Bainville : partisan de la monarchie et défenseur du libéralisme en économie

Dans L’Action Française 2000 du 7 juillet, Christophe Dickès, docteur en histoire et journaliste à Canal Académie, auteur d’un troisième ouvrage consacré à Jacques Bainville, explique que l’Immortel “croit au retour de la monarchie avec une sincérité fondée sur une analyse rationnelle. Il lui semble possible à partir du moment où la république vit une grave crise. La chance de la république, c’est de trouver toujours des sauveurs. Mais un jour, pense Bainville, il n’y aura pas de sauveur. Pendant la Première Guerre mondiale, il y croit. Il pense même que le roi Albert de Belgique est une solution. Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, le roi Albert était un héros, un mythe vivant et possédait une vraie popularité en France. Bainville était pragmatique et savait qu’il y avait eu plusieurs dynasties en France… Il se fâche d’ailleurs avec Vaugeois à ce sujet. Pour Bainville, ce qui doit être soutenu, c’est le principe monarchique. On veut aujourd’hui faire de lui une sorte de libéral qui se serait finalement rallié à une monarchie de type constitutionnel. Or je soutiens que Bainville n’est pas un libéral, même si en économie il a défendu le libéralisme. Il n’est pas démocrate, fustigeant « ce pauvre souverain d’un jour ». Il défend jusqu’au bout une monarchie forte, je ne dirais pas de droit divin car il n’était pas catholique, mais héréditaire. Une diplomatie et des ministres qui dépendent du roi et non de la volonté populaire, voilà ce que veut Bainville.”

La monarchie des lettres Histoire, politique & littérature par Christophe Dickès, aux éditions Robert Laffont, 28,5 euros.
> L’Action Française 2000 n°2820, du 7 au 20 juillet 2011, 4 euros, en vente chez votre marchand de journaux.

Autres articles

Memoires Jean-Marie Le Pen