L’UNEF lui vole un de ses dessins, Marsault réplique!

L’UNEF lui vole un de ses dessins, Marsault réplique!

Des dessinateurs pillés, c’est le quotidien. Pire encore: des dessins détournés, leurs contenus changés, les signatures supprimées, etc. Combien de dessins de Konk et d’autres se retrouvent ainsi utilisés… Combien de dessins de David Miège, nous découvrons régulièrement au hasard du Net, sans que jamais lui soit demandé la moindre autorisation, alors que ces dessins sont pour la plupart des exclus crées pour Délit d’images ou des reprises faites avec l’accord des supports sur lesquels ils ont été précédemment publiés et que le joindre via notre site est très facile. Beaucoup  traitent les dessins de presse comme des photos sans droits, signifiant un mépris certains quant à leurs créateurs. La colère de Marsault se comprend. (NDLR)

Marsault n’est généralement pas dans les petits papiers des étudiants de l’Unef. Pourtant, un de ses dessins s’est retrouvé sur un tract du syndicat, sans qu’il ne l’autorise. L’occasion pour l’artiste d’ouvrir les hostilités sur les réseaux sociaux.

Adversaire farouche du politiquement correct, le dessinateur Marsault, qui compte de nombreux contempteurs dans les milieux féministes et antiracistes à cause de sa liberté de ton et de son goût pour la provocation, a eu la surprise de découvrir que le syndicat étudiant Unef, avait utilisé l’une de ses œuvres pour appeler à manifester contre la réforme du code du travail, le 10 octobre dernier. Une surprise d’autant plus grande que le dessinateur traîne une réputation de «fasciste», selon lui, dans le monde de la gauche étudiante dans lequel s’inscrit l’Unef.

 

Dans un message typique de son style incendiaire, Marsault interpelle donc l’Unef qui, affirme-t-il, ne lui a pas demandé son autorisation pour reproduire son dessin et encore moins pour en modifier les dialogues. Sur le dessin publié par l’UNEF, on voit un Emmanuel Macron déclarer, avec un sourire carnassier : «Ne vous occupez pas de moi, c’est moi qui m’occupe de vous». Alors que sur la version originale, le président français fait une série de déclarations contradictoires, concluant par : «Je suis contre la sodomie. En fait non, je vais vous en…..»

«Si je vous reprends à coller votre écriture inclusive à la con sur un de mes dessins préalablement volé, dans le but de servir votre propagande de petits bourgeois de gauche qui n’ont de Che Guevara que le tee-shirt fabriqué en Chine par des enfants, je vous déclenche un maelstrom judiciaire qui va tellement vous essorer que vous serez obligés de manger vos tracts pour vous nourrir», prévient l’artiste, dans son message très partagé et commenté sur le réseau social Facebook.

Dans une publication suivante, il n’écarte cependant pas totalement la menace judiciaire, affirmant que l’idée d’un procès immédiat était à l’étude «pour le principe».

Une prise de parole sans concessions qui a rapidement trouvé nombre de défenseurs mais aussi de détracteurs. En premier lieu desquels un militant communiste ex-Unef, qui a appelé sur Twitter à ce que le dessinateur soit «arrêté immédiatement» pour les propos suivants, issus d’un de ses commentaires sur Facebook et qu’il considère constituer un appel à la violence : «Je compte sur vous pour rester civilisés en cas de rencontre des militants de l’Unef (la civilisation s’arrête à partir de la semelle de Caterpillar dans les dents)».

 

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