Idéologie du genre : Patric Jean veut-il la guerre entre les sexes ?

Un coup de gueule d’Alexis Aguettant*

Patric Jean est dans les médias français le dénonciateur des pères qui revendiquent pour des droits élémentaires à voir leurs enfants. Il a tribune ouverte dans les médias français pour présenter son idéologie face à des pères séparés désarmés mais combatifs.

Ce monsieur, qui se présente comme producteur et cinéaste (auteur, en fait, du film La domination masculine), cache mal son militantisme favorable à la guerre entre les sexes. Il travaille dans ce sens main dans la main avec le réseau des Chiennes de Garde. Patric Jean voit dans l’homme uniquement la marque de la domination. Le thème de la domination masculine est central et dogmatique chez lui.  Il ne cesse de dénoncer les hommes et les pères dès que ceux-ci réclament que l’égalité s’applique également pour eux après une séparation. Mais il va plus loin encore dans son militantisme : il a pris les commandes en France du réseau Zéromacho qui entend, sous couvert de venir en aide aux femmes prostituées (la prostitution forcée est effectivement un problème de société), pénaliser la sexualité masculine car à ses yeux elle est intrinsèquement mauvaise et devrait à ce titre être condamnée. Le réseau Zéromacho est une initiative de Florence Montreynaud qui est, par ailleurs, fondatrice des Chiennes de Garde. Tout ce petit monde se donne dans les médias les habits de la vertu dénonciatrice (avec force habiles arguments dialectiques) mais cache mal ses racines féministes radicales.

Patric Jean et Florence Montreynaud vivent pour leur idéologie, c’est leur droit. Leur dogme c’est la domination masculine, jamais questionnée, jamais relativisée. Pour eux l’homme et la femme ne se complètent nullement et devraient s’opposer toujours plus. Ce qu’ils n’ont pas encore compris, c’est que tant les femmes que les hommes aspirent à vivre en paix et en harmonie. Ils représentent de fait des réseaux qui, sous couvert de venir en aide aux femmes, développent insidieusement une guerre des sexes notamment en attisant les souffrances intimes des pères séparés. Aspireraient-ils à faire le bonheur des femmes dans le rejet des hommes ?

Vouloir condamner les hommes et victimiser les femmes n’a aucun sens à moins d’être animé par… l’idéologie du genre.

*Alexis Aguettant anime un blog consacré à l’idéologie du gender.

NB : rappelons que pour les idéologues du genre le couple hétérosexuel est une création des hommes pour dominer les femmes ce qui justifient à leurs yeux que toutes les attaques contre les hommes soient permises pour affaiblir les hommes et, de ce fait, le couple unissant la femme et l’homme.

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33 Commentaires

  • de Baudan , 5 Mar 2013 à 10:15 @ 10 h 15 min

    Une question me vient : après la lutte des classes, fléau des 19ième et 20ième siècles, la lutte des sexes ne serait-elle pas celui du 21ième ? A la lecture de votre billet et de quelques autres, la question me paraît légitime.

  • amazoniak , 5 Mar 2013 à 10:37 @ 10 h 37 min

    La guerre des sexes ? Si cela était il y a belle” lurettte” que les femmes dont vous faites référence serait passer à la phase armée ! car les méthodes perverses et insidieuses que vous omettez de citer dans votre article qui consistent à “salir” me font immédiatement pensé aux méthodes employées par les masculinalistes !
    semer le trouble,semer la discorde,se présenter comme des victimes et dénoncer ce que tout le monde ,le commun des mortels (manipulables selon leurs techniques)recherche une vie “harmonisante”?… mais plutot pour de pour de noirs desseins ( a qui profite le crime ?!
    Non,vous n êtes pas si invisibles que cela … à oui,j oubliais l ‘usurpation de “sexe” aussi sur l toile est un de leurs jeux favoris !??

  • Tarantik , 5 Mar 2013 à 11:59 @ 11 h 59 min

    Drôle de genre

    On ne change pas la Nature… [Voltaire]

    Du temps que Monsieur de La Fontaine parlait,
    On glosait fort autour de lui
    De certaine philosophie, qu’il qualifiait,
    Non sans ironie, de subtile et hardie :
    «Iris 1 s’exclamait-il, la savez-vous ? On dit
    Cette philosophie nouvelle :
    La bête est une machine ! Car en elle,
    Point d’âme, point de sentiment. Tout est corps,
    Rouages, mécanismes et ressorts.»
    C’est la fameuse théorie cartésienne
    De l’animal-machine, qu’il fait sienne…
    Pour mieux s’en amuser ! Tout bien considéré
    On doute que Descartes ait un jour approché
    Un chat, un chien ou même un perroquet ?
    Allons, chacun voit bien que sottise et génie,
    Cohabitent très bien dans un même cerveau.
    La grande affaire qui aujourd’hui
    Agite nos génies nouveaux,
    C’est cette théorie du “gender”
    Qu’on dit chez nous : théorie du genre.
    « Ah oui ? et de quel genre ?
    – D’un genre bassement pervers ;
    Apte à vous véroler toute la Société !
    D’après ces docteurs singuliers,
    Notre espèce n’est pas sexuée ;
    Sa nature est inachevée !
    Heureusement l’éducation y pourvoira :
    On ne naît pas femme on le devient 2, voire…
    Elle avait de drôles d’idées la Beauvoir.
    Chargez votre vache d’un bât,
    Parez votre bouc de rubans et falbalas,
    Et voyez si vous obtenez à votre gré,
    Un cheval de selle, une ânesse ou un onagre !
    Génies bornés, esprits podagres 3,
    Qui raisonnez avec les pieds,
    Vous ne savez plus qu’inventer pour extirper
    Ce qui nous reste encor d’humanité.
    Le pire est que l’on enseigne cette foutaise
    Dans des écoles où nul n’apprend plus à lire
    Mais où les crétins pantouflent à l’aise.
    Et si parfois ils arrivent à réfléchir,
    Au bout de dix ans d’un semblant d’études 4,
    Ils s’apercevront avec inquiétude
    Qu’ils ignorent toujours à quel genre se vouer ! »

    Faux-semblant, laideur et scandale,
    Menacent tous les jours la Vérité.
    C’est l’éternelle lutte du Bien et du Mal.
    Nos félons politiques, ombres auxiliaires 5
    Laissent faire, nous préparant l’enfer sur terre !

    Y.T. 02 2013

    1. Iris est Madame de La Sablière, bienfaitrice de La Fontaine qu’elle hébergea durant 20 ans.
    2. «La France était fière de son système éducatif. Elle l’est moins lorsqu’elle observe son recul dans les classements internationaux, le nombre d’élèves sortis de la formation sans diplôme qualifiant, voire le niveau de l’illettrisme.» [Un député de l’ex-majorité]
    3. Podagres : impotents, estropiés. Ils pensent avec leurs pieds [tordus !]
    4. La femelle humaine ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat (sic). [In, Le deuxième sexe. S. de Beauvoir].
    Ndlr : Elle n’avait pas une haute opinion de son sexe la Beauvoir. Les féministes apprécieront ! Avait-elle des regrets de ne pas posséder l’attribut masculin ? Et faudrait-il alors déchiffrer ses thèses à l’aune de sa frustration ?
    5. Remercions particulièrement M. Luc Chatel, ex-ministre de la Destruction Nationale, pardon de l’Education… à qui nous devons l’inscription de la foutaise en question dans les programmes scolaires. La Gauche recrute ses sinistres auxiliaires dans toutes les mouvances politiques.
    Ndlr n° 2 : Pardon si j’ai déjà envoyé ce texte sur ce site… j’ai un doute;..

  • janice , 5 Mar 2013 à 12:06 @ 12 h 06 min

    gender , pas genre

  • Tarantik , 5 Mar 2013 à 12:29 @ 12 h 29 min

    Janice

    En France il y a encore des gens qui souhaitent parler français.
    Et les puristes… ne font pas forcément avancer le schmilblik !

    Bien à vous

    D’ailleurs j’ai indiqué qu’il s’agit d’une traduction… vous lisez Shakespeare dans le texte vous ?

  • berserk , 5 Mar 2013 à 13:06 @ 13 h 06 min

    Il me semble que janice a raison car le gender est un produit purement américain comme le tweet, que personne ne traduit par le gazouillis ou le chewing gum rarement nommé pâte à mâcher chez nous, j allais dire malheureusement pour aller dans les sens de tarantik, et pourtant je lis shakespeare dans le texte étant moi-même bilingue.

  • amazoniak , 5 Mar 2013 à 13:30 @ 13 h 30 min

    La discorde selon Monsieur de LA FONTAINE :

    LA QUERELLE DES CHIENS ET DES CHATS
    ET CELLE DES CHATS ET DES SOURIS

    La Discorde a toujours régné dans l’univers ;
    Notre monde en fournit mille exemples divers :
    Chez nous cette Déesse a plus d’un tributaire.
    Commençons par les éléments:
    Vous serez étonnés de voir qu’à tous moments
    Ils seront appointés contraire (1).
    Outre ces quatre potentats,
    Combien d’êtres de tous états
    Se font une guerre éternelle ?
    Autrefois un logis plein de Chiens et de Chats,
    Par cent arrêts rendus en forme solennelle,
    Vit terminer tous leurs débats.
    Le Maître ayant réglé leurs emplois, leurs repas,
    Et menacé du fouet quiconque aurait querelle,
    Ces animaux vivaient entre eux comme cousins ;
    Cette union si douce, et presque fraternelle,
    Édifiait tous les voisins.
    Enfin elle cessa. Quelque plat de potage,
    Quelque os, par préférence, à quelqu’un d’eux donné,
    Fit que l’autre parti s’en vint tout forcené
    Représenter un tel outrage.
    J’ai vu des chroniqueurs attribuer le cas
    Aux passe-droits qu’avait une Chienne en gésine (2).
    Quoi qu’il en soit, cet altercas
    Mit en combustion la salle et la cuisine ;
    Chacun se déclara pour son Chat, pour son Chien.
    On fit un règlement (3) dont les Chats se plaignirent,
    Et tout le quartier étourdirent.
    Leur Avocat disait qu’il fallait bel et bien
    Recourir aux arrêts. En vain ils les cherchèrent.
    Dans un recoin où d’abord leurs Agents les cachèrent,
    Les souris enfin les mangèrent.
    Autre procès nouveau. Le peuple Souriquois
    En pâtit : maint vieux chat, fin, subtil, et narquois,
    Et d’ailleurs en voulant à toute cette race,
    Les guetta, les prit, fit main basse (4).
    Le Maître du logis ne s’en trouva que mieux.
    J’en reviens à mon dire. On ne voit sous les cieux
    Nul animal, nul être, aucune créature,
    Qui n’ait son opposé ; c’est la loi de Nature.
    D’en chercher la raison, ce sont soins superflus.
    Dieu fit bien ce qu’il fit, et je n’en sais pas plus.
    Ce que je sais, c’est qu’aux grosses paroles (5)
    On en vient sur un rien, plus de trois quarts du temps.
    Humains, il vous faudrait encore à soixante ans
    Renvoyer chez les Barbacoles(6) .

    La guerre des Sexes : Une fable très contemporaine ! Chiens& Chats & Souris

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