C’est vérifié, les enfants de familles nombreuses divorcent moins que les autres

Selon les travaux de Doug Downey, professeur de sociologie à l’Ohio State University, plus on a de frères et de sœurs, moins on a de chances de divorcer à l’âge adulte. En effet, l’étude réalisée à partir des données de la General Social Survey (des entretiens avec 57 000 adultes réalisés entre 1972 et 2012 dans 28 endroits différents des États-Unis) montre que chaque frère/sœur supplémentaire diminue ses propres chances de divorcer de 2%. Cela a été vérifié jusqu’à 7 frères et sœurs. Au-delà, il n’y a plus d’impact, ni positif, ni négatif. Ce que constate l’étude, c’est qu’avoir plus de frères et de sœurs permet de développer un ensemble de compétences utiles pour négocier lors des interactions et, par conséquent, fournit une aide supplémentaire en matière d’écoute et de communication pendant le mariage à l’âge adulte. Elle le vérifie pour chaque génération.

L’étude a été présentée le 13 août à New York City, au 108e congrès de l’American Sociological Association.

En 2004, Downey avait présenté des travaux révélant qu’en classes de maternelle, les enfants ayant des frères et sœurs étaient plus sociables que les enfants uniques.

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69Commentaires

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  • monhugo , 26 août 2013 @ 21 h 45 min

    La Médaille de la famille française est accordée dès 4 ou 5 enfants “élevés dignement”, tous Français, et dont l’aîné a au moins 16 ans (Code de l’Action sociale et des Familles). Médaille de bronze.
    Médaille d’argent : 6 ou 7 enfants.
    Médaille d’Or : 8 enfants et plus.
    En 2013, 4 enfants, c’est une famille “nombreuse”.

  • monhugo , 26 août 2013 @ 21 h 55 min

    Le meilleur moyen pour ne pas divorcer ? Ne pas se marier.
    Le mariage est en net déclin statistique. Une famille, cela peut se créer sans problèmes juridiques pour la progéniture, hors mariage. Les enfants appelés naguère encore “naturels” sont traités à la même enseigne que ceux dits “légitimes”, si reconnus par leurs deux auteurs.
    Ce n’est pas le divorce qui est un traumatisme pour les enfants, c’est la séparation. Mais côté traumatismes, il y a bien d’autres choses possibles, et d’abord la violence physique et/ou morale en famille, légitime ou pas, d’origine, ou “recomposée”.
    Quant aux “homofamilles” légalisées par la “grâce” de la Taupe, on a potentiellement une autre série de traumatismes à prévoir pour les enfants-cobayes en cause – ceux naissant de ne pas être comme les autres enfants, puisque dotés à la base de 2 “mères” (ou de 2 “pères”) !

  • Psyché , 26 août 2013 @ 21 h 59 min

    Avoir de nombreux frères et soeur permet également d’être moins exclusif et moins autocentré, c’est le sens du partage, du pardon et de la réconciliation. Beaucoup de divorces viennent d’un égo surdimensionné qui ne laisse plus la place à l’erreur pour l’autre …

  • Eric Martin , 26 août 2013 @ 22 h 11 min

    Je suis d’accord avec vous. Le mariage, c’est le compromis en permanence. Avoir des frères et soeur force à pratiquer le compromis.

  • Yaki , 26 août 2013 @ 22 h 44 min

    Tout est compromis: le monde du travail, sa place dans le métro, rouler en automobile, etc.
    Pourtant on apprend justement à ne pas en faire : pour beaucoup de personne, il faut marcher sur les autres pour réussir. Compétition dans tous les domaines et bonheur obligatoire. Les gens sont donc moins enclins à faire des compromis dans leur vie personnelle et familiale.

    Il faut aussi réaliser que l’on vit plus longtemps et que la mortalité, notamment des femmes enceintes, a diminué. Cela joue sur le taux de divorce. Pendant longtemps, on ne divorçait pas parce qu’on était veuf ou veuve. Le temps de mariage étant bref, on n’avait pas le temps d’arriver à la phase divorce. On se remariait après un veuvage et jusqu’au prochain.
    On ne divorçait pas non plus à cause du poids de l’Eglise et du quand-dira-t-on. Les femmes, surtout, subissaient en silence, n’étant pas indépendante financièrement. L’amélioration de la condition féminine a libéré les femmes du carcan marital, appareil du système patriarcal (voire également religieux).

  • Frédérique , 26 août 2013 @ 23 h 24 min

    ” Pendant longtemps, on ne divorçait pas parce qu’on était veuf ou veuve.”
    Ca alors!

  • Macho , 27 août 2013 @ 0 h 22 min

    Peut-être parce que il était plus simple de supprimer son conjoint que de divorcer ?

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