Monique Pinçon-Charlot : “Fillon et les bourgeois sont sur une autre planète”

Invitée d’Arrêt sur images pour donner son regard de sociologue sur le FillonGate, la spécialiste des riches et directrice de recherche au CNRS à la retraite Monique Pinçon-Charlot a mobilisé une lecture de classe pour donner des clés de compréhension du scandale.

Elle explique que la bourgeoisie, classe sociale qui a conscience d’elle-même et qui se mobilise pour la défense de ses intérêts, ne peut pas comprendre l’émoi provoqué par son népotisme et son accaparement des richesses. Occupant tous les postes de pouvoir, cette oligarchie serre les rangs et estime que ces comportements moralement réprouvés par la majorité des citoyens et peut-être même bientôt punis par la justice sont normaux, puisqu’ils sont habituels et permettent sa reproduction sociale.

Rappelons que dans les Côtes-d’Armor, le fidèle lieutenant de François Fillon​, convaincu de de l’honnêteté de son “ami”, s’appelle Alain Cadec. Cet ancien assistant parlementaire cumule la présidence du département et un siège au Parlement européen, où il préside la commission de la pêche :

Related Articles

13 Comments

Avarage Rating:
  • 0 / 10
  • Trucker , 9 février 2017 @ 2 h 36 min

    Bien joué d’avoir marqué en rouge une partie des sous titres…..elle parle de quelle bourgeoisie la dame…..celle de droite ou celle dont elle feint d’ignorer qu’elle est devenue aussi de gauche ?
    De la bourgeoisie des sociétés capitalistes occidentale ou de son équivalent de l’URSS passée… de cette bourgeoisie des apparatchiks communistes qui exploitèrent, massacrèrent les peuples soumis à sa domination.

    Encore une hypocrite ou schizophrène de gauche interviewé par un complice de l’imposture médiatique, prostitué de cette société de connivence.

  • Arthur , 9 février 2017 @ 8 h 53 min

    J’avais repéré cette chercheuse CNRS il y a quelques années. Elle travaillait en sociologie avec son mari. Leur sujet d’étude : les riches. Leur caractéristique principale : ils son communistes. Du coup : circulez, y a rien à voir.

  • hermeneias , 9 février 2017 @ 9 h 00 min

    Le couple Pinçon_Charlot de “sociologues” ad hoc fait partie des références habituelles de tout les médias de gauche .
    De vieux gauchards confits en gauchisme et remachant le prêt à penser marxiste dualiste ultra simplet pour esprits simplets .
    Dans leur volonté agressive et aigre de “revanche” , les “intellos” de service ne reculent pas devant la malhonnêteté et le mensonge car les pseudo intellos sont en même temps militants et prosélytes .

    Bref que voilà une contribution intéressante …..J’en suis ébahi

  • Parole , 9 février 2017 @ 9 h 20 min

    Monique Pinçon-Charlot , avec un patronyme pareil elle peut nous enseigner quoi ?

    L’homogamie ou isogamie est le fait de rechercher un conjoint dans le groupe social auquel on appartient, c’est-à-dire un conjoint dont le niveau social est équivalent au sien. On parle aussi d’homogamie de religion, de culture, d’opinion politique, d’âge, etc. Ce terme a pour antonyme l’hétérogamie.

    hilarant son couple en est la démonstration , ils exercent le même métier !

    En 2011, elle soutient publiquement Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 20123.

  • jean-Michel Thureau , 9 février 2017 @ 9 h 40 min

    LA BOURGEOISIE DES MARXISTES ÇA N’EXISTE PAS

    Dès lors que des gouvernants ont le monopole du pouvoir, ils cherchent, c’est humain, à en tirer profit, légalement et illégalement ( Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Montesquieu ).
    Derrière leur paravent idéologique, les partis politiques ne sont pas des machines à gouverner mais des machines à distribuer des investitures, des faveurs, des pouvoirs, des privilèges, des sinécures et des subventions.

    Pour trouver des complicités, détourner l’attention, la classe des politiciens suscite l’apparition d’autres classes d’exploiteurs (dirigeants d’associations, d’entreprises, de fédérations sportives, d’organismes sociaux, de syndicats, monopoleurs etc ). Parce qu’on revient rarement sur les avantages acquis, le nombre de ces profiteurs tend “naturellement“ à augmenter, leurs prélèvements aussi.

    Le terme de bourgeoisie convient merveilleusement pour désigner tous ces notables mais, derrière cette façade, il n’y a pas un groupe social homogène mais des réalités juridiques bien précises. Chacune de ces castes d’exploiteurs a son statut légal particulier, son permis d’exploiter. Souvent même, le silence de la loi suffit : en n’interdisant pas tel abus de position dominante, tel conflit d’intérêts, telle incompatibilité, on provoque automatiquement l’exploitation d’une classe par une autre.

    La lutte imaginaire entre une bourgeoisie et un prolétariat qui n’existent pas, est une version simpliste des luttes véritables menées par de multiples classes de prédateurs légaux contre de multiples classes de citoyens sans défense.

    S’il n’était pas perverti par les abus de position dominante, provoqués ou tolérés par la loi, le “capitalisme“ ne serait qu’un ensemble de moyens techniques pratiques et efficaces au service du développement économique des nations.

    Vous vous rendez certainement compte que la “théorie des luttes de classes“, exposée brièvement ci-dessus, n’a pas grand chose à voir avec la “théorie de la lutte des classes, bourgeoisie contre prolétariat“ inventée au 19ème siècle. Et que ce nouveau schéma explicatif des mouvements politiques, économiques et sociaux rend bien mieux compte que les élucubrations marxistes de Monique-Pinçon-Charlot-sociologue-mon-oeil, des diverses péripéties de l’Histoire, ancienne ou contemporaine.

  • guy marquais , 9 février 2017 @ 9 h 57 min

    Qu’ils arrêtent de nous les briser menues avec les riches et les pauvres. Les seules contrées que j’ai vues où il n’y avait pas de riches…ben il n’y avait que des pauvres . C’est t’y mieux comme ça ?

  • François2 , 9 février 2017 @ 10 h 38 min

    Fifi ne veut pas d’IMMIGRATION ZERO. Je le sais personnellement après échange de courrier, alors que c’est possible avec “remplacer les immigrés par des expatriés” (tapez).

Comments are closed.