La dette implicite de l’Etat français ? 356% du PIB à ajouter aux 86% de dette explicite ! Et c’est sans compter les collectivités locales…

Voici, selon la Stiftung Marktwirtschaft liée à l’Université de Fribourg, une institution dont les calculs sont très pris au sérieux, notamment par la Banque centrale européenne, la dette implicite des Etats d’Europe, c’est-à-dire la dette future calculée d’après les engagements des dirigeants d’hier et d’aujourd’hui :

La situation de l’Italie et du Luxembourg peuvent étonner : la première bénéficie des réformes de son système de pensions et du fait qu’elle réalise des excédents budgétaires primaires depuis des années, le second pâtit d’un système de pensions impayables.

Et encore, ce tableau ne parle que de la dette des Etats. C’est sans compter celles des villes, des départements, des régions, etc. Le Français qui vit à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, en Île-de-France, ne le sait peut-être pas, mais il doit pas mal de dizaines de milliers d’euros aux banques, sans compter son endettement personnel… Autant dire que notre fiscalité n’est pas prête de baisser !

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1 Commentaire

  • Psyché , 9 Oct 2014 à 22:52 @ 22 h 52 min

    Lorsque le deficit de Etat Français rapporté au PIB de la nation est de 3%, il est en fait en fait de 20% si on le rapporte aux recettes de l’Etat.

    http://www.eclaireco.org/DeficitsPublics

    La dette de 356 % rapportée au PIB, est est donc de 2 373 % si on la rapporte aux recettes de l’Etat, une paille et on voit bien que cette dette ne sera jamais remboursée.

    Si l’on compte que cet argent-dette est en fait une monnaie fictive créée pour l’occasion par les banques qui crééent de la monnaie ex-nihilo dans un rapport 9/10 à chaque prêt accordé, nous ne devrions alors “logiquement” ne rembourser que un dixième de la dette aux banques.
    La dette ne serait alors plus que de 237 % par rapport aux recettes …
    On voit bien alors que cette affaire ne pourra se terminer que en drame pour le peuple dans un scénario à la grecque ou en drame pour les banques dans un scénario à l’islandaise.
    Le répit actuel accordé à la France est peut-être qu’elle est encore considérée comme “too big to fail” …

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