Un livre démontre l’importance du père pour l’enfant et… de l’enfant pour le père !


Dans Gender and Parenthood: Biological and Social Scientific Perspectives, Brad Wilcox (directeur du National Marriage Project à l’Université de Virginie) et Kathleen Kovner Kline analysent la tendance culturelle actuelle qui dépeint le père comme une figure optionnelle de la famille et lui opposent les résultats de nombreuses études.

Ainsi, on apprend par un compte-rendu de la Fondation Heritage qu’en l’absence d’un père engagé, les garçons sont plus susceptibles d’adopter des comportements « compensatoires » agressifs et, par conséquent, de prendre le chemin de la délinquance ou de la violence et, donc, passer du temps en prison. De même, les filles ne bénéficiant pas d’un engagement paternel sont beaucoup plus susceptibles d’être sexuellement actives et de tomber enceinte à l’adolescence (même Le Plus du NouvelObs.com l’admet). En outre, pour les garçons et les filles, le facteur « père » diminue la probabilité de souffrir de dépression à l’âge adulte.

L’investissement du père aide l’enfant à mieux gérer ses émotions et son corps, ce qui a un impact en matière de comportements et de relations sociales. Il est aussi prouvé que l’interaction paternelle implique un élément de défi : le père encourage les enfants à prendre des risques, à être ouverts à de nouvelles expériences et à se défendre. Comme par hasard, c’est au moment où le père n’a plus sa place dans la famille que l’État devient obèse, que les populations, notamment celles touchées par le phénomène monoparental (cf. le graphique infra), en redemandent, que 77% des jeunes rêvent de devenir fonctionnaires, etc. Gender and Parenthood: Biological and Social Scientific Perspectives revient aussi sur l’apport du père en matière d’autorité.

Plus original, l’essai aborde les effets de la paternité… sur le père ! En effet, devenir père entraîne une diminution du niveau de testostérone (associée à un comportement agressif et une libido accrue), un changement qui l’encourage à s’installer et le prépare à remplir son rôle, qui consiste à ramener de quoi nourrir ses enfants et à les orienter dans la vie. Les études montrent que le père voit sa capacité de travail augmenter, va davantage se rendre au lieu de culte, moins au bar. Il aura également moins tendance à faire une dépression.

Il n’y a cependant pas de “prime à la paternité” pour les pères célibataires, c’est-à-dire ne vivant pas de manière stable (=marié) avec la mère de leur(s) enfant(s) et ce(s) dernier(s).

Aux États-Unis, quatre enfants sur dix naissent d’une mère qui n’est pas mariée. En France, c’est 55%.

Ce tableau montre que plus la population a des enfants hors mariage, plus son vote est favorable à un accroissement de l’État qui a pour fonction de tenter (évidemment sans succès) de se substituer au père. L’étatisme se nourrit des malheurs touchant les familles et qu’il doit aggraver pour subsister.

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79 Commentaires

  • Sébastien , 17 Août 2013 à 12:35 @ 12 h 35 min

    Corrigez les fautes, vous aurez entre autre certainement compris que c’est le mariage qui ne peut-être annulé et non pas le divorce comme je l’écris.

    Je vous autorise à faire suivre, c’est un peu le but de mon commentaire, faire prendre conscience de ces maux, idéalement sans avoir à prendre des risques inconsidérés au sommet d’une grue au risque de passer pour un marginal bien que la douleur ressentie soit sensiblement la même.

    Je ne souhaite en aucun cas que mon fils renisse sa mère je reste intimement convaincu qu’un enfant a besoin de ses deux parents tout au long de sa vie, enfin aussi longtemps que possible.

    En tout état dans cause je constate que mon Français approximatif suffit amplement à émouvoir bon nombre de lecteurs 😉

  • Sébastien , 17 Août 2013 à 12:38 @ 12 h 38 min

    Oui, mais…

  • LUC+ , 17 Août 2013 à 12:45 @ 12 h 45 min

    Ya pas de mais ! ya PLUS de mais !Faut choisir son camps ! Fini les blabla !

  • Sébastien , 17 Août 2013 à 13:08 @ 13 h 08 min

    cette évidence ne l’est pas pour tout le monde. En développant je dirais que les enfants ont une facheuse tendance à reproduire ce qu’il ont vécu et que l’histoire ne s’apprend pas, qu’elle instruit :

    http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CDMQFjAA&url=http%3A%2F%2Fcudep.u-bordeaux4.fr%2Fsites%2Fcudep%2FIMG%2Fpdf%2FLa_population_de_la_France-2.pdf&ei=qFYPUvv2M8vw0gXSnIHYCQ&usg=AFQjCNF3lxGq2UUgL5zT0JOxTHkwCNTfIQ&sig2=mB4qQl5Z8fA2BPdLaBJ8Nw&bvm=bv.50768961,d.d2k&cad=rja

    (fichier PDF)

    Pro memoria : 1789, 1905, 1945… Pétain de pétrole !

  • yepyep , 17 Août 2013 à 13:16 @ 13 h 16 min

    C’est pour cela que je dis depuis longtemps ” en détruisant l’image du père on détruit aussi l’enfants”

  • monhugo , 17 Août 2013 à 14:40 @ 14 h 40 min

    Je suis effectivement totalement insomniaque depuis que ménopausée. Je fuis les médecins, et refuse de me droguer (le déficit de la Sécu ne me doit rien – pas vu un praticien depuis plus de 2 ans). Ne voulant pas avoir recours aux somnifères et autres saloperies du genre, je fais avec mes veilles prolongées, et ne m’endors couramment que vers 6 heures du matin (après 2 à 3 bonnes heures en moyenne à me tourner et retourner dans mon lit). On s’habitue à tout !
    Vous indiquez dans ce post-là que votre 1ère épouse était homo, et qu’elle vous a donc “piégé” pour s’assurer une descendance. Commencer par là était souhaitable, car changeant beaucoup de choses dans votre témoignage. Il est dommage que votre fils aîné soit une sorte d’erreur de jeunesse, et on ne peut que vous louer, au rebours, d’avoir tenté beaucoup pour ne pas vous couper de lui.
    Votre orthographe est détestable, mais votre âge (que j’avais pour ma part déduit, justement de cette dysorthographie, rapportée au contexte du post) est emblématique de l’incurie (se renforçant d’année en année) de notre système scolaire, qui ne sait pas donner aux élèves les moyens d’acquérir les “fondamentaux”, au premier rang desquels la maîtrise de notre belle langue…

  • monhugo , 17 Août 2013 à 14:54 @ 14 h 54 min

    “Lieront” ? Quasi fin de votre post.
    Cher Monsieur, les femmes battues, ou au moins humiliées, au quotidien, par un conjoint, mari ou compagnon, et qui cherchent désespérément à sortir de l’enfer (ce qui est encore plus compliqué quand elles ont un, ou des, enfant-s, à protéger aussi, et des problèmes matériels à gérer en sus), je connais. Et pas par ouï-dire. Beaucoup n’ont pas les capacités, notamment émotionnelles, et les ressources nécessaires (sens de la “débrouille”, à défaut de l’argent requis) pour fuir (quitte à y laisser de nombreuses plumes). Beaucoup n’ont personne pour les aider, famille ou proches. Beaucoup ne connaissent pas les structures pouvant les assister. Etc. Remarquer que ce sont les femmes qui souffrent le plus dans notre société, pourtant heureusement évoluée (imaginez les mêmes scénarios pour les femmes des pays non évolués – les pays à charia, au hasard), est banal, et toujours tristement vrai. En raisonnant sur des moyennes. Car il y a aussi des hommes battus et humiliés par une épouse, ou une compagne. Mais cela reste marginal.

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