Le Grand remplacement est aussi dans les manuels scolaires!

Le Grand remplacement est aussi dans les manuels scolaires!

Shkodran doit parcourir tous les matins 2144 mètres pour se rendre à l’école. Quelle distance doit-il parcourir s’il se rend à l’école à pied et si, au retour, il s’arrête chez sa camarade de classe Besarta avant de rentrer à la maison?» Il s’agit ici d’un extrait du livre «Schweizer Zahlenbuch 4», un manuel scolaire pour élèves d’école primaire. Ce qui semble être un banal exercice de maths irrite les Jeunes UDC Suisse. Près d’un tiers des 325’000 élèves d’écoles primaires en Suisse sont étrangers. Leur nombre, soit environ 100’000, n’a pas beaucoup évolué ces dernières années. Le nombre des écoliers suisses, en revanche, a passé de 375’000 à 325’000, ces quinze dernières années. La majorité des élèves étrangers sont albanais (24’000), portugais (17’000) et italiens (11’000).

Leur président, Anian Liebrand, s’explique: «De nos jours, les personnes dans les livres scolaires ne s’appellent plus Hans ou Fritz, mais Mustafa. C’est affreux que les enfants subissent ainsi un lavage de cerveau multiculturel.» Et d’insister sur le fait que les enfants suisses sont pourtant majoritaires dans nos écoles.

Matthias Aebischer (PS/BE), président de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national, n’est pas surpris de la réaction des jeunes agrariens: «Je ne suis pas étonné d’apprendre qu’un parti qui souhaiterait virer tous les étrangers de notre pays veut les bannir également de nos manuels scolaires.» Même son de cloche auprès de Christian Amsler, président de la conférence alémanique des directeurs de l’instruction publique. «Les écoles en Suisse respectent et cultivent une réalité multiculturelle et profitent des avantages apportés par cette diversité», affirme-t-il.

L’éditeur du livre d’exercices de maths en question, Klett et Balmer Verlag, explique de son côté que les prénoms qui figurent dans le manuel proviennent d’élèves qui ont testé le livre en premier lieu. «Ces prénoms correspondent à la réalité. Les manuels scolaires devraient s’adresser à tous les élèves», note le porte-parole Antonio Russo.

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