Bobards d’Or 2013 : Un grand cru

Suivie en direct par des milliers d’internautes, la IVe cérémonie des Bobards d’Or organisée par la Fondation Polémia a eu lieu mardi 19 mars 2013, en présence de 250 personnes qui ont attribué les prix suivants :

Bobard d’Or : Philippe Manière (“Ce soir ou jamais”, France 3) pour le bobard professoral, pour avoir osé affirmer de manière péremptoire : « Nos flux migratoires en France sont extrêmement ténus » alors qu’il entre en France de l’ordre de 200 000 étrangers supplémentaires par an.

Bobard d’Argent : Serge Le Luyer (Ouest France, Le Monde) pour le bobard d’état civil : comment transformer le nom du meurtrier d’un collégien, de Souleymane en Vladimir ? Ou l’art de faire d’une pierre deux coups : on cache l’origine musulmane du meurtrier, on diabolise le prénom du « méchant » président Poutine.

Bobard de Bronze : Jean-Jacques Bourdin (RMC), pour le bobard par immigrophilie : comment faire croire qu’il y avait moins d’immigration en 2012 qu’en 1931 ? En mentant purement et simplement, en donnant des chiffres bidons pour 2012 : 5,8% d’immigrés au lieu de 8,4% (source INSEE) ; en prétendant qu’il y avait deux fois plus d’Italiens en 1931 que d’Algériens en 2012 alors que leur nombre est équivalent et que l’assimilation des uns et des autres n’est pas comparable.

Prix spécial du jury : un Mouton d’Or attribué à l’ensemble des médias pour le bobard total, à l’occasion de l’affaire du terroriste islamiste d’origine algérienne Mohamed Merah : présenté avant sa découverte par la police comme « blanc, blond, aux yeux bleus », puis après sa neutralisation comme un « Français de Toulouse, un gentil garçon, au visage d’ange ».

Enfin, hors concours, une muselière d’or a été attribuée à Patrick Cohen, patron de la matinale de France Inter, qui a répondu « non » à la question « on a le droit de penser ce qu’on veut ? » Avant de préciser : « on a le droit de penser ce qu’on veut dans les limites de la loi. » Phrase orwellienne, s’il en est.

Voici le discours d’ouverture de Jean-Yves Le Gallou : Douze thèses sur la désinformation médiatique :

1– Dans l’absolu, il n’y a pas d’information. Une information, c’est un fait que les médias décident de porter à la connaissance de leur public en le présentant sous un certain angle. Le même type de fait peut être caché ou, au contraire, présenté en « une ». Le même acte peut être excusé ou criminalisé. La désinformation vient du biais répété dans la sélection des faits et la manière dont ils sont anglés.

2– Tout fait, avant d’arriver à la connaissance du public, est filtré par les médias. C’est-à-dire par ceux qui les font (les éditocrates et les journalistes), ceux qui les possèdent (les patrons de presse), ceux qui les payent (les agences de publicité et de communication).

3– Les journalistes travaillent en troupeau. Le mimétisme est leur règle. Ils se copient/collent beaucoup. Et copient/collent beaucoup l’AFP, source unique, source inique. Leur règle, c’est le moutonnisme : ils bêlent ensemble.

4Les orientations politiques des journalistes sont très décalées par rapport à celles des Français : à l’élection présidentielle de 2012, près de 40% des journalistes (et élèves journalistes) ont marqué leur préférence pour l’extrême gauche (et les écologistes), près de 40% pour les socialistes, le reliquat se partageant entre Bayrou et Sarkozy.

5– Les journalistes s’identifient au camp du bien : leur critère d’interprétation est moins de distinguer le vrai du faux que le bien du mal. La moraline coule à flots dans les salles de rédaction.

6– Les patrons de presse cherchent moins à gagner de l’argent qu’à acquérir de l’influence. Les grands médias sont la propriété des banques et des multinationales. Rothschild à Libération, Lazard au Monde, Le Crédit mutuel et le Crédit agricole pour une partie de la presse quotidienne régionale. Pinault aux Echos, Dassault au Figaro, Bouygues à TF1 et le Qatar pour Lagardère Active (Paris-Match, Télé 7 jours, Elle, Europe 1, etc.). Les intérêts des médias sont étroitement liés à ceux de la finance et de la mondialisation. Les médias sont un relais de puissance de la superclasse mondiale.

7- Les médias vivent de l’argent de la publicité. Celle-ci arrive, via les agences communication, de quatre grands secteurs économiques : la banque et l’assurance, les grandes surfaces commerciales, la pharmacie, le luxe. Là aussi tous ont partie lié à la finance et à la mondialisation.

8- Les préjugés et les intérêts des propriétaires, des publicitaires et des journalistes se confortent plus qu’ils ne s’opposent : tous militent pour un monde plus « liquide », sans frontières et bousculant les traditions et les nations. Nous ne sommes plus dirigés par le sabre et le goupillon mais par la sainte alliance du capital financier et du gauchisme de salles de rédaction.

9- La présentation des événements par les médias de l’oligarchie s’inscrit à l’intérieur d’une seule grille idéologique, celle du politiquement correct. La pensée est enfermée dans un carré carcéral reposant sur quatre postulats : le mondialisme, l’antiracisme, la rupture des traditions et la criminalisation de la mémoire française et européenne.

10– Les techniques de désinformation sont multiples : occultation de certains faits, répétition à l’infini d’autres faits, déformation, angélisation des « bons », diabolisation des « méchants », novlangue (selon la logique de 1984 de George Orwell) et, bien sûr, le bel et bon bobard.

11- C’est ainsi qu’une véritable tyrannie médiatique s’est mise en place et impose ses règles : aux journalistes eux-mêmes (qui traquent les dissidents comme Zemmour, Ménard ou Taddei) ; aux administrations ; aux éditeurs (chasse à l’homme visant Renaud Camus ou Richard Millet), aux hommes politiques devenus des médiagogues (des hommes ou des femmes qui flattent les médias).

12- Mais il y a une bonne nouvelle : tout cela est fini ou en train de finir. Le mur des médias tombera comme le Mur de Berlin est tombé. Les médias de l’oligarchie sont de plus en plus totalitaires mais ils perdent de leur puissance. Car ils sont concurrencés par les médias alternatifs sur Internet. Sites, blogs, forums, réseaux sociaux permettent aujourd’hui de se faire une opinion indépendamment des médias de l’oligarchie. Brimée dans les médias classiques, la liberté revient par la fenêtre des médias numériques. Aujourd’hui les médias de l’oligarchie ont perdu leur monopole et les journalistes ne sont plus intouchables.

C’est le sens de la cérémonie des Bobards d’Or !

Jean-Yves Le Gallou

Autres articles

13 Commentaires

  • Luc Chartrand , 20 Mar 2013 à 5:32 @ 5 h 32 min

    “Bobard de Bronze : Jean-Jacques Bourdin (RMC), pour le bobard par immigrophilie : comment faire croire qu’il y avait moins d’immigration en 2012 qu’en 1931 ? ”

    Un très grand nombre de ces Italiens est retournée en Italie dans les années 30.

  • Gentius , 20 Mar 2013 à 7:22 @ 7 h 22 min

    J.J Bourdin est un mauvais exemple ! Avec lui c est trop facile, on lit la haine du politiquement non correct sur son visage !

    Cette ord… est hors concours !

  • christian33 , 20 Mar 2013 à 8:16 @ 8 h 16 min

    oui pour l’ensemble de votre choix….et un savoureux souvenir de Cohen “touché à plusieurs reprises à fleuret moucheté” par Fabrice Lucchini lors d’une émission culte de la 5

  • Charles , 20 Mar 2013 à 9:00 @ 9 h 00 min

    La conclusion (point 12) est limpide de limpide.
    L’avenir appartient aux contenus numériques.

    Les médias zous Kontrole des gestapettes de Fronce
    (les auxiliaires tous homosexuels de la gestapo en 1940/1944)
    vont perdre de plus en plus d’audience sur la partie haute du panier des auditeurs.

    Les gens instruits et réactifs quittent les grands médias de propagande.

    Il manque simplement un bienfaiteur qui apporte du jour au lendemain
    des ressources nouvelles aux différents sites de la Résistance Française.

    Comme en 40/44 sous l’occupation.
    le soutien de Londres était indispensable pour consolider la Resistance
    face a l’occupation nazie avec des parachutages de vivres la nuit.

    Imaginez que chacun des 4 principaux sites de résistance
    (fdesouche,NDF,Polemia-OIJM,Novopress) reçoivent une dotation de 200.000 €
    avec mission d’elargir le contenu et l’audience en echange
    d une nouvelle gratification en cas d’atteinte des objectifs annuels.

    Idem pour les plus petits,Defrancisation,french carcan etc

  • Charles , 20 Mar 2013 à 9:28 @ 9 h 28 min

    http://www.lesinrocks.com/2013/03/19/actualite/lextreme-droite-developpe-sa-critique-des-medias-11375658/

    L ‘un des principaux blogs de la nomenklatura Eusovietiste (les inrocks)
    decouvre l’existence de la résistance et s’en enquiète.

    NDF est citée comme un des dangers a la normalisation des esprits

  • Grand-père , 20 Mar 2013 à 9:58 @ 9 h 58 min

    Il serait intéressant de mentionner le quotidien “La Croix” qui échappe grandement aux bobards !

  • Saz , 20 Mar 2013 à 11:28 @ 11 h 28 min

    J’ai regardé l’émission en live hier soir et je l’ai trouvé génial.

    Je ne regarde presque plus les infos télévisées, les actualités étant très peu représentées, et l’aspect magazine de plus en plus poussé. Savoir ce qui se passe en France à la télé est quasiment impossible de nos jours. Les médias de l’oligarchie méritent de tomber dans l’obscurité. Moralement ils y sont déjà.

Les commentaires sont fermés.

Memoires Jean-Marie Le Pen