États-Unis : Et si le candidat du Parti libertarien empêchait Mitt Romney de l’emporter en novembre ?
L’ancien gouverneur du Nouveau-Mexique (1995-2003) Gary Johnson est-il sur le point de prendre sa revanche ? Candidat malheureux à l’investiture républicaine, humilié par CNN qui avait oublié de l’inviter à un débat organisé en juin 2011 entre les prétendants à l’investiture républicaine dans le New Hampshire ou par le Grand Old Party qui l’a exclu de l’Ames Straw Poll, un pré-caucus de l’Iowa (au point d’être surnommé Rodney Dangerfield, connu pour le slogan : « je n’obtiens aucun respect, je vous le dis »), gêné pendant la primaire par le médiatique Ron Paul, le voici depuis mai 2012 candidat du Parti libertarien et crédité de bons scores dans plusieurs États.
À l’échelle nationale, l’homme qui « a posé son veto à plus de lois que les 49 autres gouverneurs d’État réunis (plus de 700 fois, ndlr) » et « par 14 fois diminué les impôts » sans « jamais » les augmenter ensuite (avec, à la clef, un excédent budgétaire à la fin de son second mandat) est donné à 5,3% par un sondage de JZ Analytics pour The Washington Times. En Arizona, selon d’autres instituts, il est crédité de 9% et au Nouveau-Mexique de 13% !
De quoi priver Romney de 27% des grands électeurs nécessaires pour gagner en 2012, comme menace le Parti libertarien ? La 3e formation politique des États-Unis (282 000 sympathisants) n’a pratiquement aucune chance de voir son poulain (encore peu connu à l’échelle nationale) l’emporter mais « pourrait déterminer le vainqueur ». Comme en 1992 où la candidature du milliardaire populiste Ross Perot (18,9%) permit la victoire de Bill Clinton (43%) sur George H. W. Bush (37,4%).
Au moins cinq État (Colorado, Floride, Nevada, Caroline du Nord et Virginie) sont très partagés entre Romney et Obama (1 à 6 points d’écart selon les sondages) et pourraient, pour la seconde fois, tomber dans l’escarcelle du candidat du Parti démocrate. À moins que Johnson ne nuise aussi à Obama : une enquête réalisée le 8 août dans le Colorado montre qu’en cas de duel, Obama l’emporte sur Romney par 49% contre 43% mais que son avance se réduit de 2 points (46%-42%) si Johnson se présente. Or, ce dernier espère concourir dans les 50 États de la fédération ainsi que dans le district de Columbia.
Mais, à moins de dépasser 15% dans les sondages, il n’a aucune chance de participer aux débats présidentiels. Comme l’explique Larry Sabato, le directeur du Centre d’études sur la vie politique de l’Université de Virginie Centre, « le comité débat est dirigé par les deux (grands) partis ». En 1992, « ils ont dû laisser participer Perot parce qu’à un moment il a été donné à 39% des intentions de vote dans un sondage ». Johnson ne dispose pas des mêmes moyens financiers et son progressisme sociétal gêne beaucoup de ceux qui applaudissent son conservatisme fiscal.
Surtout, « les ‘petits’ candidats font souvent un score important durant l’été dans les sondages pour s’effondrer ensuite », explique Pierre Toullec, président des Amis français du Parti républicain. « Après les débats, l’opposition entre Mitt Romney et le Président Obama sera plus claire que jamais. Pour le moment, le discours des libertariens, essaye de faire croire que les deux ont les mêmes idées. »
Voici un clip de campagne de Gary Johnson :
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qui est-il?
Libéral pour l »économie ou « dirigiste »?
Pour un retour aux valeurs des USA ou pour un métissage avec l’islam???
Même si je ne suis pas de nationalité américaine (donc je n’ai pas vocation à me mêler de leurs affaires internes) souhaitons que le président-sorcier ne soit pas réelu.