Christian Vanneste : le PS et Sandrine Mazetier lui rappellent le “parti de l’étranger”

“Si vous parlez de l’attachement à la France, du patriotisme, la plupart des électeurs du FN sont plus proches des électeurs de l’UMP que de ceux du PS. Vous savez, quand vous entendez des gens comme Sandrine Mazetier, vous croyez vous rappeler la notion du parti de l’étranger” a déclaré le député UMP du Nord mardi soir sur la chaîne d’information “i>Télé” :

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Il faisait allusion aux propos surréalistes de Sandrine Mazetier, député PS de Paris qui a déclaré :

“Pour devenir Français, faut souffrir un petit peu… Hein, donc faut passer des examens, écrire une lettre manuscrite, voilà… (…) Mais pourquoi faudrait souffrir absolument pour devenir Français quand on n’est pas né Français ? Pourquoi, même quand on nait Français et qu’on a oublié de le demander à 16 ans, faudrait écrire une lettre manuscrite (…) ? Mais pourquoi certains Français devraient-ils souffrir, devraient-il faire plus d’efforts, devraient-ils le mériter davantage que d’autres qui le sont tout simplement parce qu’ils sont nés de parents Fançais en France et disposant effectivement patrimonialement de leur nationalité ?”

Plainte

“Je ne laisserai pas, les socialistes ne laisseront pas passer ce type de propos”, a déclaré à la presse Sandrine Mazetier. Elle a annoncé son intention de déposer une plainte contre le député qu’elle accuse de “[faire] référence à l’affaire Dreyfus. Il accuse les socialistes, à travers moi, d’être des traîtres à leur patrie alors que l’on est en guerre”.

Selon elle, “ces propos manifestent une dérive absolue d’une partie de l’UMP. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que M. Vanneste fait des clins d’oeil au Front national”. Sandrine Mazetier a demandé à l’UMP de “se désolidariser” des propos du député du Nord.

Sur son blog, Christian Vanneste écrit :

“Nous sommes beaucoup à penser que le fait d’être Français ou de devenir Français est un honneur, et qu’il doit se mériter. C’est la raison pour laquelle j’ai plaidé en faveur de la déchéance de la nationalité pour les titulaires d’une double nationalité qui, après être devenus Français, commettraient un crime à l’encontre d’un détenteur de l’autorité publique. Je crois que tout crime devrait amplement suffire pour ce retrait, dans la mesure où le contrat a été en quelque sorte rompu entre la France et son nouveau citoyen.

Beaucoup de Français savent d’ailleurs à travers la mort d’un parent ou grand-parent que la Patrie peut exiger beaucoup plus des citoyens que de ne pas commettre un crime : exposer sa vie pour elle ! A côté des véritables souffrances subies par ceux qui se sont battus pour le pays, le fait de devoir simplement écrire une lettre parait bien dérisoire… J’ai donc en réponse à cette énormité dit qu’elle évoquait chez moi la notion du « parti de l’étranger », chère au Général De Gaulle et à Jacques Chirac.”

Selon Christian Vanneste, “l’acharnement de certains députés socialistes et de Sandrine Mazetier, en particulier, à défendre les « droits » des étrangers et à combattre toute mesure favorisant la maitrise de l’immigration, éveille pour le moins le sentiment d’une préférence qui ne serait guère nationale”.

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