Face aux afflux migratoires grandissants, la Hongrie va rouvrir un camp de transit pour migrants

Des migrants campés à la frontière serbo-hongroise (avril 2016)

Un camp près de la frontière autrichienne

Malgré tous les efforts du gouvernement de Viktor Orbán et la construction d’une barrière à ses frontières avec la Serbie et la Croatie, la Hongrie subit de nouveau une pression migratoire de plus en plus forte.

Le camp de transit de Körmend

C’est la raison pour laquelle la réouverture d’un camp de transit pour migrants est envisagée dans la commune de Körmend. Le choix géographique de la commune n’est sans doute pas anodin : située à quelques kilomètres de la frontière autrichienne, cela devrait sans doute faciliter le passage des migrants vers l’Autriche. En effet, extrêmement peu de migrants semblent intéressés par la perspective de s’établir dans les pays d’Europe centrale, où le niveau de vie est très faible en comparaison des pays d’Europe occidentale.

Une reprise des flux migratoires

Désormais, la Hongrie reçoit plus de 200 migrants par jour qui franchissent la barrière frontalière. Ceux-ci sont généralement appréhendés, mais étant donné que la Serbie n’est pas spécialement désireuse de les récupérer, ils reçoivent un avis d’expulsion de la Hongrie puis sont stationnés dans un camp de transit d’où la plupart du temps ils s’en vont pour rejoindre l’Europe occidentale.

Statistiques migratoires de la police hongroise (www.police.hu)

Ce regain des flux migratoires en Hongrie, qui avaient quasiment totalement cessé durant l’hiver, s’explique par la relative fermeture de la route des Balkans.

Durant des mois, le transport des migrants a été organisé par voie ferroviaire de façon officielle par les États de transit (à ce sujet, revoir le documentaire de TV Libertés).

Ce système a plus ou moins pris fin aux alentours de février-mars, à partir du moment où les réticences d’un nombre grandissant de pays (notamment l’Autriche) a amené l’Union Européenne et la Turquie à un accord consistant à envoyer les migrants considérés comme réfugiés directement en Europe par avion depuis la Turquie, moyennant le renvoi de migrants économiques (venant du Maghreb, du Pakistan, di Bengladesh, etc…) stationnés en Grèce vers la Turquie.

Sauf que la Grèce compte encore plus de 100.000 migrants qui ne comptent pas retourner en Turquie puis dans leurs pays d’origine. D’où leurs tentatives de passage en Italie via l’Albanie ou par la route des Balkans (Macédoine, Serbie, Hongrie) avec des filières de passeurs.

Le gouvernement hongrois poursuit sa politique contre l’immigration

Loin de se laisser démobiliser, Orbán poursuit sa politique, au niveau national comme au niveau européen, pour tenter d’endiguer la vague migratoire.

Début avril, le gouvernement a lancé les premiers travaux permettant le déploiement d’une barrière à la frontière hungaro-roumaine, avec la pose des points de repères sur lesquels mettre en place la barrière.

Cette semaine, Orbán déclarait encore que la Constitution qu’il a fait adopter en 2011 était un rempart contre l’islamisation : « Nous avons le droit de choisir avec qui nous voulons vivre, et avec qui nous ne le voulons pas. […] Pour être clair et sans équivoque, je dirai que l’islamisation est constitutionnellement interdite en Hongrie ».

En automne 2016, un référendum se tiendra en Hongrie, avec pour question : « Acceptez-vous que l’Union européenne puisse imposer l’installation de citoyens non hongrois sans le consentement du Parlement ? »

Si la réponse négative des électeurs ne fait aucun doute, l’enjeu majeur de ce référendum sera le taux de participation.

Au niveau européen, outre le soutien des pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Slovaquie, République Tchèque, Pologne), Orbán peut désormais compter sur l’Autriche. En effet, le chancelier Faymann, qui n’avait pas manqué de mots extrêmement durs à l’endroit d’ Orbán, a été rattrapé par les réalités migratoires et électorales (avec une poussée inédite du FPÖ) et a durci sa politique migratoire.

La jugulation de la crise migratoire sera un enjeu politique majeur en Hongrie lors des élections législatives qui auront lieu dans deux ans. En cas d’échec, Viktor Orbán pourrait se voir sérieusement concurrencer par le parti nationaliste Jobbik.

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8 Commentaires

  • HuGo , 30 Avr 2016 à 17:39 @ 17 h 39 min

    Le groupe de Visegrád est l’honneur de cette partie-ci de l’Europe !
    Et nous, nous constituons un véritable appel d’air qui nous réduira.

  • FIGAROCB , 1 Mai 2016 à 7:53 @ 7 h 53 min

    Pour stopper cet affux de “migrants”, il n’existerait qu’une seule solution : mettre en place un blocus maritime face aux euax terrotoriales entre la Grèce et la Lybie, et la Grèce et la Turquie. Dès que les bateuax de migrans tenteraient de s’approcher, ce blocus les obligeraient de faire marche arrière.
    Ce blocus devrait être décidé par l’Europe, mais le courage et la licidité manquent !
    Quant à ceux qui sont sur place, les musulmans seulement, les rassembler, les mettre dans des bateaux d’une manière correcte et humaine, et les envoyer dans un pays arabo-musulman où ils trouveront, j’en suis sur, un accueil digne d’un pays frère !!!! Quant aux catholiques maltraiés, eux, pourraient être hébergés dans l’europe entière ; ils ne demandent l’asile que ‘en raison des atrocités qu’ils subissent de la part des musulmans.

  • panny , 1 Mai 2016 à 10:36 @ 10 h 36 min

    Dehors, tous, partout et tout le temps. En Europe, on crève du chômage et on importe des candidats crevés.

  • propatria , 1 Mai 2016 à 10:43 @ 10 h 43 min

    Tout à fait d accord mais avec un bémol en plus:Tous les chretiens orientaux devront avec notre aide se battre pour reprendre leurs pays pour y vivre ensuite , une condition qui est légitime afin d ‘affaiblir l ‘islam et par la suite l anéantir

  • SUD , 1 Mai 2016 à 10:44 @ 10 h 44 min

    C’est ce qu’il faut mettre en œuvre, ainsi que la réforme du droit maritime pour ramener chez eux ceux qui forcent la main de la trop faible Europe.

    Ces migrants sont à 70 à 80 % des hommes jeunes et célibataires, les familles sont minoritaires ainsi que les femmes, les enfants et les vieillards.

    Leur venue est favorisée par leurs pays d’origine (pour les pays qui ne sont pas en guerre), alors que les textes des nations unies obligent les états à assurer le bien être de leurs population. A savoir, le travail, la santé, la sécurité, etc…ensuite, tout le monde peut mettre en avant pour venir en Europe, le manque de démocratie dans leur pays d’origine, la défaillance du régime de santé, le manque de travail, la qualité de vie, etc……la liste est infinie. Et surtout ce qui attire en Europe c’est la couverture sociale qui permet sans rien faire d’être loges, nourris et soignés ad vitam aeternam, de sa naissance à sa mort.

    Notre système social est en faillite, il ne suffit que grâce à l’emprunt, lorsque les taux d’intérêts vont à nouveau redevenir positifs, nous envierons les grecs!

    Bientôt 4 retraités pour 1 personnes qui travaille, sans compter tous les autres inactifs qui peut continuer à nous faire croire que tout va s’améliorer?!!!

    Un pays n’est pas un hôtel, ni pour ceux qui y vivent, ni pour ceux qui y viennent

    Mon commentaire n’a aucune connotation politique, je ne m’exprime qu’à partir d’un simple point de vue pragmatique.

  • Hugo , 1 Mai 2016 à 11:24 @ 11 h 24 min


    “L’Italie garantit gîte et logis aux migrants sans exiger une quelconque contrepartie.
    La journée typique d’un migrant africain, parmi les 82.000 hébergés dans les centres d’accueil et hôtels 3-4 étoiles en bord de mer, peut se résumer comme suit :

    manger, dormir, surfer sur Facebook, regarder des films à la TV …

    Toute la journée à ne rien faire, absolument rien. De temps à autre, ils jouent au foot. Ils ne prennent même pas la peine de nettoyer leurs chambres ou refaire leurs lits, pour cela, il y a les femmes de ménage … et quand ils ont faim, le dîner est prêt.
    « Moi, je ne cuisine pas », raconte Fofana, un jeune malien, à F. Fubini le reporter duCorriere della Sera. Il prétend avoir 19 ans, mais en paraît dix de plus. C’est un chef qui prépare les repas pour lui et les 219 réfugiés du centre de Briatico (Vibo Valentia). Fofana a débarqué de Libye sans papier il y a deux ans. Depuis, il se la coule douce à Briatico.

    L’Italie est la patrie de l’assistanat, et les migrants en bénéficient amplement. La majeure partie de ces « invités » ne provient pas de zones de guerre, ils ne sont même pas persécutés pour des raisons politiques. Et pourtant, ils ont tous introduit une demande d’asile politique.
    Ils sont conscients qu’ils n’ont aucune chance de l’obtenir, mais ils excellent dans l’art d’exploiter la lenteur administrative italienne. Ils font tout pour gagner du temps et rester en Italie aux frais des vaches à lait italiennes.
    Où vont-ils trouver un autre pays qui les loge, nourrit, leur donne de l’argent pour rester oisif du matin au soir ?
    Ils ont tellement de temps libre, qu’après le déjeuner, ces jeunes font … la sieste.
    Fofana le Malien a raconté au journaliste du Corriere en charge du reportage, qu’il est en Italie depuis 2 ans.

    « Je veux être un réfugié ! » a-t-il déclaré à F. Fubini.

    http://lepeuple.be/les-mensonges-des-migrants-subsahariens-en-italie/65069

  • jean2 , 1 Mai 2016 à 11:26 @ 11 h 26 min

    Bien résumé, effectivement il faudrait déjà stopper ces migrants près des côtes libyennes et non de les ramener vers les côtes européennes. Tant que ceci ne sera pas mis en œuvre, ces envahisseurs viendront en masse et ne s’arrêteront pas là. Nos politiques européens sont trop faibles pour trouver une solution, ou, ils ne veulent pas se mouiller pour soigner leur image. Par ce manque de courage, nous serons envahis et serons minoritaire dans peu de temps, et il ne sera pas étonnant de voir progresser le FN. Nous avons assez de musulmans en France, ce qui me révolte, c’est que ces gens veulent tout diriger en France et notre gouvernement n’est pas capable ou n’a pas le courage de prendre ses responsabilités. Effectivement, nos politiques nous parlent toujours de laïcité, mais où est cette laïcité lorsqu’on octroie des subventions pour les mosquées, lorsque des femmes entièrement voilées se balade dans nos rues sans être verbalisées, et j’en passe. Si n’est rien n’est fait, dans peu de temps notre culture chrétienne aura disparue et nous ne pourrons plus revenir en arrière.

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