Le Jobbik hongrois invité de la campagne présidentielle d’Erdogan en Turquie

Le conservateur Recep Tayyip Erdogan a aisément remporté l’élection présidentielle turque du 10 août 2014 dès le premier tour, avec près de 52% des suffrages.

De nombreuses délégations étrangères du monde entier étaient invitées à l’occasion de la proclamation des résultats du premier tour. Parmi ces délégations, plusieurs invités du parti nationaliste hongrois Jobbik, notamment Georgina Bernáth, assistante de Márton Gyöngyösi, député hongrois et responsable des affaires extérieures du Jobbik.

Georgina Bernáth (à droite) avec le responsable des jeunes du parti présidentiel turc AKP (au centre)

Cette présence du Jobbik n’est guère surprenante, en raison de la politique d’ouverture à l’est prônée par ce parti depuis plusieurs années. On notera toutefois l’ironie d’une situation qui veut que les grands partis populistes d’Europe occidentale considèrent comme infréquentable le Jobbik, tandis celui-ci est l’invité du parti au pouvoir en Turquie.

Source : Lionel Baland

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2 Commentaires

  • patrick Canonges , 18 Août 2014 à 14:41 @ 14 h 41 min

    Président du Jobbik, Gábor Vona porte parfois autour du cou un keffieh palestinien. Il y a quelques semaines, il menait une manifestation squelettique de soutien à Gaza dans les rues de Budapest. Dans son livre « Né un 20 août » paru en 2011, Gábor Vona montre sa fascination pour l’Islam, un des derniers bastions du traditionnalisme et « le dernier espoir de l’humanité dans les ténèbres du globalisme et du libéralisme ».« L’islam est le dernier espoir de l’humanité dans les ténèbres du globalisme et du libéralisme », a-t-il affirmé lors d’une visite à des universités turques, en novembre 2013. « Nos racines nationales sont avec les peuples d’Orient », ajouta-t-il, lui qui milite pour une « politique eurasienne » et pour des relations privilégiées avec la Turquie sur la base de la légende d’un « touranisme » associant les Turcs et les Hongrois, légende sans aucune base historique.
    Le Jobbik est emblématique de ce courant rouge-brun lèche-babouches qui rassemble les extrêmismes de droite et de gauche faussement anti-système, mais vraiment remplacistes.

  • Monsieur T , 19 Août 2014 à 3:21 @ 3 h 21 min

    Les élucubrations de Gabor Vona sur l’islam et ses délires touraniens sont loin d’être partagés par l’ensemble des militants du Jobbik. De même que la dérive néo-païenne de certains membre d’Aube Dorée est sans conséquence pour une écrasante majorité des militants attachés aux racines helléno-chrétiennes de la Grèce.
    Que le Jobbik milite le regard tournée vers l’Orient est tout à fait logique, ce n’est pas vers l’Occident lgbt-judéo-maçonnique qu’une personne saine d’esprit va se tourner.
    Enfin accusé ce parti d’être “remplaciste” est à mourir de rire…
    Les remplacistes sont plutôt chez les juifs, libéraux comme religieux, de droite comme de gauche, apatrides comme “parfaitement” intégrés, sionistes comme antisionistes, ils sont dans l’ensemble des promoteurs acharnés du métissage, de la disparition des frontières et du multiculturalisme, sauf pour eux, évidemment, mais ça Canonges à bien du mal à l’admettre.

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