Vers la guerre civile ?

Tribune libre de Robert Ménard*

Deux récents « faits divers » pourraient bien, a posteriori, apparaître comme les prémices d’une guerre civile. Rappelez-vous, il y a quelques semaines, à Marseille, des heurts opposaient des Maghrébins de la cité des Créneaux, dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, à des Roms venus installer leur campement près de chez eux. Les premiers avaient pris le dessus.

Le 27 octobre dernier, dans les rues de Hellemmes, en banlieue de Lille, une grosse centaine d’habitants a pris en chasse le maire de la ville, bien décidée à lui dire son fait après l’ouverture d’un village d’insertion pour Roms. L’édile a dû prendre la fuite.

J’en suis persuadé, ce n’est qu’un début. Ces réflexes d’autodéfense sociale vont se multiplier tant le peuple se sent abandonné par les élus, ignoré par les médias, méprisé par les élites. Et convaincu, dorénavant, qu’il devra assurer lui-même sa tranquillité et son avenir. Pour son bien mais au risque de faire voler en éclats un ordre social qui ressemble de plus en plus, sous les coups de boutoir du laisser-aller prôné par les partis qui se partagent à tour de rôle le pouvoir, à un désordre social dont ce même peuple est le premier à faire les frais.

D’ici peu, le vote pour le Front national apparaîtra comme une réponse posée, réfléchie et républicaine — n’en déplaise à certains — à l’exaspération, au ras-le-bol du plus grand nombre face à la poursuite d’une immigration dont ils ne veulent plus. Aussi, on est en droit de s’interroger : ne joue-t-on pas avec le feu quand on fait tout pour réduire, marginaliser la représentation du parti de Marine Le Pen dans les différentes assemblées… alors que, selon les enquêtes d’opinion les plus sérieuses, près de 40% des Français se sentent proches du FN ? Il serait même le premier parti en termes d’adhésion à des idées !

On pourrait bien, d’ici quelques années, regretter d’avoir classé les heurts de Marseille et Hellemmes dans la rubrique des « faits divers »

*Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters sans frontières. Il vient de lancer le portail Boulevard Voltaire.

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29Commentaires

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  • zizitop , 9 octobre 2013 @ 11 h 12 min

    erreur ,il y a 25 millions d’armes à feu dans le pays ,moi même je suis armé et ce n’est pas du petit calibre énormément de gens ont des armes déclaréees ou non chez eux armes de chasse ,armes de tir ,poudre noire ,22 longrifle qui sont mortelles,de plus j’ai appris à tuer à l’armée,je connais les méthodes de partisans (maquis)et je n’hesiterai pas à abattre un militaire en pleine rue si cela devenait necessaire,mon grand père était un maquisard et croyez moi qu’il a tué beaucoup de soldats allemands un certain 30 juin 1944,bien sur apres il faudra des armes de guerre ,mais en attendant ns avons de quoi riposter.mais moi ce qui me fait peur c’est que les jeunes d’aujourd’hui pour beaucoup d’entres eux sont pourris par la drogue et l’alcool et un zizi à la place de la cervelle,c’est tout ce qui les intéressent,quant à les faire se battre contre un dictateur cela va poser un problème,à nous de faire en sorte que cela n’arrive jamais en france

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