Comment lutter contre les excès de la fiscalité ?

Tribune libre*

En mettant en jeu la concurrence fiscale… C’est la réponse donnée par les économistes et fiscalistes invités lundi dernier par l’Institut Libéral de Genève présidé par Pierre Bessard. Les Suisses s’intéresseraient-ils soudain aux excès de la fiscalité, réputée si légère ? C’est que le gouvernement de Berne soumet aux Suisses un référendum pour instituer un impôt fédéral sur les grosses successions, ce qui représente une nouveauté choquante pour les Helvétiques.

Dan Mitchell, du Cato Institute (Washington), souligne l’importance de la concurrence fiscale aux Etats Unis. Les Etats membres de l’Union ont une souveraineté fiscale encore assez intacte, en dépit des assauts de l’administration fédérale. Des Etats (comme le Delaware) sont de véritables paradis fiscaux, d’autres de véritables enfers (Massachusetts). Les tentatives de l’administration Obama pour « harmoniser » les impôts se sont heurtées notamment au mouvement des Tea Parties, dont est sorti le plan Ryan qui propose une véritable révolution fiscale pour revenir à la pleine concurrence. La concurrence doit être pratiquée sans aucun scrupule par les contribuables : qu’ils aillent sans complexe vers les paradis, car ce qui est inadmissible et immoral ce n’est pas l’exil fiscal, c’est la spoliation, l’atteinte au droit de propriété individuelle.

En écho les propos de Jean-Philippe Delsol (administrateur de l’ALEPS et de l’IREF) qui a fait un plaidoyer pour la décentralisation. Lorsqu’un pouvoir central veut imposer aux citoyens des taxes qui n’existent pas au niveau local, il se constitue rapidement une opposition, contre l’arbitraire du souverain. Salomon en a fait l’expérience, dix des douze tribus d’Israël refusant l’impôt auquel il voulait les soumettre et faisant sécession : ainsi périt le royaume d’Israël.

Alors les Suisses se laisseraient-ils aujourd’hui imposer par le pouvoir fédéral ? Victoria Curzon Price (professeur à l’Université de Genève et administrateur de l’IREF) remarque que la résistance à l’oppression dirigiste s’est beaucoup affaiblie, de sorte que le seul espoir est dans l’auto-défense des cantons, qui voient avec inquiétude le pouvoir fédéral gonfler et les impôts cantonaux menacés par ces intrusions.

Voilà des idées dignes de débat à l’occasion des municipales en France l’an prochain : la dictature de Paris et de Bercy sur les collectivités locales va-t-elle durer longtemps ?

> Cet article est publié en partenariat avec l’ALEPS.

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1 Commentaire

  • Bernard , 17 Mai 2013 à 9:12 @ 9 h 12 min

    QUE FAIT LE FISC ?
    > > Il pressurise les ” petits “, uniquement pour la Finance Internationale.
    > > Car, à cause de la loi du 03 janvier 1973, l’Etat Français est obligé de se financer sur les MARCHES FINANCIERS (donc INTERETS PRIVES A REMBOURSER), et n’a plus le droit de se prêter, comme c’était le cas jusqu’alors, à ZERO POUR CENT par la Banque de France.
    > > Si nos traîtres de gouvernants ( tous les successeurs de De Gaulle ) avaient refusé cette loi, le déficit de la France serait….. un EXCEDENT !
    > > Vous trouverez pas cette explication dans les livres scolaires, ni au “20 heures”……..
    > > Même MELENCHON n’en parle pas, PUISQU ILS SONT TOUS CORROMPUS JUSQU’A LA MOELLE PAR LA MEME FINANCE INTERNATIONALE……

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