Un mode de vie halal

Tribune libre de Robert Ménard*

90% des jeunes Français de 18 à 25 ans issus du Maghreb, du Sahel et de Turquie respectent les prescriptions alimentaires de l’islam ainsi que le Ramadan. C’est ce que nous rapporte le sociologue Hugues Lagrange, directeur de recherche au CNRS, dans une étude à paraître en 2013. La présence régulière à la prière atteint 30% chez les 21-25 ans alors qu’elle est inférieure à 20% pour les plus de 40 ans. À titre de comparaison, à peine 5% des catholiques vont régulièrement à la messe. Et ils sont le plus souvent des personnes âgées.

En clair — et contrairement à ce qu’ont voulu nous faire croire les défenseurs de l’intégration —, ce sont les plus jeunes des immigrés et de leurs descendants venus des pays musulmans qui sont les plus pratiquants. 28% de ces musulmans voient même un conflit entre leur religion et les lois de la République. Un autre sociologue, Samir Amghar, explique qu’une minorité va jusqu’à prôner une « rupture islamique rigide ». Ce que certains d’entre eux décrivent comme « un mode de vie halal »

Un mode de vie qu’ils veulent afficher, associé à des « prescriptions morales ». Vincent Tiberj, encore un sociologue, a montré que chez les maghrébins de la seconde génération, l’homophobie est deux fois plus répandue que chez les jeunes Français « majoritaires ». Des jeunes musulmans qui se différencient également en matière d’endogamie, de défense de la virginité avant le mariage ou de brutalité envers les filles. Sans oublier l’antisémitisme : 39% déclarent que « les Juifs ont trop de pouvoir en France », contre 20% chez les autres jeunes…

Voilà pour les chiffres, les données, les statistiques. Qui dérangent, vous vous en doutez. Et qui valent volée de bois vert et lynchage médiatique à ces chercheurs. Au nom de la désormais machinale « peur de stigmatiser les enfants immigrés ». Au nom de l’habituel « vous donnez des arguments au Front national ». Reste que les faits sont têtus. La machine à intégrer est en panne. Plus homophobe, plus violente, plus sexiste, plus antisémite, le portrait robot d’une partie de la jeunesse issue de l’immigration a de quoi inquiéter. On le sait dans les banlieues. Et depuis pas mal de temps. Même si nos intellectuels — à l’exception d’une poignée, les plus audacieux — continuent à le nier. Contre toute évidence. Par paresse ? Par aveuglement ? Ou par lâcheté…

*Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters sans frontières. Il vient de lancer le portail Boulevard Voltaire.

Autres articles

14 Commentaires

  • Gérard , 12 Nov 2012 à 12:42 @ 12 h 42 min

    Ni par paresse … ni par lâchété … ni par aveuglement … mais les français ont tellement pris l’habitude de penser selon la doctrine communiste depuis tant d’années qu’ils ne savent plus penser autrement. Cela s’appelle du lavage de cerveau !

  • alain , 12 Nov 2012 à 15:37 @ 15 h 37 min

    Bjr

    Je ne savais pas m menard avait pris sa carte marine.

  • marie-france , 12 Nov 2012 à 17:48 @ 17 h 48 min

    bonsoir, pourquoi ? si l’on ne pense pas comme vous ,on est comme Ménard taxé F.N ??

  • marie-france , 12 Nov 2012 à 17:49 @ 17 h 49 min

    j’ajoute que Ménard cite des noms ,il ne les inventent pas,est ce la vérité qui vous gène ?????

  • C.B. , 12 Nov 2012 à 18:37 @ 18 h 37 min

    Étude à paraître en 2013.
    En espérant qu’une publication aura le courage de l’accepter.
    Et ne la reniera pas quelques semaines plus tard comme cela a été le cas de l’étude de Mark Regnerus aux États-Unis, alors que c’est une rare étude parfaitement “propre” sur le plan méthodologique (échantillon de grande talle, constitué aléatoirement dans une population réellement “tout-venant”) contrairement aux pseudo-études que l’on mentionne habituellement.

  • o.icaros , 13 Nov 2012 à 11:07 @ 11 h 07 min

    Vous écrivez qu’on ne peut plus rien dire, écrire de peur de s’entendre répliquer:

    “Au nom de la désormais machinale « peur de stigmatiser les enfants immigrés ». Au nom de l’habituel « vous donnez des arguments au Front national »”.

    Mais depuis les années 80 le discours français a justement donné des “arguments” aux immigrés pour réclamer, revendiquer, se poser en victimes et à rejeter la France.

    Les prétendus arguments du Front national sont ceux du bon sens que n’importe quel Français peut avoir sans être affilié au FN. D’ailleurs ceux qui lancent ces accusations n’emploient-il pas eux mêmes des arguments éculés venant de la gauche mondialiste?

    Nous sommes dans une situation complètement imbécile, créée par les Français et non par les immigrés eux-mêmes qui pouvaient à tout moment nous dire: mais c’est vous qui le dites…

    Nous sommes une nation suicidaire, joyeusement, intellectuellement, humanistement suicidaire.

    On s’est toujours demandé comment meurent les civilisations (Grèce, Rome, Byzance…). Nous le savons aujourd’hui car nous vivons en “live” la fin de ces civilisations. Mais comme nous l’a appris Régis Debray, la fin d’un monde n’est pas la fin du monde. Nous sommes en train de donner, clés en main, la France aux populations issues de l’immigration… Ce pays ne sera plus la France dans 50 ans puisque des Français éclairés ont secoués les immigrés pour leur dire: ne vous assimilez pas, restez ce que vous êtes, la diversité…

  • bandit81 , 13 Nov 2012 à 12:15 @ 12 h 15 min

    Complètement d’accord avec o.icaros, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et inverser la tendance.

    Des combats nous attendes, dur et difficiles, certains sont près à chasser l’envahisseur barbare hors de France.

    Souvenez-vous de l’ex-Yougoslavie et du Liban, ce n’est toujours pas fini dans ces pays…

Les commentaires sont fermés.