L’exploitation mercantile de Je suis Charlie!

D’un cri personnel –celui du DA et journaliste musical Joachim Roncin sur Twitter, « Je suis Charlie » est devenu un signe de ralliement mondial. On compte les reprises sur les réseaux sociaux par dizaines de millions sur les réseaux sociaux. Hélas, certains y voient une aubaine : l’exploitation mercantile n’est jamais très loin. L’Inpi n’est pas encore en mesure de donner déjà un chiffre officiel mais plus de 50 demandes de dépôt de marque “Je suis Charlie” auraient déjà été enregistrées auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle depuis l’attentat. Le logo “Je suis Charlie” fleurit partout et une foultitude de produits est disponible à la vente, notamment en ligne. Petite réserve : des plateformes comme Ebay et Amazon ont annoncé qu’elles reverseraient leurs commissions à l’hebdomadaire, quand d’autres ont retiré ces produits de leurs boutiques en ligne. Et si les adresses de sites internet jesuischarlie.fr, jesuischarlie.com et jesuischarlie.org ont été créées dès mercredi, la société de conseil Coactiveteam explique sur son site internet avoir “pris l’initiative de déposer l’adresse jesuischarlie.fr pour la mettre “à disposition de Charlie Hebdo via son avocat”, Richard Malka.

Halte aux opportunistes. Nombreux étaient les postulants ayant couru déposer une demande de marques à l’Inpi pour « Je suis Charlie ». Niet a finit par dire l’Institut national de la propriété industrielle : « depuis le 7 janvier, l’INPI a reçu de nombreuses demandes de marques « Je suis Charlie », ou faisant référence à ce slogan. L’INPI a pris la décision de ne pas enregistrer ces demandes de marques, car elles ne répondent pas au critère de caractère distinctif. En effet, ce slogan ne peut pas être capté par un acteur économique du fait de sa large utilisation par la collectivité. »

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