Jean-Marie Le Pen : “Marine est un ange puisque c’est moi, le diable”

Exclusif : Jean-Marie Le Pen commente pour Nouvelles de France les sondages donnant Marine Le Pen en tête au premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

Quelle est votre réaction alors que deux sondages donnent votre fille en tête au premier tour de l’élection présidentielle ?

C’est un résultat qui ne me surprend pas.  Depuis plusieurs mois, elle est à 17-18-20%. On assiste aujourd’hui à une évolution des choses, une prise de conscience des Français. Le fait qu’elle soit à 24% n’est pas étonnant.

Est-ce dû à sa stratégie de dédiabolisation ?

Non je ne crois pas. Marine Le Pen est en elle-même un ange dédiaboliseur puisqu’elle n’est pas le diable. Je vais vous donner une exclusivité, comme je suis le diable, qui n’est pas moi n’est pas le diable ! (rires) Je garde donc le rôle du diable… (rires)

Qui aimeriez vous que Marine Le Pen rencontre au second tour si la situation devait se présenter ?

Ça m’est égal, Marine prendra ce que les électeurs lui donneront.

Ne craignez-vous pas que la gauche l’emporte si votre fille devait se retrouver au second tour face à un(e) candidat(e) socialiste ?

Etant celte, je ne crains qu’une seule chose, c’est que le ciel me tombe sur la tête.

Dans l’hypothèse, pour le moment très improbable, où Marine Le Pen l’emporterait au second tour, la mise en oeuvre de votre programme est-elle encore possible ?

La campagne du Front national a commencé en 1972 avec une affiche sur laquelle il était inscrit « avant qu’il ne soit trop tard ». Depuis, la situation n’a cessé de se dégrader. Cependant, la sagesse populaire dit qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Que pensez-vous des réactions actuelles des femmes et des hommes politiques de droite et de gauche ?

Je m’amuse beaucoup  de voir la classe politique aux prises avec ces résultats qui lui brûlent les mains !  Ça vous fait mal quand ça vous arrive ! Vous savez, un dicton dit que l’on peut tout faire avec une baïonnette, sauf s’assoir dessus. Ils se sont assis dessus ! (rires)

Propos recueillis par Pierre de Bellerive et Eric Martin

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