L’installation de certaines enseignes dans un quartier en annonce la gentryfication

Selon une étude de l’université de Harvard, certains commerces prédisent la montée des prix immobiliers. Plusieurs enseignes sont perçues comme un signe d’un embourgeoisement. Parmi celles-ci, Starbucks, les barbiers, ou encore les bars à vins figurent en bonne place.

Des signes à surveiller. Aux États-Unis, l’arrivée de certains commerces permet de prédire la hausse des prix de l’immobilier, selon une étude réalisée par des professeurs de la prestigieuse université d’Harvard. La présence de l’enseigne Starbucks dans un quartier, par exemple, est suivie d’une augmentation de 0,54 % des prix locaux. En 2015, une autre étude publiée par Zillow – géant américain des annonces immobilières – remarquait déjà un phénomène similaire. Mais à la différence de celle-ci, les recherches menées par les économistes d’Harvard portent sur une gamme de commerces bien plus large, et apportent des précisions bienvenues.

Ainsi, la hausse qui suit l’installation d’un Starbucks est à peine supérieure (+1 % seulement) à celle provoquée par l’arrivée d’un autre café – toutes marques confondues. L’étude universitaire établit un palmarès des types d’enseignes associées à une flambée des prix immobiliers. En tête, les barbiers, épiceries, fleuristes et les bars à vins précèdent des hausses comprises entre 1,4% et 0 .67%. Suivent les cafés, puis les restaurants végétariens et les fast-foods associés tous deux à une augmentation de 0,52%.

Toutefois, les économistes américains relativisent l’influence de ces enseignes sur le marché immobilier. «Les locations des Starbucks sont choisies par des personnes avec une très bonne expertise des endroits où les prix vont augmenter», expliquent les universitaires. Autrement dit, la venue de la célèbre entreprise de café – tout comme celle des barbiers ou les «bars à vins» – dans une zone n’est pas directement responsable des hausses immobilières, mais en est plutôt une conséquence.

 

Source

Related Articles