Impossible disputatio

Myriam Picard, journaliste aux Nouvelles de France et à Riposte Laïque, indique sur Facebook qu’elle va déposer une plainte contre Henry de Lesquen qui l’a traité de “salope” et de “collabo” dans son libre-journal du lundi soir. Voici un extrait de sa lettre ouverte au président de Radio Courtoisie :

Autant il me semble que Golgota Picnic est évidemment et intrinsèquement injurieux à l’égard du christianisme, autant vous savez aussi bien que moi qu’il existe un réel débat autour du spectacle de Castellucci (le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie en avait d’ailleurs fait mention le matin même, réclamant plus de prudence dans le jugement). N’importe qui peut lire ma tribune, et la lisant, comprendra que je l’ai écrite le plus sincèrement du monde : que cette sincérité soit pour vous un enfer pavé de bonnes intentions, très bien : j’ai moi-même eu maints échanges, vifs, avec des amis qui ne partageaient pas nécessairement mon opinion, mais qui se sont toujours montrés corrects et chrétiens.

Que, sur une Radio qui porte le nom de « Courtoisie », vous employiez une insulte aussi ordurière, à l’égard d’une personne que vous n’avez même pas pris la peine d’appeler pour débattre, une personne qui a une famille, des enfants, et ce qui s’appelle une réputation, voilà qui me semble inacceptable. Et je trouve incroyablement ironique que, alors que vous débattiez de la façon, pour les catholiques, de réagir aux offenses qui sont faites à leur foi, vous utilisiez ce terme que j’imagine mal dans la bouche du Christ dont vous prétendez défendre l’honneur… Vous refusez de croire que je puisse trouver un message chrétien dans Sur le concept du visage du fils de Dieu ? Admettez que je puisse difficilement deviner un message chrétien dans le mot de « salope ».

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36Commentaires

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  • Nathalie , 1 novembre 2011 @ 21 h 32 min

    Madame Myriam Picard n’a peut -être pas vu de blasphème, peut-être parce qu’elle ne sait pas ce que c’est, par ignorance je veux dire. Parce que sinon, elle aurait pu nous proposer SA définition du blasphème – différente de celle de l’Eglise catholique.

    Ceci dit, je ne vois pas pourquoi l’expression de sa subjectivité et de ses goûts et couleurs, quels qu’ils soient, auraient valeur de vérité absolue, ni quel poids il pourraient avoir au regard des faits objectifs et concrets.

    Enfin, il est, bien entendu, tout à fait inadmissible de traiter cette dame des qualificatifs cités. C”est impossible et je comprends tout à fait qu’elle ne peut se permettre de laisser passer cela.

    A chacun et chacune de prendre ses responsabilités, celle de ses propos écrits ou dits publiquement.

  • Robert , 1 novembre 2011 @ 21 h 46 min

    Nathalie,
    Vous avez vu le spectacle en entier?
    Ou et quand a-t-elle prétendu détenir la vérité révélée?
    Elle peut d’ailleurs se tromper et personnellement ce n’est pas sur cette polémique-là que je la défend mais sur son honnêteté qui est remise en cause. Ne pas être d’accord avec nous, c’est être un salaud. Avouez que ça fait léger comme réflexion!
    À propos de vérité, on pourrait en dire autrement de certains commentateurs qui vont jusqu’à sonder les coeurs et les reins.

  • Nathalie , 1 novembre 2011 @ 22 h 12 min

    Robert, je repose ma question, : en quoi la subjectivité de madame Picard, car c’est bien elle qui parle de SA subjectivité, devrait-elle s’imposer à tous ? Moi, c’est ce qui me pose problème, Elle veut imposer sa subjectivité, voire ses goûts et couleurs que je me refuse de discuter, vu leur objet.
    D’autre part, elle prétend ne pas avoir vu de blasphème : donc, il aurait été intéressant qu’elle précise ce qu’elle entend par “blasphème” pour une meilleure compréhension de son point de vue et pour éviter les tristes malentendus qui s’en sont ensuivis.

    Quant à sonder les coeurs et les reins, vous me faites penser aux propos de Frédéric Lenoir, directeur du magasine Le Monde des Religion, qui a décrété sur BFM TV ce matin, que les manifestants n’avaient pas la foi….

  • Robert , 1 novembre 2011 @ 22 h 40 min

    Nathalie,
    Demandez-le lui. Mais pour cela, il faudrait que certains cessent peut-être de l’accabler de reproches et de sous-entendus. Mais je ne suis pas persuadé que tous aient envie d’écouter ce que l’autre à à leur dire. C’est tellement plus confortable de rester avec ces certitudes sur ce qu’on pense être la réalité d’un spectacle qu’on n’a pas pris la peine de voir entier et les avis de personnes qu’on caricature. La pensée française a connu des époques plus glorieuses.
    Mais donner son point de vue à tous n’est pas plus vouloir le leur imposer que qualifier un film de blasphématoire doit forcément s’imposer à tous les catholiques comme allant de soi.
    Son propos est critique et compte à ce titre pour exercer notre esprit critique nécessaire. Même si effectivement il est subjectif comme le vôtre et le mien, il ne l’est pas plus que les jugements à l’emporte-pièce d’un spectacle de la part de ceux qui ne l’ont pas vus ou n’en décrivent que certaines scènes hors du contexte.
    Je n’ai jamais prétendu que les manifestants n’avaient pas la foi. Pourquoi toujours ce manichéisme exaspérant et cette dialectique truquée?
    Je considère qu’ils ont légitimement le droit de manifester, en dehors des quelques excès, qu’ils ont peut-être même raison dans leur condamnation. Je critique surtout les excès de langage et les récupérations de certains. Je ne me suis prononcé que contre l’attitude inacceptable et anti-intellectuelle et irrespectueuse de certains. Sur la forme, pas sur le fond.
    Je ne conteste à personne la foi sinon à ceux qui affirment, Henri de Lesquen, ne pas pratiquer et c’est eux qui l’affirment.
    C’est certaines personnes sur ces commentaires qui décernent des brevets de catholicité. Je n’en fait pas partie sinon pour ironiser sur certains propos sans charité ni humilité et la prétention des mêmes à se dire catholique.
    Mais suis-je vraiment dans l’erreur à ce propos?

  • Jean-Pierre , 1 novembre 2011 @ 23 h 47 min

    En visionnant une vidéo où l’on voit Myriam Picard s’exprimer, j’ai remarqué la présence de commentaires d’internautes que je trouve franchement injurieux (et que je dénonce). Je cite : “Quelle conne !” ; “Sombre Pute” ; “Espèce de connasse” ; et autres déclarations ordurières d’ordre sexuel que je ne peux, par décence et respect pour l’intéressée, reproduire ici et dont je condamne évidemment la vulgarité. A lire ici : http://www.youtube.com/watch?v=Gpk0hle7CNo
    Question : Myriam Picard va-t-elle également engager des poursuites judiciaires contre les commentateurs qui tiennent de tels propos insupportables ou bien pratiquera-t-elle une vengeance sélective, auquel cas les catholiques se trouveraient être les plus durement traités ?

  • Jean-Pierre , 2 novembre 2011 @ 0 h 17 min

    Dernier message avant de partir : la question de la justice m’amène à vous rappeler le sort des jeunes catholiques qui subissent les foudres des tribunaux aux ordres. En effet, on parle peu de ces jeunes gens courageux qui ont été bien plus éprouvés que Myriam Picard, laquelle n’a d’ailleurs pas mesuré toute la responsabilité que ces propos impliqueront pour ceux-là. En effet, je viens de lire une nouvelle déclaration de l’avocat des jeunes qui ont défendu l’honneur du Christ, et qui mérite toute notre attention.

    En voici un extrait : “Un abbé GROSJEAN et une certaine Mme PICARD, souhaitant qu’on les remarque, ont trouvé très intelligent et très malin d’écrire des articles pour se pâmer d’éloges au sujet de cette pièce de théâtre et condamner l’action menée par ces jeunes. Ainsi, pour se faire remarquer, ces deux personnes ont jugé bon de placer à leur tour leur talon sur le crâne de ces pauvres jeunes malheureux, pour les enfoncer encore plus bas qu’ils ne l’étaient déjà. Ces deux personnes n’ont pas pensé une seule seconde et n’ont pas la moindre idée des conséquences catastrophiques et désastreuses que leurs articles vont causer au travail des avocats de la défense. Si leurs publications sont récupérées par les Parties Civiles et le Procureur (et ils ne vont pas s’en priver) ces derniers pourront plaider que l’action de ces jeunes est désapprouvée jusque dans leur propre « famille » religieuse, et le juge n’aura plus aucun scrupule et estimera que plus rien ne le retient pour condamner ces jeunes gens aux peines les plus sévères. Ces deux personnes n’ont également pas la moindre idée des intentions réelles du Théâtre et du metteur en scène dont j’ai pû goûter un aperçu dans les retranscriptions du dossier pénal.
    Manipulées par l’ambiguïté, entretenue volontairement par l’auteur de cette pièce, qui en modifie l’aspect au fil des représentations dans le but de diviser, ces deux personnes se sont exprimées sans la moindre connaissance de l’affaire. Je ne doute pas que M. L’abbé GROSJEAN n’ait que faire du sort de ces jeunes malheureux, plus préoccupé d’entretenir ses relations mondaines, de collectionner un maximum d’amis sur Facebook, et de préserver l’aura médiatique dont il se croit paré. Il n’est effectivement pas très difficile de jouer les intellectuels poncifs en rédigeant des articles fumeux, confortablement installé dans un fauteuil de velours devant son ordinateur, pendant que des dizaines de jeunes croupissent 48 heures dans une cellule de 5 m2, obligés de dormir menottés sur une dalle de béton froid et sans le moindre bouquin ni occupation pour éviter de devenir fou. Pas difficile de jouer les petits marquis de salon se piquant de littérature pendant que certains mettent leur carrière en jeu pour défendre l’honneur du Christ. Nul doute qu’il existe jusque dans nos rangs de ces personnes que Lénine qualifiait d’ « idiots utiles » en ce qu’ils s’empressent de se faire les pantins zélés d’une idéologie dont ils ne maîtrisent pas les enjeux. Et pendant que les avocats de la défense se démènent pour essayer de les sortir de là, M. L’abbé GROSJEAN continue de plus belle, son orgueil étant tel qu’il n’admettra surtout pas avoir simplement fait une bourde, mais tente au contraire par une dialectique kantienne des plus fumeuses et perverses et par de nombreux sophismes de justifier un blasphème, ou de justifier le fait qu’il ait aimé un blasphème. J’aimerais que le désir de M. L’abbé GROSJEAN de briller dans les salons intellectualistes ne vienne pas pourrir tout le travail que les avocats de la défense tentent de mettre en place pour sortir ces malheureux de leurs geôles, avec une marge de manœuvre quasi inexistante. Je demande donc à M. L’abbé GROSJEAN et à Mme PICARD d’attendre au moins que nous ayons tirés ces jeunes d’affaire (si nous y parvenons) pour publier leurs pédantes élucubrations. Ce sera la meilleure façon de les aider à recouvrer leur foyer. Les droits de la défense sont suffisamment violés et malmenés, et nous avons pour l’instant bien assez d’ennemis pour saper notre travail sans que des gens qui se disent de notre famille religieuse éprouvent en plus le besoin de venir poignarder ces jeunes dans le dos, uniquement parce qu’ils souhaitent pratiquer à tort et à travers le « moi je ne pense pas comme les autres ». Pour conclure sur une note d’humour, je citerai cette tirade des « tontons flingueurs » : « j’intime l’ordre à certains salisseurs de mémoire qui feraient bien de fermer leur claque merde… ». Déclaration complète ici : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=613625

    Puisse Myriam Picard réfléchir à ses actes et aux conséquences désastreuses de ses actes pour les autres.

  • Grégoire , 2 novembre 2011 @ 2 h 02 min

    Je suis assez écoeuré par le manque de charité chrétienne qui se révèle dans la confrontation de deux points de vue intellectuels qui légitimement s’opposent, puisqu’ils sont une question de regard sur une pièce qui, si elle n’est pas insultante, n’est de toute façon pas chrétienne.

    Gardons en effet à l’esprit que le Christ nous demande d’abord notre propre conversion, dans l’humilité et le silence de nos coeurs.

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