La Hongrie pas si eurosceptique ni aussi pro-russe qu’on pourrait le penser

Malgré les attaques répétées des élites européennes contre leur pays, seuls 17% des Hongrois souhaiteraient aujourd’hui quitter l’UE selon un sondage Ipsos récent cité ici par le site hongrois d’information en anglais Politics.hu. Ceci n’empêche pas 61% des Hongrois interrogés de penser que l’Union européenne évolue dans la mauvaise direction, mais cela les place en fait, avec les Allemands et les Polonais, parmi les peuples européens les plus optimistes quant à l’avenir de l’UE.

Et si la Hongrie de Viktor Orbán entretenait jusqu’ici de bonnes relations avec la Russie de Vladimir Poutine (voir l’article), elle ne se désolidarise pas de ses partenaires européens ni de ses voisins d’Europe centrale puisque, comme eux, elle a officiellement condamné, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, le référendum de dimanche dernier en Crimée que la Hongrie considère comme « illégitime et illégal », appelant la Russie à respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Il existe d’ailleurs aussi une minorité hongroise en Ukraine, et la condamnation de la politique russe en Crimée s’est accompagnée d’un appel au gouvernement transitoire en Ukraine pour le respect des droits des minorités et notamment de leur droit à pouvoir utiliser librement leur langue, une allusion à une des premières décisions du parlement ukrainien après la fuite du président Ianoukovytch qui avait été de retirer au russe son statut de langue officielle à égalité avec l’ukrainien.

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10 Commentaires

  • patrick Canonges , 18 Mar 2014 à 14:22 @ 14 h 22 min

    Il est évident que Orban et son parti qui sont les héritiers politiques et culturels de la gentry nationaliste hongroise, est fondamentalement anti- russe.
    Ce qui a été conforté par octobre 1956, qui a représenté pour les hongrois une épouvantable humiliation (6000 morts dont leurs dirigeants Imre Nagy et Pal Maleter, et 200 000 exilés).
    Les Hongrois d’aujoiurd’hui savent, eux, que Poutine n’est que le nouvel avatar de la troisième Rome tsariste ou de la patrie mondiale du prolétariat bolchévique.

  • V_Parlier , 18 Mar 2014 à 15:15 @ 15 h 15 min

    “Il existe d’ailleurs aussi une minorité hongroise en Ukraine, et la condamnation de la politique russe en Crimée s’est accompagnée d’un appel au gouvernement transitoire en Ukraine pour le respect des droits des minorités et notamment de leur droit à pouvoir utiliser librement leur langue, une allusion à une des premières décisions du parlement ukrainien”

    Tiens donc… ils vont voir çà à l’essai, dans quelques temps…

  • fendu du chichoule , 18 Mar 2014 à 22:12 @ 22 h 12 min

    La Russie de Poutine n’est pas l’urss, comme la France d’aujourd’hui n’est pas celle de Robespierre ou le Cambodge celui de Polpot. Les dirigeants changent, leurs interets aussi.

  • patrick Canonges , 18 Mar 2014 à 22:39 @ 22 h 39 min

    Sauf qu’en Russie, le lien générationnel est direct et que le camarade Poutine était fonctionnaire du KGB

  • V_Parlier , 18 Mar 2014 à 22:58 @ 22 h 58 min

    Et pour ceux qui ne sont pas convaincus:
    “une seule langue, une seule nation, etc…”:
    http://www.youtube.com/watch?v=kVEC435gGL4

  • fendu du chichoule , 19 Mar 2014 à 7:58 @ 7 h 58 min

    Le KGB est un service secret ses objectifs ne sont pas idéologiques.
    La Russie c’est un peuple ce n’est pas une idéologie.
    L’idéologie sert les intêrets d’une classe dirigeante.

  • souvorov , 19 Mar 2014 à 9:43 @ 9 h 43 min

    Sauf qu’en Russie, le lien générationnel est direct et que le camarade Poutine était fonctionnaire du KGB
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    En quoi cela serait-il déshonorant selon vous ?????????

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