Le stéréotype, une notion des idéologues du genre

Les idéologues du gender parlent souvent de stéréotypes et disent vouloir les déconstruire. Que revêt cette notion ? En quoi est-elle importante dans le projet de ces idéologues ?

En fait, les féministes de la culture du gender ont transformé en stéréotypes, dans le but stratégique de tenter de les déconstruire, les réalités de l’homme et de la femme.

Car notre culture aurait rejeté une attaque frontale contre la maternité, la paternité, la féminité, la masculinité, toutes choses que les pro-genre entendent déconstruire dans le cadre de leur projet.

Les avocats du gender ont donc transformé en stéréotypes sexistes (stéréotypes de genre, ou stéréotypes sexuels) :

– la féminité et la masculinité : êtres, rôles, gestes, remarques, attitudes, dons, apparences, habits, métiers…. féminins et masculins
– la maternité et la paternité
– la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, constituée d’un père, d’une mère et de leurs enfants
– l’homme, le père et l’autorité paternelle
– le corps sexué féminin ou masculin (mode des nouveaux-nés neutres : ni-garçon, ni-fille)
– la rationalité masculine et l’empathie féminine (Cf. les travaux passionnants du Professeur Simon Baron-Cohen). Les féministes du genre estiment que le stéréotype féminin dominant dans la majorité des cultures est celui de la femme épouse et mère – un stéréotype qui appartiendrait au système patriarcal et serait, selon elles, négatif, discriminatoire, restrictif, contraire à l’égalité, faisant de la femme un être inférieur et une victime, et empêchant son autonomisation (empowerment).

De fait, quelle politique internationale et nationale aujourd’hui favorise inconditionnellement la maternité, la paternité, le couple, la famille, le mariage ?

Pour contacter l’auteur de cette note : [email protected]

Articles liés

25Commentaires

Avarage Rating:
  • 0 / 10
  • gerard57 , 28 janvier 2014 @ 22 h 26 min

    Article de l’observatoire du genre qui dément totalement les “démentis” de Peillon et autres de ce jour à propos de l’éducation que recevrons nos enfants, je cite :

    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans son rapport « Normes d’éducation sexuelle en Europe » [1] incite les gouvernements à promouvoir « une éducation sexuelle fondée sur l’égalité des sexes, l’autodétermination et l’acceptation de la diversité » [2].

    L’OMS est une institution spécialisée pour la santé de l’Organisation des Nations unies (ONU).

    Le rapport préconise notamment l’élargissement et la diffusion des « droits sexuels », en tant qu’ils doivent couvrir « les préférences et les orientations sexuelles, les différentes formes de masculinité et de féminité, les différentes formes de relations et les différentes manières dont vivent les enfants et les parents » [3].

    Le rapport déclare obsolète ce que l’OMS appelle « l’éducation informelle », c’est-à-dire celle conférée par les parents à leurs enfants.

    Le 7e principe édicté par le rapport affirme que « l’éducation sexuelle est basée sur des informations précises et scientifiquement étayées », au contraire des informations fournies par les parents.

    Plus loin dans le texte, les auteurs du rapport déplorent la prépondérance des parents dans ce domaine : « une grande part de l’apprentissage en matière de sexualité se déroule de manière informelle. Pourtant, les professionnels ont un très grand rôle à jouer. L’éducation sexuelle actuelle ne « forme » guère à la […] Autrement dit, le développement de l’éducation sexuelle a été à ce jour l’histoire d’une lutte pour concilier les exigences d’une éducation professionnelle et axée sur la prévention avec les exigences d’une éducation pertinente » [4].

    Sous couvert d’un apprentissage de la sexualité ne se limitant pas aux aspects sanitaires (contraception, Maladies Sexuellement Transmissibles, Procréation…), il s’agit de remettre en cause la capacité des parents à dispenser une éducation à la sexualité à leurs enfants.

    Mais ce sont dans les principes et objectifs visés par le rapport que l’éducation sexuelle apparaît comme un véritable cheval de Troie pour l’introduction et la diffusion de la théorie du genre auprès des jeunes (voir notre article).

    Une éducation sexuelle qui doit commencer dès la naissance (principe n°5) pour conduire les enfants à « développer leur propre identité sexuelle et leurs propres rôles de genre » [5] ou encore « influencer le développement d’attitudes et de comportements sexuels » pour « ainsi développer une sexualité auto-déterminée » [6]

    Selon ce rapport, les enseignants devraient ainsi informer les enfants de 0 à 4 ans sur « la masturbation enfantine » et leur apprendre à « exprimer leurs propres besoins, désirs, et limites, par exemple en « jouant au docteur » [7].

    Les enfants de cette tranche d’âge doivent également être informés sur « le droit d’explorer les identités sexuelles ».

    Les enfants de 6 à 9 ans ne sont pas en reste puisque le personnel éducatif devra leur parler « d’éjaculation », ainsi que les former aux « rôles socialement associés aux genres » [8].

    De 9 à 12 ans, les enfants seront appelés à échanger sur la « première expérience sexuelle, le plaisir, la masturbation, l’orgasme » ainsi que sur les « différences entre l’identité sexuelle et le sexe biologique » (l’idée que ces deux aspects sont distincts fait donc autorité).

    Pour les jeunes de 12 à 15 ans, il s’agira enfin de promouvoir et de discuter des « déterminants historiques et sociaux des relations », en vue de « reconnaître des violations de droits et dénoncer les discriminations et la violence à caractère sexiste ».

    Suivant ce rapport, l’école devrait donc devenir un véritable centre de formation militante.

    [1] OMS Bureau Régional pour l’Europe et BZgA, Standards pour l’Education sexuelle en Europe, Cologne, 2010

    [2] Ibid. p.29

    [3] Ibid. p.19

    [4] Ibid.p10

    [5] Ibid. p.29

    [6] Ibid. p.35

    [7] Ibid. p.40

    [8] Ibid. p.45

    Article initialement publié le 11 décembre 2013

  • monhugo , 29 janvier 2014 @ 1 h 29 min

    Pour les amateurs de pétitions :
    http://citizengo.org/fr/signit/3343/view
    Contre le rapport Lunacek – qui veut (beaucoup) accentuer la main-mise du lobby “gay” (et assimilés) sur les législations de chacun des membres de l’UE.
    Voici la lettre-pétition à signer en ligne :

    “Madame, Monsieur le député du Parlement européen,
    Le 4 février, vous allez être invité(e) à voter sur le rapport Lunacek.
    Ce rapport a été préparé et promu par ILGA Europe, c’est-à-dire par la LGBTI (lesbiennes-gays-bisexuels-transsexuels-intersexes) au niveau européen. Ce lobby ultra-minoritaire ne représente en rien l’ensemble des personnes homosexuelles, puisqu’il rassemble à peine quelques milliers de personnes pour l’ensemble de l’Union européenne.
    Le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBTI de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine. La référence faite à la « feuille de route de l’UE », outil qui visait au départ à répondre aux besoins et difficultés des personnes handicapées, est éminemment trompeuse. Elle détourne une politique de non-discrimination pour créer des privilèges au profit de certains citoyens sur la base de leur sexualité.
    En lisant le rapport dans sa totalité, il apparaît clairement que le projet de résolution n’a qu’un seul objectif : « le détournement des Droits de l’homme au profit des militants LGBTI » par la voie institutionnelle autoritaire. C’est du jamais vu jusqu’à maintenant.
    En légiférant suivant le rapport Lunacek, le Parlement européen exigerait que l’UE et ses Etats-membres appliquent deux poids et deux mesures : une liberté d’expression totale pour les militants LGBTI, mais des restrictions, ordonnées par voie institutionnelle, portant sur l’expression de toute éventuelle critique des revendications du lobby LGBTI. Aucune disposition ne prévoit de protéger le droit qu’ont les personnes de s’auto-déterminer, le droit qu’ont les parents d’éduquer leurs enfants et de les protéger de toute propagande LGBTI si tel est leur bon vouloir, le droit à l’objection de conscience.
    S’il est adopté, le rapport Lunacek ne laissera aucun autre choix aux institutions de l’UE et aux Etats-membres que d’incorporer l’agenda LGBTI à la conception de politiques publiques, notamment dans des domaines qui sont en réalité de la compétence des gouvernements nationaux : famille, santé et éducation. L’agenda LGBTI va également s’imposer sur des sujets comme l’emploi, le droit d’asile, et les affaires étrangères.
    Qui plus est, la feuille de route de l’UE ainsi détournée fera l’objet d’une utilisation orientant les Etats-membres vers la légalisation du mariage, de l’adoption, de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui (mères porteuses) pour les couples de même sexe, comme l’attestent les articles qu’elle contient à propos de la citoyenneté et de la liberté de circulation.
    La loyauté de l’UE et des Etats membres au droit européen ne peut pas conduire à la création de droits spécifiques.
    Je dénonce aussi l’objectif financier de ce rapport : alors que ILGA Europe a été financée à hauteur de 1,408 millions d’euros en 2012, ce rapport conduira à un financement encore bien plus important. ILGA Europe n’est pas une ONG et les citoyens européens n’ont pas à la financer par leurs impôts.

    Par conséquent, je vous invite à rejeter le Rapport Lunacek ou à lui substituer une autre résolution.
    Je vous saurai gré, également, de réclamer un vote nominatitf, car je désire connaître la teneur du vôtre sur cette résolution. Elle servira de critère de vote lors des élections européennes qui se tiendront le dimanche 25 mai 2014.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, ma sincère considération”.

  • monhugo , 29 janvier 2014 @ 2 h 04 min

    Peillon persiste et signe : la théorie du genre n’est pas enseignée dans les écoles françaises.
    http://www.bvoltaire.fr/breves/la-thorie-du-genre-pas-enseigne-lcole-dit-vincent-peillon,48967

  • Psyché , 29 janvier 2014 @ 17 h 54 min

    Sans attendre la théorie du genre, les associations ad-hoc passent déjà depuis des années dans les collèges à partir de la classe de 6ème pour parler de sexualité et de contraception, et plus prosaïquement pour inciter à la pilule contraceptive et pour apprendre à mettre des capotes.
    J’ai vécu ça avec mes enfants.
    Ces associations sont subventionnées entre autres par la mairie.

Les commentaires sont clôturés.