Marie Drucker traite le breton de « patois »

Samedi, Marie Drucker, qui présentait le défilé militaire du 14 juillet avec Pierre Servent, a traité le breton de “patois” au moment où son confrère traduisait la devise bretonne d’une école militaire. Les Armoricains ou les amoureux de la péninsule apprécieront… En effet, “patois” est un mot qui vient de l’ancien français “patoier” qui signifie “agiter les mains”, “gesticuler” ou encore “manigancer” ! Un terme pas franchement valorisant, donc. 20 minutes plus tard, Marie Drucker présentait ses excuses aux téléspectateurs du service public et qualifiait le breton de “langue régionale”.

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38 Comments

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  • JOB , 14 juillet 2012 @ 23 h 04 min

    POUR REPONDRE A DANIEL ; ” . . .arrêtons surtout de donner à penser qu’il y a autant de « langues » ou de « cultures » que de villages et sauvegardons déjà la nôtre”

    JUSTEMENT, POUR MA PART, JE TIENS ABSOLUMENT A SAUVER LA MIENNE : LA LANGUE BRETONNE ! ! ! (A savoir, certains prétendent même que c’est la langue bretonne qui pourrait être la cause de la disparition du français . .. (??); voyez, selon à qui on cause, ça n’est pas forcément l’anglais qui gène la langue française . . .

  • e , 15 juillet 2012 @ 0 h 25 min

    @tdk1
    Avant que les celtes arrivent dans cette partie de ce qui sera l’Europe de l’ouest, il y avait des peuplades qui parlaient une autre langue que le celte dont le basque.
    Par ailleurs le breton actuellement parlé en Bretagne est celui qui est arrivé de la grande île dite aujourd’hui Grande Bretagne car les Angles et les Saxons l’avaient envahie et ils ont retrouvé refuge dans la gaule gallo-romaine. Et en plus le breton a évolué depuis le IVème siècle. Les Bretons arrivés en Gaule ont repoussé vers l’est les celtes qui ne parlaient pas ou plus une langue celte mais une langue latine, une langue gallo-romaine, et la Bretagne dite galo est aussi digne de respect que la Bretagne bretonnante. Il conviendrait de montrer la carte linguistique de la Bretagne avant même qu’Anne de Bretagne se soit mariée au roi de France, et l’on verrait bien que toute la Bretagne historique était déjà des zones linguistiquement bien distinctes avec d’une part une langue celte et d’autre part une langue latine.
    L’origine du latin est aussi ancien que l’origine du celte (breton), même s’il s’est implanté majoritairement dans une grande partie de l’actuelle France un peu plus tard. Et d’ailleurs au sud de l’actuelle France quand les Romains sont arrivés, il y avait d’un côté le basque et de l’autre (zone Languedoc jusqu’à Nimes aujourd’hui) des peuples ibères (donc non celtes).
    De même pour le nord et l’est de la France avec les langues germaniques (et tout à fait d’accord avec @Elsaesser) et quelle est l’ancienneté des langues germaniques par rapport au breton?! Et les provençaux ou les languedociens sont allés se battre aussi sous le drapeau français quand il a fallu le faire, etc.

    Conclusion s’il est anormal, bien entendu, de traiter le breton de patois, il ne faut pas non plus svp Tdk1 parler avec trop de sectarisme des “méchants Français qui ne parlent que le français ou dont la langue est moins ancienne, moins belle, etc.”. Ce qui est sûr c’est que la langue des Bretons bretonnants a été réintroduite en Bretagne continentale d’une façon massive après que le latin se soit largement répandu.
    Je considère qu’il y a la petite patrie (sa province d’origine) et la grande patrie (la France), comme le disait Frédéric Mistral, mais effectivement étant provençal, peut -être qu’il n’est pas une bonne personne, puisqu’il n’est pas breton, et qu’il ne parle que eux langues latines donc d’après vous “moins belle et moins ancienne que le breton”.
    Enfin que faites vous des personnes qui ont des origines alsacienne, dunkerquoise (flamand), de Toulouse (langue d’oc) et de Mauléon (basque mais basque de la Soule qui n’est pas tout à fait celui du basque de la côte)? Elles font comment pour s’entretenir avec toute sa famille. Sans compter que ces personnes peuvent avoir des épouses par exemple avec des origines niçoise et arlésienne (nota encore deux langues latines moins belles et moins anciennes que le breton). Que faites vous aussi quand les familles pour des raisons professionnelles doivent déménager?
    Halte au terrorisme linguistique dans un sens comme dans un autre. Mais surtout vivre ensemble pour la bonne cause.
    Merci de m’avoir peut-être lu jusqu’au bout
    Kenavo

  • e , 15 juillet 2012 @ 0 h 34 min

    l’esperanto est une langue fabriquée et qui comprend pas mal de racines latines, il me semble.
    Le latin a été la langue de toute la chrétienté pendant des siècles et les chinois se mettent au latin car ils trouvent que cela les aident pour apprendre les langues européennes.
    L’anglais bien que langue germanique comprend énormément de mots français du fait de son histoire. Le russe en a aussi beaucoup, l’allemand, évidemment.
    Quant aux langues d’origine latine elles-mêmes c’est sans équivoque.
    Le latin permettait à tous se se parler, puis ce fut le français la langue de la diplomatie à partir du XVIIIème.
    Non je ne suis pas pour l’espéranto ni pour une seule langue internationale comme l’anglais. L’anglais manque de nuance et l’espéranto, n’en parlons pas et c’est normal puisque c’est une langue artificielle, même si certains la pratiquent avec beaucoup de dextérité.
    Bref pourquoi inventé ce qui existe déjà et qui a été un merveilleux outil pendant des siècles entre les pays

  • TDK1 , 15 juillet 2012 @ 0 h 42 min

    @ Robert,

    Je conteste le chiffre. En effet, tu n’es pas sans savoir l’origine du verbe “baragouiner”. Les régiments bretons mobilisés à la guerre de 14, lorsqu’ils étaient mis en repos, allaient de ferme en ferme ou de maison en maison en demandant “bara a gwin” “du pain et du vin. Ce qui a donné “kes ki baragouine sssuila”. c’est qu’ils étaient encore nombreux à ne parler que breton. Mais il ne fallait pas compter sur la République française pour les dénombrer comme tel, les statistiques ethniques, en particulier sur les Bretons qui avaient pris le parti de la monarchie sous la révolution étaient prohibées. Trêve de plaisanterie, effectivement; la Bretagne linguistique est coupée en deux grandes régions (plus si on entre dans les détails mais les Français toujours prêts à sauter sur l’occasion en profitent pour dirent “il n’y a pas qu’un seul breton et vous ne vous comprenez pas entre vous..” alors laissons de côté le vannetais (mon pays d’origine), le bigouden, les accents du Tregor ou de Cornouaille ou du Leon.) le pays bretonnant et le pays gallo (t’es d’où au pays gallo, j’ai vécu quelques années pas très loin de Redon et fait une partie de mes études à Rennes). Historiquement, le gallo correspond aux Celtes les plus anciens en petite Bretagne que le breton qui a connu son essor avec l’arrivée des Bretons de Bretagne lors de l’invasion des Angles et des Saxes. Plus ancien mais aussi ayant subi plus d’influence du latin et du français.
    Quant à l’indépendance de la Bretagne vis à vis de la France, c’est un rêve que je ne partage pas (plus? ou plus pour l’instant..) mais qui n’est pas plus idiot que l’indépendance du Kosovo, de la Slovénie ou de bien d’autres pays qui ont acquit la leur récemment avec une population moindre, un PIB moindre et des infrastructures moindres. Cela n’a rien de folklorique. Et comme le dit très bien l’intervenant alsacien (excusez moi, je n’ai retenu votre nom et votre message n’apparaît pas lorsque je fais “répondre à Robert”) cela n’empêche absolument pas d’être fidèle à la France. D’autant plus, je dirais, que contrairement à l’Alsace qui est devenue française à la suite d’un traité, la Bretagne s’est rattachée au Royaume de France (ce point est important) volontairement, par contrat scellé lors de l’union de notre dernière Reine avec le Roi de France. Comme nous disions lorsque nous étions jeunes, “Nationalité Breton, Français d’Etat Civil”.
    Je n’ai pas parlé de ce qu’a évoqué l’intervenant alsacien, à savoir la répression républicaine contre la langue bretonne. Il faut savoir que cela prenait des formes particulières pour nous parce que le breton était considéré, en plus, comme la langue “des curés”. Donc de l’opposition à cette république laïque et anti cléricale. Pour ma part la prise de conscience s’est faite un jour où enfant, je suis allé à la Mairie du Bourg. Il y avait un panneau dans la grande salle sur lequel était écrit “il est interdit de parler breton et de cracher parterre”. Ma grand mère qui parlait breton, parlait gallo, parlait un français impeccable, mais aussi italien à la suite d’un “stage” de quelques années en Italie tout de suite après guerre… (hum hum) et qui avait pris soin de ne PAS nous apprendre le breton car elle souhaitait que nous soyons 100% Français, que j’avais toujours entendu parler en français même lorsqu’on lui parlait en breton (sauf pour engueuler le personnel quand elle était fâchée, je ne sais pas pourquoi, elle devait estimer que le breton était plus expressif…) s’est arrêtée, m’a montré le panneau et m’a dit: “N’oublie jamais ça”. Il faut dire qu’elle était un petit excentrique, ma grand mère, aujourd’hui, comme tous les 14 juillet, je ne peux m’empêcher de penser à elle qui nous enfermait tous les ans, la maison conservant les volets clos, nous devions prier pour le Roi et dire notre chapelet pendant que les manants fêtaient la gueuse!!!! J’ai compris ce jour là (et après, lorsque l’histoire de ma famille m’a petit à petit été racontée) qu’être Breton ce n’était pas tout à fait ou, tout le moins, pas seulement être Français.
    Et le breton est une langue, avec son histoire, son étymologie, sa grammaire, son orthographe..
    Kenavo ma bro!

  • olrik , 15 juillet 2012 @ 1 h 18 min

    Ce n’est plus supportable tous ces donneurs de leçons de la télé qui sont, comme la malheureuse Marie Drucker des primaires, des ignares et des incultes. L’expression langue régionale est une absurdité. Une langue ne se rattache pas à une entité géographique et encore moins à une structure administrative, mais à un PEUPLE. Autrefois les enfants de 12 ans connaissaient la distinction entre langue, dialecte et patois, notions manifestement inconnues de la cervelle vide de cette pauvre Marie Drucker, arrivée là bien sûr sans le moindre piston ou népotisme.
    Donc le breton est une langue, nullement régionale, et c’est la langue du peuple breton. Terminé.

  • Paul , 15 juillet 2012 @ 8 h 01 min

    Bonjour à tous;

    Vous avez raison,il faut conserver nos langues régionales,et l’enseigner à nos enfants ,ainsi que les différents patois,car ce sont nos racines ,mais le FRANCAIS restera notre langue commune à tous.
    Je suis CORSE,mais parents le parlait,mais nous l’ont jamais appris,et je le regrette beaucoup.

    Qui sait combien de temps encore nous parlerons FRANCAIS chez nous,car nous le saurons plus
    dans une décennie si cela continue……..si vous voyez se que je veux dire.

  • Paul , 15 juillet 2012 @ 8 h 11 min

    Bonjour à tous?
    Vous avez raison,il faut conserver nos langues régionales,ainsi que les différents patois,et l’enseigner à nos enfants,car se sont nos racines,mais le FRANCAIS resters notre langue commune à tous.
    Je suis CORSE mes parents parlaent Corse entre eux,mais nous l’on jamais appris,et le le regrette beaucoup.

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