En attendant Jeanne d’Arc

par Alain Bournazel, du Comité de rédaction des Cahiers de l’Indépendance.

L’année prochaine sera celle du six centième anniversaire de Jeanne d’Arc qui, selon la tradition ou la légende, comme on voudra, serait née le 6 janvier 1412. A la vérité, nous ne connaissons pas la date de naissance de Jeanne, pas plus que nous ne la connaissons pour des personnages issus de milieux très supérieurs à elle. Au Moyen Âge, la seule date qui compte, c’est celle de la mort qui ouvre les portes du paradis, ou de l’enfer. Qu’importe en la matière, la rigueur chronologique. La grande histoire est faite de symboles et de légendes. Et il n’est de grands peuples sans histoire, sans symbole, sans légende.

De tous les personnages de notre histoire, Jeanne d’Arc est incontestablement le plus honoré si on en juge par le nombre d’ouvrages, de statues, de peintures, d’usage de son patronyme, de supports de représentation. Si son image fluctue à travers le temps, notre héroïne nationale reste une source inépuisable d’inspiration. Nul plus qu’elle ne s’identifie à cette entité à vocation pérenne et sublime que nous appelons tout simplement la France.

La geste historique de Jeanne s’est inscrite en de nombreux points de notre territoire national. Au cours de sa brève carrière guerrière, la Pucelle a beaucoup voyagé. A cheval, elle sillonna le royaume, Domremy, Vaucouleurs, la route de Chinon pour rencontrer le roi, le séjour à Poitiers, la délivrance d’Orléans, la campagne de la Loire, la route de Reims pour le sacre du roi, la campagne d’Ile de France, l’échec devant Paris, la campagne de Haute-Loire. Et puis la dernière campagne dans l’Oise, la capture devant Compiègne, les premières prisons, enfin la route interminablement allongée par Arras et Le Crotoy qui allait la conduire au supplice sur la place du vieux marché de Rouen.

Jeanne reste l’héroïne préférée des Française et des Français. Celle qui à travers le monde, porte le plus haut l’image de la France. La grande victoire de Jeanne, c’est précisément d’avoir appris aux Français de retrouver confiance en eux-mêmes. A l’aube de cette année Jeanne d’Arc, nous en avons bien besoin.

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Lire aussi :
> Les Français toujours attachés à Jeanne d’Arc
> Jeanne d’Arc : le miracle permanent, par Alain Bournazel

Alain Bournazel donne une conférence sur Jeanne d’Arc mercredi 12 octobre à la mairie du VIe arrondissement de Paris :

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1Commentaire

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  • La voix , 12 octobre 2011 @ 13 h 15 min

    Les événements
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    Ma permission est en toutes choses. Ma volonté permet tout ce qui arrive, et rien n’arrive sans elle.
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    C’est par amour de l’humanité, des âmes que j’ai créées, que j’interviens dans l’histoire en suscitant des instruments fidèles et zélés. L’exemple le plus connu est bien sûr Jeanne d’Arc, mais il y en eut d’autres, plus anonymes parfois.
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    On croit pouvoir agir sans Moi ! Les faits sont là cependant pour démontrer l’absurdité d’une telle pensée. Comment pouvez-vous agir sans Moi si j’ai en main, Moi seul, les clefs de l’univers ? Les grands génies, c’est Moi qui les suscite ; de même les grands fléaux : Cyrus, Attila, les Romains, ils ne sont que mes instruments. « Je suis » et Je regarde les siècles ; les causes secondes Me demandent la permission avant d’agir, avant de se déchaîner, avant de terrasser.
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    Pour quelle fin j’ai suscité Napoléon ? Il était le ministre de Ma colère, pour punir l’iniquité des impies et humilier les superbes. Un impie détruit d’autres impies.
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    Ne comprenez-vous pas que J’entre dans le destin des peuples ? Ou bien croyez-vous que c’est à l’aveuglette qu’arrivent défaites et victoires, sans un œil régulateur qui veille de là-haut, sans une main invisible et supérieure qui freine ou dévie vos manœuvres ?
    Votre planète a-t-elle été lancée au hasard dans l’univers, n’a-t-elle pas été formée par Moi pour qu’y habitent mes fils ? Me désintéresserai-je des nations, Moi qui guide le destin des peuples ? Moi qui me suis fait Homme-Dieu pour vous ? Ne suis-Je pas libre de faire pencher la balance du côté où Je veux ?
    … Que savez-vous du motif de l’abaissement ou de l’exaltation de certaines nations ? Là encore, il y a un secret de Ma Providence : c’est afin que l’une serve à l’autre à se perfectionner et lui soit un éperon pour monter, comme il en est pour les âmes.
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    C’est Moi-même qui envoie les tribulations du monde, pour apprendre à l’âme que sa fin n’est pas en cette vie, que les choses terrestres sont imparfaites et périssables, que c’est Moi seul qui suis sa fin et qu’elle doit me désirer et me choisir comme tel.
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    Oui, tu vois ! La croix est là, sur le monde . Mais écoute bien cela , il y a deux sortes de croix :
    Celle que Je confie à ceux qui m’aiment. Il souffrent avec Moi pour continuer la Rédemption. Leur croix est souvent très lourde, mais pourtant légère, car c’est une croix d’amour.
    Et puis, il y a l’autre, celle que Je donne à mes enfants qui sont loin de Moi. Elle est aussi très lourde pour eux. Mais Je la donne pour qu’ils se souviennent de Moi et me reviennent.
    Voilà le secret des croix. Chacun porte la sienne et lui donne le sens qu’il désire, selon l’inclination de son cœur.
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