Le courage d’Yves Calvi

Le courage d’Yves Calvi

https://www.youtube.com/watch?v=k0XkDfi8OnY

Pour les médias, le courage consiste désormais à affronter (ou à dire)  la vérité… en l’occurrence, il s’agissait de la vérité sur Alep. Délit d’images tient à préciser que ce titre ne procède pas de sa rédaction mais d’un journaliste de TéléObs. Nous tenions absolument partager avec vous ce grand moment de délire journalistique confinant à l’hagiographie, que nous aurions plutôt intitulé: Tel est pris qui croyait prendre… Comme l’Obs n’est pas très copain avec nous, nous ne pouvons vous offrir que deux paragraphes et vous invitons à  lire la suite sur leur site car vous ne pouvez rater la fin de cette flagornerie ridicule. Cependant, pour vous permettre de juger et jauger l’admirable courage de Monsieur Calvi, nous avons retrouvé l’émission du 15 décembre 2016 sur LCI. (NDLR)

C’est un paradoxe : quand un journaliste pose un acte de courage, on en parle dix fois moins que quand un autre “dérape” (comme on dit maintenant). La chose vient d’arriver au détriment d’Yves Calvi qui reprend désormais sur LCI, sous le titre “24 Heures en questions” (du lundi au vendredi, à 18h10), une émission comparable à son ancien “C dans l’air” de France 5. De quel courage s’agit-il ? On pourrait tout aussi bien parler de probité journalistique, qualité moins répandue qu’on ne le croit. L’auteur de ces lignes a d’autant plus envie de saluer cette probité que, dans “TéléObs”, il a plusieurs fois dénoncé le néolibéralisme subliminal qui ressurgissait dans l’ancien “C dans l’air” dès qu’il était question d’économie.

Cet acte de courage mérite donc d’être raconté. Tout commence le 15 décembre. L’émission est intitulée “Alep seule au monde”. Dans sa présentation, Calvi reprend la rhétorique en usage sur le martyre de la ville, l’agonie de sa population au milieu des ruines et l’impuissance collective. Ses quatre invités sont les suivants : Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe à “la Croix”, le général Vincent Desportes, ancien patron de l’Ecole supérieure de Guerre, Frédéric Pons, journaliste et professeur à Saint-Cyr, et Frédéric Pichon, auteur d’un livre remarqué sur la Syrie (“Syrie, pourquoi l’Occident s’est trompé”, éditions du Rocher, 2014).

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