Philippe de Villiers : “J’ai été un homme politique. Je ne le suis plus. Ma parole est libre et si j’ai écrit ce livre c’est parce que je souffre de voir la France mourir”

A l’occasion de la sortie de son livre Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, Philippe de Villiers était l’invité du Soir 3 jeudi 1er octobre :

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21 Comments

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  • ras le bol , 3 octobre 2015 @ 15 h 12 min

    Cet interview vaut le coup d’être écoutée ne serait-ce pour constater de visu combien cette journaliste est pénible et assommante. Elle applique la politique de gauche qui consiste à bombarder l’invité pour l’empêcher de s’exprimer !!!!
    Mais monsieur de Villiers a gardé la ligne de son propos.
    C’était à souligner.

  • emmanuel , 3 octobre 2015 @ 15 h 16 min

    Ces journalistes de m… sont incorrigibles!
    Ils n’ont rien compris à ce que de Villiers leurs explique.
    Ils continuent d’appliquer leur vision étriquée gaucho-parisienne alors qu’il leurs parle de Nation, d’Ame et d’éternité.
    Il est temps que le chaos qu’il annonce advienne pour que la France refasse surface.

  • sergio , 3 octobre 2015 @ 17 h 53 min

    Cette grognasse est absolument insupportable !….

  • Droal , 3 octobre 2015 @ 18 h 00 min

    Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi Philippe de Villiers accepte les invitations des médias de ce pays. La France est morte depuis 45 ans et l’emblème de la « liberté d’expression » de la Génération de 68 – le fils du journal Hara-kiri qui titrait (en 1970) avec des mines gourmandes d’un chat qui se pourlèche les babines :« bal tragique à Colombey : 1 mort » – a été flingué à bout portant en ce début d’année par de jeunes français musulmans qui n’ont strictement rien à foutre de leur pauvre existence qui passe bien après leur Foi pour laquelle ils sont prêts à mourir en toute simplicité.

    Il n’y a plus rien à négocier, ni a expliquer.

    Le 18 avril 1946, De Gaulle confie à Claude Guy : « Oui, ils ne peuvent percevoir le caractère absolument unique et exceptionnel de ce qui a été l’odyssée de 1940 à la Libération, dont il n’est aucun précédent dans l’Histoire. Précédent d’une voix anonyme, qui devint peu à peu la France, par une simple décision de ma volonté. Pauvres bougres ! J’ai RECRÉÉ la France à partir de rien, à partir de cet homme seul dans une ville étrangère… Je ne suis pas un général vainqueur. On ne décore pas la France. » (dans « En écoutant de Gaulle »).

    Qu’est ce que ça signifie « recréer la France » ?

    Le digne & seul héritier de 69 rois, 1 empereur et 4 Républiques parle à la Fin :

    « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France… Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme VOUÉE A UNE DESTINÉE ÉMINENTE ET EXCEPTIONNELLE. J’ai, d’instinct, l’impression que la providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. »

    On est loin de Boudiné-costume, du scooter, du casque et du rendez-vous avec
    gisquette…

    Trop loin peut être ?

  • Trahi , 3 octobre 2015 @ 18 h 23 min

    La FRANCE se meurt mais n’est pas morte. Tout comme de Villiers et le Puy du Fou, ce parc c’est la FRANCE bien vivante connu dans le monde entier. La FRANCE comme vous la décrivez, n’est pas celle de de Villiers et lisez son livre et vous comprendrez que notre NATION n’est pas morte.

  • Marino , 3 octobre 2015 @ 18 h 45 min

    @ Droal 3 oct 2015

    “Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi Philippe de Villiers accepte les invitations des médias de ce pays”….

    – Réponse : Il veut qu’on parle de son livre “Le moment est venu de dire ce que j’ai vu”. (éditions Albin Michel).

    Pour lui, son livre est un guide d’espoir.

    Dans un livre à paraître le 1er octobre, Philippe de Villiers revient sur près de trente ans de vie publique, réaffirme ses convictions, y compris les plus polémiques (sur “l’islamisation” de la France par exemple) et règle quelques comptes.

    Extrait :

    Dans un chapitre intitulé “Nicolas, le lapin-tambour”, “Le sarkozysme a changé la politique. Il a installé un nouveau modèle d’homme public. (…) Ce qui compte c’est la force de l’instant. Le mot qui fait mouche. Et qu’on oubliera l’instant d’après. (…) Pendant les campagnes présidentielles (…) il cherche les courants d’air chaud. Quand il se sent perdu, il hèle celui qu’il appelle ‘l’alchimiste’, le docteur Buisson. Alors il s’installe en face de lui, le boîtier à la main. Il s’absente de lui-même. Il est tout en frémissement, tout en candidature, prêt à tout entendre, prêt à tout répéter”.

    “Il ne croit pas à l’oeuvre du temps. Il croit que la politique, c’est le mouvement perpétuel. Il pense vraiment, comme un ludion électronique qui toupille et pirouette, qu’il faut tout changer, renverser la table (…) Comme si la France, un vieux pays fragile, chargé d’histoires sédimentées, ressemblait à l’Amérique. Le Sarkoland incarne d’une manière emblématique cette nouvelle génération politique qui n’est plus adossée à la France mais à la post-modernité. Tout ce qui est pérenne devient sujet à dérision. Tout ce qui demeure apparaît suspect. On change de chaîne, on change de mœurs, on change de produit, on change de président : on a eu Sarko, on a Hollande. Savon cric, savon crac. Un tabouret chasse l’autre.

    : en fait de réforme, ils entendent adapter la société aux contraintes extérieures. Quitte à détruire les tissus conjonctifs et à répandre l’injustice”.

    “Je me souviens d’un déjeuner, le 9 octobre 2008, à Matignon. Ce jour-là j’ai découvert que, derrière l’homme placide et impeccablement peigné, avec sa raie de premier communiant, il y avait une nature fragile, éruptive, explosive. Nous déjeunions sur la pelouse, tout près du pavillon de musique. Dès l’apéritif, son portable s’est mis à vibrer. Le visage crispé, il s’abandonne un instant :
    – C’est Sarko. Il attendra.
    – Tu fais attendre le président ?
    François, visiblement excédé, me répond :
    – Il n’a qu’à me traiter autrement ! Chaque jour est une humiliation.
    Le portable sonne de nouveau. Je suis stupéfait. Quelle ambiance ! Voyant ma surprise, il m’explique, fourchette en l’air, que Sarko ne respecte que les rapports de force. En souriant, je lui glisse :
    – Tu es devenu méchant ?…
    Je suis effaré par tant d’animosité entre les deux hommes. En partant, il me glisse à voix basse un précepte de son mentor Le Theule :
    – Tu sais Philippe, en politique, pour nuire, il faut être proche…
    Quelques mois plus tard, le 10 novembre 2009, il m’invite à déjeuner de nouveau sans autre raison apparente qu’amicale. Il s’en prend à ma naïveté en s’agaçant :
    – Depuis que tu es dans le Comité de liaison de la majorité, je t’observe, tu as l’air tout coiffé de Sarko. Tu devrais faire attention. C’est un monteur de coups redoutable. Il va t’utiliser.
    Alors il penche la tête, l’air désolé, avec son visage de jeune homme candide et offusqué. Il hésite un instant et, en frappant sur la table avec le manche de son couteau, il finit par me livrer cette confidence :
    – Tu verras, Philippe, ça finira mal. C’est Sarko qui fera tomber Sarko. Il fait n’importe quoi et multiplie les imprudences. Je le lui dis pourtant, mais il ne m’écoute pas.
    – Il y a des affaires embêtantes ?
    – Sarko répète toujours à propos de Villepin : il finira pendu par moi à un croc de boucher. Eh bien, moi, je te dis, Philippe : si ça continue, c’est Sarko qui finira à un croc de boucher. Et c’est la Justice qui l’accrochera. Elle sait tout.”

    “Nos hommes politiques, sourds à l’appel de l’Orient chrétien martyr et aux leçons des attentats du 7 janvier, sont devenus des dhimmis en puissance. Ils portent le cilice et pratiquent la repentance. Interrogé par Libération, Alain Juppé, qui se vante de n’avoir jamais lu le Coran, s’est indigné que des mères portant le voile islamique ne puissent pas accompagner les sorties scolaires. Il en appelle à sa propre mère : ‘Quand ma maman allait à la messe, elle portait un foulard’. Ainsi ose-t-il invoquer les racines chrétiennes de la France pour mieux justifier le port du voile islamique, qui n’a rien à voir avec un foulard. Subversion totale de l’histoire de France par des élites aveugles ou pétrifiées devant le risque d’une confrontation. Nos élites ont accepté, par avance, leur diminutio capitis. Afin de s’acclimater à l’esprit de dhimmitude, elles pratiquent au jour le jour la dhimmitude de l’esprit. Nous sommes dans une inversion logique absolue : à chaque fois que l’islamisme frappe, nos élites déclarent . T. Ramadan peut rire sous cape. Le fruit est mûr”.

    “Nous assistons à l’islamisation douce de l’Europe, qui s’opère du fait de notre double asthénie, religieuse et sexuelle. Un philosophe lucide, Fabrice Hadjadj, a très bien pénétré cette nouvelle réalité : ‘Nous croyons à tort que les mouvements islamistes sont des mouvements pré-Lumières, qui découvriront bientôt les splendeurs du consumérisme. En vérité, ce sont des mouvements post-Lumières. Ils savent que les utopies humanistes, qui s’étaient substituées à la foi religieuse, se sont effondrées’. Le relativisme libertaire et le nihilisme nous portent vers une impasse. Ce n’est plus seulement un pan de mur qui est tombé. C’est un mur porteur. En reniant ses racines chrétiennes, la France oublie la civilisation qui l’a pétrie. Et le Pouvoir est vide”.

  • feeloo , 3 octobre 2015 @ 22 h 17 min

    Elle a quand même réussi à rendre incompréhensible son message sur le cauchemar que va être pour nous le Traité Transatlantique que nous imposent les américains. C’est quand il a commencé à en parler qu’elle a fait son boulot de journalope.

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