Affaire Cahuzac : Selon Claude Guéant, «le pouvoir a dû savoir»

Interrogé mardi sur RFI à propos de l’affaire CahuzacClaude Guéant a affirmé que sous Nicolas Sarkozy, « des enquêtes plus approfondies » qu’une simple déclaration de patrimoine avaient été menées sur les ministres. Le but ? « Être sûr » de leur situation afin « d’éviter le moindre risque ». Selon l’ancien ministre de l’Intérieur, il est « évident » qu’à un moment, « le pouvoir a dû savoir ». Claude Guéant estime simplement que « question est de savoir quand ».

Une prise de position qu’il a réitérée mercredi matin sur Radio Classique en affirmant qu’alors que « les rumeurs circulent depuis longtemps, il y avait moyen de savoir ». Car « dès lors que des rumeurs circulent, le gouvernement a le moyen d’en savoir davantage » notamment en diligentant des « enquêtes » par ses services.

Mercredi matin, le président de l’UMP Jean-François Copé a demandé sur Europe à ce qu’on « aille au fond des choses» dans ce dossier : soit le président « ne savait rien et c’est quand même extrêmement grave parce que cela signifie que lui-même fait preuve d’une certaine candeur, soit il savait et ça veut dire qu’il a menti aux Français ».

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16Commentaires

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  • Charles , 3 avril 2013 @ 11 h 59 min

    Pour Olivier Metzner,lui aussi tres au courant du dossier Bettancourt,
    le suicide ne semble pas poser de doutes.

    Ce qui n’est pas evident pour le policier enqueteur.

    Ceci etant il existe des suicides telecommandés

    Pour Meztner,la seule explication viable etant que celui ci
    a du avoir été soumis a un chantage tres tres puissant.

    Le chantage le plus puissant qui soit n’est
    ni les affaires de maitresse (il etait celibataire)
    ni des affaires de relations homosexuelles (banalisées de nos jours)
    mais des affaires de pedophilie (vidéos témoins dans des orgies).

    On a comme l’impression que quelqu’un de très puissant à Paris
    est en train de nettoyer tout ce qui possède des informations sur l’affaire.

  • Charles , 3 avril 2013 @ 12 h 07 min

    Nouveau et interessant:

    Le frere Noel Robin,no 3 de la police judiciaire,au courant de tous les dossiers foireux de Fronce etait pressenti par le frere Vals de gaz pour devenir no 1 de la police judiciaire.

    Vraiment trop bete ,a deux doigts de monter en grade.
    Comme pour l’affaire Boulin.

    En sa qualité de no3,il devait savoir trop de chose
    sur trop de monde.

    J’ai comme l’impression que le « nettoyage » de printemps
    2013 va continuer.

  • jo , 3 avril 2013 @ 13 h 55 min
  • doulotus , 3 avril 2013 @ 16 h 22 min

    heu….moi à la place de guéant , je la ramènerai pas trop ; il me semble qu’à lump , et dans dautres parti aussi , rares sont ceux qui peuvent se vanter davoir les mains propres ;et à lump encore moins quailleurs ;

  • notraffaire , 3 avril 2013 @ 22 h 39 min

    C’est curieux
    La marque des fins de règne, c’est le taux élevé des suicidés par derrière !
    En effet le gaz des affaires pourries oblige à nettoyer et à faire taire !
    Dans ce domaine les socialistes sont très forts
    Mitterand déjà !
    La Hollandie serait elle en train de faire naufrage ?
    Comme toujours, pas assez de chaloupes pour tout le monde !

  • enaud , 4 avril 2013 @ 7 h 57 min

    Guéant a raison et on regrette le président Sarkozy qui était d un autre niveau et avait une politique réformatrice ambitieuse.
    Avec Hollande c est la catastrophe avec une gestion qui enfonce le pays.
    En fait nous avons une équipe de cyniques, de menteurs, de démagogues qui mettent en coupe réglée le pays.
    Mais l affaire Cahuzac ne m’étonne pas car nous avons un gouvernement de repris de justice

  • Claude Dubois , 4 avril 2013 @ 13 h 06 min

    Les conseils « purement techniques » de J. Cahuzac sont l’obtention du remboursement et surtout de prix « gonflés » pour l’industrie pharmaceutique française principalement. Cela s’appelle ailleurs du trafic d’influence. Le Ministre, le parti politique régnant ne sont pas au courant puisque c’est le ministre qui signe les autorisations et que les « honoraires » n’aboutissent certainement pas tous ou en totalité chez J. Cahuzac. D’où la nécessité d’utiliser des comptes suisses comme pour de vulgaires frégates de Taïwan.
    Cela dit la pratique ne date pas d’aujourd’hui, même si on doit reconnaître que l’arrivée de Mitterrand a fait diablement monter les prix (multipliés par cinq environ)!
    La plus grande partie allait aux partis, ce qui explique que J. Cahuzac n’ai ramassé que quelques miettes (600.000€ tout de même, mais sur un seul compte)
    Gageons que le bouc émissaire portera tous les péchés et que le reste disparaîtra dans un réforme de la « transparence ».
    Un ancien de l’industrie pharmaceutique

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