sur cette affaire, et sur celles qui nous attendent bientôt…
http://intinerarium.wordpress.com/2011/11/11/christianophobie-et-maintenant-que-va-t-on-faire-concernant-la-piece-golgotha-picnic/
1h de lecture assidue, je retiens:
- L’article est globalement rafraichissant et intéressant. Toutefois, l’auteur condamne se qu’elle fait aussi: juger du bon ou du mauvais catholique, et se faire donneuse de leçon.
- Personnellement, je ne vais pas me cacher: la conclusion n’est pas mauvaise, les manifestants agités ne servent pas la cause des chrétiens. J’ajoute tout de même que chacun sa manière de vivre et de défendre sa Foi. Et j’aimerai avoir le courage de me pointer à ces évènements. Pour l’instant, je reste dans mon coin, à souffrir de cet art et de cette société qui sans cesse piétine Dieu.
- Le débat sur »le Christ a t il besoin d’être défendu par nous, simples humains » n’a pas lieu d’être: Nous sommes là, révoltés. Je n’arrive pas à savoir ce qui anime cet esprit de contestation: l’amour du Christ, la Foi personnelle blessée, ou l’attaque faite aux Chrétiens en général? Pour ma part, c’est vraiment un mélange des trois.
- Cette contestation est née de ce qu’on appelle couramment »l’art ». Et ce qui est bien avec l’art, ce qu’on lui fait dire tout et n’importe quoi. L’interprétation dépend de ce qu’en dit l’artiste, mais aussi de ce qu’y voient les spectateurs.
Ce qui est merveilleux, en l’espèce, c’est d’arriver à expliquer et à faire gober que de la fausse merde sur une simple image du Christ, c’est bienveillant envers le Christ et la Foi chrétienne. Je me suis demandée si l’auteur de la pièce nous prenait tous pour des cons, et si Myriam Picard était sérieusement aussi naïve.
- En ce qui concerne la représentation du Christ, quelques points essentiels soulevés par d’autres qui réduisent à néant l’argument du »ça ne veut rien dire, ce n’est pas grave, ce n’est pas le Christ »:
. » Même la plus petite société n’accepterait jamais que l’on salisse son logo avec de la merde. Dans notre monde, presque tout action de communication est du marketing. Aussi, cet aveuglement, cette posture qui consiste à nier les principes naturels, à nier le principe de réalité ou la force du symbolisme, ça porte un nom : la folie. » selon V. Merci. Je me permets d’aller plus loin: l’art n’est que représentation et symbolisme, donc la pièce de théâtre et sa mise en scène est un symbole. A fortiori, de la fausse merde sur une image du Christ, c’est un symbole. Mais il ne faut pas chercher trop loin l’interprétation non plus: il n’y a pas là diffusion d’un message d’amour avec les chrétiens, leur Foi, et Dieu. Bien au contraire. Point.
. » Si vous aviez compris par exemple le sens profond de la tradition iconographique de l’Orthodoxie chrétienne, vous n’auriez jamais affirmé « qu’une représentation du Christ, …[n'] ETAIT [pas] le Christ ». Une image sainte en effet, ou d’ailleurs même une simple photo profane, faisant apparaître des visages humains, rendent leurs personnes mystérieusement et incontestablement présentes… Pourquoi alors ici Myriam votre déni (idot) de cette élémentaire réalité ? » selon Manu G.
. »Mais, non, on ne peut pas faire comme si s’en prendre à une image représentant Jésus ou la Vierge Marie était aussi anodin qu’à une peinture quelconque : c’est un peu le principe de l’art sacré, justement, que ces peintures ou ces objets nous permettent un lien plus vif avec la personne représentée ; puisque nous sommes des humains, des êtres de chair, et non de purs esprits ;
C’est d’ailleurs le principe pas seulement de l’art sacré : pourquoi gardons-nous des photos et des souvenirs de nos proches, si une peluche Casimir ou n’importe quel bout de bois ferait aussi bien l’affaire ? » selon Armel H.
→ Je vous propose de trouver une photo de Myriam Picard, de la mettre place du Panthéon ou de l’Opéra, et de balancer des matière fécales dessus, ou ne serait ce que de la peinture marron et jaune, avec un peu d’oeuf. Nous arguerons faire de l’art, montrer la lumière en chacun de nous malgré la pauvreté de notre condition humaine, etc. ( Pour la suite, j’ai du mal, je n’ai pas le vocable de la critique artistique de base qui encule les mouches, pardonnez mon ignorance et ma vulgarité. Mais l’idée est là. )
- Quelques citations dans les commentaires, à garder en mémoire:
. « La France tombera bien bas » – Marthe Robin
. « Je vous le dis, si mes disciples se taisent, les pierres crieront » Luc, 19,40.
. « La patience à supporter les offenses qui s’adressent à nous, c’est de la vertu ; mais rester insensibles à celles qui s’adressent à Dieu, c’est le comble de l’impiété » – St Jean Chrysostome
. « Il en est peu d’entre nous qui n’aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière. » Bernanos.
. « Le Code pénal et le Code de Procédure Pénale ont tout simplement fait l’objet d’une suppression spéciale pour ces catholiques. » Communiqué de M° François Souchon, avocat des jeunes manifestants interpelés
→ Et j’ajoute:
. » Vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte, mais un esprit d’adoption. » Romains 8,15
. » La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte. » 1 Jean 4,18
. » France, fille ainée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? » Jean-Paul II
. » LEVEZ-VOUS, N’AYEZ PAS PEUR » Matthieu 17,7, repris par Jean-Paul II