Les jeunes Strauss-Kahniens persuadés de son innocence, le complot pas loin…

Sans le connaître. Car de leur aveu aveu même, les responsables du Club DSK n’avaient pas encore rencontré leur idole présidentielle. Pourtant, pour le défendre, ils n’ont pas peur des mots…

« L’Elysée déchaînerait le feu nucléaire sur Strauss-Kahn »

Antonio Duarte, secrétaire général, espère même « un procès rapide pour qu’il retrouve dès que possible ses fonctions au sein du FMI ». Il souligne le peu d’information juridique du dossier (qui pourtant s’étoffe toutes les heures, ndlr) et les multiples contradictions, qui lui paraissent orchestrées : « L’Elysée avait bien prévenu qu’il déchaînerait le feu nucléaire sur DSK dès qu’il officialiserait sa candidature : on voit le résultat aujourd’hui. » Dans l’épreuve, il dit recevoir de nombreuses marques de soutiens : les T-shirts DSK s’arracheraient comme des petits pains sur le site internet du club. 

Gilles Saulière renchérit : les ventes d’articles de campagne DSK sur le site auraient triplé. Du coup, le trésorier de l’association de soutien reste optimiste… plus que de raison ? : « DSK va se relever vite, on revoit le calendrier, mais on reste à fonds pour DSK, on est unanime pour dire que DSK a toutes les chances de revenir vite sur la scène politique. » Pour le moment, il revient seulement en prison.

« On n’est pas aux Etats-Unis, c’est une affaire strictement privée! »

Les affaires de moeurs de DSK ? Pas entendu parler. Pourtant il y en a déjà à la pelle : affaire Piroska Nagy au FMI, affaire Tristane Banon, sans compter la réputation sulfureuse dont des Stéphane Guillon ou Thierry Ardisson se sont fait l’écho. Un parcours à scandales à demi-étouffés qui, aux Etats-Unis, lui auraient depuis longtemps valu une dégradation médiatique et judiciaire en règle. Dieu merci, « on n’est pas aux Etats-Unis », fait valoir Antonio Duarte, « c’est une affaire strictement privée qui sera clôturée prochainement et qui nous permettra de le retrouver très vite ». Il semble que Mélissa Jackson ne soit pas d’accord : le juge de New York a refusé aujourd’hui la libération sous caution de DSK.

Laurence Marchand-Taillade, ex-adhérente du Club DSK et proche des centristes, elle non plus ne peut pas le croire. Trop gros : « DSK n’est pas idiot. A trois semaines d’un dépôt de candidature pour une présidentielle, c’est l’agissement d’un fou », assène-t-elle, rappelant la stature du président du FMI, pourtant connu de longue date pour ses dérapages vis-à-vis des femmes. « Les rumeurs sur les hommes politiques, ce n’est pas ce qui manque, et particulièrement les penchants des uns pour les autres. Nous nous refusons à leur prêter l’oreille. »

« C’est facile de calomnier un personnage public »

Et quand la rumeur passe en prime time dès 2007 dans la bouche d’une jolie journaliste victime du prédateur séducteur ? « Il n’y a pas de dépôt de plainte, c’est facile de calomnier un personnage public », même si, reconnait-elle, « quand on est une femme, on hésite à porter plainte par peur de ne pas être pris au sérieux ».

Créé en juillet 2010, le Club DSK regroupe des socialistes, des radicaux, des centristes et d’autres tendances, et compterait près de 2500 membres, selon ses fondateurs. Objectif: porter la candidature de DSK. Un but qui semble aujourd’hui largement compromis. Le Club DSK annonce pour mardi 11h une conférence de presse. Pour annoncer sa dissolution ?

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2 Commentaires

  • diego , 17 Mai 2011 à 20:13 @ 20 h 13 min

    Lamentable !!!!!!!!!! Comment peut on soutenir cet individu ?

  • SAINT MARTIN Louis , 18 Mai 2011 à 8:19 @ 8 h 19 min

    Je ne sais si les “jeunes” sont porteurs de ces valeurs de “générosité” qu’on leur prête généralement comme allant de soi.
    Après une longue vie et une longue carrière orientée vers la relation humaine, j’en doute beaucoup.
    Ce qui est apparaît, en revanche, c’est leur extrême propension à la jobardise idéologique et leur goût pour l’inversion morale.
    Autrement, comment expliquer qu’ils puissent par exemple s’enthousiasmer pour un “héros” comme Che Guevara, véritable sociopathe qui avouait dans une lettre à son père son “plaisir à tuer” ses adversaires politiques d’une balle dans la tête !
    Et maintenant ils prennent fait et cause pour un présumé (?) violeur, c’est à dire pour un homme qui méprise les femmes à un point tel qu’il cherche à les souiller et à les violenter.
    Prédateur sexuel doublé d’un mégalomane qui n’hésite pas à passer à l’acte alors qu’il s’apprête à faire acte de candidature à la présidence de la république, tant il est sûr de son pouvoir et de son impunité !
    Les maîtres de la finance internationale, anonyme et vagabonde, qui tiraient les ficelles de cette marionnette arrogante et libidineuse doivent se mordre les doigts actuellement. Mais je ne doute pas qu’ils sachent proposer à le généreuse jeunesse strauss-kahnienne, un autre héros à la mesure de son aveuglement.

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