Polémia!

Polémia!

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou

— Polémia est-il un petit nouveau dans la blogosphère ?

— Non, c’est un site qui a déjà quelques années, même s’il a été renouvelé plusieurs fois. La fondation Polémia a été créée le 2 décembre 2002 dans le but de donner vie à un site internet de réflexion et de réinformation. Polémia a donc presque 13 ans déjà, ce qui en fait un des plus anciens sites de notre blogosphère.

— Quelle est la particularité de Polémia ?

— Disons que notre idée est d’être un site de référence et de documentation. Nous voulons être en amont, à la source d’un développement. Etre le site où l’on puisse puiser des arguments, des faits, des informations précises, des données, des statistiques. Nous avons, depuis notre création, accumulé des milliers de textes. Le but est d’avoir une encyclopédie politiquement incorrecte, sur de nombreux sujets. Nous sommes des généralistes de la dissidence et traitons aussi bien des thèmes concernant la société, que la politique, l’international ou les problèmes migratoires. Avec cette particularité : nous sommes à la fois producteurs de contenus et nous relayons également des textes qui nous paraissent intéressants. Nous ne sommes pas forcément d’accord à 100 % avec ce qui y est dit mais l’éclairage apporté nous paraît intéressant ce qui justifie une publication sur notre site. Et je suis fier de pouvoir vous dire que nous n’avons jamais retiré un seul des textes publiés !

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— Quels sont les principaux thèmes traités par Polémia ?

— Nous avons de nombreux textes qui dénoncent la tyrannie des médias, nous avons d’ailleurs publié des ouvrages à ce sujet comme Les médias en servitude. Nous sommes également très vigilants sur l’utilisation des mots : la bataille du vocabulaire est pour nous essentielle. Pour ne prendre qu’un exemple : regardez ce qui se passe aujourd’hui avec les mots utilisés pour nommer toutes ces personnes qui déferlent en Europe. Si ce sont des réfugiés cela implique que nous devons les accueillir ; un migrant se « contrôle » tandis qu’un envahisseur se repousse.

— Votre site est-il très consulté ?

— En période normale, nous avons entre 2000 et 2500 visiteurs uniques par jour, soit une moyenne de 30 000 à 40 000 par mois. Cela peut paraître maigre par rapport à d’autres sites mais nous ne sommes pas un site d’actualités. Notre activité principale est avant tout la publication de textes de fond, un ou deux par jour en général. Actuellement nous avons une série assez forte sur l’immigration. Début septembre nous publierons un texte très important, qui a demandé beaucoup de travail à plusieurs de nos contributeurs. Ce texte est une analyse des statistiques concernant le dépistage de la drépanocytose. C’est une maladie génétique qui touche les populations originaires d’Afrique, du Maghreb entre autres. Concrètement, cela permet de connaître le nombre de naissances non européennes en France… et ces statistiques révèlent que 35 % des naissances aujourd’hui sont des naissances non-européennes et elles en représenteront plus de 50 % en 2025.

— D’autres sites vous font-ils de la concurrence ?

— Il y a deux façons de voir les choses. Soit l’on considère internet comme un marché avec des parts, et effectivement l’arrivée d’un nouveau site ou blog prend des parts. Soit vous le voyez comme une formidable plateforme qui permet de collaborer et d’encourager tout ce qui se fait autour de nous. Il y a une certaine concurrence mais ce n’est pas le problème. L’important est que les bonnes idées, les bons argumentaires, les bons faits soient connus et se développent. L’essentiel étant que les idées se diffusent.

— Quels projets avez-vous pour votre site ?

— Nous souhaitons d’abord continuer ce que nous faisons : constituer une base documentaire et de réflexion. Tout ce que l’on accumule est utile et peut servir. Nous souhaitons ensuite développer le côté vidéo. En effet, nous avons fait récemment deux vidéos qui s’intitulent « Etre français » et « Etre française ». La première a été vue plus de 800 000 fois. Ces vidéos ont eu un gros impact, nous souhaitons donc continuer.

Propos recueillis par Anne Isabeth pour Présent

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