Tamagotchi, le retour !

Tamagotchi, le retour !

Par Isabel Orpy

Il serait peut être opportun d’apprendre à vos enfants à se laisser asservir par une machine infernale de 5 cm2 ou à la tuer.

Sait-on jamais, cela peut devenir utile…

Et c’est ainsi qu’après 17 ans d’absence, nous est revenu le tamagotchi !

La star des cours de récréation.

Le terme tamagotchi est une combinaison du mot japonais “tamago”, signifiant œuf, et de la prononciation japonisée du terme anglais watch (montre). Il s’en était vendu 40 millions d’exemplaires dans le monde entre 1996 et 1999.

C’était alors petit boitier plastifié, de forme ovoïde, équipé de trois boutons, permettant d’élever un animal virtuel, occupation apparemment plus simple que de donner des croquettes à  Minette ou de promener Médor.

Sa particularité procèdait d’une relation paticulière  à un objet. Ce trait fut perçu comme fort original, en comparaison des autres jeux électroniques, davantage basés sur le principe de la victoire et de l’avancée progressive.

L’absence d’assimilation à des univers de jeux connus conférait au tamagotchi un caractère innovant, lequel favorisa un engouement immédiat, massif et  très encouragé par les médias, ce qui l’apparentait au phénoménal succès du Rubik’s Cube plus d’une décennie auparavant.

Le caractère très novateur de ce jouet  contribua à en faire un objet à la mode auprès des enfants et plus encore, après les ruptures de stocks consécutives à son succès d’exception tant, à cette époque, s’en procurer constituait déjà un exploit.

Exigeant, capricieux, impondérable !

A savoir que le tamagotchi bippe à sa convenance pour réclamer qu’on s’occupe de lui. Il faut  le chouchouter  a minima toutes les soixante minutes et il ne s’endort au mieux qu’à vingt heures.

En fait, il exige beaucoup d’attentions, telles que le nourrir, le faire dormir, le laver, le distraire, le gronder, un peu mais pas trop, afin qu’il vive le plus longtemps possible.

Faute de lui prodiguer tous ces soins, le tamagotchi émet des bips incessants, périclite, tombe malade et meurt très vite. On peut le ressuciter un certain nombre de fois…

Certes, il peut asservir mais la situation peut aussi se retourner contre lui, son possesseur pouvant le délaisser et ainsi décider de sa mort, toutefois, s’il est de bonne composition, lui offrir, mieux qu’une poubelle, l’un des cimetières pour tamagotchis du Japon et du Royaume-Uni, afin que sa dépouille numérique repose en paix.

Quel beau joujou !

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