Drôle d’héritage

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1 Commentaire

  • SAINT MARTIN Louis , 23 Juil 2011 à 12:56 @ 12 h 56 min

    Je pense que vous vous trompez de cible M. Miège.
    Comparer Chirac, grand Condor des Andes et Grande Buse Hexagonale, avec la vainqueur de Verdun, restaurateur de l’armée française en 1917, puis “sacrifié”, oblat volontaire et lucide en 1940 est déjà, en soi, d’une parfaite sottise. D’autant que le Chirac de la sénilité est sans doute moins dangereux et plus sympathique que le Chirac lucide et maître de lui même, qui n’a jamais usé de son intelligence pour montrer le chemin avec courage, mais uniquement pour chevaucher sur la vague des courants dominants qui pouvaient le mener au pouvoir, complaire aux maîtres secrets qui manipulent l’opinion et en tirent les ficelles; toute honte bue par rapport à des prises de position politique totalement contradictoires.
    .
    Il suffit de comparer les conditions dans lesquelles l’un et l’autre personnage ont gouverné.

    Chirac parfaitement maître de l’appareil politique et gouvernemental grâce aux pouvoirs que lui donnait la constitution, dans un pays en paix et souverain, mais se parjurant lui-même en sacrifiant délibérément les intérêts de sa patrie aux délires européistes et mondialistes qui la dissolvent (condition sine qua non pour garder le pouvoir et ses avantages en nature) – ouvrant toutes grandes les portes, par son décret sur le regroupement familial, d’une immigration/invasion qui emportera un jour notre civilisation – se vantant de construire des mosquées tous les jours mais “sans en parler” – créant la HALDE pour mieux bâillonner ses compatriotes et les désarmer devant les dangers qui les assaillent tous les jours – accusant sa patrie de complicité active dans la Shoah (sans doute pour obtenir les faveurs d’un “vote” qui n’existe pas paraît-il) – ouvrant la porte de son château (payé avec quoi au fait ?) au bourreau chinois, dansant avec Mme Chirac, sur les cadavres des Tibetains martyrisés et des victimes de Tien An Men, sans oublier les dizaines de millions de morts du “grand bond en avant” de la “révolution culturelle” et de la “révolution aux cent mille fleurs”.

    De l’autre, un homme couvert de gloire qui n’a plus rien à attendre de la vie, d’une “étincelante renommée” comme on l’écrivait alors, et qui n’aspire qu’à aller finir ses jours dans sa petite maison de Villeneuve-Loubet.
    Mais un homme qui, devant le désastre de son pays, accepte courageusement l’héritage mortel que personne ne veut assumer : celui d’une 3ème république folle, corrompue, dominée par une gauche qui a miné le sentiment national et qui a conduit le pays à l’abîme d’une guerre qui n’a pas été préparée : cent cinquante divisions allemandes sur le dos – une armée française laminée, pulvérisée dont les troupes hagardes errent sur les routes au milieu de huit millions de personnes en fuite devant l’occupant – plus de communications – plus de ravitaillement – un allié qui coule notre flotte au lieu de nous porter secours – un adversaire qui entend bien nous imposer sa loi de fer et de feu.
    Et cet homme a 85 ans ! Et quatre ans plus tard on lui fera porter la responsabilité de toutes les insanités, de tous les péchés, de toutes les trahisons, de toutes les c…….s de ceux là mêmes qui, sortis du trou où ils se terraient, viennent témoigner contre lui.
    Voyez-vous M. Miège, vous avez peut-être raison et le vieux Maréchal n’a peut-être disposé que de deux heures de lucidité par jour, le temps passant. Mais j’y vois moi, une raison de l’admirer et de le respecter encore plus. Surtout quand on sait quelle était sa marge de manœuvre véritable, combien il était manipulé et court-circuité Laval et quelques autres, combien il s’est soucié de ne rien faire qui incitât les occupants à exacerber leur sauvagerie et leur violence contre une population qu’il essayait de protéger comme il le pouvait et dont il a voulu partager le sort jusqu’au bout. Jusqu’à la passion finale.
    A la lumière de cette toute petite évocation, nous pouvons peut-être entrevoir que votre caricature, si elle manifeste la sottise par ignorance, suggère encore plus l’ignominie si, d’une manière ou d’une autre, elle avait comme arrière-fond la complaisance envers les diktats qui nous sont imposés par la pensée unique, s’agissant de la 2ème guerre mondiale en général et du maréchal Pétain en particulier.

    Je précise que je ne suis pas un nostalgique de Vichy et que je n’avais que quelques mois lorsque le maréchal est arrivé au pouvoir, quatre ans quand on l’a ignoblement condamné et que ma famille n’ayant jamais fait de politique ne m’a inculqué aucun “culte”, aucune dévotion particulière pour quelque personnage que ce soit. Elle avait bien trop à faire pour essayer de vivre décemment.

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