La fin de la notation des élèves français : l’exemple suisse

Une conférence sur l’épineuse question de la notation des élèves se déroule à Paris cette fin de semaine. La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a en effet récemment proposé de réviser le système de notation des élèves qu’elle trouve trop classant est assez décourageant. Plusieurs nouveaux systèmes d’évaluation vont donc être étudiés, celui retenu sera mis en œuvre pour la rentrée 2016. Un rapport du conseil supérieur des programmes, remis à la ministre le 2 décembre dernier, suggérait déjà de mettre en place une « évaluation bienveillante » pour les élèves. Des systèmes à base de lettres, de smileys ou encore de codes couleur sont ainsi évoqués en premier lieu. En Suisse, les enfants de moins de 8 ans ont le droit à un système d’appréciation, il existe, par la suite, un système de notes entre 0 et 6. En 2009, le canton de Genève avait voté au sujet des notes. 74,5% des votants s’étaient exprimés en faveur d’un retour au système de note après l’avoir supprimé en 1997.

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25 Commentaires

  • Paul-Emic , 14 Déc 2014 à 12:42 @ 12 h 42 min

    de 0 à 20 de 0 à 6 de A à E rouge ou vert, smiley qui rit ou qui pleure, il y a toujours des élèves plus mal ou mieux notés que les autres, parce que la vie est comme cela, même si on arrive à faire partir tout le monde sur la même ligne (ce qui d’ailleurs n’est pas vrai pour des raisons génétiques, culturelles, cultuelles ou sociales) il n’y a aucune raison que tout le monde arrive ensemble sur la ligne d’arrivée.
    L’égalité des chances c’est donner à tout le monde les mêmes possibilités ou presque de progresser, pas de garantir que tout le monde sera ensuite président de la République. Ceci n’a aucun sens !

  • Babouchka , 14 Déc 2014 à 13:34 @ 13 h 34 min

    La notation, apres avoir etabli un barème, est la façon la plus rationnelle et la plus juste, à mon avis, de noter les élèves.
    Dans l’ idéal chaque élève devrait savoir où il s’est ” plante” de façon précise et comment y remédier d’où l’importance du commentaire et de l’aide du professeur.
    Car le rôle du professeur est d’aider l’élève à corriger ses fautes. La bonne pédagogie c’ est aussi d’apprendre de ses erreurs.
    Comment personnaliser l’enseignement avec des classes surchargées souvent indisciplinées où les niveaux ne sont pas homogènes?
    Ne rêvons pas!
    Acquis, en voix d’acquisition, non acquis sont des appréciations trop floues qui n’aident pas les élèves mais servent à masquer leurs incompétences et à leur faire croire que nous vivons dans un monde de Bisounours.

  • borphi , 14 Déc 2014 à 14:37 @ 14 h 37 min

    Quoi de plus fiable pour évaluer que les notes ?

    Quoiqu’il en soit c’est moins le thermomètre qu’il faut casser qu’une éducation à l’évaluation..

    Flouter les lacunes des élèves au motif qu’il en procédera un traumatisme, c’est casser la canne d’un aveugle pour mieux l’expédier dans le trou !

    Le traumatisme d’une évaluation médiocre est indispensable pour se situer , se re-poser, et prendre toute latitude pour dépasser ses propres lacunes ainsi que pour travailler, rechercher ses propres qualités .

  • Goupille , 14 Déc 2014 à 15:46 @ 15 h 46 min

    Complètement d’accord avec les commentaires : cela n’a aucun sens. Maquillage en absurdie, sans plus.

    Par contre, ce qui est réel, c’est l’entreprise de déstabilisation permanente que subissent les élèves, leurs parents, et leurs profs aussi.
    Dans les années 80, sous Rocard, un certain Gross travaillait sur un grand chamboulement de l’orthographe. Avec peu de résultat, en c’est tant mieux.
    Cela recommence. Une “commission”, dont on n’ose calculer ce qu’elle coûte à la collectivité, planche sur de grands chamboulements de la grammaire. Ici, les accords des participes passés.

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4962085

    20 minutes de Dingodossier, où ce qui était simple, logique et vite mémorisable, devient un truc de oufs, où rôdent aussi sur la fin des timbrées dites “féministes québécoises”.
    Comme quoi, tout est dans tout et concourt à tout mettre sens dessus dessous.

  • jsg , 14 Déc 2014 à 16:00 @ 16 h 00 min

    On se plaint du trop de fonctionnaires dans les académies !
    Une intelligence passagère avait dit un jour :
    “il faut dégraisser le mammouth”
    Alors, pour la suppression des notes ; on commence par foutre à la porte ceux qui ont eu cette riche idée !
    Le nivellement par la base, cette riche idée de l’égalité par la culture du zéro comme but suprême, revient en force 68 n’est pas mort .
    Avoir chez soi un bon élève, un de ceux qui se donne du mal pour bien faire, qui écoute, dont les profs sont fiers de l’avoir dans leur classe. Ce petit-là pourra dire merci au connard qui va lui pourrir la vie, qui va le démotiver, lui supprimer ses repères pour encore s’améliorer.
    Ces gens-là sont des assassins de la culture, de l’esprit, il faudra qu’ils paient un jour pour avoir favorisé leurs convictions personnelles d’imbéciles buttés bornés.
    Ce pays me dégoute, entre l’autre qui du haut de son palais a tué la Politique et tous ces inutiles qui en plus de ne servir à rien se font remarquer, il y a de quoi se révolter.
    Payer encore plus et toujours plus d’impots pour faire vivre des gens de cette qualité, c’est balancer les euros par la fenêtre.
    Et je doute de plus en plus que la fournée suivante soit de meilleure qualité !

  • le réel , 14 Déc 2014 à 22:45 @ 22 h 45 min

    la note reste le barème le plus simple à appliquer!

    il me semble que plus que la note d’un devoir c’est sa correction qui importe, c’est elle qui permet à l’élève de progresser. un devoir médiocre devrait toujours être refait et validé ou noté!

  • Apt , 14 Déc 2014 à 22:47 @ 22 h 47 min

    En fait les Suisses sont à l’exact opposé de nous puisque, suprême hérésie pour les toupareys, ils CROIENT AU Q.I. !
    Je vous donne ci-dessous le lien vers une interview (en allemand) d’une spécialiste qui s’inquiète que 1/3 des lycéens suisses ont en-dessous de 112 de QI, alors que le lycée suisse est censé être réservé qu’aux 20% les meilleurs.
    (interview) http://www.tagesanzeiger.ch/wissen/bildung/In-Schweizer-Gymnasien-sind-Kinder-die-dort-nicht-hingehoeren/story/16462778
    (Blick) : http://www.blick.ch/news/schweiz/iq-test-gefordert-jeder-dritte-gymeler-ist-zu-dumm-fuers-gymi-id3220364.html
    Eh oui, la Suisse n’a que 4% de chômage et un niveau de vie époustouflant, car on y repère avec acuité, ceux qui sont les plus vifs et en qui la formation pour des postes directeurs porte ses fruits, et ceux qui s’épanouiront avec des formations solides de haute qualité.
    À côté de ça, la France égalitariste avec ses dizaines de milliers d’âmes en peine dans les facultés de sciences sociales… et son chômage réel à 25%…

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