Christine Angot ou la littérature niveau zéro! (Vidéo)

Devant un fan club de bobos médiatiques subjugués, cette pseudo écrivaine-auteuse qui ne sait que se raconter, avec une prétention n’appartenant qu’à elle, dans  un fatras verbal, dévoile son nouveau roman: Tournant de la vie.

” Le premier mot du roman («je») dresse magistralement le décor. L’héroïne, c’est elle, c’est Je. La première phrase («Je traversais la rue…») emporte le lecteur dans un monde d’aventures. Dira-t-on assez le génie de ces trois petits points, ponctuation feutrée qui donne à la banalité de cette rue traversée une force homérique? Le premier paragraphe avec dix fois «je» ou «j’», en neuf lignes, nous dit tout de l’imaginaire qui transcendera le récit.” précise un article de Slate qui la ridiculise totalement et auquel nous emprunterons aussi un extrait délectable: ” Bonheur ultime, La Romancière offre au lecteur une visite intime dans son atelier de créativité. Quelques phrases parsèment l’ouvrage, qui ne cèlent rien des doutes, et délivrent la face cachée de la créatrice.

– J’en peux plus, Alex. J’ai pas une phrase qui tient debout.
– Ça va venir. T’inquiète pas.
– Ça fait six mois que j’essaye? J’ai rien. Tout tombe. Tout est nul.

La magie d’Angot est là, dans cet aveu désarmant. Les larmes me viennent: La Romancière est humaine, elle m’est proche, une sœur d’infortune en ce bas monde. Et je sais à présent pourquoi ce roman nous pince l’estomac, aussi intensément que la lettre du ministre du Budget lorsqu’il nous félicite de payer des impôts. On se dit: «P… fallait oser quand même».”

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