Accusé d’avoir refusé de vendre un numéro de l’Equipe par homophobie, un kiosquier suspendu

La société Médiakiosk, qui gère les kiosques à journaux parisiens, a suspendu un de ses kiosquiers, accusé d’homophobie. Il aurait refusé de vendre un numéro de l’Equipe consacré à la discrimination dans le sport, montrant deux hommes s’embrasser.

Le délégué général du Festival du film LGBT de Paris «Chéries-Chéris» Grégory Tilhac avait dénoncé le «règne de l’impunité» sur Facebook le 4 mai. Dans sa ligne de mire : le comportement d’un kiosquier parisien accusé d’homophobie. Ce dernier aurait en effet refusé de lui vendre un exemplaire du magazine spécial de L’Equipe mettant en scène deux joueurs de water-polo en train de s’embrasser.

«”Vous êtes homophobe ?”. [Le kiosquier] me répond “oui”», relate plus loin dans son récit le cinéphile, de ce fait contraint de renoncer à l’achat de son «journal favori» dans le kiosque.

Selon l’association Urgence Homophobie, citée par L’Express, le numéro de L’Équipe était finalement dans les rayons du kiosque plus tard le même jour.

Le point de vente, situé place de la République, aurait été fermé le 6 mai jusqu’à nouvel ordre et son vendeur convoqué par l’entreprise Médiakiosk (filiale du groupe JCDecaux) qui gère les kiosques à journaux parisien.

L’adjointe PS chargée du commerce Olivia Polski, qui s’était indignée de l’incident, devra entendre le kiosquier en question, selon Le Parisien. Quant au sort qui lui sera dévolu, la décision d’une sanction ou non reviendra à la mairie de Paris.

Contacté par le quotidien, l’entreprise Médiakiosk a précisé que l’individu mis en cause n’avait jamais fait l’objet de signalement en raison de son comportement avant cet épisode.

Réagissant à la polémique, la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a annoncé sur Twitter avoir demandé à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), de signaler le cas au Procureur de la République.

«L’homophobie est un délit», a-t-elle rappelé à cette occasion.

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