Décès de Corinne Le Poulain

Décès de Corinne Le Poulain

Elle portait avec grâce un grand nom du théâtre. Elle aura connu, sur les planches, comme au cinéma et à la télévision, une jolie carrière. Un cancer fulgurant l’emporte à 66 ans. Elle était blonde, fine, mutine. Elle était l’idéale jeune première de la fin des années 1960, lorsqu’elle avait débuté au théâtre dans la lumière de son oncle Jean Le Poulain, très grande figure du théâtre français, qui fut quelques années durant Administrateur général de la Comédie-Française.

Unknown

Corinne Le Poulain était née le 26 mai 1948 et avait débuté à l’orée de ses vingt ans dans les emplois de jolie mignonne au minois souriant. Elle est à l’affiche de Quarante Carats de Barillet et Grédy, dès 1967. On la retrouve dans la distribution d’un certain nombre de comédies de qualité dans lesquelles elle le disait, elle apprend son métier, elle affirme ses qualités sous la houlette de Jacques Charon, de Pierre Mondy, de Jean Meyer et en partageant le plateau avec de grandes vedettes du théâtre de divertissement d’alors, tels Jean Poiret ou Maria Pacôme. Pas de meilleure école.
En 1971, elle joue même auprès de son oncle, homme très impressionnant et clown extraordinaire. Molière, Pagnol, la Gigi de Colette, elle se forge une personnalité attachante en jouant de bons auteurs et passe plusieurs saisons au Théâtre Édouard-VII lorsque le directeur, Julien Vartet, y fait jouer ses comédies légères et sentimentales.
Très tôt, le cinéma comme la télévision, s’emparent de cette jolie jeune femme au jeu tout en légèreté et qui cachait, derrière une modestie sincère, de grandes qualités et une exigence profonde. Elle était familière des grandes émissions, au Théâtre ce soir, par exemple et des feuilletons récurrents de la télévision. Elle est Sally dans Sam et Sally – à la fin des années 1970 – et ce rôle élargit le cercle de ses admirateurs qui aiment sa simplicité, son esprit et sa fougue. Elle préférait la comédie, mais lorsqu’elle incarnait des personnages plus graves elle frappait par la justesse de son jeu et la sobriété dont elle était capable.

Source

Articles liés