79% des catholiques pratiquants ont préféré Nicolas Sarkozy à François Hollande

Selon un sondage Harris Interactive réalisée pour LaVie.fr, 79% des catholiques pratiquants réguliers ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle de 2012, contre 62% des catholiques pratiquants occasionnels, 60% des catholiques et 48,1% de l’ensemble des Français.

Pour 38% des catholiques pratiquants réguliers, la question du “mariage” homosexuel a eu une influence “importante” au second tour (40% au premier tour) contre 25% des pratiquants occasionnels (25% au 1er tour), 25% des catholiques et 24% des Français.

Pour 36% des catholiques pratiquants réguliers, la question de l’euthanasie a une influence “importante” au second tour (39% au premier tour) contre 25% des pratiquants occasionnels (25% au 1er tour), 24% des catholiques et 23% des Français.

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9 Commentaires

  • DN , 8 Mai 2012 à 21:01 @ 21 h 01 min

    Cher ami de pensée commune, merci d’abord pour le compliment adressé je pense à SELVAH mais que je fais mien.

    Voyez vous, je considère la politique comme étant un des moyens horizontaux nécessaires pour hausser l’homme vers la verticalité. Autrement dit, lorsque l’on se réclame ou que l’on “drague” l’électorat chrétien, il convient a minima de se conformer à la loi naturelle en matière éthique et si possible à la doctrine sociale de l’Eglise en matière économique et sociale. Ce n’est ni aberrant ni rétrograde…ni neu-neu. C’est tout simplement garder à l’homme sa dignité.
    Que vaut en effet une croissance purement matérielle sans enfants (avortement), sans vieillards (euthanasie), et sans fécondité (homosexualité et gender) ?

  • Selvah , 9 Mai 2012 à 19:48 @ 19 h 48 min

    Oui, il me semblait aussi que c’était pour moi.

    Si je conçois qu’un projet politique ne se juge pas sur deux points seulement, la question se pose de l’importance de ces deux points.
    Le programme de Hollande serait-il la panacée d’un point de vue économique, cela justifierait-il pour un chrétien, la violation de deux interdits moraux ? C’est-à-dire, peut-on acheter à un chrétien des compromis sur l’éthique ?
    Dis comme cela, non ; mais peut-être m’objecteriez-vous que la démarche de redistribution des richesses de Hollande s’approche plus de l’enseignement christique, ou que sais-je encore ; mais nous rentrerions là dans le débat gauche-droite (la droite rétorquant alors que ce n’est qu’illusion vouée à s’effondrer très vite, puisque le pourvoyeur de l’emploi est l’actionnaire, l’investisseur, le chef d’entreprise, ou encore que l’assistanat n’est pas la solution, ou que sais-je encore ?…). Puisque les deux horizons, du point de vue des idées religieuses, sont tout à faits en adéquation, que faire ? De deux projets cohérents religieusement, ne semble-t-il pas logique d’écarter celui qui, en outre, viole l’éthique catholique ?

    Vous pourriez encore et enfin me rétorquer que le catholique, s’il considère l’homosexualité comme un péché, n’a pas vocation à interdire le péché d’être commis, car cela relève de la responsabilité de chacun face au bien et au mal (bien et mal entendus au sens chrétien). Ca se défend, quoiqu’il faille jouer habilement de l’interprétation du Nouveau Testament pour cela.

    L’euthanasie, toutefois, est plus difficile à soutenir ; car en effet, malgré toutes les précautions qui peuvent entourer une telle loi, et que, même argument, le chrétien n’a pas de légitimité pour empêcher quiconque de se suicider s’il le désire, les abus seront plutôt communs, il ne peut en être autrement : comment empêcher une famille bien décidée, de pousser un parent gênant, et si possible fortuné, au suicide ? Et à la différence de l’avortement, qui peut se justifier, à peu près, de façon éthique (ç’a été tout l’argumentaire de Mme Veil), des maux liés à l’euthanasie ne résulteront aucun bénéfice moraux.

    Donc finalement, ce n’est peut-être pas si “neu-neu” que cela ; d’autant que je ne sais pas d’où vous pouvez estimer que l’article, et nos commentaires respectifs, se targuent d’une quelconque “analyse politique”, là où ne nous mentionnons pas une fois le projet politique, mais débattons bien plus une “analyse éthique”.

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