«Mariage» homosexuel : Mgr Vingt-Trois demande aux élus de «résister au conformisme de la pensée ‘prête-à-porter’ qui évite de trop s’interroger»

Paris. Comme à chaque rentrée parlementaire, une messe pour les députés et les sénateurs a été célébrée en la Basilique Sainte Clotilde. Ce mardi 30 octobre 2012, y ont été aperçus une trentaine d’élus de la nation, dont l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le maire du 7e arrondissement où se trouve le lieu de culte Rachida Dati, le sénateur UMP Pierre Charon ou encore le député PCD Jean-Frédéric Poisson.

“Dans le débat qui secoue notre société, bien que l’on nous eût dit qu’il était superflu puisque tout le monde était supposé d’accord, il est assez facile de comprendre qui est en train d’imposer une conception particulière du mariage à la société”, a déclaré Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, pendant l’homélie.

“Ce n’est pas nous, a continué le cardinal, qui entreprenons de substituer au mariage un autre modèle qui empêchera les enfants d’identifier dans leur famille la dualité sexuelle d’un père et d’une mère, constitutive de l’humanité. (…) Ce n’est pas nous qui donnons prise à la revendication illégitime d’un ‘droit à l’enfant’ (…). Ce n’est pas nous qui faisons la promotion d’une réforme de civilisation, sans permettre à ceux qui en subiront les conséquences de pouvoir y réfléchir et de donner leur avis”, a insisté l’homme d’Église.

Car “dans la vie d’un pays, il est des sujets qui engagent la vie personnelle des citoyens et qui ne dépendent pas simplement d’une majorité électorale, même si elle est importante”. “Je ne pense pas que l’organisation des mœurs conjugales et de la transmission de la filiation fassent partie des éléments d’une alternance politique. Elle engage trop profondément l’avenir de la société pour n’être qu’une conséquence automatique d’une élection” a estimé Mgr Vingt-Trois. “Face à ces grands enjeux, c’est à la conscience personnelle du responsable politique d’exercer ses choix avec liberté et courage. La liberté doit résister au conformisme de la pensée ‘prête-à-porter’ qui évite de trop s’interroger”, a affirmé le Président de la Conférence des évêques de France.

Mgr Vingt-Trois sera-t-il écouté par les politiques ? Réponse dans quelques mois…

Le reportage de BFM TV :

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14Commentaires

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  • donremy , 2 novembre 2012 @ 8 h 16 min

    entièrement d accord, ce n est pas a un président de la république élu, plus par défaut que par conviction, de s’occuper du mariages des homos:
    mais beaucoup de gens soit disant responsables ne font que des âneries, pour avoir l air de s occuper

  • caramouhcal , 2 novembre 2012 @ 8 h 36 min

    Pourquoi vouloir absolument appeler ça “MARIAGE”, la langue française est assez riche pour choisir un autre mot comme par exemple MENAGE puisque c’est bien plutôt de cela qu’il s’agit.
    Je suis persuadé qu’il existe une solution à condition de le vouloir et non d’imposer stupidement sous prétexte de représenter le peuple.
    Hollande y perdra son âme si jamais il insiste.

  • François2 , 2 novembre 2012 @ 10 h 56 min

    Résister à la PUT (pensée unique totalitaire).

  • Lach-Comte , 2 novembre 2012 @ 11 h 06 min

    Il serait utile aussi que des évêques rappellent aux homme politiques qui se déclarent catholiques leur impossibilité de voter ce projet de loi. Un texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle en effet : « Si tous les fidèles sont tenus à s’opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, cette responsabilité incombe en particulier aux hommes politiques catholiques en raison de leur charge propre. Face à des projets de loi favorables aux unions homosexuelles, les indications éthiques suivantes sont à prendre en considération : dans le cas où serait proposé, pour la première fois à l’Assemblée législative, un projet de loi favorable à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, le parlementaire catholique a le devoir moral d’exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre ce projet de loi. Accorder le suffrage de son vote à un texte législatif aussi nuisible pour le bien commun de la société serait un acte gravement immoral. »

  • Goupille , 2 novembre 2012 @ 12 h 09 min

    Parce qu’Hollande aurait une âme ?
    Toute petite, grisâtre et très molle, alors…

    Quant à l’appellation : quel que soit le nom qu’on lui donne, c’est le principe même qui est irrecevable…
    Pernicieux et grotesque, à l’image de l’époque.

  • Neuville , 2 novembre 2012 @ 12 h 16 min

    non aux “mariages” homos !
    Mais je ne me fais pas d’illusions !
    Les “irresponsables” sont aux commandes depuis déjà trop longtemps
    et le matraquage meRdiatique également !
    La hiérarchie catholique se réveille bien tard !
    Prier , prier , il nous reste cette arme qui peut être invincible si nous
    mettons assez de ferveur et de force dans cette prière !
    Il faut en finir avec le vocabulaire compassionnel et lénitif
    que l’église nous sert depuis des années !

  • Aurélie Santu , 2 novembre 2012 @ 13 h 12 min

    Il faut retrouver la confiance en la victoire. Il ne s’agit plus aujourd’hui de se poser de multiples questions stratégiques au sujet du “mariage” homosexuel. L’action immédiate doit primer contre la violence et la haine de nos adversaires. Si le peuple a le courage de descendre massivement dans la rue, par millions, sous-gouvernement socialo-communiste pourra alors plier. Mais il faut une mobilisation unitaire. Si en janvier, la fameuse grande mobilisation pour le mariage normal rassemble 10 000 personnes, il est évident que c’est mort… Mais quand on voit qu’en plus des centaines d’associations pro-vie et pro-famille qui se mobilisent pour janvier, des poids lourds comme Le Pen pour le FN et Copé pour l’UMP appellent à descendre massivement dans la rue, notre espérance renaît. Je crois que janvier sera le point de départ d’une résistance très forte et très motivée et dans le même temps, l’esprit d’unité entre toutes les droites contre la folie et la haine des pourris qui nous gouvernent. Le temps de la mobilisation sonne, le temps de l’unité sonne, le temps de l’alliance sonne, le temps de la reconquête sonne et celles et ceux qui par frilosité, crainte ou orgueil loupent le coche, une seule remarque très nette : “tant pis pour eux car la France, elle, mérite notre investissement et son intérêt dépasse de manière très large tous les clivages qui existent”.

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