Les fantômes de 1917 hantent toujours la Russie de Poutine

Les fantômes de 1917 hantent toujours la Russie de Poutine

Que reste-il de la révolution de 1917 en Russie ? Alors que le centenaire de cet évènement, qui a bouleversé l’ordre mondial et donné naissance à l’URSS, embarrasse le Kremlin, nous vous proposons un documentaire inédit qui donne la parole aux Russes sur cet héritage, omniprésent dans leur quotidien :

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1Commentaire

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  • Jean NOGUES , 13 octobre 2017 @ 10 h 31 min

    Merci à NDF de ce reportage très bien construit, un résumé remarquable avec une fin au moins habile.

    Ce qui m’a frappé, c’est que le canevas du reportage, qui se voulait au début quelque peu romancé, n’est pas parvenu à cacher la lourde vérité qui le sous-tend : littéralement, on voit, à plus d’un moment, le vernis des contraintes du reportage craquer sous l’énorme contenu historique, comme un frêle vêtement craque sous un corps trop vigoureux pour être vêtu.

    Voici ce que j’en retiens :

    1) on voit très bien, dans les 8 ou 7 premières minutes, que la Révolution russe est avant tout IMPORTEE DE L’ETRANGER. Exemple : la mamouchka nostalgique qui nous montre ses photos de famille se dit frappée par ”la clarté des exposés que faisait aux ouvriers cette femme pour leur expliquer les principes du marxisme”.

    Qu’y a-t-il de russe là-dedans ? rien ! Marx,il sort d’où ? par quel ”miracle” ce nom étranger, cet exilé à l’étranger, essentiellement en Angleterre, a-t-il pu subjuguer cette femme dot la Mamouchka est nostalgique ?

    Et Lénine, d’où il sort celui-là ? d’un wagon spécialement aménagé par le Kaiser, comme un diable sort de sa boîte !

    Seul Trotsky est pur russe, ce qui démontre que des juifs russespoufaient vivre en russie tsariste. D’ailleurs toute la biographie de Trotsky (in son livre ‘Ma vie”, que je le précise, j’ai lu intégralement pour me permettre d’n parler ici, toute cette biographie dépeint dans les détails l’excellente éducation-instruction dont Trotzky a bénéficié sous le régime tsariste. Cette biographie montre aussi que son propre père a bosé dur toute sa vie pour améliorer ses domaines, qu’il n’avait donc volés à personne.

    Et Trotsky, juste après le coup du Palais d’Hiver, quand il prend son premier repas en compagnie de Lénine dans ces palais trop grands pour eux, explique ingénument ”mon père, au soir de ce 17 octobre, avait perdu en une journée tout ce qu’il avait durement gagné dans sa vie de labeur”…..

    A contrario, dans ce premier quart du reportage, on voit très bien que les BLancs SONT la tradition de la plus grande Russie, eux ne viennent pas de l’étranger !

    2) On voit très bien, au milieu du reportage, que l’exil de vrais russes de rites conditions a été massif, il est bon de le rappeler, beaucoup de français le découvriront dans ces 28 minutes : 2 millions et demi de personnes en tout !
    C’est plus que nos émigrés de la sinistre période 1789-1799 ….
    La dignité de ces russes émigrés à Paris est magnifiquement rendue dans le reportage, la qualité de ces russes y est pour beaucoup, mais le savoir-faire des auteurs du reportage y est aussi pour beaucoup.
    Ce qui en ressort, c’est que tôt ou tard, si la Russie veut réussir son rapatriement parmi les nations qui refusent définitivement l’horreur socialiste, il faudra rendre à ces familles au moins l’essentiel de ce qui leur a été volé. La Restauration s’est honorée d’avoir ubréaliser le ”milliard des émigrés” et ce qui a suivi, il faudra bien que la Russie en fasse autant. Le vol à main armée crapuleux suivi d’une longue série de crimes contres l’humanité n’est pas une base saine pour un renouveau en profondeur.

    3) Et en troisième lieu, on est surpris de découvrir ces nostalgiques du communisme russe, à Saint-Pétersboug avec leurs drapeaux rouges et les adoubements de jeunes gens qui ne semblent pas casser trois pattes à un canard.

    Ce qui frappe chez ces nostalgiques c’est le vide sidéral dans leur tête : ils ressassent, n’ont aune vision d’avenir, ne semble rien espérer, finalement. Ils sont des momies vivantes, leurs défilés ont quelque chose de mécanique.

    Merci encore à NDF.

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