Franc-maçonnerie/ Marlène Schiappa est bien initiée, elle touitte en jargon F-M!

Franc-maçonnerie/ Marlène Schiappa est bien initiée, elle touitte en jargon F-M!

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“J’ai dit”: phrase rituelle de conclusion de planche.

“Force et vigueur” phrase de rituel apprenti.

“Qui sait épeler” = l’apprenti au REAA.

“Force, beauté et sagesse” nom des trois piliers du premier degré.

Françoise Laborde engueule la secrétaire d’Etat au nom des valeurs maconniques dans le langage maconnique, ce qui veut dire que le ministre Marlène Schiappa est initiée.

Lu sur Salon Beige

 

 

 

 

Les mots utilisés dans cette conversation sont des mots rituels du premier degré (apprenti) de la franc-maçonnerie, communs à au moins deux des rites les plus pratiqués en France : le Rite écossais ancien accepté (REAA) et le Rite français (RF). « J’ai dit » est en effet la phrase rituelle par laquelle un franc-maçon conclut une planche, c’est-à-dire un court exposé sur un sujet donné dans le cadre d’une « tenue » (réunion réservée aux maçons). Quand Cincinnatus renchérit en disant : « Il faut continuer le combat de l’universalité avec force et vigueur », il utilise là aussi une formule rituelle commune à plusieurs rites : quand la réunion maçonnique a été interrompue et qu’elle reprend, le Vénérable Maître (le président) dit : « Les travaux reprennent force et vigueur ». Ce à quoi Françoise Laborde réplique : « Surtout pour qui sait épeler ! » Là encore, l’allusion au rituel est transparente : le catéchisme du grade d’apprenti du REAA, par exemple, définit le franc-maçon comme celui qui « ne sait ni lire ni écrire et ne sait qu’épeler ». Ce disant, Françoise Laborde dit clairement qu’elle considère, à tort où à raison, Marlène Schiappa comme l’une de ses sœurs en maçonnerie

Traduit en français commun, ce dialogue ressemble donc à un recadrage en règle d’une franc-maçonne par une autre. Outre le fait qu’il s’agit de deux personnalités publiques qui n’ont jusqu’ici ni l’une ni l’autre parlé de leur appartenance supposée en public, le côté incongru de cette affaire réside dans le fait qu’elle se déroule… en public, justement. Car si chaque franc-maçon est libre de révéler sa propre appartenance ou de la cacher, il fait serment au jour de son initiation de ne jamais dévoiler l’appartenance d’un autre franc-maçon. D’ailleurs, alors que Françoise Laborde et Cincinnatus continuent de citer le rituel (« Chère Françoise et sœur de combat, je vous souhaite de tout cœur : force, beauté et sagesse ! – Qu’elles nous éclairent, nous soutiennent et ornent nos chemins »), un twittos de passage laisse échapper ce commentaire agacé (ou – qui sait ? – amusé) : « C’est bon, on a compris le message “lumineux”, inutile de défoncer “la porte du temple” ».

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